AccueilEthnies, nations, développement en Afrique

Ethnies, nations, développement en Afrique

Ethic groups, nations, and development in Africa

*  *  *

Publié le mercredi 16 avril 2014 par Luigia Parlati

Ce colloque est prévu pour offrir aux scientifiques, l’occasion de repenser l’État africain pour dépasser sa situation de crise et produire le développement qui prenne en compte les entités autonomes régionales, locales ou ethniques dans les domaines politique et économique. Seront ainsi questionnées les notions d'ethnies, de nations et de développement en Afrique.

Le Conteyte

Aux fondamentaux de la Chartre de l’OUA de 1963, l’Afrique est, plus qu’hier, à la croisée des chemins au moment où la mondialisation semble s’imposer aux Etats. Elle doit repenser, pour mieux la panser, sa boîte idéologique, notamment les concepts de l’ethnie, de la nation dans leur rapport au développement du continent. C’est dans ce conteyte, en partant du fait que pour les intellectuels africains, « comprendre les réalités africaines suppose qu’on parvienne à la fois à cerner le socle des permanences, à apprécier les ruptures en œuvre et à apercevoir les commencements incertains » (Thérèse Pujolle), les départements d’Histoire des Facultés des Lettres et Sciences Humaines des Universités Marien Ngouabi (UMNG-Congo) et Omar Bongo (UOB-Gabon) organisent, à Brazzaville, un colloque international sur le thème : Ethnies, Nations et Développement en Afrique.

Les concepts « ethnies », « nations » et « développement », à forte charge connotative, ont été au cœur des réflexions des historiens, anthropologues, sociologues, linguistes, psychologues, etc. Dans ce registre, anthropologues et historiens vont définir l’ethnie sur la base objective par la langue, le lien d’ascendance et de descendance. Tandis que les sociologues sous l’influence wébérienne vont saisir ce concept comme un construit social et comme un phénomène instrumental des luttes sociales et politiques.

La thématique du développement qui s’inscrit dans la logique « du mythe du rattrape occidental » a été mise en œuvre de façon autoritaire, selon Jean-François Bayart, par une bureaucratie qui prétend au monopole de la modernité, elle-même héritière directe du projet autoritaire de la mise en œuvre coloniale et du style de commandement de l’administration européenne de l’époque.

Au lendemain des indépendances, les leaders politiques qui remplacent le colonisateur sont aux prises à de nombreuses difficultés : construire un Etat moderne sur le modèle du colonisateur et gérer l’héritage frontalier laissé par lui ; intégrer les populations de leur espace géographique en une communauté de citoyens afin de légitimer les actions de cet Etat naissant. Autour de ces premières difficultés naissent un certains nombres d’interrogations : comment parvenir à un Etat-nation ? Comment l’Etat-nation peut-il développer un Etat cohésif, avec une culture et une identité nationales ? Comment peut-il surmonter la difficulté qui consiste à transférer les loyalismes locaux ou ethniques à l’Etat et à son autorité politique centrale ?

Le mode de fonctionnement de ces nouveaux acteurs a été à l’origine de la faillite de l’Etat marqué, entre autres, par la frustration et la paupérisation des populations. Conséquence de cette situation, les économies des Etats africains seront maintenues sous perfusion par le FMI et la Banque Mondiale à travers des plans d’ajustement structurel.

Depuis les années 2000, l’Etat postcolonial en Afrique, en plus des défis susmentionnés, doit affronter le phénomène de la mondialisation.

- quelle est la perception qu’ont les Africains de l’Ethnie, de la Nation et de l’Etat-nation aujourd’hui ?

- le risque de glisser vers une démocratie identitaire peut-il être définitivement écarté en Afrique ?

Les objectifs

Pour ce faire, les communications doivent s’inscrire dans l’un des dix panels suivants :

    N.B. Instruction aux auteurs

    Les Résumés ont fait l’objet d’une expertise qui a donné lieu à une Liste de contributeurs. Ne reste à envoyer au Comité Scientifique que les teytes qui feront l’objet d’un exposé pendant 15 minutes sur Power point.

    aux adresses suivantes :

      Organisation

    Faculté des Lettres et Sciences Humaines

    Formation Doctorale « Histoire et Civilisations »

    Brazzaville (République du Congo)

    Faculté des Lettres et Sciences Humaines

    Centre de Recherches et d’Etudes en Histoire et Archéologie

    BP 17004 Tél : OO241731642

    Colloque International

    Lieu : Université Marien Ngouabi (Brazzaville)

    Comité Scientifique

    Vice-Présidents

    • 2e Vice-Président : Pr Hugues Mouckaga (UOB)
    • 4e Vice-Président : Pr Abraham Constant Ndinga Mbo (UMNG)

    Pr Kodjona Kadanga (UL)

  • Pr Yvon-Norbert Gambeg (UMNG)
  • Pr Dominique Ngoïe Ngalla (UMNG)
  • Dr Rufin Didzambou (ENS)

 

Histoire (Catégorie principale)

  • Afrique
  • Afrique > Afrique noire
  • Sociétés > Histoire > Histoire sociale
  • Université Marien Ngouabi
    Brazzaville, Congo

    Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 16 avril 2014, http://calenda.org/282436

    Imprimer Signaler ce document

    Archiver cette annonce

    À lire sur le même thème