AccueilReprésentations du jeu dans la littérature anglophone XIXe-XXIe siècle

Représentations du jeu dans la littérature anglophone XIXe-XXIe siècle

Representing Play and Games in English-speaking literature XIXth-XXIst century

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Publié le jeudi 12 juin 2014 par João Fernandes

Résumé

Cette journée d’étude se propose d’analyser les différentes représentations du jeu dans la littérature d’expression anglaise du début du XIXe siècle à nos jours. En s’appuyant sur des références explicites au(x) jeu(x) – du revers de fortune subi par Nell Trent et ses grands-parents dans The Old Curiosity Shop de Dickens, au revers lifté de la Lolita de Nabokov – il s’agira de s’interroger sur la manière dont le jeu se trouve au cœur des enjeux poétiques, politiques et métatextuels de l’écriture fictionnelle.

Annonce

PRESENTATION

Cette journée d’étude se propose d’analyser les différentes représentations du jeu dans la littérature d’expression anglaise du début du XIXe siècle à nos jours. En s’appuyant sur des références explicites au(x) jeu(x) – du revers de fortune subi par Nell Trent et ses grands-parents dans The Old Curiosity Shop de Dickens, au revers lifté de la Lolita de Nabokov – il s’agira de s’interroger sur la manière dont le jeu se trouve au cœur des enjeux poétiques, politiques et métatextuels de l’écriture fictionnelle.

Comment la référence au jeu, activité régie par des règles prédéfinies à laquelle les joueurs se soumettent volontairement, permet-elle d’éclairer les rapports de force qui sous-tendent l’œuvre ? Comment informe-t-elle la notion de personnage (par exemple à travers les figures chargées de symbolisme du roué ingénieux ou de l’ingénu roué, et du discours moral qui les accompagne) ? La référence au moment du jeu, cet instant suspendu, en marge du réel, n’infléchirait-elle pas également la structure de l’œuvre ? Tantôt respiration, moment de stase, le jeu peut aussi – comme dans les jeux d’argent – être déclencheur de la catastrophe dramatique au sens aristotélicien du terme. On pourrait ainsi explorer ce caractère imprévisible du jeu, souvent présenté comme potentiellement dangereux, voire fatal, et le rôle de ce « frisson du jeu » dans l’économie de l’œuvre.

Par ailleurs, ce frisson semble se transmettre de l’échine du protagoniste à celle du lecteur. Il est en effet tentant d’établir un parallèle entre l’activité de jeu des personnages et celle du lecteur aux prises avec l’œuvre, comme le fait Chad Harbach dans son roman The Art of Fielding. Ce rapprochement sous-tend également toute une tradition critique de théorie de la réception fondée sur le plaisir ludique du texte. La métaphore du jeu crée ainsi une passerelle métatextuelle souvent convoquée par les critiques pour désigner l’activité herméneutique, de Blanchot à Ricœur. Mais le lecteur aborde-t-il toujours le texte en joueur ? Cette référence constante aux chausse-trappes du jeu herméneutique n’est-elle pas précisément le piège qui guette le théoricien?

On envisage donc d'aborder les thématiques suivantes :

- modalités et représentation des scènes de jeu : la manière dont les différentes époques et genres littéraires sollicitent le jeu

- le jeu et sa règle : comment le jeu conjugue contrainte et liberté, ou orchestre pouvoir et soumission

- le jeu comme activité non-ludique, dénuée de plaisir, violente ou perverse

- jeu et sacré, jeu et rituel

- le temps du jeu

- la tentation escapiste du jeu

- illusion et vérité dans le jeu, jeu et mascarade

- jeu et théorie du texte

PROGRAMME 

Matinée - Morning

10h Accueil des participants - Welcoming

  • 10h30 – 11h  Vera Gandelman-Terekhov, Lycée Carnot, « Le Jeu d’échecs dans Feu pâle de Vladimir Nabokov (1962): rétrospection, prospection et double jeu » 
  • 11h – 11h30  Virginie Iché, Université Jean Monnet, « To play or not to play: from Alice’s Adventures in Wonderland (1865) to The Nursery Alice (1890) » 

Pause 

11h45 – 12h30 Conférencière invitée - Keynote speaker

  • Joyce Goggin, Universiteit van Amsterdam, « Games, Literature and the Particular Case of Huxley’s Eyeless in Gaza (1936) » 

Buffet - Lunch 

Après-midi - Afternoon

  • 14h – 14h30 Isabelle Perrier, Université Grenoble Stendhal III, « Représenter le jeu : l’exemple de The Player of Games de Iain M. Banks » 
  • 14h30 – 15h Jeanne Schaaf, Université Paris-IV Sorbonne, « Quiz Show: it’s all fun and games until someone gets hurt » 
  • 15h – 15h30 Andrew Ferguson, University of Virginia, « Let’s Play Finnegans Wake »

Pause 

  • 16h – 16h30 Karsten Senkbeil, University of Hildesheim, « Playing as warfare, playing as liberation in Don DeLillo’s End Zone » 
  • 16h30 – 17h  John O’Brien, International Language School, Frankfurt, « “I face the future with confidence”: gambling and cultural self-understanding in Alexander Baron’s The Lowlife (1963) »

Lieux

  • Maison de la Recherche - salle D223 - 28 rue Serpente
    Paris, France (75006)

Dates

  • samedi 14 juin 2014

Mots-clés

  • jeu, littérature anglophone, représentation, play, game

Contacts

  • sigolène vivier
    courriel : laboratoire [dot] ovale [at] gmail [dot] com
  • OVALE Laboratoire
    courriel : laboratoire [dot] ovale [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • sigolène vivier
    courriel : laboratoire [dot] ovale [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Représentations du jeu dans la littérature anglophone XIXe-XXIe siècle », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 12 juin 2014, http://calenda.org/291357