AccueilPenser l'écologie politique

Penser l'écologie politique

Thinking political ecology

Sciences sociales et interdisciplinarité

Social sciences and interdisciplinarity

*  *  *

Publié le mardi 31 décembre 2013 par Julie Abbou

Résumé

Ce colloque part du constat d'une difficulté : de quoi parle-t-on lorsqu’on parle d’« écologie politique » ? Parle-t-on de développement durable ? D'après-développement, de buen vivir, d'écosocialisme, de décroissance, d'écosophie etc. ? Ces enjeux n'ont jamais été plus actuels, les écologistes obtiennent des scores parfois élevés aux élections (autour de 20 % tous partis confondus aux Européennes de 2009), et les questions écologiques font l'objet de tensions internationales croissantes (sommet Rio+20). En dépit de cette dimension politique et sociétale évidente, le champ a surtout été occupé par les sciences dites « dures » (écologie, ingénierie, etc.). Pourquoi les sciences humaines et sociales ont-elles tant de mal à intégrer la question écologique, comment l’écologie politique en tant que paradigme pourrait-elle être pensée ?

Annonce

Argumentaire

Ce colloque part du constat d'une difficulté : de quoi parle-t-on lorsqu’on parle d’« écologie politique » ? Parle-t-on de développement durable ? D'après-développement, de buen vivir, d'écosocialisme, de décroissance, d'écosophie etc. ? Comment écologie et politique, politique et écologie s’articulent-elles dans cette expression à la signification des plus plastiques ? Quelle place prennent les travaux en sciences sociales tant dans les recherches en environnement que dans la discussion engagée dans le champ de l’écologie politique ? Le mouvement écologiste distingue, de son côté, depuis les origines, « l'écologisme » de « l'environnementalisme », au motif que le premier cherche à modifier les causes profondes de la dégradation de la nature et plus largement du monde vécu, tandis que le second s'en tient à la protection de la nature. Ces enjeux n'ont jamais été plus actuels, les écologistes obtiennent des scores parfois élevés aux élections (autour de 20 % tous partis confondus aux Européennes de 2009), et les questions écologiques font l'objet de tensions internationales croissantes (sommet Rio+20). Académiquement parlant, en dépit de cette dimension politique et sociétale évidente, le champ a surtout été occupé par les sciences dites « dures » (écologie, ingénierie, etc.). A l’heure où les sciences humaines et sociales en France investissent toujours plus ces questions, mais de manière inégale, il apparaît nécessaire de faire le point pour cerner les enjeux, les problèmes et les défis à relever. Dans une bibliothèque, l'étagère la plus fournie, en matière d'écologie politique, se nomme « développement durable ». L’économie est la discipline la plus représentée, mais on y trouve également la géographie, la sociologie, le droit, la philosophie, l’anthropologie et l’histoire. Certes, la thématique écologique s’est construite comme une critique de la société industrielle et de ses aspects productivistes et de consommation, que la poursuite de la croissance symbolise. Mais comment aller plus loin ? La critique du capitalisme est-elle suffisante ?

Il est admis que différentes conceptions de la nature se partagent l’histoire : prémoderne, moderne et « écologique ». A l’observation chez les Grecs aurait succédé l’expérimentation chez les Modernes, et le respect serait à venir. Or le statut de la troisième conception fait problème, dans la série. L'analyse politique tient en effet pour acquis que le passage du prémoderne (ou « antique ») au moderne implique des changements massifs : émergence de l’État, de l'économie de marché, du développement technologique, passage de la « liberté des Anciens » à la « liberté des Modernes », d’Aristote au constructivisme social, etc. Entre le prémoderne et le moderne, l'écart est souvent considéré comme étant celui de l’émergence de la science et de la technique elles-mêmes. Si l’écart entre la deuxième et la troisième conception devait être de la même magnitude, reste à savoir dans quel sens il faut s’engager pour opérer la conversion souhaitée de l’expérimentation au respect. On accuse fréquemment les écologistes de vouloir « revenir à l’âge de pierre » (ou de la lampe à pétrole). La protection de la nature n’est-elle pas plutôt un « souci moderne », qui ne se fait jour que lorsque l'agir humain atteint une certaine magnitude ? La question taraude les études sur l'écologisme, sans trouver de réponse claire.
Si, pendant des années, voire des décennies, il y a eu si peu de travaux et qu'ils ont été si peu lus, c'est parce que les auteurs qui se sont engagés à l’époque dans cette voie ont été marginalisés au motif que, pour s'intéresser à l'écologie, il fallait être écologiste, c'est-à-dire « croire » aux dangers dont les « écologistes » de l’époque disaient qu’ils menaçaient, « croire » aux « prédictions » de ces Cassandre. Nous sommes loin aujourd’hui de cette marginalisation. On n’a jamais autant parlé d’écologie (ou d’environnement) en France et dans le monde. Les voix les plus soucieuses de correction et les moins soupçonnables de vouloir changer quoi que ce soit à l’ordre établi ont même rejoint le chœur des marginaux d’hier et ne sont pas les moins radicaux. Les rapports, articles, livres, émissions, films « écologistes » sont aujourd’hui nombreux et accessibles, mais qu’en est-il de la place de l’« écologie politique » en tant que paradigme dans le champ des études académiques ? La communauté savante serait-elle aussi neutre qu'elle le prétend ? Ou au contraire a-t-elle tendance à s'aligner sur les positions de la diplomatie française, à l'échelle internationale, qui est celle d'un pays riche ?
Si elle circule bien mieux qu’avant dans la société, la littérature écologiste reste méconnue de la très grande majorité des universitaires qui la jugent a priori bigarrée et « nébuleuse ». Les auteurs « écologistes » ne sont pas nécessairement passés par l'université et, s'il arrive qu’ils soient universitaires, ils écrivent sur l’écologie en marge de leur domaine principal de recherche. Mobiliser la communauté universitaire des sciences humaines et sociales autour des enjeux de l’écologie politique, c’est certes travailler à lui faire comprendre la pertinence intellectuelle et politique de ce paradigme mais aussi travailler à réconcilier les universitaires avec les « intellectuels organiques » issus du mouvement écologiste, intellectuels qu’ils ne connaissent pas mais qui, eux, se sont formés en lisant parfois les mêmes auteurs que certains universitaires…
L’objectif de ce colloque sera donc d’examiner pourquoi les sciences humaines et sociales ont-elles tant de mal à intégrer la question écologique, comment l’écologie politique en tant que paradigme pourrait-elle être pensée ? En quoi consiste-t-elle ? Ces difficultés sont-elles les mêmes dans toutes les disciplines ? Comment les expliquer ? Comment les surmonter ?

Parmi les thèmes qui seraient à aborder (non exhaustif) :

  • questions épistémologiques liées à l'intégration de « la nature » en sciences humaines et sociales : le risque d’introduire du déterminisme (« biologisme » etc.), le rapport aux sciences dites « de la nature » (lesquelles etc.), et plus généralement aux savoirs et savoir-faire (techniques, technologies) mis en œuvre par une société dans son rapport au milieu ;
  • difficulté de « faire science » (même « humaine et sociale ») à propos d'un objet qui entremêle science, politique, engagement citoyen... Comment constituer un champ ? Quel est le corpus (livres, tracts, documents etc.) ? Est-ce souhaitable ? Est-ce possible ? Doit-il être interdisciplinaire ? Mais alors est-ce encore un champ ?
  • liens entre sciences humaines et sociales et intellectuels organiques du mouvement écologiste ;
  • la communauté des sciences humaines et sociales intègre-t-elle mieux l’écologie politique en tant que paradigme dans d’autres pays qu’elle ne le fait en France ?
  • de quel secours les SHS sont-elles capables, au regard du défi posé à la société et plus largement au monde dont elles émanent ? Quelles sont les perspectives politiques de l’écologie politique ? Quelles sont les spécificités de ce champ politique, par rapport à d’autres, déjà balisés ? Est-elle porteuse seulement de politique, ou plus généralement d’un « grand récit », susceptible de prendre le relais de ceux qui se sont épuisés ? Ou est-ce autre chose encore ?

Ce colloque fait le pari de la pluridisciplinarité (problématisation de l’écologie politique à partir de différents cadres disciplinaires) et de l'interdisciplinarité (travail sur les cadres disciplinaires, dans ce qu’ils peuvent avoir d’aveuglant). Le postulat est que les difficultés rencontrées dans chaque discipline, pour saisir l'écologie politique, s'éclaireront mieux par le concours des autres. Pour éviter toutefois que l’éclairage multidisciplinaire et interdisciplinaire de l’écologie politique ne vire à l'éclectisme, il sera demandé que les contributions interrogent autant l'objet étudié que les difficultés rencontrées dans leur discipline pour le cadrer, ce qui suppose de rendre visibles les fondements d'une discipline pour les autres contributeurs, permettant ainsi au dialogue de s'instaurer. Il n'y a pas de dialogue possible entre deux secteurs trop spécialisés de la recherche, car les présupposés d'un secteur sont si nombreux qu'aucun autre ne peut pleinement les maîtriser. C'est aux spécialistes de remonter en généralité, et situer leur position au sein de courants théoriques plus vastes, qui seuls peuvent être confrontés les uns aux autres. Chaque intervenant sera donc invité, à partir de son objet de réflexion et de son positionnement, à penser la place présente et à venir de sa discipline au sein d’une réflexion globale sur l’écologisme.

Organisateurs : Paris 7 CSPRP / Paris 10 Sophiapol / Sciences Po Lille CERAPS / LADYSS / SET Pau / TEM-Institut Mines-Télécom

Revues partenaires : Écologie & Politique, Revue du Mauss, Mouvements, Nature Sciences Sociétés

Programme

Lundi 13 janvier, matin. Quel débat démocratique à l’heure de l’urgence écologique ?

9h Accueil

9h15 Ouverture. Jean-Paul Deléage.

10h00 / 12h00 Ateliers

Atelier 1. Urgence sociale ou écologique ?

  • Fonder l’écologie politique. G. Desguerriers (société civile - UFAL, Union des Familles Laïques)
  • Peut-on vouloir rompre avec le productivisme sans renoncer à l’Etat-providence ? L. De Briey (philosophie, Université de Namur)
  • Difficile écologie politique au Japon d’après-Fukushima. Y. Tonaki (philosophie, Université Tokyo / CSPRP Paris 7)
  • Temporalités Politiques et écologiques. Confrontations et limites. B. Villalba (sciences politiques, Sciences Po Lille)

Atelier 2. Le rapport des écologistes à la politique

  • De la naissance des partis verts au développement d’un clivage productivistes/écologistes. Un regard de science politique sur l’écologie politique. F. Gougou & S. Persico (sciences politiques, Sciences Po Paris)
  • Le politique à l’épreuve de l’écologie : une perspective des SHS . A. Grisoni (sociologie, ENS Lyon) & R. Sierra (philosophie, Université de Francfort-sur-le-Main)
  • Governmentality studies et écologie politique . P. Sauvêtre (sciences politiques, IEP Paris)
  • Définir l’écologie politique par l’étude de la stratégie des acteurs : le cas de l’écologie dans le milieu des catholiques en France . L. Bertina (sciences politiques, EPHE)

Atelier 3. Face aux réponses de la technocratie

  • Science et délibération publique: réflexions à partir d'un avenir qui n'existe pas. E. Vecchione (économiste, EHESS)
  • Quand l’environnement disparaît, la nature reprend ses droits : déconstruire les dispositifs environnementaux pour redonner sa place aux usages de la nature . C. Barthélémy (sociologie, IRD)
  • Ce que la stratégie du mouvement antinucléaire apporte en propre . C. David (histoire des idées, Université de Rennes 2, CSPRP Paris 7)

Atelier 4. La nature vue du don. (à l’occasion du numéro du Mauss d’octobre 2013, Que donne la nature ?)

  • La nature donne-t-elle pour de bon ? L’éthique de la Terre vue du don . Ph. Chanial (sociologie, Paris Dauphine)
  • L’homme fait-il partie de la nature ? F. Flahaut (philosophie, EHESS)
  • Que donne la nature ? A. Caillé (sociologie, Paris 10)
  • Penser l’économie politique pour penser l’écologie politique ? Une réflexion à partir de l’œuvre de Serge Latouche. O. Gun & F.-D. Vivien (économie, Université de Reims Champagne-Ardennes)

Atelier 5. Marx est-il nécessaire pour penser l'écologie politique ?

  • S. Latouche (économiste, Université Paris Sud)
  • Eloge de la "croissance des forces productives" ou critique de la "production pour la production" ? Le "double Marx" face à la crise écologique. A. Jappe (philosophe, écrivain)
  • Marx et l'écosocialisme, M. Löwy (sociologue, CNRS)

12h-13h. Restitution des ateliers en amphi.

Lundi 13 janvier, après-midi. Quelle place/attention l'écologie politique accorde-t-elle à nos vies, à nos corps ?

14h30-16h30 Ateliers

Atelier 1. Repenser la ville

  • Une approche pragmatiste de l’écologie industrielle : réflexions sur la question des interactions entre l’économie et la nature . C. Beaurain (urbanisme, Université de Limoges)
  • Approche de l’écologie politique à partir de l’idée d’adaptation aux limites : apport de la dimension immatérielle dans les méthodologies d’aménagements du territoire . H. Naranjo (géographie, Université de Nantes)
  • L’écologie politique, de la critique de la technologie à la constitution d’un véritable projet politique . A. Diemer (économie, Université de Clermont-Ferrand)

Atelier 2. Redéfinir les missions de l’entreprise

  • Apports et rapports mutuels de la gestion et de l'écologie politique : essai d'articulation par la comptabilité . C. Feger (gestion de l’environnement, AgroParisTech) & A. Rambaud (sciences de gestion, Paris Dauphine)
  • Que peut un dispositif de recherche ? Des pratiques de sciences sociales à l’épreuve de l’embarquement. Le cas des nanotechnologies . F. Thoreau (sociologie, Université de Liège)
  • Différentes écologies: Entreprise et leurs alliances avec populations amazonienne . M. Dos Santos Ribeiro (anthropologie, Université de Sao Paolo)

Atelier 3. Les choix techniques comme enjeu politique

  • Les déchets : une nouvelle question politique. B. Hurand (philosophie)
  • L’écologie politique via l’alimentation , K. Dusan (sciences politiques, AgroParisTech)
  • L'écosophie de Félix Guattari : outils de transversalité pour situations écologie  : des ondes hertziennes aux ondes électromagnétiques. N. Prignot (philosophie, Université Libre de Bruxelles)
  • Le progrès technique comme révélateur de choix idéologiques : le cas des pesticides (1880-1970) . V. Chansigaud (histoire, Paris 7)

Atelier 4. Des sciences naturelles à l’écologie politique 

  • «  Faire de la science » interdisciplinaire : complication essentielle ou superflue ? Exemple d’un cas d’étude de récifs artificiels en Languedoc-Roussillon . A. Tessier (biologie marine, Seaneo), E. Asan, N. Dalias et Ph. Lenfant (sociologie, Université de Perpignan)
  • Pourquoi faire “appel à Gaïa” pour fonder une écologie politique ? S. Dutreuil (philosophie, Université Paris 1)
  • Les pratiques cynégétiques en France et leurs sociologies. Un objet scientifique du clivage quant aux écologies politiques. C. Baticle (socio-anthropologie, Université de Picardie)

Atelier 5. Atelier Natures Sciences Sociétés - Politiques de la recherche

  • Titre à venir C. Millier (biomathématique, AgroParisTech)
  • Titre à venir J.-L. Martinan (histoire et didactique des sciences, ENS Cachan)
  • Titre à venir M. Jollivet (sociologie, INRA)

16h45-18h. Restitution des ateliers en amphi

Mardi 14 janvier, matin. Quels temps nouveaux pour l’écologie politique ? Entre deuil des idéologies et (des)espoir d’un avenir meilleur, quel sens pour l’aventure humaine ?

  • 9h30. Plénière introductive. Giovanna Di Chiro (Siena College) 

10h00-12h00. Ateliers

Atelier 1. Vers un pluralisme ontologique ?

  • Les modernes rappelés à la nature : L’histoire et l’anthropologie comme sources de la pensée écologique. P. Charbonnier (philosophie, CNRS)
  • Penser l'écologie politique dans un pays en « développement » : le Brésil à la recherche de ses racines environnementalistes . A. Acker (histoire, Institut Universitaire Européen)
  • L’histoire de l’eau : une contribution à l’écologie politique (un exemple à partir de la gestion du lac Tchad en Afrique) A. Sambo (Enseignant-chercheur, Université de Maroua, Cameroun)
  • Antiproductivisme anticapitaliste, décroissance et pluralisme libertaire , Ph. Corcuff (sciences politiques, IEP Lyon)

Atelier 2. De nouveaux récits ?

  • Qu’est-ce que la « littérature » écologique ? Questions sur une transversalité invisible à la lueur du cas Fukushima. B. Guest ( littérature comparée, Université Montaigne Bordeaux 3)
  • Science fiction et écologie dans l’histoire. E. Hache (philosophie, Paris X-Nanterre)
  • Écologie politique et théories postcoloniales. Tentatives du « postcolonial ecocriticism ». M. Ferdinand (sciences politiques, CSPRP)
  • La vallée de l’éternel retour , la science et l’écologisme radical. J.-L. Gautero (histoire des sciences, Université de Nice).

Atelier 3. L’écologie politique, modernité ou retour à la tradition ?

  • Leurre ou tradition retrouvée ? Modulations gabonaises du développement durable E. Bourel (anthropologie, Université Lyon 2)
  • Le paysan dans l’écologie politique : repenser la nature à partir des sciences humaines et sociales. M. Gervais (sciences politiques, EPHE)
  • À la rescousse de la Modernité : (re)lier nature et sociétés. N. Lewis (sociologie, UQAR) & J. Rebotier (géographie, CNRS)
  • Penser et critiquer la technique dans les milieux personnalistes des années 1930 : une source française de l'écologie politique. Q. Hardy (philosophie, Paris 1)

Atelier 4. Écrire l’histoire

  • L'histoire, la Terre et nous. Quelle histoire de l'anthropocène ? C. Bonneuil (histoire, EHESS)
  • Une écologie politique du discours de la transition. R. Audet (sociologie, UQAM)
  • Interroger la production de l'oubli autour des mobilisations sociales et écologistes. R. Bécot (histoire, Centre Maurice Halbwachs)

12h-13h. Restitution des ateliers en amphi 

Mardi 14 janvier, après-midi. Enquêter et théoriser. Construire l'écologie politique / De quelle sciences (théories, institutions, pratiques) a-t-on besoin ?

14h30-16h30. Ateliers

Atelier 1. Les SHS face à l’écologie politique

  • La résistance à la prise en compte de « la nature » . F. Boudet (philosophie, Paris X-Nanterre)
  • L'aversion des SHS pour l'écologie politique. Y. Cochet ( Eurodéputé EELV, ancien Ministre de l'environnement)
  • Reclaim la sociologie? Ou la sociologie à l'épreuve de l'écologie. B. Zitouni (sociologie, Université Saint-Louis Bruxelles)
  • La sociologie de l’environnement et des mouvements sociaux face à l’écologie politique. Ph. Boudes et S. Ollitrault (sociologie, INRA Rennes et CNRS)

Atelier 2. Vers une théorie de l’écologie politique ?

  • Faut-il de nouvelles sciences pour penser la transition écologique ? D. Méda (sociologie, Paris Dauphine)
  • L’écologie politique définie par les controverses générées par sa réception. F. Flipo (philosophie, Institut Mines-Télécom/Tem CSPRP Paris 7)
  • Exploitation du travail et exploitation de la nature selon Marx : le Capital comme « sujet dominant ». J. Vioulac (philosophie)
  • L’écologie politique latino-américaine : un apport au chantier d’une version internationale. L. Robin & M. Facundo (géographie, CONICET)

Atelier 3. Théories de l’écologie politique

  • L’écologie : une sémiotique politique de l’espace . B. Lamizet (sciences de l’information et de la communication, IEP Lyon)
  • Political Ecology, constructivisme et pragmatisme. G. Bouleau (sociologie, IRSTEA)
  • De la prudence distanciée à l’hypothèse paradigmatique : trajectoires de la théorie politique verte. L. Semal (sciences politiques, Université Lille 1)
  • Construction des savoirs et enseignements de l'écologie politique : du conformisme à l'interobjectivation de la nature. A.F. Hoyaux & V. André-Lamat (géographie, Bordeaux III)

Atelier 4. Les enjeux du global

  • Propositions philosophiques pour une compréhension cosmopolitique de l’écologie . E. Tassin (philosophie, CSPRP Paris 7)
  • Globaliser l’écologie politique : une nécessité politique. E. Rodary & D. Chartier (géographie, IRD et Université d’Orléans)
  • De la globalisation à l’âge global : conception du monde et acteurs émergents. G. Pleyers (sociologie, IEP Paris)
  • Les services écosytémiques face à l’écologie politique : perspectives interdisciplinaires et interscalaires . T. Lamarche (économie, Ladyss), N. Blanc (géographie, Ladyss), S. Glatron (géographie, CNRS), A. Rankovic (écologie, ENS), A. Sourdril (ethnologie, Ladyss)

Atelier 5. La valeur et les valeurs. Quelles articulations ?

  • Dire ce qui compte : une conception pragmatique de la formation des valeurs , M. Renault (économie, Université de Rennes)
  • Le produit de la nature et le temps des hommes : don, service et rendement , F. Vatin (sociologie, Paris 10)
  • Quel sens donner à la richesse et à la valeur à l'époque de la crise du capitalisme mondial ? J.-M. Harribey (économie, Université Bordeaux IV)
  • Puissance des subjectivités et réappropriation de valeurs : l’écologie politique ou la « sortie civilisée » (Gorz) du capitalisme. Alice Canabate (sociologie, Paris 5)

17h-18h. Restitution des ateliers

18h Clôture du colloque

 

Lieux

  • Amphi Buffon, université Paris 7 - 15 rue Hélène Brion
    Paris, France (75013)

Dates

  • lundi 13 janvier 2014
  • mardi 14 janvier 2014

Mots-clés

  • écologisme, interdisciplinarité, nature, développement

Contacts

  • Fabrice Flipo
    courriel : fabrice [dot] flipo [at] telecom-em [dot] eu

URLS de référence

Source de l'information

  • Fabrice Flipo
    courriel : fabrice [dot] flipo [at] telecom-em [dot] eu

Pour citer cette annonce

« Penser l'écologie politique », Colloque, Calenda, Publié le mardi 31 décembre 2013, http://calenda.org/272363