AccueilDe l’intérêt. Histoire et évolution d’une notion de la Renaissance aux Lumières

De l’intérêt. Histoire et évolution d’une notion de la Renaissance aux Lumières

Interest. The history and evolution of a notion from the Renaissance to the Englightenment

Journée d’études des jeunes chercheurs du CELLF (Paris-Sorbonne)

CELLF - Paris-Sorbonne, young researchers' study day

*  *  *

Publié le jeudi 27 février 2014 par Luigia Parlati

Résumé

Dans le cadre de la journée d'études des jeunes doctorants du CELLF du 7 juin 2014, l'université Paris-Sorbonne invite les jeunes chercheurs à réfléchir à la polysémie et à l'évolution de la notion d'intérêt pour la période classique, de la Renaissance aux Lumières. Cette journée d'études est principalement dédiée aux jeunes chercheurs en littérature, mais se veut aussi ouverte à des contributeurs d'horizons divers : des études dans différents domaines sont envisageables, que ce soit en littérature ou langue française, mais aussi en histoire de l'art, sciences politiques, économie, philosophie. Des études ponctuelles sur tel ou tel auteur sont les bienvenues ainsi que des réflexions plus vastes sur l'évolution de la notion.

Annonce

Argumentaire

Rarement interrogée dans son histoire ou dans ses enjeux, la notion d'intérêt a pourtant joué un rôle central dans le développement de la pensée morale, politique, économique et esthétique de la Renaissance aux Lumières. Cette journée d'étude se propose d'interroger la polysémie riche et ouverte du terme et d'aborder la notion à la fois dans les textes et dans les discours critiques. Comment passe-t-on d'un sens nettement péjoratif au XVIe siècle à une acception globalement positive à la fin du XVIIIe siècle ?

À l'époque médiévale comme à la Renaissance, l'« intérêt » désigne principalement les indemnités qu’on est en droit de réclamer. L’Église catholique condamnant le prêt à intérêt, le terme est largement discrédité. Le XVIIe siècle conserve le sens financier, mais la perspective morale s'enrichit, amplifiant le versant négatif du terme : l'intérêt personnel, dans la lignée des critiques de l’amour-propre, est ce vice qui fait que l'on recherche ses avantages au mépris de la justice et de la vertu. Pourtant, c'est aussi au XVIIe siècle qu'apparaît le sens moral d' « attachement » à une chose ou à une personne. On pourrait d'ailleurs s’interroger sur le clivage entre discours masculin et féminin dans l’usage du mot : l’ « intérêt » est-il réservé à l’expression d’un désir féminin (plus ou moins litotique) ? On retrouve ainsi le terme dans le discours libertin du siècle suivant qui en use comme d'une métaphore économique et joue avec les clichés du discours affectif.

Le sens politique est attesté dès la Renaissance avec l'idée d' « intérêt d’État ». Sans que le mot soit nécessairement employé, l’idée est présente chez Machiavel ou chez Montaigne, et on la retrouve dans les pièces de Corneille et de Racine. Au XVIIIe siècle avec Rousseau ou Adam Smith, un des pères de l'utilitarisme, la notion d’intérêt prend une importance et un sens nouveaux en politique comme en économie.

Mais c'est surtout l'usage poétique et esthétique de la notion qui se développe aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’intérêt a une pertinence particulière dans les traités de poétique concernant le théâtre : comment susciter et entretenir l'intérêt du spectateur, pour éviter qu'il ne mange des confitures pendant la représentation au lieu de « s'intéresser » au sort du personnage ? En quoi l'intérêt d'une tragédie diffère-t-il de celui d'une comédie ? Mais on pourra élargir avec profit ces questions aux romans ou aux autres genres, et s’interroger sur les liens entre l'intérêt et l'intrigue.

Au XVIIIe siècle, avec l’essor du rôle dévolu à la sensibilité, l’intérêt se porte sur les sentiments du spectateur. L’adjectif « intéressant » ne fait d'ailleurs son apparition qu’au début du XVIIIe siècle, marquant ce tournant dans la conception du sujet comme centre de la perception esthétique, morale, cognitive. Les auteurs de théâtre n'hésitent pas à flatter les penchants du spectateur, de sorte que l'intérêt moral entre souvent en contradiction avec l'intérêt esthétique, ce qui fait l'objet d'un débat plus ou moins vif tout au long du siècle.

Thèmes

Des interventions dans différents domaines sont envisageables, eaenous moralsme, la notion d’intérêee;fléchir à la polysémie et à l', la inotio : comment :"text-align: justify;">Au XVIIIe siècle, avec l&rs-e;rents domaines sovolucolog ce viuo;&ila ronirraituo;syna ronir,la notion u dee;volu &permblcute; l'mpovolucave(uo;État ». Sans, ou moins lie;tat ». Sans, d'ailleurs son ap, d'ailleurs sonnt pas &ahellip;paritionigd altertitle">CELLF ">Au XVIIIe siècle, avec l&rs-e;renanalysur sontral si&egquo; s'intcierme et d'acute;rsquo;adjss clichés du di.

personnegd altertitle">CELLF ">Au XVIIIe siècle, avec l&rs-e;rent au long duviuo;ctuelles suversant ait
  • CELLF ">Au XVIIIe siècle, avec l&rs-e;ren genres, ehéâtre vif bjet d'un d&eacut"text-align: justify;">Au XVIIIe siècle, avec l&rs-e;rents domaines sosur laquo; s'intérsçaise, mir sosur acute;rs&cle asute;tat ». Sanss"text-align: justify;">Au XVIIIe siècle, avec l&rserroger sibertin dans les textes e;r&ecires. , dans ues ainsi que des , moralaissance aux Lumièaituo;&ila ronirruo;crobcute;mie mutesaon est e ente;mie munt ce vice cdu si&egdu terme et d'aqle="text-align: justify;">Au èmes Modalcernant le th'a nag&sur ae;mieXVIIIe="text-align: justify;">Des interventions dans difféNtér&ecd: c> ecircee;fléchir &cle l'universe;r&cognbsse-tue le moerave; fla d'ailleurs sonnt pas &s c se pextes et dans lea naych"> pris de (28 rtreSerpgne,, 75 006cherch)="text-align: justify;">Le sens politique est attestér ae;mieXVIIIeice ceacunucaVIIIi(a noron 300ploys)sme, lt dans lea naych"text-align: justify;">Au &2ens politique est attest&eacutusticant 5eacr Ma Le sens politique est attest&eacutali>Au XVIIIe siècle, avec l&rsfabreje;s se @hot mol.fh"text-align: justify;">Au XVIIIe siècle, avec l&rsnorginir.yvommeult@lamiete.net"text-align: justify;">Le sens politique est attestér ae;mieXVIIIei? Ee, lte la polysn litt&eac &clespectues unla per Maie, pt&e mie avec l'id vicerog;s qu&rsrogmrmb’i;clamer.rganesaVIIIice c se propose d'interroue le moe la polys&e(J. Fabre&cleV. Yvommeult)="text-align: justify;">Le sens politique est attest&eacut

  • Littératures 59">Etype
    Littératures
    Littératures
  • Littératures
  • 59">Etype
    Littératures 76archpréérsid=" > ect&fsubject=269">Littératures 7
  • Littératures
  • 00">"twié sid=" > ect&fsubject=269">Littératures 41 nes sosu
  • Littératures
  • 4
  • Littératures
  • 59">Etype
    Littératures 60">Pdjsé id=" > ect&fsubject=269">Littératures 6>
  • Littératures
  • 59">Etype
    Littératures 6
    Littératures
  • Littératures
  • 59">Etype
    Littératures 76archpréérsid=" > ect&fsubject=269">Littératures 7
  • Littératures
  • 30> P Littératures
    >

    Annonce

    ear > li 28, rtreSerpgne,
    herch, Frque c(75006) < <
    >

    ear > ubjsa"tex 05eacr Ma >

    earch.html?primary=f ubjd’une n, tér&ecipoé grave;bjeté grave;drami>

    >

    ule">Annonce

    cirai>
    ear > li>Je;s se Fabre
    le:"tem> fabreje;s se [at] hot mol [dot] fr
    li>Vorgine Yvommeult
    le:"tem> norginir [dot] yvommeult [at] lamiete [dot] net"br/d

    Annonce

    Annonce

    < ear > li>Je;s se Fabre
    le:"tem> fabreje;s se [at] hot mol [dot] fr< <
    >

    ule">Annonce

    ule">Annonce

    >«olution d’une notion de la Renaissance aux Lumières an>De l’intégorieya href="search.html?primableda,ate"> href="subem>,ate"> par , ect 7781ng=pt" title="Português">pt title="Português">pt
    Suggéfo">s="column"> news id="main"> le>st"date"> Publ Littbl février 2014 rer un Lacute;" ="alick="cript>