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Conférence droit et limites

Law and Boundaries Conference

Annual International Conference / Sciences Po Paris / May 19th and 20th 2014

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Publié le mardi 11 mars 2014 par Rémi Boivin

Résumé

La conférence cherche à réunir des jeunes chercheurs et doctorants qui travaillent sur les questions aux confins du droit et des autres disciplines. Le projet a été initialement conçu comme une réponse au silence de la discipline juridique s’agissant des causes, des effets, et des solutions à apporter à la récente crise économique. Plus généralement, nous souhaitons mettre en place un cadre permettant de débattre sur la manière dont les juristes européens peuvent s’approprier les problématiques posées par la gouvernance globale. Cette année la conférence se tiendra à sciences politiques Paris les 19 et 20 mai 2014.

Annonce

Argumentaire

Droit et Limites est une conférence interdisciplinaire annuelle visant à discuter et à proposer de nouvelles perspectives sur les défis de la discipline juridique quant à son objet, sa fonction, ses fondements théoriques et ses effets pratiques.

Modalités de soumission

Nous invitons les universitaires de toutes disciplines à soumettre leurs propositions (250-300 mots) avant le 14 mars 2014.

Les réponses concernant la sélection des contributions seront envoyées le 20 mars au plus tard.

Les travaux (maximum 7000 mots) seront diffusés aux participants durant la conférence et devront être envoyés pour le 10 mai au plus tard.

Nous acceptons des proposition en anglais et en français. Veuillez toutefois noter qu’afin de permettre une discussion fluide, les présentations devront être faites en anglais, et que les papiers devront préférablement être rédigés en anglais.

Grâce à un nouveau partenariat conclu entre  la conférence Droit et Limites et Global Juristrevue juridique à comité de lecture publiée par DeGruyter, un nombre limitée de travaux sera sélectionné pour publication dans une édition spéciale D&L du journal.

Notre intérêt porte particulièrement sur des propositions de doctorant-e-s et jeunes chercheur-e-s sur les sujets suivants :

1/ Dévotion et stratégie : distinctions juridiques et mécanismes de survie

La théorie du droit et la pratique juridique modernes sont traversées par de multiples distinctions et classifications. Du moins dans le contexte européen, nous fonctionnons intuitivement au moyen des distinctions entre droit privé et droit public, droit international et le droit interne, ou encore entre État et marché. D’autres distinctions portent sur des clivages disciplinaires comme ” le droit et la politique”, ou “le droit et la culture”.  Quels sont les moyens dont disposent les juristes pour manier ces distinctions? Faut-il les accepter, chercher à les déstabiliser et si oui, comment? Ou faudrait-il les dépasser? Alors que certains prônent l’interdisciplinarité et d’autres la nécessité des séparations entre différentes disciplines, quelles sont les stratégies qui seraient susceptibles d’être adoptées pour échapper au dilemme de la formulation “droit et …”?

2/ Représenter le droit comme une performance

Cette session accueille des contributions qui examinent  de manière critique le droit comme performance. Comment l’organisation de l’espace et l’ornement des lieux où le droit est produit (tels les tribunaux) légitiment le droit et l’autorité? Quels sont les images et les symboles qui influencent ou subvertissent nos représentations du droit? Un second volet de questions s’intéresse à la performance du droit dans le milieu académique. Nous souhaitons accueillir des contributions qui remettent en cause la manière traditionnelle de présenter et de discuter de nos travaux. Nous sommes intéressés notamment par des contributions en droit et littérature, art, anthropologie, sociologie, histoire et histoire du droit.

3/ Quantification et (in)efficacité en droit

Ce panel se propose de discuter deux questions. La première porte sur l’utilisation dans le cadre des analyses juridiques d’outils tels que les statistiques, les théories du jeu ou encore l’économétrie. Est-ce que ces instruments enrichissent le débat juridique ou au contraire n’apportent-ils que peu de plus-value à la discipline juridique? La seconde porte sur la critique des fondements normatifs de l’analyse économique du droit, et notamment la critique de la notion d’efficacité. Est-il possible de concevoir des approches alternatives de cette notion en droit? Des travaux qui s’écarteraient de la méthodologie classique feraient-ils toujours partie de la discipline ‘Law and Economics’?

4 / Propriété et  justice sociale

Dans ce panel nous voulons examiner les liens qui existent entre le droit de propriété et la notion de justice sociale. La centralité de la notion de propriété dans le droit occidental la place au fondement des distinctions conceptuelles autour desquelles ce droit s’articule. Nous sommes particulièrement intéressés par les problématiques relatives à l’accès au savoir, à la liberté d’information, à l’accès aux médicaments ou encore à la protection des biens culturels. Nous souhaiterions recevoir des contributions en propriété intellectuelle, droit de l’environnement, droit des contrats, droit de la famille, droit du développement et droits de l’homme.

5 / Droit pur / guerre pure? : politiques de la guerre

Au cours de son processus de juridicisation et de rationalisation, la guerre a ètè progressivement construite par une multiplicité de régimes juridiques, chacun portant la marque  de projets et approches diverses . Même si leurs objectifs sous-jacents peuvent diverger, ces projets concourent en général tous à une vision dépolitisée de la guerre. Dans ce contexte, nous souhaitons re-politiser le débat concernant le cadre dans lequel la guerre est régulée. Le droit devrait-il prendre en considération les demandes politiques qui s’expriment sous la forme de violence collective? Quelles sont les différentes stratégies par lesquelles le droit dépolitise la guerre? De quelle manière les différents régimes juridiques encadrant la guerre intéragissent-ils? Comment le droit rend-il légitime certaines formes de violence et comment les juristes pensent-ils leur rôle dans ce processus? La globalisation influence-t-elle ces dynamiques? Nous invitons ici des contributions en droit international, droit international des droits de l’Homme, histoire du droit, théorie du droit, relations internationales, études sur les conflits et le terrorisme, sociologie et sciences politiques.

6 / La production juridique des espaces urbains :  dynamiques de pouvoir dans les villes globales

En 1950 Carl Schmitt écrit que l’appropriation de la terre, la délimitation et la production sont les trois mouvements du droit. Il a ainsi reconnu le lien intrinsèque qui existe entre le droit et l’organisation de l’espace.

Dans ce panel, nous souhaiterions discuter des aspects théoriques et empiriques relatifs aux liens entre le droit, l’architecture, l’urbanisme et les communautés qui occupent l’espace urbain. Quel rôle a le droit dans la reproduction des dynamiques globales de gentrification, de privatisation ou de ségregation sociale? De quelle manière le droit peut- il servir d’outil aux transformations politiques? Le cadre juridique actuel permet-il une réflexion nouvelle sur la géographie des villes globalisées? Ici nous souhaiterions recevoir des contributions en théorie du droit, droits de l’Homme, droit du travail, droit des étrangers  et géographie sociale.

7 / Les multiples facettes de l’activisme juridique

Dans ce panel nous souhaitons examiner les questions qui entourent le contentieux stratégique, la désobéissance civile ou d’autres formes d’activisme juridique. Quels sont les éléments qui constituent une stratégie “à succès”. Qu’est-ce qui définit un échec? Qu’est-ce qui amène les institutions à adopter le language de la résistance en droit? Nous aimerons ici recevoir des contributions qui abordent des cas concrets de contentieux stratégique. Nous invitons des universitaires engagés dans des pratiques d’activisme, des praticiens et des activistes à partager leurs expériences et à exposer les défis concrets que rencontre la pratique de l’activisme juridique.

8 / Le corps juridique: construire le corps par le droit

Ce panel examinera les différentes manières dont le droit appréhende la notion de ‘corps’, ses usages et ses diverses fonctions. Le corps est au coeur de plusieurs régimes juridiques dont les droits de l’Homme, le droit de la propriété ou encore le droit de la famille. Quelles sont les représentations juridiques et culturelles du corps en droit? Quelles sont les éléments permettant de définir l’économie politique du corps? Ici nous souhaiterions recevoir des contributions en théorie du droit, bioéthique, philosophie, histoire de l’art, théorie du mouvement, droit de la famille ou encore droit des biens.

Comité scientifique

  • Delphine Dogot
  • Ivana Isailović

Comité d’organisation

  • Delphine Dogot
  • Natasha Esteves
  • Tomaso Ferrando
  • Ivana Isailović
  • Kellen Trilha
  • Ophélie Wang

Lieux

  • Paris, France (75007)

Dates

  • vendredi 14 mars 2014

Mots-clés

  • droit, limites, gouvernance globale, globalisation, discipline, interdisciplinarité, law and economics, propriété, justice sociale, guerre, conflits, villes, urbanisme, activisme, corps

Contacts

  • Ophélie Wang
    courriel : ophelie [dot] wang [at] sciencespo [dot] fr

Source de l'information

  • Ophélie Wang
    courriel : ophelie [dot] wang [at] sciencespo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Conférence droit et limites », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 11 mars 2014, http://calenda.org/278997