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Pragmatiques du cosmopolitisme urbain

The pragmatics of urban cosmopolitanism

Épreuves, ressources et interactivité

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Publié le vendredi 04 avril 2014 par Luigia Parlati

Résumé

Le cosmopolitisme urbain ne cesse de produire au quotidien des expériences d’adaptation à l’environnement plus ou moins problématiques. Si le fait d’ « adopter une optique cosmopolitique constitue la condition nécessaire à une reconstruction conceptuelle de la perception », quid de sa « boîte à outils » ? Entre ressources et épreuves, une pragmatique du cosmopolitisme urbain sert à rendre compte de la mise à l’œuvre ordinaire de cet outillage et des modes d’interactivité possibles. Comment se façonne l’expérience d’un cosmopolitisme urbain dont l’utilité se mesurerait à l’aune de l’apprentissage sensible, social et/ou politique qu’il suscite ? Comment cet apprentissage participe à une propédeutique socio-spatiale et cosmopolitique qui interpelle le cadre de vie aussi bien que l’action publique ? Dans quels termes cette perspective peut participer à l'étude d’une habitabilité interculturelle que les injonctions à la mixité urbaine d’habitude présupposent ?

Annonce

Présentation

Ce Workshop labellisé par le programme France – Berkeley, réunit des chercheurs des deux rives de l’Atlantique et prend la forme de quatre demi-journées de travail autour des thèmes suivants :

  • Du monde / des mondes dans les « villes-monde » : critères et méthodes d’identification et de comparabilité.
  • Seuils sensibles : des dispositifs d’accessibilité socio-spatiale aux paradoxes d’ambiance.
  • L’altérité interactive du citadin ou cette étrange étrangéité (qui devient pourtant) familière.
  • La démocratie urbaine à l’œuvre ou l’utilité publique des conflits d’urbanité.

Ce Workshop sera également l’occasion d’interagir avec l’anthropologue catalan Manuel Delgado Ruiz, dont  des ouvrages comme L’animal public (1999), Sociétés mouvantes : vers une anthropologie de la voirie (2007), La ville qui ment : fraude et misère du « modèle Barcelone » (2007) ou L’espace public comme idéologie (2011), méconnus dans le paysage francophone, ont rendu sa réflexion urbaine incontournable dans le monde hispanophone.

Workshop International, Salle de conférences, Bâtiment B

Coordinateurs

  • Pedro José García Sánchez, Université Paris Ouest Nanterre – La Défense (Upond)
  • Patricia Baquedano-Lopez, Université de Californie / Berkeley (Ucb),

Conseil scientifique

Grégoire Chelkoff (Cresson),  Agnès Deboulet et  Claudette Lafaye (Crh/Lavue)

Comité d’organisation

Anne Fleury & Fabienne Velter (laboratoire Mosaïques /Lavue - Upond), Michel Mathys (Aberpa - association d’habitants de Nanterre), Pascaline Thiollière et Olivia Germon (laboratoire Cresson), Etudiants de l’Atelier d’études en sociologie urbaine (Upond)

Partenaires

Ecole Doctorale « Milieux, culture et société », Ufr « SSA » et Centre Comete de l’Upond,  Axe « Ville et Mondialisation » et  Programme  « Compétences » du Lavue - Agence Nationale de la Recherche -  Aberpa et« Unis vers cités » : Associations d’habitants de Nanterre, Centre social et culturel « La Traverse » - Mairie de Nanterre

Informations, inscriptions, contact et matériel de préparation du workshop : pragmacosmopolitisme@gmail.com

Questionnements

Le cosmopolitisme urbain ne cesse de produire au quotidien des expériences d’adaptation à l’environnement plus ou moins problématiques. Que, par exemple, les « gated communities » au fil des années, loin de s’estomper, soient devenues l’un des fer de lance de l’offre immobilière mondiale, ou que les sans-papiers de tous bord continuent à être soumis, pour la plupart, aux logiques identitaires des Etats-Nations (même dans des régions autrement cosmopolitiques comme l’espace Schengen), donne la mesure du paradoxe d’une ville qui ne semble plus « venir » puisqu’elle est déjà là : « c’est au moment où il nous apparaît que le monde devient ville, que précisément la ville cesse d’être un monde » (Hénaff, M, 2008). Si le fait d’« adopter une « optique cosmopolitique » constitue la condition nécessaire à une reconstruction conceptuelle de la perception » (Beck, U., 2006), quid de sa « boîte à outils » ? Entre ressources et épreuves, une pragmatique du cosmopolitisme urbain sert à rendre compte de la mise à l’œuvre ordinaire de cet outillage et des modes d’interactivité possibles.

Nous situons volontiers ainsi le cœur du débat loin des visions qui relèguent le cosmopolitisme urbain à une sorte d’injonction morale d’un « politiquement correct » qui, fort de sa rhétorique civilisatrice, fait valoir à tort son irréductibilité historique. Le cosmopolitisme urbain est plutôt tiraillé, nous semble-t-il, entre, d’une part, sa représentation d’idéal-type politique, son horizon émotionnel universalisant et ses exigences de coexistence hétéronome et, d’autre part, les multiples modalités d’épreuves (identitaires, distributives, situationnelles, contextuelles…) auxquelles il est soumis. Au cours de cette tension expérientielle, les capacités perceptives, cognitives, justificatrices, délibératives et/ou coopératives des citadins sont sollicitées. Ces capacités dynamisent leurs rapports ordinaires avec leur entourage et, parfois même, les amène à une connaissance pratique de ce que devenir citoyen veut dire.

Il nous a semble important de documenter davantage la manière dont l’expérience citadine, source des « hybridations ‘cosmopolitaines’ », est réalisée dans des contextes d’interaction tour à tour conflictuels et capacitaires. Comment se façonne l’expérience d’un cosmopolitisme urbain dont l’utilité se mesurerait à l’aune de l’apprentissage sensible, social et/ou politique qu’il suscite ? Comment cet apprentissage et son outillage participent à une propédeutique socio-spatiale et cosmopolitique qui interpelle le cadre de vie aussi bien que l’action publique ? Dans quels termes cette perspective peut participer à l'étude d’une habitabilité interculturelle que les injonctions à la mixité urbaine d’habitude présupposent ?

Cadre(s)

Nous souhaitons que ce rassemblement puisse se développer en faisant varier les formats informationnels des interventions et des matériaux présentés. Il est important pour nous de garder la souplesse communicationnelle et organisationnelle nécessaires permettant d’assumer sans ambages qu’il s’agit d’un « work in progress ». D’où le fait d’appeler « Workshop » un cadre qui pourrait, selon les moments, être identifié plutôt comme un colloque. Ainsi, les questionnements, les approximations réflexives et les dimensions expérimentales du travail d’enquête (installations audiovisuelles, promenades sensibles…) peuvent légitimement être présents, tout en partageant l’espace et les occasions de débat avec des présentations plus proprement structurées en termes de résultats, de bilans catégoriels ou méthodologiques, de conférences prospectives, ou, encore, d’interpellations faites par des habitants avisés.

Programme du workshop

Matinée du jeudi 10 avril 2014

8h40 : Accueil de participants

9h10 : Philippe Gervais-Lambony (Vice-président à la recherche de l’UPOND, Professeur de géographie, chercheur à Mosaïques/LAVUE) : Discours d’ouverture

9h20 : Pedro José García Sánchez (UPOND) et Patricia Baquedano – Lopez (UCB) :

  • Introduction et enjeux

9h40 : Grégoire Chelkoff, Olivia Germon et Pascaline Thiollière (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - laboratoire CRESSON) :

  • Eléments de cadrage permettant d’organiser l’expérimentation sensible piétonnière qui aura lieu dans la séance de l’après-midi autour du thème (II) « Seuils sensibles ».

9h50 : Luis López et les étudiants de l’atelier « Explorer l’espace public » (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris La Villette) :

  • Sur l’installation « L´infra-ordinaire du cosmopolitisme a la place de la République à Paris»

Thème I : Du monde / des mondes dans les villes-monde: Critères et méthodes d’identification et de comparabilité

Modérateur : Eloi Le Mouël (Sociologue, scénographe urbain, responsable de la communication dpt de l’ingénierie RATP)

Entre l’avènement définitif des sociétés de masses qui a marqué le début du XXème siècle et la mondialisation incontournable qui marque celui du XXIème siècle, le développement des nouvelles technologies s’est s’additionné à un élément dont la constance ne cesse d’interpeller : les processus migratoires. Si, malgré quelques exceptions dues -entre autres- à la rurbanisation, la tendance est qu’il continue à y avoir de plus en plus « de monde » dans les villes-monde, qu’en est-il des savoirs (autres qu’économique ou démographique) qui sont produits pour penser ce devenir complexe où la contiguïté, l’interdépendance, la porosité, l’interpénétration, le métissage ou la mitoyenneté ne sont certainement pas aisés ?

10h : Agnès Deboulet (Professeure de sociologie, Université Paris 8, Centre de recherches sur l’Habitat CRH /LAVUE) :

  • « Mondialisation des villes et ressources citadines. Pistes méthodologiques »

10h20 : Manuel Delgado Ruiz (Professeur d’anthropologie, Université de Barcelone, Groupe de recherche sur le contrôle social et l’exclusion [GRECS]) :

  • « Un œcoumène civil est-il possible ? L’illusion cosmopolite du « citoyennisme » et autres légendes urbaines »

11h : Participation spéciale de M. Patrick Jarry (Maire de Nanterre) qui ouvrira le débat.

11h25 : Pause – café

11h35 : Luca Pattaroni (Maître d'enseignement et de recherche, Laboratoire de Sociologie Urbaine Ecole polytechnique de Lausane [EPFL]) et Hossam Adly (doctorant au LASUR/EPFL) :

  • « Les territoires du cosmopolitisme : éléments d'enquête sur l'emprise spatiale de la communauté internationale de Genève ».

11h55 : Jacques Lolive (Directeur de recherches CNRS, laboratoire « Politiques publiques, actions politiques, territoires [PACTE]) :

  • « Expérimenter quelques méthodes pour mieux habiter le monde des risques »

12h15 : Débat

12h30 : Fin de la matinée et départ vers La Grande Arche de La Défense.

Après-midi du jeudi 10 avril 2014

Thème II Seuils sensibles: des dispositifs d'accessibilité socio-spatiale aux paradoxes d'ambiance

Modérateur : Jérôme Boissonnade (Maître de conférences en sociologie à l’Université du Littoral, chercheur AUS/LAVUE)

En tant que figure spatiale, le seuil résonne avec force et pertinence au regard des ressources et/ou des épreuves du cosmopolitisme urbain et des compositions diverses que celui-ci engage. Au cœur d’une topologie placée sous les soins d’Hermès, les seuils sensibles peuvent ouvrir les multiples côtés de la boîte perceptive : d’une part, en invitant à repenser ce qui est censé délimiter et/ou ouvrir les usages métropolitains et, d’autre part, en structurant autrement les échafaudages de l’accessibilité des espaces, des êtres et des relations. Dans une ville contemporaine qui se veut toujours plus fluide, mobile et attirante, cosmopolites au moins au regard des représentations qu'en ont certains édiles, quelle est la valeur des seuils urbains, des intervalles et des pauses qui permettent de régler différents régimes d'usage dans l'espace ? Comment s'y jouent des ambiances au quotidien et quels paradoxes sensibles émergent de ces aménagements de la connexion généralisée ? S'inscrivant dans une approche pragmatique du sensible et du projet architectural et urbain, nous abordons ces questions plus précisément en interrogeant la cohabitation de la ville et de ses cimetières : comment s'habite et s'aménage la ville auprès de ses cimetières ?

C'est dans ce cadre d'interrogation qu'une mise en expérience est proposée visant à éprouver in situ ces lieux contemporains et faits de multiples histoires. Cette expérience exacerbée se déroulera à l'heure du repas, ce dernier étant lui-même incorporé dans l'arpentage des lieux car c'est un moment vivant de la ville des affaires et des bureaux. Elle prendra place autour de l'arche de la Défense, vers la "jetée", le cimetière de Neuilly et ses alentours. Il s'agira d'explorer les situations, tel un piéton, usager quotidien ou occasionnel, mais cette exploration se fera selon certaines règles de jeu établies à travers un "livret - guide" remis à chacun donnant des informations et proposant des matières à expérience et à perception, comme des objets de pratiques et d'observations. Conçu tel un jeu des sens à effectuer permettant de remonter dans le temps de ce site complexe, comme de mettre à l'épreuve nos propres habitudes et perceptions dans ses entrelacs, cette méthode réactive alimentera dans un second temps un échange en salle suivi de l'exposition par l'équipe de recherche des éléments recueillis concernant plus particulièrement les cohabitations discrètes ou surprenantes de la ville et des cimetières (les sites de La Défense et de Barcelone - Poblenou s'éclaireront mutuellement).

  • 13h : Rendez-vous au pied des escaliers de la Grande Arche de La Défense, distribution des sandwiches et départ des groupes qui vont faire les « parcours d’expérimentation sensible piétonnière in situ des ambiances » selon les consignes données par l’équipe de chercheurs du projet ANR-MUSE sur « Les énigmes sensibles des mobilités urbaines contemporaines ».
  • 14h30 à 15h : Retour à la Salle de conférences de l’UPOND
  • 15h : Restitution des expériences issues de l’expérimentation et débat.

16h : Pause-café.

16h15 : Grégoire Chelkoff (Professeur à l’ENSA Grenoble, laboratoire CRESSON), Pascaline Thiollière et Olivia Germon (architectes, doctorantes au CRESSON) :

  • « Seuils sensibles : des dispositifs d’accessibilité socio-spatiale aux paradoxes d’ambiance »

17h : Discutants : Silvana Segapelli (Maître assistante associée en Paysage, Art et Design à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Etienne, Groupe d’études et des recherches en philosophie, architecture et urbanisme GERPHAU/ LAVUE) et Manuel Delgado Ruiz (UB-GRECS) :

17h30 : Débat

  • 18h : Synthèse / mise en perspective : Alain Battegay (LAMES-CNRS) président des séances de la 1ère journée.
  • 18h15 : Départ pour une visite « cosmo-sensible » dans le quartier Barbes à Paris avec Maria Anita Palumbo (anthropologue, doctorante à l’EHESS, Laboratoire Architecture Anthropologie/LAVUE).

Matinée du vendredi 11 avril 2014

Thème III L'altérité interactive du citadin ou cette étrange étrangéité (qui devient pourtant) familière

Modérateur : Bruno Cousin (Maître de conférences en sociologie à l’Université de Lille 1, chercheur au CLERSE)

Comment, au cours de ses « voyages potentiels », l’étranger devient-il compétent[1] ? Si être disposé à avoir à faire davantage à l’inconnu est un élément sociologique de base dans la gestion et l’usage des espaces publics urbains, les épreuves de l’altérité constituent l’un des principes anthropologiques sur lequel se fonde la coexistence citadine. Pourtant, si cette étrangéité n’est pas toujours étrange et devient parfois même familière, comment est-elle alors « managée »/« ménagée » ? Ceci, en particulier lorsque l’étrangéité et l’altérité se chevauchent dans des contextes intercommunautaires et/ou publics.

9h : Introduction : Pedro José García Sánchez (UPOND / Mosaïques/LAVUE)

9h10 : Patricia Baquedano-López (Professeur à l’Université de Californie à Berkeley, Chaire du Social and Cultural Studies Program – Graduate School of Education), Gabriela Borge Janetti (doctorante UCB) et Rocio Aguilar Pedroza (chercheur junior à l’UCB)

  • « La socialisation des identités migrantes Maya à San Francisco: imaginaire urbain et représentations »

10h00 : Discutant : Emmanuelle LALLEMENT, Maître de conférences en ethnologie, Université Paris-Sorbonne CELSA, chercheur au GRIPIC EA 1498

10h15 : Débat

10h35 : Pause-café

10h45 : Table ronde « Le cosmopolitisme urbain à l’épreuve des situations »

  • - Damien Masson (Maître de conférences en urbanisme à l’Université de Cergy-Pontoise, chercheur dans le laboratoire « Mobilités, réseaux, territoires, environnement » MRTE) :
  • « Devenir le « asshole » de la situation : négociations sécuritaires à Gare du Nord »
  • - Tommaso Vitale (Professeur de sociologie à Sciences-Po, chercheur dans le Centre de Sociologie Européenne):
  • « Les sémantiques de la construction de la communauté au delà de la dichotomie inclusion/exclusion. Les Roms à l'épreuve du quartier».
  • - Luis López (Maître Assistant en Sciences de l'homme et de la société à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris La Villette, chercheur associé au Centre d’analyses et d’interventions sociologiques [CADIS]) :

« Figures du cosmopolite dans l’espace public à México. Entre régimes marchands et nouvelles sociabilités »

11h45 : Débat

12h20 : Fin de la matinée

Après-midi du vendredi 11 avril

Thème IV La démocratie urbaine à l’œuvre ou l'utilité publique des conflits d'urbanité

Modératrice : Claudette Lafaye (Maître de conférences en sociologie à l’Université Paris 8, chercheur au CRH/LAVUE)

Si, depuis l’antiquité, le « cosmos » incarne la figure d’« un monde commun animé », il ne devrait pas surprendre que, dans une optique pragmatiste, sa jonction avec la « polis » nous incite à suivre, depuis leurs registres les plus intrigants et problématiques, les cours d’action nourrissant cette « animation ». C’est ainsi que se révèle au jour l’utilité publique des opérateurs et des conflits d’urbanité, en particulier, à l’égard des projets urbanistiques et de leur mise en forme politique. Le « devenir urbain de la démocratie » peut ainsi se mesurer à l’aune (non pas des « univers » mais) des « plurivers » (William James dixit) qui permettent de localiser autrement l’action publique. D’où l’importance de considérer l’urbanité comme un répertoire de chantiers dont la permanence ou l’intermittence rappellent que rien n’est acquis mais toujours à reconquérir. Ainsi le temps présent, au-delà de l’actualité, demeure le temps de l’agir et des actes que l’on pose, temps de l’ouvrage et de sa mise à l’œuvre, mais aussi temps de la projection et du retour sur ce qui a pu être fait.

14h30 : Luca Pattaroni (chercheur en sociologie LASUR/EPFL) et Hugo Ferraz : (urbaniste, membre de l’association « Unis vers Cités ») : Introduction

14h45 : Pedro José García Sánchez (Maître de conférences en sociologie à l’UPOND, laboratoire « Mosaïques »/LAVUE) et Halima M’Birik (sociologue – ethnologue, doctorante à l’UPOND) :

  • « L’entre-deux au cœur du « Quartier Université » à Nanterre: du trouble habitant à la démocratie à l’œuvre »

15h30 : Discutants : Michel Mathys (responsable de l’association ABERPA, membre du groupe de travail "Aménagement » du Centre Social "La Traverse" et du "Comité de suivi de chantier du projet Seine – Arche »), Joseph Ridolfi (conseiller municipal à Nanterre, chef du Conseil de quartier « Université » 2004-2014) et Nicolas Billote (directeur de la politique de la ville dans le 19ème arrondissement Paris, ancien chef de projet PRUS « quartier Université » à Nanterre).

16h : Débat.

16h20 : Pause-café

16h30 : Mise en perspective « Cosmopolitique –Métropolitaine»

  • - Un représentant d’une administration urbaine
  • - Alain Battegay (chercheur en sociologie CNRS, Laboratoire Méditerranéen de Sociologie [LAMES]) :
  • « Morphologie de l’utilité publique en milieu cosmopolitain. Le cas des commerces ethniques »
  • - Débat.

17h20 : Marc Breviglieri (Professeur à la Haute Ecole de Travail Social de Genève) :

  • « Multiculturalisme libéral, ville garantie et refroidissement du monde »

18h : Débat

18h15 : Synthèse réflexive et mise en perspective : Jacques Lolive (PACTE /CNRS), président des séances de la 2ème journée.

18h30 : Clôture et départ pour une visite « cosmo-sensible » dans le quartier Stalingrad à Paris.

[1] Le caractère « digressif » de la fameuse figure simmelienne de « l’étranger comme voyageur potentiel » ne fait qu’accroître son intérêt comme analyseur. Celui-ci permet ainsi de reconnaitre l’étrangéité dans son socle essentiel qui, contrairement aux discours ambiants, n’est pas identitaire mais socio-spatial, cf. Simmel, Georges, « Digressions sur l’étranger », in L’Ecole de Chicago. Naissance de l’écologie urbaine (Grafmeyer Y. & Joseph I. eds.), Aubier, Paris, 1984, pp. 53-60.

 

 

Lieux

  • Université Paris Ouest Nanterre - 200 avenue de la République
    Nanterre, France (92001)

Dates

  • jeudi 10 avril 2014
  • vendredi 11 avril 2014

Mots-clés

  • cosmopolitisme, urbain, environnement, monde, habitat

Contacts

  • Pédro Garcia Sanchez
    courriel : pjgarcia [at] u-paris10 [dot] fr

Source de l'information

  • Fabienne Velter
    courriel : fvelter [at] u-paris10 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Pragmatiques du cosmopolitisme urbain », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 04 avril 2014, http://calenda.org/283816