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Valoriser les archives, diffuser les savoirs

Promoting archives, distributing knowledge

Dynamiques de partage et méthodes innovantes

The dynamic of sharing and innovative methods

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Publié le mardi 15 juillet 2014 par João Fernandes

Résumé

Si les tâches techniques que sont le tri et le classement des documents ont longtemps été considérées comme la priorité des archivistes, l’action culturelle et pédagogique est aujourd’hui reconnue comme une mission à part entière. La valorisation des documents d’archives et la diffusion des savoirs font l’objet de démarches dynamiques, voire innovantes de la part des archivistes, mais également de la part de nombreux acteurs de la culture et de la recherche. Cette journée d’étude se propose donc de mettre en avant ces initiatives, afin de montrer quels en sont les modalités et les enjeux.

Annonce

Présentation

L'AEDA-UP (Association des étudiants et diplômés en archivistique d'Aix-Marseille Université) a été créée en 2006 afin de faciliter l'insertion des jeunes diplômés dans la profession et de promouvoir le parcours archives du master Métiers des archives, des bibliothèques, de la documentation sonore et audiovisuelle d'Aix-Marseille Université.

L’objectif de cette journée d’étude est de rassembler professionnels des archives et historiens autour de thématiques communes afin de présenter aux étudiants le métier d’archiviste, sa diversité et ses liens avec la recherche historique.

Les précédentes éditions, qui avaient pour thèmes « Archivistes et historiens : regards croisés sur les supports de la mémoire » et « Les archives, entre histoires et mémoires », se sont tenues à Aix-en-Provence en 2012 et 2013.

Argumentaire

Image d’Épinal s’il en est, l’archiviste est couramment identifié au paléographe solitaire, enfermé dans sa tour d’ivoire, lisant perpétuellement les parchemins enluminés du Moyen-Age. Pourtant, entre la source brute que constituent les kilomètres linéaires de documents et le public, il est bien le médiateur obligé : « Lit-on une autoroute, fût-elle de papier ? » (Arlette Farge).

Au-delà des simples communications de documents aux lecteurs traditionnels des services d’archives, ce rôle de médiateur s’est développé en direction d’un public toujours plus vaste, et sous des formes de plus en plus variées. L’évolution est telle que la mise en valeur peut être considérée comme le dernier maillon de la chaîne archivistique ; elle complèterait les traditionnels « 4 C » : collecte, classement, conservation, communication.

Sous leurs formes habituelles et répandues, les actions de valorisation des fonds d'archives consistent en publications, conférences, expositions et projets éducatifs. Les professionnels les proposent désormais de façon originale et innovante. Ainsi, les publications ne concernent plus uniquement les instruments de recherche, mais également les travaux sur les sources elles-mêmes ou bien ceux issus des actions culturelles (actes de colloques, catalogues d’exposition). Les expositions se déclinent : hors les murs, dans d’autres espaces culturels, par le prêt des documents et du matériel scénographique, itinérantes dans un archivobus ou virtuelles sur la toile. Les services éducatifs des Archives, issus de la circulaire du 5 novembre 1951 et confortés par celle du 30 mars 2010, développent, au-delà des dossiers pédagogiques classiques, de véritables ateliers de sigillographie ou de calligraphie.

D’autres actions ont quant à elles vu le jour sous des formes totalement nouvelles. Certains services se sont ainsi associés aux autres disciplines culturelles et artistiques pour offrir des lectures d’archives, des spectacles vivants, des résidences d’artistes, etc. La volonté ainsi affichée est celle d’une ouverture au public le plus large possible. Même ceux dits « empêchés » (personnes handicapées, détenus …) ne sont plus en reste grâce à la mise en place de dispositifs et d’ateliers spécifiques.

L’avènement du web 2.0 a permis de démultiplier d’autant plus les possibilités et les publics. En 2012, les sites Internet des services d’archives comptabilisaient 50 millions de visites et plus de 2 milliards de pages vues (1). Au-delà de la mise en ligne des documents d’état civil ou du cadastre, nombreuses sont les initiatives tendant à diffuser les fonds sonores et audiovisuels constitués aussi bien par les services d’archives que par les médias ou les mémoires particulières, ce qui représente une opportunité tant pour le public historien qu’amateur. D’autres projets contribuent à élargir l’offre : promotion d’un « document du mois », espaces ludiques, « appli » du web mobile, flux RSS. Sans oublier le blogging et les réseaux sociaux qui permettent non seulement la valorisation des documents, mais aussi celle des services. Ces médias sociaux sont également moteurs pour le « crowdsourcing » ou web participatif. Cette opération favorise en effet l’investissement d’un public large qui enrichit les contenus grâce à l’indexation collaborative de documents ou l’identification d’images. La valorisation des documents d’archives apparaît alors comme l’alpha et l’oméga de l’archivistique par l’association de l’archiviste et du public dans le traitement des fonds.

Ce dynamisme permet ainsi à l’archiviste d’œuvrer pour la démocratie culturelle en construisant du lien social dans les territoires et, à l’échelle nationale et internationale, de participer pleinement aux grands événements culturels tels que les journées européennes du patrimoine ou les commémorations nationales (avec notamment l’exemple de la Grande collecte lancée pour le centenaire de la guerre de 14-18).

Ces problématiques, communes au chercheur et à l’archiviste, pourront être traitées sous plusieurs angles :

  • Quelles sont les modalités de l’action culturelle et éducative des Archives ?
  • Quels sont les nouveaux vecteurs de valorisation ?
  • Comment se complètent publications imprimées et en ligne, médiations présentielle et virtuelle ?
  • Quels sont les enjeux de ces actions pour la recherche ?
  • Quelles sont les collaborations développées avec les autres acteurs de la culture : conservateurs de bibliothèques et de musées, médiateurs, animateurs, artistes, enseignants, élus locaux ?
  • Quelles sont les mutations de son métier pour l'archiviste ?

(1) http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/ressources/en-ligne/chiffres-clefs/

Durée d’une communication

30 à 35 minutes 

Conditions de soumission

Les propositions devront comprendre le titre de la communication, un résumé d’environ 300 mots ainsi qu’un curriculum vitae, et sont à adresser avant

le 1er septembre 2014

au responsable scientifique de la journée : Nicolas Degant. 

Modalités pratiques d’évaluation

Les critères d’évaluation sont :

  • Répondre à au moins une des problématiques proposées,
  • Ne pas se limiter à un/des retour(s) d’expérience et mettre l’accent sur les aspects théoriques.

Le comité scientifique de la journée est composé de :

  • Véronique Ginouvès, Ingénieur de recherches CNRS
  • Sylvie Drago, Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence
  • Mélissa Scandolera, Archives municipales de Toulon
  • Maud Jouve, Archives départementales du Var
  • Julien Benedetti, Archives régionales PACA
  • Nicolas Degant, Centre de gestion du Var

Date

La journée se tiendra le 27 novembre 2014. 

Lieux

  • Maison méditerranéenne des sciences de l’homme - 5, rue du Château de l’horloge. BP 647
    Aix-en-Provence, France (13094)

Dates

  • lundi 01 septembre 2014

Fichiers attachés

Mots-clés

  • archives, valorisation, histoire

Contacts

  • Nicolas Degant
    courriel : nicolasdegant [at] hotmail [dot] com

Source de l'information

  • Nicolas Degant
    courriel : nicolasdegant [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Valoriser les archives, diffuser les savoirs », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 15 juillet 2014, http://calenda.org/288739