AccueilDécryptage : ce que les séries télévisées font à l'art contemporain

Décryptage : ce que les séries télévisées font à l'art contemporain

Deciphering: what TV series do to contemporary art

Table ronde à l'INHA

INHA round table

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Publié le jeudi 05 juin 2014 par Rémi Boivin

Résumé

Ce sont plus particulièrement les départements d’études anglophones qui aujourd’hui favorisent l’étude des séries télévisées en pointant les questions relatives aux genres, aux classes et aux minorités ethniques, alors que l’histoire de l’art délaisse ce champ de recherche dont les retombées sur la création artistique ne sont pourtant pas négligeables, et plus particulièrement pour les œuvres relevant de l’image en mouvement. Il convient d’étudier les processus créatifs et les effets esthétiques en résultant, mais aussi de déterminer le fondement historique et théorique d’un tel phénomène, qui semble trouver sa source en Grande-Bretagne dans les années 1960, en un temps où les « Cultural Studies » se développaient à Birmingham pour mieux défendre les images de la culture populaire, et amorcer un dépassement du High et du Low.

Annonce

Argumentaire

Ce sont plus particulièrement les départements d’études anglophones qui aujourd’hui favorisent l’étude des séries télévisées en pointant les questions relatives aux genres, aux classes et aux minorités ethniques, alors que l’histoire de l’art délaisse ce champ de recherche dont les retombées sur la création artistique ne sont pourtant pas négligeables, et plus particulièrement pour les œuvres relevant de l’image en mouvement. De David Lynch à Philippe Parreno, de Ryan Gander & Stuart Bailey à Liam Gillick, les exemples sont probants. Il convient d’étudier les processus créatifs et les effets esthétiques en résultant, mais aussi de déterminer le fondement historique et théorique d’un tel phénomène, qui semble trouver sa source en Grande-Bretagne dans les années 1960, en un temps où les Cultural Studies se développaient à Birmingham pour mieux défendre les images de la culture populaire, et amorcer un dépassement du High et du Low.

Programme

17h00 Annie Claustres : Présentation 

  • 17h15 François Jost : « Le diable est dans le détail »
  • 17h30  Barbara Villez « De la culture populaire à l’art contemporain : le voyage des séries télévisées »
  • 17h45 Clémence de Montgolfier : « La narration télévisée vue par un artiste: le cas du programme All in the Best Possible Taste with Grayson Perry – Channel 4, UK, 2012 »

18h00    Pause

  • 18h15 Gérard Dastugue : « Musique en séries : une question de conditionnement »
  • 18h30 Thomas Golsenne : « Welcome in Nice. Note sur une pièce de Philippe Parreno » 
  • 18h45 Marion Duquerroy : « Script artistique. Appendix Appendix de Ryan Gander & Stuart Bailey » 

19h00    Discussion

Présentation des intervenants

  • Annie Claustres est conseiller scientifique pour l’histoire de l’art contemporain des XXe et XXIe s. à l’Institut national d’histoire de l’art. Ses travaux sur l’historiographie de l’art français après guerre interrogent les idéologies à l’œuvre en termes de réception critique, de norme de goût et de contexte de la Guerre froide. Elle a notamment publié un essai Hans Hartung. Les aléas d’une réception (Presses du réel, 2005) et a fait paraître des articles dans les catalogues d’exposition Repartir à Zéro (Musée des Beaux-Arts de Lyon, 2008-2009) et Pierre Soulages (Centre Georges Pompidou, 2009-2010). Ses recherches portent également sur la question de l’objet dans le champ de la culture matérielle. Elle a publié plusieurs articles à ce sujet (Les Cahiers du musée national d’art moderne, Revue de l’art) et va faire paraître un ouvrage Objet emblème, Objet du don. Pour une nouvelle cartographie du goût, de 1964 à nos jours (Presses du Réel, 2014), pour lequel elle a été lauréate de la bourse post-doctorale Terra Foundation. En parallèle, elle a assuré la direction d’une anthologie de textes consacrée aux relations entre Histoire de l’Art et Cultural Studies (Presses du Réel, 2013). Elle s’attache à construire une histoire de l’art du temps présent sur un mode transdisciplinaire.
  • François Jost est professeur à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 au Département de Médiation culturelle, où il enseigne et travaille sur l'analyse de la télévision et la sémiologie audiovisuelle. Il est directeur du Laboratoire Communication Information Médias EA 1484 et responsable du Centre d'Études sur les Images et les Sons Médiatiques (CEISME), membre du LABEX ICCA ainsi que directeur de la revue Télévision (CNRS éditions). Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la télévision, la téléréalité et les séries télévisées dont Le culte du banal : de Duchamp à la télé-réalité (CNRS, 2013), De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ? (CNRS, 2011) et Comprendre la télévision et ses programmes (Armand Colin, 2005). 
  • Barbara Villez est professeur des universités à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis au Département d'études des pays anglophones et intervient, en outre, dans des départements de droit, de communications et culture et sciences du langage. Elle dirige le groupe de recherche JILC (Justices, Images, Langues, Cultures) et le projet "Performing the Law" au Labex Arts H2H à Paris 8. Elle est chercheur associé à l'Institut des hautes études sur la justice et également au Laboratoire de communication et politique du CNRS, où elle dirige le réseau SERIES (http://www.series.cnrs.fr/). Elle a publié Séries : télévisions de la justice (PUF, 2005), Television and the Legal System (Routledge, 2009), Law & Order (New York Police Judiciaire): La Justice en prime-time, (PUF, 2014) et de nombreux articles sur la représentation de la justice par l'image, le filmage des procès et notamment dans les séries judiciaires en France et aux États-Unis.
  • Gérard Dastugue est maître de conférences à la Faculté Libre des Lettres et des Sciences Humaines (Institut Catholique de Toulouse) où ses travaux portent essentiellement sur l’analyse filmique et la réception de la musique de films, ainsi que sur le cinéma d’animation et de l’enfance et le marketing jeunesse. Journaliste pendant dix ans dans la presse spécialisée Internet, il échange avec nombreux compositeurs, cinéastes et techniciens et intervient également auprès de labels musicaux (Music Box Records, Lympia Records) et signe les notes internes d’éditions discographiques de musiques de films. En septembre 2011, il lance l’équipe de recherche C.E.S. (Cinéma Esthétique Sémiologie). Il fonde en 2012, ACE Productions, association de promotion et production d’événements artistiques et culturels. Il compose également pour le court-métrage et la scène. Il a organisé récemment le colloque international Territoires de l’écran, territoire inter-dits : transgressions, censures, déliaisons, Toulouse.
  • Thomas Golsenne, docteur en histoire de l’art, a écrit sa thèse sur Carlo Crivelli et l’ornementalité au Quattrocento. Il est ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome et ancien professeur aux Beaux-Arts de Paris ; il enseigne actuellement l’histoire des arts visuels à la Villa Arson à Nice. Il a notamment co-publié une nouvelle traduction en français du De Pictura de Leon Battista Alberti (Seuil, 2004), co-dirigé Adam et l’astragale. Essais d’anthropologie et d’histoire sur les limites de l’humain (Éd. de la MSH, 2009) et La performance des images (Éd. de l’Université de Bruxelles, 2010), a publié divers articles sur l’ornementalité à la Renaissance ou dans l’art contemporain. Il va publier prochainement deux essais monographiques, l’un sur Carlo Crivelli et l’autre sur Pascal Pinaud. Il dirige une unité de recherche sur la Bricologie à la Villa Arson.
  • Clémence de Montgolfier est doctorante en Communication, Information et Médias à l’Université de Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, au sein du Laboratoire CEISME (Centre d’Études des Images et Sons Médiatiques). Sa thèse, préparée sous la direction de François Jost, a pour sujet la représentation des mondes de l’art contemporain à la télévision française de 1960 à nos jours. 
  • Marion Duquerroy est docteur en histoire de l’art. Elle a soutenu une thèse à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne s’intéressant aux définitions et reconsidérations de l’idée de nature en Grande-Bretagne des années 1990 à nos jours. Elle est actuellement chercheuse post-doctorante au Labex CAP (Création, Arts, Patrimoines) pour un sujet relatif aux paysages post-industriels et à leurs représentations dans les arts visuels et les nouveaux médias. Elle s’intéresse en outre aux questions de définition de ces espaces et de leur patrimonialisation. Dans le cadre de ses recherches, elle est hébergée par l’INHA et plus particulièrement dans l’axe Art contemporain et cinéma, 20ème-21ème s. dirigé par Annie Claustres au sein duquel elle travaille sur l’influence des séries télévisées sur le processus créatifs des artistes. Elle a enseigné l’histoire de l’art et l’esthétique aux l’universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Blaise Pascal/Clermont-Ferrand, Paris 8, ou encore Paris Diderot. 

Comité scientifique 

  • Annie Claustres, conseiller scientifique pour l’histoire de l’art contemporain des XXe et XXIe s. à l’Institut national d’histoire de l’art.
  • Marion Duquerroy, chercheuse postdoctorante Labex CAP – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Institut national d’histoire de l’art.

Cette table-ronde s’inscrit dans le cadre des programmes de recherche « art contemporain et cinéma, XXe-XXIe siècles », INHA et du Labex Création, Arts, Patrimoines.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Lieux

  • Institut national d’histoire de l’art, salle vasari - 2, rue Vivienne | 6, rue des Petits Champs
    Paris, France (75002)

Dates

  • mardi 10 juin 2014

Mots-clés

  • art contemporain, séries télévisées, processus créatifs, influence

Contacts

  • Marion Duquerroy
    courriel : marionduquerroy [at] yahoo [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Marion Duquerroy
    courriel : marionduquerroy [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Décryptage : ce que les séries télévisées font à l'art contemporain », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 05 juin 2014, http://calenda.org/290584