AccueilPelage, plumage : quand l’animal prend de l’étoffe

Pelage, plumage : quand l’animal prend de l’étoffe

Hide and plumage: the fabric of animals

Approches ethnologiques et historiques

Ethnological and historical approaches

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Publié le jeudi 13 mars 2014 par Luigia Parlati

Résumé

Fourrure et plume ont développé des histoires intimement liées avec celle du textile qu’elles ont remplacé, complété ou dont elles ont stimulé la créativité. Elles furent certainement les premiers matériaux dont l’homme se servit pour se couvrir et se parer. Elles constituent les éléments essentiels de certaines cultures et leur emploi a donné lieu à des chefs-d’oeuvre comme le manteau de plumes dit de « Montezuma » (XVIIe siècle). Leur apport dans l’évolution du costume occidental a été peu étudié. L’intérêt pour l’histoire du vêtement est assez récent et s’est principalement développé à partir des années 1970 alors même que l’opprobre était jeté sur l’usage de la fourrure. Il en est de même pour les plumes qui ont, par ailleurs, vu leur consommation décliner suite à la disparition du port quotidien du chapeau dès les années 1960.

Annonce

Argumentaire

Fourrure et plume ont développé des histoires intimement liées avec celle du textile qu’elles ont remplacé, complété ou dont elles ont stimulé la créativité.

Elles furent certainement les premiers matériaux dont l’homme se servit pour se couvrir et se parer. Elles constituent les éléments essentiels de certaines cultures et leur emploi a donné lieu à des chefs-d’oeuvre comme le manteau de plumes dit de « Montezuma » (XVIIe siècle).

Leur apport dans l’évolution du costume occidental a été peu étudié. L’intérêt pour l’histoire du vêtement est assez récent et s’est principalement développé à partir des années 1970 alors même que l’opprobre était jeté sur l’usage de la fourrure. Il en est de même pour les plumes qui ont, par ailleurs, vu leur consommation décliner suite à la disparition du port quotidien du chapeau dès les années 1960.

Or, l’homme a toujours eu recours à la fourrure au cours des temps et ce d’abord pour ses qualités inégalées de protection contre le froid. Au delà de cet aspect pratique, son port deviendra, par la rareté et le prix de certaines, un signe de pouvoir, de richesse ou de sensualité. Mais aussi, en référence avec l’animalité, à la fois étrangère et si proche de la nature humaine, la fourrure développera une symbolique très ambivalente et ambiguë au cours des siècles. Mais tous ces codes vont être contestés avec la montée de l’écologie et son nouveau regard sur le règne animal (en 1975 est proclamée la Convention internationale sur le commerce des espèces de faune menacées).

Excepté pour le matériel d’origine ethnographique, fourrures et plumes ont été peu conservées car leur prix encouragea leur réemploi, leur attrait esthétique fut mal perçu et leur collecte reste un sujet éthiquement controversé.

Axes thématiques

Nos Journées d’étude voudraient limiter les interventions relatives à l’usage de ces matériaux comme protection et parure du corps, selon les angles d’approche suivants :

- récolte, transformation et commerce

- implication dans la mode occidentale

- fonctions et usages dans les sociétés traditionnelles

- inspirations et imitations des matériaux concernés dans les techniques textiles les plus variées (tissage, impression sur tissu, tricot, etc.).

- problèmes d’identification

- problèmes de conservation spécifiques

Nos Journées d’étude excluront l’usage du cuir (ou peau dont les poils sont retirés) ainsi que celui du poil comme fibre (laine). 

Envoi des propositions

Le cadre spatio-temporel sera aussi large que possible mais le comité scientifique veillera toutefois à équilibrer les propositions.

Les Journées d’étude n’aborderont pas le problème du bien-être animal ou de la sauvegarde des espèces en tant que tel bien que ces questions puissent être soulevées accessoirement pour étayer un sujet répondant aux autres critères demandés.

Les propositions sont à envoyer avant le 15 mai 2014, avec un résumé de 10 à 15 lignes, à l’un des membres du comité scientifique, qui est composé de :

  • Marguerite Coppens, chef de département, Musées royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles, présidente de l'AFET,
  • Jacqueline Jacqué, conservateur honoraire du musée de l’Impression sur étoffes, Mulhouse
  • Jean-Paul Leclercq, conservateur en chef du patrimoine (retraité), ancien conservateur au musée de la Mode et du Textile, Les Arts décoratifs, Paris
  • Danièle Véron-Denise, conservateur honoraire des musées nationaux (château de Fontainebleau)
  • Catherine Vermorel, doctorante en histoire de l’art, UPMF, UMR LARHRA, Grenoble

Adresses e-mail :

  • Marguerite Coppens <m.coppens@kmkg-mrah.be>
  • Jacqueline Jacqué <jalice.jacque@hotmail.fr>
  • Jean-Paul Leclercq <jean.paul.leclercq@gmail.com>
  • Danièle Véron-Denise <daniele.denise@dbmail.com>
  • Catherine Vermorel <catherine.vermorel@wanadoo.fr>

Le Conseil d’Administration de l’Association Française pour l’Etude du Textile

Association Française pour l’Étude du Textile – Journées d’étude 2014 – VENDREDI 21 ET SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014

Centre national du costume de scène

Quartier Villars, Route de Montilly, 03000 Moulins

www.cncs.fr

Lieux

  • Quartier Villars, Route de Montilly
    Moulins, France (03000)

Dates

  • jeudi 15 mai 2014

Mots-clés

  • pelage, fourrure, fausse fourrure, peluche, plumage, plumes, broderie, tissage, vêtement, ameublement

Contacts

  • Marguerite Coppens
    courriel : m [dot] coppens [at] kmkg-mrah [dot] be
  • Jean-Paul Leclercq
    courriel : jean [dot] paul [dot] leclercq [at] gmail [dot] com
  • Jacqueline Jacqué
    courriel : jalice [dot] jacque [at] hotmail [dot] fr

Source de l'information

  • Jean-Paul Leclercq
    courriel : jean [dot] paul [dot] leclercq [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Pelage, plumage : quand l’animal prend de l’étoffe », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 13 mars 2014, http://calenda.org/281502