AccueilCatastrophes, résilience et planification

*  *  *

Publié le vendredi 04 juillet 2014 par João Fernandes

Résumé

Observer, comprendre, prévenir les catastrophes implique que l'on considère plusieurs dimensions : la résilience urbaine, l'intégralité des plans palliatif et préventif, la protection de valeurs sociospatiales des corps sociaux affectées. Le dialogue entre architecture, les sciences de l’espace et les sciences humaines, tel qu’il est engagé par la revue Márgenes, propose d’envisager ces perspectives des  recherches et expériences qui ont analysé les causes de la dévastation urbaine territoriale, la résilience sociale post catastrophe, les organisations sociales qui se sont générées pour prévenir et traiter ce type de catastrophe.

Annonce

Argumentaire

Malgré l'idée proclamée que les catastrophes sont une occasion pour  construire mieux qu'avant, "Build Back Better" (Doreen, 1991) et ainsi réduire la vulnérabilité et les risques, il y a peu de cas qui parviennent a récupérer les conditions préexistantes de vie. À l'origine de la catastrophe non seulement nous trouvons des forces incontrôlables de la nature, mais aussi des politiques publiques qui ne sont pas effectuées ou qui contiennent d’énormes lacunes juridiques et ou les autorités laissent sans protection les habitants devant le libre marché qui agit à sa guise dans les tâches de reconstruction.

Cette situation nous oblige à analyser de façon critique le rôle que des gouvernements et des États, dans la perpétuation des facteurs sociaux, économiques et politiques qui influent sur la production et la reproduction du risque et de vulnérabilité et dans l'incompétence des autorités et agences confrontées aux menaces de source naturel, social et économique.

Vu ainsi, les causes de la vulnérabilité ne font pas partie de la nature comme telle et souvent elles se trouvent au-delà de la situation locale, à contrario, se sont des processus socio-économiques et politiques qui sont généralement ancrés dans le passé et qui en même temps, nichent dans des échelles géographiques supérieures et dans les géométries de pouvoir (Doreen, 1991) des gouvernements national ou régional, organismes et/ou institutions qui suivent la logique de la « ville globale » (Sassen, 2007).

Les conditions géomorphologiques et de vulnérabilité sociale, en combinaison avec un manque de planification territoriale et une spéculation du sol, conforme le cadre idéal de condition pour l'apparition et l'amplification des catastrophes naturelles. Les ruines environnementale et sociale produites par d'anciennes politiques urbaines, établissements humains et actions anthropiques génère une accumulation de déchets et risques imminents souvent invisibles. Incendies, séismes, tsunamis, ouragans, inondations sont combinés de telle façon qu'ils génèrent et amplifient l'effet dévastateur de la nature dans l'espace urbain. Les récentes catastrophes naturelles qui se sont produits, comme l'ouragan Katrina, du 23 avril 2005 qui a frappé La Nouvelle-Orléans, le séisme et le tsunami de Dichato, Chili, le 27 février 2010, le séisme et le tsunami de Tōhoku , Japon le 11 mars 2011, le tremblement de terre à Iquique, Chili au 1er avril 2014 et le récent méga incendie à Valparaiso (Chili), du 12 avril 2014,  mettent en évidence ce phénomène, car dans tous les cas, il n'y avait pas une vision d'urbanisme intégral pour faire face à ce type de catastrophes naturelles, ce qui signifie que à impliqué, entre outre, que tous les services et les équipements publics était exposé au danger et ont été quasiment  détruite.

Par exemple, au Chili, les processus de reconstruction ont mis l'accent sur le remplacement des habitats en perpétrant la logique d'un lotissement exclu. Une des caractéristiques de ce processus a été l'évasion de responsabilité publique privée, un clair témoignage de cela  son les bâtiments sans réparation, la forte spéculation immobilière dans les secteurs dévastés, le remplacement de population ou latino-gentrification (Inzulza, 2012), l'éradication des habitants pauvres, et un grand nombre de victimes qui sont encore  dans des refuges et l'absence de planification. Le remplacement des habitats est une des multiples dimensions de la gestion post catastrophe. La discussion internationale (GRF Davos, ONU, entre autres) encourage l'application des points de vue intégrale, reconstruire le territoire dans le but de réduire les inégalités sociales préexistantes et de travailler avec les communautés concernées.

Reconstruire un territoire ne signifie pas construire de nouveaux habitats (de troisième catégorie) mais planifier et construire l'espace dévasté de manière intégrale et incrémentielle (Ascher, 2004), la construction de nouveaux espaces publics, nouveaux équipements publics, nouveau service, nouvelles infrastructures, accessibilité de construction de réseaux, et finalement, affronter les dommages psychologiques du corps social touché, signifie reconstruire une construction sociale (Nogué, 2007).

Le but du présent appel à contribution vise à révéler, des  recherches et expériences qui ont analysé les causes de la dévastation urbaine territoriale, la résilience sociale post catastrophe, les organisations sociales qui se sont générées pour prévenir et traiter ce type de catastrophe, les plans préventif et palliatif mis en place par les autorités, la planification et la reconstruction des zones sinistrées qui ont été déployés dans différentes villes et territoires du monde.

Bibliographie

  • Ascher, François. (2004). Los nuevos principios del urbanismo Madrid, Alianza editorial, éditions de l’aubre.
  • Davis, Mike. (2007).Planeta de ciudades miseria. Madrid : Foca ediciones y distribuciones generales, S.L.
  • Harvey, David. (2012).Rebel Cities From the Right to the City to the Urban Revolution. London: Verso.
  • Inzulza, Jorge. (2012). ‘Latino-Gentrificación’ y su Proceso de Renovación Urbana Global en Barrios Históricos. Crónica de Cambios Anunciados desde Bellavista, Santiago. En Gutiérrez, J. (Ed.) Planeación, Participación y Gestión en los Procesos Urbanos Actuales. Una visión Iberoamericana, Pp. 325-272. Toluca: Universidad Autónoma de Estado de México.
  • Massey, Doreen. (1991). "Space, Place and Gender", Marxism Today Junio 1991. Pp.24-30.
  • Muñoz, Francesc. (2008). Urbanalización, Paisajes comunes, lugares globales. Barcelona: Editorial Gustavo Gili S.A.
  • Nogué, Joan. (2007). La construcción social del paisaje. Madrid: editorial biblioteca nueva S.L.
  • Sassen, Saskia (2007). Una sociología de la globalización. Buenos Aires: Katz.
  • Turner, John F.C.(1977). Vivienda, todo el poder para los usuarios. Madrid: Hermann Blume Ediciones.
  • Weisenfeld, Esther. (2001).La autoconstrucción un estudio psicosocial del significado de la vivienda. Caracas: Comisión de Estudios de Posgrado, Facultad de Humanidades y Educación, Universidad Central de Venezuela. 
  • Ascher, François. (2004). Los nuevos principios del urbanismo Madrid, Alianza editorial, éditions de l'aubre. (extracto)
  • García Canclini, Néstor (2009). Culturas híbridas. Estrategias para entrar y salir de la modernidad. Mexico, Debolsillo.
  • Lefebvre, Henri. (2000). La production de l’espace. Paris, Ed.Anthropos.
  • Lefebvre, Henri. (2009). Le droit à la ville. Paris, Economica / Ed.Anthropos.
  • Lindón, Alicia. (2007). La ciudad y la vida urbana a través de los imaginarios urbanos. EURE (Santiago), Vol.33. n°99, pp.7-16.
  • Lindón, Alicia. (2007). La construcción social de los paisajes invisibles del miedo. In: Joan, Nogué (ed.) La construcción social del paisaje. pp.219-242. Madrid: editorial biblioteca nueva S.L.
  • Paquot, Thierry (2009). L’espace public. Paris, La découverte. 

 

Participation

  • Ximena Galleguillos. Universidad de Kiel, Alemania.
  • Lautaro Ojeda L. Universidad de Valparaíso, Chile.

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Les propositions de texte peuvent être envoyées – en espagnol ou en français  à :revistamargenes@uv.cl

Jusqu’au 22 août 2014

Elles seront examinées par deux lecteurs du comité de lecture. Les auteurs des propositions seront contactés en octobre pour notifier l’acceptation de l’article. Les conseils aux auteurs sont indiqués ci-après.  

www.revistamargenes.uv.cl

http://revistamargenes.weebly.com/poliacuteticas-editoriales.html

La revue Márgenes est incluse dans:

LATINDEX: Sistema regional de Información en Línea para Revistas Científicas de América Latina, El Caribe, España y Portugal.

Comité éditoriale

  • Dra. Alicia Lindón V. Universidad Autónoma de México, México.
  • Paola Jirón. Universidad de Chile, Chile.
  • Ximena Galleguillos.Universidad de Kiel, Alemania.
  • Roberto Goycoolea P. Escuela de Arquitectura, Universidad de Alcalá. España.
  • Irene Molina. Universidad de Uppsala, Suecia
  • Juan Carlos Rodríguez T. Universidad de Valparaíso, Chile.
  • Andrea Pino V. Universidad Federico Santa María, Chile.
  • Dra. Luz Fernández de Valderrama. Universidad de Sevilla, España.

Comité scientifique

  • Hernán Salas Q. Universidad Nacional Autónoma de México, México.
  • Francisca Márquez B. Universidad Alberto Hurtado, Chile.
  • Sonia Reyes. Universidad de Valparaíso, Chile.
  • Bernardo Guerrero. Universidad Arturo Prat, Chile
  • Juan Carlos Skewes. Universidad Alberto Hurtado
  • Guillermo Guajardo S. Universidad Nacional Autónoma de México
  • Nicolás Gissi B. Universidad de Chile, Chile.
  • Daniel Le Couédic. Université de Bretagne Occidentale, Francia.
  • Arlette Gautier. Université de Bretagne Occidentale, Francia.
  • Frédérique Chlous-Ducharme. Université de Bretagne Sud, Francia.
  • Franck Dorso. Institut d’Urbanisme de Paris, Francia.
  • Laurent Devisme. ENSA Nantes, Francia.
  • Guy Mercier. Université Laval, Canadá.
  • Lucie K. Morisset. Université du Québec à Montréal, Canadá.
  • Richard Klein. Université de Paris I, ENSA Lille, Francia.
  • Daniel Pinson. Université Paul Cézanne Aix-Marseille 3, Francia.
  • Héctor Dupuy.Universidad de La Plata, Argentina.
  • Claudia Lira L. Pontificia Universidad Católica de Chile, Chile.
  • Nina Hormazabal. Universidad Técnico Federico Santa María, Chile

Lieux

  • Facultad de Arquitectura, Universidad de Valparaiso - Avanide el Parque 570
    Valparaíso, Chili (Valparaiso)

Dates

  • vendredi 22 août 2014

Fichiers attachés

Mots-clés

  • catastrophe, résilience, planification

Contacts

  • Lautaro Ojeda
    courriel : lautaro [dot] ojeda [at] uv [dot] cl

Source de l'information

  • Lautaro Ojeda
    courriel : lautaro [dot] ojeda [at] uv [dot] cl

Pour citer cette annonce

« Catastrophes, résilience et planification », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 04 juillet 2014, http://calenda.org/291758