AccueilCe que la violence politique fait aux carrières militantes

Ce que la violence politique fait aux carrières militantes

What political violence does to militant careers

France, 1962-2012

France, 1962-2012

*  *  *

Publié le mardi 31 décembre 2013 par Julie Abbou

Résumé

Cette journée d'étude invite à dresser un état des lieux interdisciplinaire des recherches portant sur la violence politique telle qu'elle se décline en France depuis cinquante ans. Si la violence politique est « un objet pluridisciplinaire défriché par les historiens étrangers mais négligé en France », elle est, de plus, rarement interrogée dans l'espace géographique français. Pour appréhender l'impact de la violence politique sur les carrières militantes, les communications se concentrent sur les temporalités, les répertoires d'actions, le territoire national et l'exotisation de la violence.

Annonce

Organisation : Fanny Bugnon (Centre Emile Durkheim, Sciences Po Bordeaux) et Isabelle Lacroix (Printemps, UVSQ) Avec le soutien du Centre Emile Durkheim, de Sciences Po Bordeaux et du laboratoire Printemps

Programme

9h Accueil

  • 9h30 Introduction Fanny Bugnon et Isabelle Lacroix

10h-11h30 : La violence politique au prisme des temporalités

Discutant : François Audigier (Maître de conférences en histoire, Université de Lorraine)

  • Humberto Cucchetti (Chargé de recherche CONICET, Argentine) Violence politique et trajectoires d’Action française : du militantisme post-Algérie française aux dernières contestations monarchistes
  • Manus Mc Grogan (Docteur en histoire, University of Portsmouth) Combats de rue de l’après-Mai : essoufflement d‘un certain gauchisme. Témoignages de Richard Deshayes
  • Sébastien Schifres (Doctorant en science politique, Université Paris 8) De la sociabilisation à la marginalisation : les trajectoires militantes des autonomes (1977-1984)

11h45-12h45 : Agir pour être visibles : les répertoires d'action de la violence politique

Discutant : Jacques Faget (Directeur de recherche CNRS, Centre Emile Durkheim)

  • Jan-Hendrik Schulz (Doctorant en histoire, Institut universitaire européen, Florence) Les campagnes de grève de la faim d'Action directe (AD) et de la Fraktion Armee rouge (RAF) dans les années 1980
  • Matthjis Gardenier (Doctorant en science politique, Université Montpellier 3) Représentations sociales et traitement médiatique de la violence politique : l’exemple du Contre-sommet de l’OTAN de Strasbourg en 2009

13h-14h Déjeuner

14h15-15h45 : Le territoire national comme impensé ou les risques de l'exotisation

Discutant : Xabier Itçaina (Chargé de recherche CNRS, Centre Emile Durkheim)

  • Pierre Odin (Doctorant en science politique, Sciences Po Paris) De la grève à l’émeute: effets d’escalade de l’interaction conflictuelle et circulation des répertoires d’action en Guadeloupe (2009)
  • Thierry Dominici (Docteur en science politique, Université Bordeaux 4) De la bande à l’armée. Etude d'un parcours militant au coeur de la violence indépendantiste corse. Le cas de Jean-Michel Rossi
  • Benjamin Ducol (Doctorant en science politique, Université Laval, Québec) Trajectoires de militances jihadistes en France (2001-2012) : triangulation processuelle à partir d’archives judiciaires, d’entretiens biographiques et d’analyse en réseaux

16h-16h30 : Conclusion

  • Isabelle Sommier (Professeure de sociologie, Université Paris 1)

 

Lieux

  • Science po Bordeaux
    Bordeaux, France (33000)

Dates

  • vendredi 07 février 2014

Mots-clés

  • violence politique, France, carrières militantes

Source de l'information

  • Isabelle Lacroix
    courriel : isalacroix [at] aol [dot] com

Pour citer cette annonce

« Ce que la violence politique fait aux carrières militantes », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 31 décembre 2013, http://calenda.org/272408