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Dossier Paul Féval (1816-1887)

Paul Féval (1816-1887)

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Publié le mercredi 26 mars 2014 par Luigia Parlati

Résumé

Comme il ressort des actes du colloque tenu à Rennes à l’occasion du centenaire de la mort de Féval en 1987 et d’études ultérieures, l’écriture févalienne tend en partie à se conformer formellement et idéologiquement au modèle standard de la littérature populaire. Afin de creuser plus avant quelques-unes des pistes de recherche déjà ouvertes et en frayer d’autres, le dossier proposé vise d’abord à élargir le corpus étudié en y incluant idéalement les manuscrits de Féval et les exemplaires de livres retouchés de sa main qui sont conservés à la Bibliothèque municipale de Rennes. Ce fonds a fait l’objet d’une exposition à l’occasion du centenaire de la mort de Féval, mais a été très peu exploité dans les études sur l’auteur jusqu’à présent, malgré l’intérêt textologique qu’il présente dans le cas des œuvres révisées par le romancier pour le compte de Victor Palmé.

Annonce

Argumentaire

L’année 2016 verra le bicentenaire de la naissance de Paul Féval. Cet écrivain doit encore la plus grande part de sa popularité aux multiples rééditions, traductions (dont plusieurs en espagnol et en portugais) et adaptations du Bossu, y compris le film d’André Hunebelle mettant en vedette Jean Marais en 1959 et celui de Philippe de Broca en 1997, bénéficiant d’une distribution idoine (Daniel Auteuil dans le rôle éponyme du roman, Vincent Pérez et Fabrice Luchini). La réplique la plus célèbre du Bossu, « Et, quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! », fait du conflit entre le protecteur d’Aurore de Nevers et le prince de Gonzague un exemple typique du roman de cape et d’épée et de la littérature populaire en général.

Après avoir été réservé aux lecteurs du journal Le Siècle sous forme de feuilleton en 1857, Le Bossu trouva naturellement sa place dans les collections de romans populaires édités pour la jeunesse et les familles, ce qui éloigna pendant longtemps l’œuvre de Féval des romans du XIXe siècle étudiés et légitimés au sein de l’institution littéraire.

Porté aux scrupules après son retour au catholicisme en 1875, l’auteur édulcora lui-même plusieurs de ses romans et contes en vue de les republier chez l’éditeur catholique Victor Palmé, sous le label « Œuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées », ce qui en favorisa une diffusion durable dans les milieux catholiques, y compris au Canada français. De fait, cette étiquette invariable donna, à défaut d’une légitimité littéraire, des gages de convenance aux éditeurs qui, d’Ollendorf à Albin Michel en passant par Granger au Québec, exploitèrent tel quel le fonds Palmé au lieu de retourner aux éditions originales des textes caviardés ou écartés par Féval.

En revanche, les éditions Gérard, réputées pour leurs collections de poche « Marabout Géant » et « Bibliothèque Marabout », et Robert Laffont ont préparé la voie à la redécouverte de quelques romans de Féval absents du catalogue de Victor Palmé comme le cycle des Habits noirs (1863-1875), dont l’édition en deux volumes établie par Francis Lacassin dans la collection « Bouquins » de Robert Laffont a servi, en l’absence d’édition critique proprement dite, de référence à quelques-uns des spécialistes de la littérature populaire ayant contribué à réévaluer l’écriture de Féval selon des critères littéraires modernes.

Comme il ressort des actes du colloque tenu à Rennes à l’occasion du centenaire de la mort de Féval en 1987 (Rohou et Dugast, 1992) et d’études ultérieures, l’écriture févalienne tend en partie à se conformer formellement et idéologiquement au modèle standard de la littérature populaire. Dans ses récits manichéens ayant la Bretagne contre-révolutionnaire comme cadre, un justicier providentiel restitue à des héritiers légitimes incarnant les valeurs aristocratiques de l’Ancien Régime les titres et les biens que des parvenus leur ont spoliés après la Révolution.

Or d’autres aspects de la narration févalienne exemplifient la tendance inverse de Féval à (se) jouer des procédés de la littérature populaire, comme en témoignent, entre autres, la satire du vaudeville dans Le Fils du diable (1846-1847), le métadiscours ironique dans Le Bossu, la mise en abyme du roman criminel dans Les Habits noirs, voire sa parodie dans La Fabrique de crime (1866) ou celle du roman gothique anglais dans La Ville-Vampire ou bien le malheur d’écrire des romans noirs (1875), autant de ripostes aux polémiques au sujet de la littérature de masse au cours du XIXe siècle. De là l’ambivalence de son écriture romanesque qui produit alternativement les effets de répétition constitutifs de la littérature populaire et les effets de distanciation associés plutôt à la littérature légitimée.

Dans Paul Féval. Choix de lettres inédites (1987) et Paul Féval.Parcours d’une œuvre (2000), Jean-Pierre Galvan prend la mesure de cet enjeu textuel dans une perspective biographique rejoignant la sociologie bourdieusienne du champ littéraire ; il replace la production févalienne dans son contexte de diffusion et la rattache à une stratégie auctoriale visant à rompre avec le roman-feuilleton conventionnel au profit d’études de mœurs satiriques destinées, sous leur forme ramassée, à des périodiques publiés en circuit restreint (Revue de Paris, Revue contemporaine).

Les lettres de Féval éditées par J.-P. Galvan s’avèrent à cet égard significatives : elles révèlent non seulement les rapports professionnels du romancier avec ses diffuseurs (directeur de journal ou de revue, éditeur), mais aussi son rôle dans la réglementation de la pratique éditoriale à titre de président de la Société des Gens de Lettres (de 1865 à 1868 et de 1872 à 1876). Il n’empêche que Féval n’obtint jamais la reconnaissance littéraire qu’il avait espérée, malgré ses efforts, sinon pour se débarrasser de sa mauvaise réputation de feuilletoniste, du moins pour instruire le procès de la critique et du public par fiction interposée (Aimée, 1859) et pour faire l’apologie du roman-feuilleton (La littérature au Sénat, 1861) et du roman (Recueil de rapports sur les progrès des lettres et des sciences en France, 1868).

Afin de creuser plus avant quelques-unes des pistes de recherche déjà ouvertes et en frayer d’autres, le dossier proposé vise d’abord à élargir le corpus étudié en y incluant idéalement les manuscrits de Féval et les exemplaires de livres retouchés de sa main qui sont conservés à la Bibliothèque municipale de Rennes. Ce fonds a fait l’objet d’une exposition à l’occasion du centenaire de la mort de Féval en 1987, mais a été très peu exploité dans les études sur l’auteur jusqu’à présent, malgré l’intérêt textologique qu’il présente dans le cas des œuvres révisées par le romancier pour le compte de Victor Palmé.

Cela dit, l’autocensure, à laquelle s’ajoute la révision des pièces manuscrites soumises à la censure des théâtres sous le Second Empire et conservées aux Archives nationales de France, ne constitue qu’une composante parmi d’autres d’une histoire philologique et éditoriale caractérisée également par le changement fréquent de titres, par la constitution de nombreux recueils de contes et nouvelles, et par la transposition de quelques romans à la scène, pour ne mentionner que les exemples de réécriture ou de réédition les plus manifestes. Ces états textuels, que la republication de romans févaliens sans présentation ni apparat critique chez Alteredit et autres maisons d’édition actuelles ne laisse pas soupçonner, se situent en aval d’un processus de diffusion qui recoupe dès le départ l’essor du roman-feuilleton dans les journaux à grand tirage sous la monarchie de Juillet, tout en offrant quelques-uns des prototypes, dont Les Mystères de Londres et Les Amours de Paris, parus dans Le Courrier français entre 1843 et 1845.

Après avoir été lancé par Anténor Joly, directeur du Courrier français, par le biais d’une mystification littéraire répétée (l’attribution des Mystères de Londres et des Amours de Paris à un sir Francis Trolopp fictif), Féval se montre soucieux non seulement de s’illustrer dans la pratique du roman-feuilleton, dont il reproduit et démonte à plaisir les topoï tout au long de sa carrière, mais encore de se distinguer des autres feuilletonistes régnant au rez-de-chaussée des journaux à grand tirage, de Frédéric Soulié à Ponson du Terrail, en passant par Alexandre Dumas père et Eugène Sue.

Si les relations entre quelques romans févaliens et des genres ou catégories génériques comme le roman noir, le mélodrame, les « mystères », le roman de cape et d’épée ou le roman criminel ont déjà été traitées par les spécialistes de la littérature populaire, il reste à établir les liens intertextuels entre Féval et l’auteur des Mémoires du diable ou de celui de Rocambole, par exemple, et à analyser l’intratextualité chez l’écrivain à partir d’un corpus ne se limitant pas aux romans ayant été le plus souvent étudiés jusqu’à présent (Le Bossu, Les Habits noirs).

Cette composante de la réécriture févalienne se traduit par les relations entre l’œuvre dramatique et les romans dont elle est principalement tirée, et plus largement par des variations romanesques sur des thèmes (féodalité bretonne, chouannerie, embourgeoisement de la société française, rapport à l’argent, capitalisme moderne), des personnages (aristocrates, domestiques au service de nobles, usurpateurs, parvenus), des topoï (spoliation et restitution d’un patrimoine, manœuvres d’une société secrète ou d’une organisation criminelle) et des chronotopes (la Bretagne sous l’Ancien Régime ou après la Révolution, Paris au XIXe siècle) circulant à travers l’ensemble de l’œuvre, y compris les récits mi-romanesques, mi-autobiographiques où Féval se met en scène (Le Drame de la jeunesse, 1861 ; Les Étapes d’une conversion, 1877-1878).

Une étude comparative des romans, nouvelles ou contes publiés, par exemple, dans un journal monarchiste comme L’Assemblée nationale ou dans un magazine illustré comme Le Musée des familles, par exemple, aiderait à l’évaluation de la capacité de Féval à adapter sa production à un contexte de diffusion et de réception variant d’un périodique à un autre et d’une période historique à une autre. Les pièces et romans qu’il écrivit dans le contexte répressif de l’après-1848 tranchent en effet avec sa contribution à la Révolution de février à titre de dramaturge (Le 24 février, scène dramatique en vers composée en collaboration avec Pierre Zaccone et créée à l’Ambigu-Comique le 9 mars 1848) et de directeur-fondateur de journaux républicains, dont le dépouillement n’a pas encore été fait (Le Bon sens du peuple, journal des honnêtes gens et L’Avenir national, journal des libertés civiles, politiques et religieuses).

Un rapprochement entre le roman Jean Diable, paru dans Le Siècle en 1862, et le périodique fondé et rédigé sous le même titre et sous divers pseudonymes par Féval entre 1862 et 1863 pourrait quant à lui éclairer les relations littérature-presse chez l’auteur, qui collabora en outre au Paris-Journal de 1868 à 1870 et à d’autres journaux à titre de chroniqueur.

Les rapports texte-image chez Féval, qui bénéficia de la collaboration d’illustrateurs renommés (Bertall pour l’édition originale des Contes de nos pères chez Chlendowski en 1845, Gavarni et Castelli respectivement pour la publication en livraisons du Fils du diable chez Bry & Willermy de 1847 à 1848 et pour l’édition des Œuvres complètes de Paul Féval, Gustave Doré pour Les Couteaux d’or dans le Journal pour tous en 1856) constituent également un aspect révélateur de l’ancrage de la production févalienne dans l’espace médiatique du XIXe siècle, caractérisé, entre autres, par l’exploitation industrielle de la gravure dans les magazines illustrés. Le développement de la culture de masse eut une incidence sur la carrière de Féval, qui servit comme les célébrités de son temps de cible aux caricaturistes, et sur la réception de son œuvre, vue encore aujourd’hui à travers le filtre des stéréotypes et clichés concernant la Bretagne et les Bretons.

Tout en se présentant comme un écrivain bretonnant, l’auteur, entre autres, des Contes de Bretagne (1844) et de Châteaupauvre (1877), intitulé Voyage au dernier pays breton dans la collection des « Œuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées », prit assez de recul pour faire de l’histoire de ses ancêtres et de leurs légendes une évocation mi-ethnologique, mi-fantastique, teintée par moments d’ironie, à travers laquelle il négocie, en tant qu’écrivain rennais vivant et faisant carrière à Paris, ses relations avec son lectorat parisien épris du pittoresque que lui fournissent déjà Les Français peints par eux-mêmes, comprenant des physiologies de types régionaux, et d’autres études du même genre. Il en va de même pour la description févalienne de Paris et de la culture métropolitaine, de la Restauration au Second Empire. Chez Féval, l’opposition entre la Bretagne et Paris se révèle moins schématique qu’elle ne le paraît au premier abord, comme en témoigne, entre autres, l’évocation fantasmatique du Palais-Royal, ancien lieu de prostitution, et de ses caveaux dans Les Amours de Paris. Ici comme ailleurs, l’écriture févalienne mise sur une alternance d’effets mélodramatiques et d’effets comiques qu’une étude en diachronie pourrait analyser comme une poétique du roman conciliant les conventions de la littérature populaire avec les trouvailles qui distinguent Féval, créateur de personnages pittoresques, styliste et ironiste, des fournisseurs de romans-feuilletons standards.

Modalités de candidature

Toute personne désireuse de suivre l’un des axes de travail proposés ou d’ouvrir d’autres perspectives de recherche est priée de soumettre une proposition d’article d’une page maximum aux responsables du dossier. 

le 1er juin 2014 au plus tard 

Les auteurs des propositions retenues devront remettre leur article (30 000 signes environ) à la fin mars 2015 au plus tard en vue d’une soumission aux responsables du dossier et au comité de rédaction du Rocambole. Bulletin des Amis du Roman Populaire.

La publication du dossier est projetée pour 2016, année du bicentenaire de la naissance de Féval.

Responsables du dossier

Dominique Laporte, professeur agrégé à l’Université du Manitoba (Dominique.Laporte@umanitoba.ca)

et Agnès Sandras, conservateur à la BnF (agnes.sandras75@yahoo.fr).

Sélection d’éditions modernes d’œuvres de Féval

  • Albin Michel (Le Loup blanc) ;
  • Alteredit (La Quittance de minuit, La Louve et sa suite, Valentine de Rohant, Le Roi des gueux et sa suite, La Maison de Pilate, Le Cavalier Fortune, Le Dernier vivant) ;
  • Aube (Les Molly-Maguires, La Fabrique de crimes [repris également dans Tapis-Franc : revue du roman populaire, éd. René Guise et Christiane Thil, no 1, hiver 1998, p. 95-132]) ;
  • Gérard, coll. « Marabout » (Les Mystères de Londres, Les Couteaux d’or, Le Bossu, Les Compagnons du silence, Le Chevalier Ténèbre suivi de La Ville vampire, Les Habits noirs, Les Drames de la mort) ;
  • GF Flammarion (Le Bossu, présentation par Ellen Constans) ;
  • Hachette Livre BnF (97 titres en provenance de Gallica et en vente à cette adresse : www.hachettebnf.fr) ;
  • Jacques Glénat (Le Livre des mystères, réédité sous le titre de Nuits de terreur) ;
  • L’ancre de marine (La Fée des grèves) ;
  • Le Livre de Poche (Le Bossu) ;
  • Ombres / Climats (Le Chevalier Ténèbre, La Vampire, La Ville vampire) ;
  • Phébus (Les Mystères de Londres, Les Compagnons du silence) ;
  • Presses de la Cité / Omnibus (Le Bossu. Le roman de Lagardère) ;
  • Robert Laffont, coll. « Bouquins » (Les Habits noirs, établie par Francis Lacassin) ;
  • Slatkine (Les Contes de nos pères [réimpression de l’édition originale illustrée par Bertall]) ;
  • Yves Salmon (Châteaupauvre).

Une bibliographie complète des œuvres de Féval, y compris ses feuilletons publiés dans les journaux et revues du XIXe siècle, se trouve dans le catalogue de l’exposition Paul Féval 1816-1887, tenue à la Bibliothèque municipale de Rennes du 10 septembre au 10 octobre 1987, à l’occasion du centenaire de la mort de Féval. Ce catalogue inclut un inventaire des manuscrits de l’auteur conservés à la Bibliothèque municipale de Rennes et une bibliographie des éditions espagnoles et portugaises. Nous renvoyons aussi à la bibliographie commentée par Jean-Pierre Galvan dans Paul Féval. Parcours d’une oeuvre (Encrage, 2000). Elle contient un résumé de chaque roman, en plus de références. J.-P. Galvan a publié en outre Paul Féval. Choix de lettres inédites (Centre de recherches sur le roman populaire, Nancy, 1987). Cette anthologie est disponible auprès du Rocambole (Amiens) ou de Jean-Luc Buard, rédacteur en chef de la revue (prix du volume : 12 euros, port compris). Voir également le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France, qui comprend plusieurs reproductions numériques d’éditions de Féval, et enfin la bibliographie électronique composée par Vladimir Matuschenko [http://rraymond.narod.ru/rf-feval-pere-bib.htm].

Sélection d’études sur Féval, y compris les actes du colloque de Rennes à l’occasion du centenaire de la mort de l’auteur en 1987 (Rohou et Dugast, 1992)

  • BUARD (Jean-Luc), « Le Juif errant, suites sans fin… Au sujet de La Fille du Juif errant de Paul Féval et du lancement des Veillées des Chaumières », Le Rocambole, dossier « Les suites… sans fin », coordonné par Alfu, no 23, été 2003, p. 33-44.
  • CHALVON-DEMERSAY (Sabine), « Si tu ne vas pas à Lagardère, fictions patrimoniales et rapport au passé ; patrimoine et transmission », dans Fictions patrimoniales sur grand et petit écran : contours et enjeux d’un genre intermédiatique, éd. Pierre Beylot et Raphaëlle Moine, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p. 79-92.
  • COMPÈRE (Daniel), « L’art de la suite chez Paul Féval fils », Le Rocambole, dossier « Les suites… sans fin », coordonné par Alfu, no 23, été 2003, p. 45-58.
  • COUÉGNAS (Daniel). « Distance humoristique et subversion des codes : Féval », dans Fictions, Enigmes, Images. Lectures (para ?)littéraires, Limoges, PULIM, 2001, p. 179-188.
  • DIVERRES (A. H.), « Paul Féval and the Novel », dans Mélanges de littérature française moderne offerts à Garnet Rees par ses collègues et amis, éd. Cedric E. Pickford et Patricia Iñes Maguire, Paris, Minard, 1980, p. 131-144.
  • DROIN-YOKEL (Richard), « Les Signifants du désir dans Les Habits noirs de Paul Féval », Littérature, 23, 1976, p. 31-48.
  • DUMASY (Lise), « Le mystère urbain, entre roman gothique et roman de l’histoire social : le noir moderne », Autour de Vallès, à paraître.
  • DUMASY (Lise), Le Roman-feuilleton français au XIXème siècle, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1989. (Cet ouvrage, épuisé, est mis en ligne sur le site de la revue en ligne Belphégor [http ://etc.dal.ca/belphegor]. Il en constitue le volume 7, n°1, novembre 2007.)
  • DUMASY (Lise), « Les Habits noirs de Paul Féval : le roman au miroir », Recherches et travaux dossier Crise de la représentation, n° 43, 1993.
  • DUMASY (Lise), « Ironie et fantastique chez P. Féval », Recherches et Travaux de l’Université de Grenoble, dossier L’ironie. Hommage à René Bourgeois, n° 40, 1991.
  • FRIGERIO (Vittorio), « Paul Féval feuilletoniste et martyr », dans Les fils de Monte-Cristo. Idéologie du héros de roman populaire, Limoges, PULIM, 2002, p. 258-274.
  • FRITZ-EL AHMAD (Dorothée), « Une manière de produire des romans-feuilletons : Paul Féval », Richesses du Roman Populaire, éd. René Guise et Hans-Jörg Neuschäfer, Nancy, Centre de Recherches sur le Roman Populaire, 1986, p. 271-279.
  • GALVAN (Jean-Pierre), « Paul Féval (1816-1887) », dans Dictionnaire du roman populaire francophone, éd. Daniel Compère, Paris, Nouveau Monde éditions 2007, p. 169-170.
  • GALVAN (Jean-Pierre), Paul Féval. Parcours d’une oeuvre, Amiens, Encrage, 2000.
  • GAUTHIER (Nicolas), « Le médecin dans les “mystères urbains” (1840-1860) », dans Interpréter, juger, soigner. Herméneutique et clinique dans la représentation littéraire du médecin et de la médecine (XIXe-XXIe siècles), éd. Lise Dumasy et Hélène Spengler, Genève, Droz, à paraître.
  • GAUTHIER (Nicolas), « La Ville criminelle dans les grands cycles romanesques de 1840 à 1860 », thèse de doctorat réalisée en cotutelle entre l’Université de Montréal (sous la direction de M. Stéphane Vachon) et l’Université Stendhal – Grenoble 3 (sous la direction de Mme Lise Dumasy), soutenue le 28 mai 2011.
  • GRIVEL (Charles), « Écriture, feu d’enfer. Paul Féval et le roman », Revues des Sciences humaines, dossier « Le Diable », no 234, 1994, p. 11-34.
  • GUIRAUD (Michèle), « Un Roman de Paul Féval sur le Portugal du XVIIe siècle : Les Fanfarons du Roi (1845) », Quadrant, 17, 2000, p. 41-62.
  • KNIGHT (Stephen), The Mysteries of the Cities : Urban Crime Fiction in the Nineteenth Century, Jefferson, NC, McFarland, 2012.
  • LACASSIN (Francis), « Paul Féval ou la Comédie humaine racontée par Vautrin », dans À la recherche de l’empire caché. Mythologie du roman populaire, Paris, Julliard, 1991, p. 43-60.
  • LAPORTE (Dominique), « Une métaphore de la contre-révolution après 1848 : la thérapeutique du corps social chez Paul Féval », dans Interpréter, juger, soigner. Herméneutique et clinique dans la représentation littéraire du médecin et de la médecine (XIXe-XXIe siècles), éd. Lise Dumasy et Hélène Spengler, Genève, Droz, vol. 1, à paraître.
  • LAPORTE (Dominique), « Une revanche contre la fatalité post-révolutionnaire : la satire du snobisme industriel chez Paul Féval », dans L’argent et le rire. De Balzac à Mirbeau, éd. Florence Fix et Marie-Ange Fougère, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2012, p. 141-152.
  • LAPORTE (Dominique), « Les hommes de loi et les plaideurs dans la littérature populaire du XIXe siècle (Caigniez, Ducange, Féval) », Eidôlon. Cahiers Du Laboratoire Pluridisciplinaire de Recherches Sur l’imaginaire appliquées à la Littérature (L.A.P.R.I.L), no 98, 2012, p. 163-175.
  • LAPORTE (Dominique), « Une métaphore du pouvoir dictatorial sous le Second Empire : la représentation de Louis XI sur la scène (Nerval, Banville) et en feuilleton (Féval) », Bien Dire et Bien Aprandre. Revue de Médiévistique, dossier Louis XI, une figure controversée, éd. Marie-Madeleine Castellani et Fiona Mcintosh-Varjabédian, no 27, 2010, p. 299-314.
  • MERCIER-FAIVRE (Anne-Marie), « Le Régent bossu », dans Le Régent : entre fable et histoire, éd. Denis Reynaud et Chantal Thomas, Paris, Centre National de la Recherche Scientifique, 2003, p. 143-156.
  • MIGOZZI (Jacques), « 4 – Entre illusion référentielle et carnavalisation, quelle distanciation ? », dans Boulevards du populaire, Limoges, PULIM, 2005, p. 173-184.
  • MILIN (Gaël), « Chouans et Bleus de Paul Féval : une mythologie contre-révolutionnaire », dans La Révolution française dans la conscience intellectuelle bretonne du XIXe siècle, Université de Brest, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, 1988, p. 55-99.
  • MOMBERT (Sarah), « Lagardère de père en fils ou les aventures d’un genre populaire », dans Le Roman Populaire en Question(s), éd. Jacques Migozzi, Limoges, PULIM, 1997, p. 405-416.
  • NATHAN (Michel), « La Fille du Juif-Errant », dans Splendeurs & misères du roman populaire, éd. René-Pierre Colin, René Guise et Pierre Michel, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1990, p. 179-188.
  • OLIVIER-MARTIN (Yves), « Paul Féval », dans Histoire du roman populaire en France, Paris, Albin Michel, 1980, p. 115-125.
  • OLIVIER-MARTIN (Yves), Paul Féval ou Lagardère au champ des lettres, Rennes, Simon, 1969.
  • PRÉAUD (Maxime), « Les affiches de librairie illustrées pour le roman populaire sous le Second Empire », dans L’aventure dans la littérature populaire au XIXe siècle, éd. R. Bellet, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1985, p. 105-126.
  • PRÉVOST (Maxime), « Pénombre historique (Ann Radcliffe) et noirceur sociale (Eugène Sue, Paul Féval). Le mystère des Mystères », Discours social / Social Discourse, nouvelle série, III, 2001, p. 11-30.
  • ROHOU (Jean), DUGAST (Jacques) éd., Paul Féval romancier populaire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1992.
  • SANTA (Àngels), « La méchanceté à l’œuvre : Bozzo et Lecoq dans Les Habits Noirs de Paul Féval », Le Rocambole, dossier Ces fameux méchants, no 59-60, 2012, p. 30-42.
  • SANTA (Àngels), « Les Avatars du Bossu de Paul Féval en Espagne », Œuvres et Critiques : Revue Internationale d'Etude de la Réception Critique des Œuvres Littéraires de Langue Française, vol. 31, no 2, 2006, p. 75-89.
  • SANTA (Àngels), « La Figure de la bohémienne chez Paul Féval », dans La Bohémienne, figure poétique de l'errance aux XVIIIe et XIXe siècles, éd. Pascale Auraix-Jonchière et Gérard Loubinoux, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2005, p. 177-186.
  • SANTA (Àngels), « Jules Vallés et les écrivains populaires : Eugène Sue, Alexandre Dumas et Paul Féval », Autour de Jules Vallès. Revue de lectures et d’études vallésiennes, nº 33, 2003-2004, p. 135-146.
  • SANTA (Àngels), « La douleur de la vengeance. Les Habits Noirs de Paul Féval », L’Ull crític, nº 8,2003, p.71-80.
  • SANTA (Àngels), « Le Bossu de Paul Féval, passage du roman au mélodrame », dans Mélodrames et romans noirs, 1750-1890, éd. Simone Bernard-Griffiths et Jean Sgard, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2000, p. 235-245.
  • SANTA (Àngels), « À propos de Paul Féval et des Jésuites... », dans Le Populaire à l'ombre des clochers, éd. Antoine Court et Pierre Charreton, Saint-Étienne, Presses Universitaires de Saint-Étienne, 1997, p. 45-54.
  • SANTA (Àngels) « L’imaginaire de la justice en France à travers L’Arme invisible de Paul Féval », Problèmes de l’écriture populaire au XIXe siècle, éd. Roger Bellet et Philippe Régnier, Limoges, PULIM, 1997, p.67-76.
  • SANTA (Àngels), « Réécriture du même crime : Le Bossu et L’Avaleur de sabres de Paul Féval », dans Crime et châtiment dans le roman populaire de langue française du XIXe siècle, éd. Jean-Claude Vareille et Ellen Constans, Limoges, PULIM, 1994, p.259-270.
  • SANTA (Àngels), « Le “Roman de cape et d'épée” : micro genre du roman historiqueou avatar du roman populaire? L'Exemple du Bossu de Paul Féval », dans Du côté du populaire, éd. Antoine Courtet Pierre Charreton, Saint-Étienne, Université Jean Monnet, 1994, p. 29-34.
  • SANTA (Àngels), « Nature du héros dans les romans de cape et d'épée (Le Bossu de Paul Féval) », dans À la rencontre du populaire, éd. Antoine Court et Roger Bellet, Saint-Étienne, Université de Saint-Étienne, 1993, p. 17-27.
  • SANTA (Àngels), « Paul Féval : Héroïsme et Fatalité », dans À la recherche du populaire, éd. Antoine Court, Saint-Étienne, Université de Saint-Étienne, 1992, p. 39-52.
  • SANTA (Àngels), « Archétypes féminins dans Le Bossu », dans Paul Féval, romancier populaire, éd. Jean Rohou et Jacques Dugast, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1992, p. 247-260.
  • SANTA (Àngels), « Crime et criminels dans Les Habits Noirs de Paul Féval », dans Crimes et criminels dans la littérature française, éd. Claude Foucart, Lyon, C.E.D.I.C., 1991, p.167-174.
  • SAUVY (Anne), « L’aventure au coin du feu dans les premières années des Veillées des chaumières », dans L’aventure dans la littérature populaire au XIXe siècle, éd. R. Bellet, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1985, p. 153-175.
  • VAREILLE (Jean-Claude), « Répétitions », dans L’Homme masqué, le justicier et le détective, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1989, p. 73-97.
  • VAUILLAUME (Marcel), « Le Repérage temporel dans les textes narratifs », Langages, 112, déc. 1993, p. 92-105.

 

 

 

 

Dates

  • dimanche 01 juin 2014

Mots-clés

  • Paul Féval, roman-feuilleton, littérature populaire, relations littérature-presse, relations texte-image, caricature, imagerie bretonne

Contacts

  • Agnès Sandras
    courriel : agnes [dot] sandras75 [at] yahoo [dot] fr
  • Dominique Laporte
    courriel : Dominique [dot] Laporte [at] umanitoba [dot] ca

URLS de référence

Source de l'information

  • Dominique Laporte
    courriel : Dominique [dot] Laporte [at] umanitoba [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Dossier Paul Féval (1816-1887) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 26 mars 2014, http://calenda.org/279888