AccueilLa contribution d’Henri Piéron à l’édification de la psychologie scientifique et de l’orientation professionnelle

La contribution d’Henri Piéron à l’édification de la psychologie scientifique et de l’orientation professionnelle

Henri Piéron's contribution to the edification of academic psychology and professional orientation

Colloque international en hommage à Henri Piéron (1881-1964) à l’occasion du cinquantenaire de sa disparition

International tribute to Henri Piéron (1881-1964) to commemorate the 50 anniversary of his death

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Publié le mercredi 04 juin 2014 par Elsa Zotian

Résumé

En 1949, ouvrant le numéro jubilaire de l’Année psychologique dont Henri Piéron fut le maitre d’œuvre de 1912 à 1952, Alfred Fessard voyait en ce savant « l’homme qui, depuis un demi-siècle, incarn[ait] en France la psychologie scientifique » (Fessard, 1951). Considéré, par ailleurs,  comme l’ « instaurateur de la psychologie » dans notre pays (Galiffret, 1989), force est de constater que la figure d’Henri Piéron a suscité peu de travaux dans le champ des sciences humaines et sociales. Dès lors, nous sommes en droit de nous interroger sur la curiosité toute relative dont ont fait preuve les historiens à l’égard de ce psychologue dont les travaux furent pourtant considérables. Dans le cadre de ce colloque, nous chercherons à interroger les orientations mais aussi les ancrages institutionnels à partir desquels Henri Piéron contribua à l’édification de la psychologie scientifique aussi bien en France qu’à l’étranger.

Annonce

Argumentaire

En 1949, ouvrant le numéro jubilaire de l’Année psychologique dont Henri Piéron fut le maitre d’œuvre de 1912 à 1952, Alfred Fessard voyait en ce savant « l’homme qui, depuis un demi-siècle, incarn[ait] en France la psychologie scientifique » (Fessard, 1951). Considéré, par ailleurs,  comme l’ « instaurateur de la psychologie » dans notre pays (Galiffret, 1989), force est de constater que la figure d’Henri Piéron a suscité peu de travaux dans le champ des sciences humaines et sociales. Dès lors, nous sommes en droit de nous interroger sur la curiosité toute relative dont ont fait preuve les historiens à l’égard de ce psychologue dont les travaux furent pourtant considérables.

S’il est vrai que « c’est grâce à lui que la psychologie française s’est constituée définitivement en discipline » (Fessard, 1951), comment expliquer le faible intérêt porté à son endroit ? Comment interpréter la semi-clandestinité dans laquelle il se trouve aujourd’hui ? Le paradoxe qui entoure Piéron est d’autant plus surprenant qu’il a légué le témoignage de son activité scientifique (51 cartons pour 7,7 mètres linéaires), aujourd’hui conservé, aux archives nationales et à la bibliothèque Henri Piéron de l’université de Paris V - René Descartes (Charmasson & Parot, 1989). A une correspondance qui mériterait un examen détaillé (12 324 lettres pour 1696 correspondants), s’ajoute de nombreux articles (plus de 200) et autres chroniques qui demeurent étrangement peu explorés malgré leur portée historique pour cette discipline.

Il convient aussi, sans doute, de se pencher sur l’assisse institutionnelle qui fut la sienne pendant plus de quarante ans et qui lui conféra une place singulière dans le paysage scientifique de son temps. En effet, Henri Piéron est généralement décrit comme un « homme d’institution » (Parot, 2000), le « leader incontesté de l’institutionnalisation de la psychologie en France » (Fraisse & Segui, 1994). A ce titre, il convient de rappeler son action dans le cadre de la création de la licence de psychologie en 1947 (Ohayon, 1999) et du diplôme de psychotechnicien en 1953 (Le Bianic, 2005). Sur un autre plan, Henri Piéron jouera également un rôle déterminant dans le déroulement des carrières de certains grands noms de la psychologie française (Parot & Richelle, 1992) avec lesquels il entretiendra parfois des relations amicales ou familiales, comme ce sera le cas avec Henri Wallon ou Maurice Halbwachs (Halbwachs, 1999).

Henri Piéron participe aussi à cet « expansionnisme militant » (Plas, 2004) qui caractérise d’autres scientifiques de sa génération à l’image de Jean-Michel Lahy (Huteau, 1999 ; Turbiaux, 2006, 2007) ou Henri Laugier (Morelle et Jakob, 1997). Organisés en véritables réseaux au sein desquels se côtoient aussi bien des universitaires que des personnalités politiques, ces hommes ne sont pas uniquement des scientifiques de laboratoire. Ce sont des « passeurs » et des « entrepreneurs » au sens où ils enseignent dans de multiples institutions et siègent dans plusieurs associations qui interviennent dans les débats publics de leur époque par le biais d’une multitude de revues et de communications au sein d’organismes de nature très diverse. Reconnu pour leur expertise, ils seront régulièrement appelés à donner leur avis, leur conférant, de fait, une réelle reconnaissance sociale.

Henri Piéron peut également être présenté comme un historien de la psychologie scientifique pour avoir très tôt publié des textes à la tonalité autobiographique au sein desquels il ne manquait pas d’inscrire son action dans l’évolution de cette discipline dans la filiation d’Alfred Binet et d’Edouard Toulouse (Piéron, 1932, 1954, 1965). 

Enfin, nous ne saurions manquer d’évoquer l’actualité de celui qui chercha à rapprocher la psychologie de la neurophysiologie dans une approche globale de l’étude de l’homme. En cela, son œuvre mérite que nous nous penchions sur la nature des liens entre les disciplines actuelles dont les apports respectifs continuent d’alimenter la recherche entre le Corps, le Cerveau et l’Esprit  (Berthoz, 1999). Ce colloque sera ainsi l’occasion d’accueillir des témoignages sur la modernité de ces recherches en consacrant la  place qui leur reviennent aux récentes études sur le sujet. Il nous sera, dès lors, possible de mieux cerner la nature de la contribution de celui qui occupa pendant près de trente ans (1923-1951) la Chaire de « Physiologie des sensations » au Collège de France.  

Interroger l’œuvre d’Henri Piéron aujourd’hui

Dans le cadre de ce colloque, nous chercherons à interroger les orientations mais aussi les ancrages institutionnels à partir desquels Henri Piéron contribua à l’édification de la psychologie  scientifique aussi bien en France qu’à l’étranger. A cet effet, quatre aspects distincts bien que complémentaires seront, ici, privilégiés :

1. Piéron, de la psychologie aux neurosciences en passant par la physiologie

La question de l’émergence et de l’évolution de la psychologie comme discipline scientifique telle que la conçoit Henri Piéron est rarement analysée. Cela peut paraître d’autant plus surprenant que l’apport personnel de Piéron à cette institutionnalisation de la psychologie en France est « exceptionnellement riche et varié » (Fessard, 1951). Le laboratoire de psychologie expérimentale de la Sorbonne, dirigé par Piéron de 1912 à 1951, puis par Paul Fraisse (1952-1979),  constitue « le creuset et la référence de la psychologie scientifique française » (Plas, 2004) caractérisé par une orientation à la fois physiologique et expérimentale. De fait, Piéron peut être considéré comme un précurseur de la « neurophysiologie à la française ». De même, la psychologie cognitive française peut trouver ses racines dans la psychologie scientifique (Barbara, 2007). Le champ de la psychologie, au sein duquel il conviendrait de mieux circonscrire les contours de l’œuvre d’Henri Piéron, n’a toujours pas fait l’objet d’une approche mobilisant les problématiques renouvelées de l’histoire des sciences et des techniques (Van Damme, 2010). L’étude des instruments et appareils de la psychologie de laboratoire est balbutiante (Guyot & Simmonet, 2008 ; Cnudde, 2002), de même que celle des pratiques scientifiques propres aux psychologues, ainsi que celle de la circulation des concepts.

2. Le champ de la psychologie appliquée : orientation professionnelle et psychotechnique

Ancien élève d’Edouard Toulouse, Henri Piéron partage l’idée de la prééminence de la science comme mode d’organisation de la société. Aussi, les différentes applications de la psychologie occupent-elles une place importante de son activité. Dès 1912, il envisage les domaines d’application de la psychologie mais, à la différence d’Alfred Binet, il inscrit ses recherches dans une stricte pratique de laboratoire et reste fidèle à une démarche analytique considérant que les fonctions psychologiques peuvent être décomposées en éléments indépendants (Piéron 1940, Huteau, 2002). La création de l’Institut de psychologie en 1921, puis de l’INOP en 1928, constitue les bases institutionnelles  de l’émergence de professions nouvelles (conseiller d’orientation, psychotechnicien psychologues scolaire). Si l’histoire de ces deux organismes est bien documentée pour la période 1928-1940, la période postérieure, surtout pour l’orientation, est moins connue (Alves da Justa, 2002). Même sur l’évolution des structures et des pratiques d’orientation en milieu scolaire, on manque d’études sur son rôle, notamment sur l’articulation entre orientation professionnelle et orientation scolaire (Piéron, 1954). Avec la plupart des psychologues de sa génération, formés dans l’entourage d’Edouard Toulouse, Henri Piéron s’insère dans une nébuleuse d’associations, notamment la Ligue d’hygiène et de prophylaxie mentale (1920) et la Société de biotypologie (1932) dont les objectifs sont autant scientifiques que pratiques. Ces associations forment des groupes d’expertise et de pression en faveur de leurs travaux et tissent des liens avec le milieu politique dont l’intervention est souvent nécessaire à la création des organismes de recherche. C’est là également que les énoncés scientifiques se rencontrent et s’affrontent parfois, renvoyant à des positionnements idéologiques divergents sur le statut et la fonction de la science (Gouarné, 2013).

3. Piéron et l’éducation

En ce début du XXè siècle, Henri Piéron, préparateur au Laboratoire de psychologie expérimentale de l’Ecole des Hautes Etudes, s’intéresse déjà aux questions liées à la psychologie scolaire et pédagogique (Piéron, 1904). En 1912, dans son célèbre article « le domaine de la psychologie », il envisage les « applications pédagogiques » de la psychologie scientifique (Piéron, 1912) dans le prolongement de ceux initiés par Alfred Binet. Après la Première Guerre mondiale, il s’intéresse au développement de la pédagogie et soutient les associations d’éducation nouvelle qui militent en faveur d’une réforme de l’enseignement. Dans cette perspective, il se rallie aux Compagnons de l’Université nouvelle, encourage la reprise des activités de la Société française de pédagogie (Gutierrez, 2014) et participe à la création du Groupe français d'Éducation Nouvelle (GFEN) dont il deviendra le président de 1931 à 1933 puis, à nouveau, de 1937 à 1939. Entre temps, avec Henri Laugier et son épouse, il effectue la première enquête fondatrice de la docimologie (1922) (Piéron H., Piéron M. & Laugier, 1929 ; Martin, 2002), apporte son expertise à la commission de l’école unique (1924) et publie de nombreux articles dans les périodiques de différentes associations pédagogiques (Pour l’Ère nouvelle, La Nouvelle Education, L’Université nouvelle, Le Bulletin de la Société française de Pédagogie). En 1944, il sera appelé par Paul Langevin à occuper, avec Henri Wallon, la vice-présidence de la Commission ministérielle d’étude sur la  réforme de l’enseignement. Pour autant, l’évaluation de son rôle au sein de ces différents mouvements de rénovation pédagogique reste à initier (Gutierrez, 2011).

4. Piéron, figure internationale de la psychologie

L’une des dimensions les moins connues de l’œuvre d’Henri Piéron concerne certainement son action et son rayonnement international. Le XXe siècle est marqué par l’organisation à l’échelle internationale de la psychologie et de ses applications. Le premier Congrès international de psychologie a lieu à Paris en 1889. Après 1945, les congrès sont organisés par l’Union internationale de psychologie scientifique. Dans le champ des applications, l’Union Internationale de Psychotechnique (AIP) est créée en 1920 par le suisse Edouard Claparède (1873-1940). Le 1er Congrès International d’orientation professionnelle se tient à Toulouse, en 1924. Piéron a toujours attaché une grande importance à ces rencontres internationales. Ses écrits témoignent de son intérêt constant en faveur du développement de la psychologie et de ses applications dans le monde entier (Piéron, 1952, 1954). Si des travaux abordent ponctuellement l’existence de ces associations internationales et de ces congrès de psychotechnique, peu parmi eux nous permettent de nous faire une idée sur la place qu’occupa Henri Piéron dans le « collège invisible » du milieu international des psychologues (Le Bianic, 2005).

Conditions de soumission et d'évaluation

Les propositions de communication sont à faire parvenir à Jérôme Martin (jm.jeromemartin@gmail.com)

avant le 20 juin 2014.

Elles devront impérativement préciser les informations, ci-dessous, dans l’ordre indiqué (Toute proposition de communication incomplète ou ne respectant pas les normes demandées ne sera pas traitée) :

  • Thème dans lequel s’inscrit la proposition (Thème n°1. Piéron, de la psychologie aux neurosciences ; Thème n°2. Le champ de la psychologie appliquée: orientation professionnelle et psychotechnique ; Thème n°3. Piéron et l’éducation ; Thème n°4. Piéron, figure internationale de la psychologie).
  • Titre
  • Prénom, nom de l’auteur
  • Coordonnées (mail et téléphone)
  • Statut professionnel
  • Institution de rattachement
  • Résumé en français (entre 1500 et 3000 signes – espaces compris)
  • Résumé en anglais (entre 1500 et 3000 signes – espaces compris)
  • Mots clés en français et en anglais (5)
  • Bibliographie (5 références maximum)
  • Préciser si la communication sera présentée en français ou en anglais.

Les propositions de communication, soumises à une double expertise en aveugle, présenteront une problématique dans un champ théorique assumé par les auteurs. Elles doivent nécessairement indiquer la période étudiée et comporter une description du corpus traité. Une réponse sera envoyée aux auteurs sur la base des expertises de leur proposition de communication d’ici le 5 juillet 2014.

La durée des communications sera comprise entre 15 et 20 minutes.

Calendrier

  • 20 avril : Lancement de l’appel à communication
  • 20 juin 2014 : Dead line pour la réception des propositions de communication
  • 5 juillet 2014 : Réponse aux auteurs
  • 15 septembre 2014 : Diffusion du programme prévisionnel
  • Colloque : Jeudi  27 et vendredi 28 novembre 2014, à l'INETOP - CNAM (41, rue Gay Lussac, 75005 Paris)

Partenaires

  • La Société française de psychologie (SFP)
  • L’Association des conseillers d’orientation-psychologues de France (ACOP-France)
  • Le Groupe de recherches sur l’évolution de l’orientation scolaire et professionnelle (GREO)

Comité d’organisation

  • Jérôme Martin (Chercheur associé - Université de Paris I & IV)
  • Laurent Gutierrez (Maître de conférences - Université de Rouen)
  • Régis Ouvrier-Bonnaz (GRESHTO, CRTD, CNAM)
  • Serge Blanchard (GRESHTO, CRTD, CNAM)
  • Membres de l’équipe de psychologie de l'orientation du Centre de Recherche sur le Travail et le Développement (CRTD) du CNAM

Comité scientifique

  • Arthur Arruda Leal (Université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil)
  • Jean-Luc Bernaud (CNAM, France)
  • Alain Berthoz (Collège de France, Franc)
  • Thérèse Charmasson (Conservateur en chef du patrimoine (archives), détachée des Archives nationales à la Cité des sciences et de l’industrie)
  • Philippe Chartier (CNAM, France)
  • Sergio Cirino (Université fédérale de Minas Gerais, Brésil)
  • Pierre Falzon (CNAM, France)
  • Catherine Faye (Université d’Akron, Etats-Unis)
  • Alejandro Dagfal (Université de Buenos Aires, Argentine)
  • Rita Hofstetter (Université de Genève, Suisse)
  • Dominique Hocquard (Association des conseillers d’orientation-psychologies de France)
  • Michel Huteau (CNAM, France)
  • Dominique Ottavi (Université de Paris Ouest Nanterre – La Défense, France)
  • Bernard Prot (CNAM, France)
  • Pierre Roche (GREO, France)
  • Martine Ruchat (Université de Genève, Suisse)
  • Régina Héléna Freitas Campos (Université fédérale de Minas Gerais, Brésil)
  • Joan Soler (Université de Vic, Espagne)

Références

Alves da Justa F., Histoire de la Création de l’INETOP et les débuts de son fonctionnement. Sur la base du fonds d’archives, Mémoire de maîtrise, Université René Descartes, Paris V, 2002, p. 1-38.

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Berthoz Alain, Leçons sur le corps, le cerveau et l’esprit, Paris, O. Jacob, 1999.

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Lieux

  • INETOP – CNAM 41, rue Gay Lussac
    Paris, France (75005)

Dates

  • vendredi 20 juin 2014

Mots-clés

  • Piéron, psychologie, psychométrie, neurosciences, physiologie, éducation

Contacts

  • Jérôme Martin
    courriel : jm [dot] jeromemartin [at] gmail [dot] com
  • Laurent Gutierrez
    courriel : lgutierrez76 [at] aol [dot] com

Source de l'information

  • Laurent Gutierrez
    courriel : lgutierrez76 [at] aol [dot] com

Pour citer cette annonce

« La contribution d’Henri Piéron à l’édification de la psychologie scientifique et de l’orientation professionnelle », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 04 juin 2014, http://calenda.org/285924