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Dollhouse

Philosopher avec les séries télévisées

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Publié le lundi 07 juillet 2014 par João Fernandes

Résumé

Le cycle de colloques « Philosopher avec les séries télévisées » initié en 2009 avec Buffy, tueuse de vampires se propose d’analyser à chaque fois une série télévisée déterminée, sur un mode à la fois monographique et interdisciplinaire. Nous renouons le 8 juillet 2014 avec Joss Whedon via une journée d'étude sur sa série intitulée Dollhouse (2009-2010). Celle-ci, partant de l'analogie fondatrice du cerveau et de l'ordinateur, spécule sur les applications d'une technologie qui permettrait de copier, effacer et transférer à volonté d'un corps à l'autre mémoires et personnalités. Des « dolls » (« poupées ») louent alors un temps leur corps à l'imprégnation successive de ces personnalités (amoureuse, experte en kidnapping, cambrioleuse, etc.) qui les rendent capables d'accomplir les missions les plus variées.

Annonce

Argumentaire

Le cycle de colloques « Philosopher avec les séries télévisées » initié en 2009 avec Buffy, tueuse de vampires se propose d’analyser à chaque fois une série télévisée déterminée, sur un mode à la fois monographique et interdisciplinaire. Nous renouons le 8 juillet 2014 avec Joss Whedon via une journée d'étude sur sa série intitulée Dollhouse (2009-2010). Celle-ci, partant de l'analogie fondatrice du cerveau et de l'ordinateur, spécule sur les applications d'une technologie qui permettrait de copier, effacer et transférer à volonté d'un corps à l'autre mémoires et personnalités. Des "dolls" ("poupées") louent alors un temps leur corps à l'imprégnation successive de ces personnalités (amoureuse, experte en kidnapping, cambrioleuse, etc.) qui les rendent capables d'accomplir les missions les plus variées.

Si l'idée plonge ses racines dans les deux textes fondateurs pour le cyberpunk que sont Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? (Philip K. Dick, 1968) et plus encore Neuromancien (William Gibson, 1984), reste que Joss Whedon met à profit les ressources spécifiques du format série télé pour explorer les enjeux vertigineux engagés par cette possibilité.

En continuité avec les précédents épisodes Philoséries, cette journée doit s’entendre comme d’abord philosophique, tout en étant largement ouverte aux contributions d’autres champs de recherche : littérature, anthropologie, sociologie, psychologie, histoire, voire hors sciences humaines. Si les dimensions éthiques, épistémologiques, métaphysiques et politiques de la série méritent d’être analysées avec toute l’attention requise, les communications pourront s’attacher à d’autres questions, du moment qu’elles permettent de contribuer à répondre à celle qui sert de fil conducteur à l’ensemble du cycle Philoséries : dans quelle mesure la série télévisée fictionnelle peut nous aider à mieux philosopher sur le monde, à mieux le comprendre, à mieux exister en lui ?

Programme       

10h15    Accueil

10h30    Introduction

10h45    Présidence: Sylvie Allouche (Université de Technologie de Troyes)

  •  Paola Marrati (Johns Hopkins University) "Corps, âme et esprit"
  •  Sandra Laugier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IUF) "Dollhouse - Bildungsroman et contre-fiction"
  •  Hugo Clémot (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) "Dollhouse, le moi, l’expérience ordinaire et la servitude volontaire"

12h45    Pause

14h15    Présidence: Pascale Molinier (Université Paris 13 SPC)

  •  Julien Chane-Alune (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) "Le rôle du corps dans la construction de la mémoire et de l'identité"
  •  Fabienne Gallaire (Université Paris Diderot Paris 7) "D'Halloween à Echo : l'exploration des types mémoriels comme procédé narratif chez Joss Whedon"
  •  Sylvie Allouche (Université de Technologie de Troyes) "Dollhouse et ses antécédents science-fictionnels et philosophiques"

16h15    Pause

16h30   Présidence: Marika Moisseeff (CNRS)

  •  Dennis Broe (Long Island University) "Welcome to the Dollhouse: Josh Whedon's challenge to the post-9/11 feminist rollback" (en français)
  •  Daniela Ginsburg (Johns Hopkins University) "Dry wit, British understatement, and the ethics of care: the house Adelle built"

17h45    Conclusions

Cycle de colloques Philoséries (2009-2014)

« Philosopher avec les séries télévisées »

 Twin Peaks, X-Files, Buffy contre les vampires, 24 heures chrono…, plus récemment Lost, Rome ou Dexter, depuis une vingtaine d’années, les séries télévisées américaines qui parviennent à résoudre la difficile équation de la qualité et du succès populaire se sont multipliées au point que l’on peut sans conteste parler d’un véritable Âge d’or du genre, lequel ne paraît pas encore achevé. Le secret semble tenir à la capacité proprement américaine à produire des valeurs et à les transmettre en se préoccupant de la réception, voire de l'éducation, sans crainte de tenir un propos explicitement moral. Si les États-Unis apparaissent aujourd’hui comme les meneurs de cette révolution qui a inscrit le genre de la série au rang d’art majeur, d’autres pays ont aussi su investir, parfois avec une certaine avance, dans la production de qualité : c’est le cas de la Grande-Bretagne, qui avait déjà une belle tradition dans le domaine (Chapeau Melon et Bottes de Cuir, Le Prisonnier, etc.), mais aussi du Danemark (Le Royaume), de la France (Engrenages), de l’Espagne (Aguila Roja), ou encore du Japon, notamment dans le domaine spécifique des mangas (Evangelion).

Cependant, la France demeure  en retard pour ce qui est de la recherche sur les médias et la culture populaire, et sur les séries télévisées en particulier, même si elle a depuis quelques années commencé à se rattraper. Tandis qu’existent de nombreux cursus sur ces questions aux États-Unis et dans plusieurs pays européens, la France semble toujours avoir une réticence à considérer les séries télévisées, tout comme le film grand public, comme des œuvres véritables. Les progrès dans ce domaine ne pourront donc se faire que lorsque sera prise au sérieux l'intelligence apportée à la réalisation de ces productions, et que des cursus proposeront de les étudier systématiquement dans leur esthétique, leurs effets sociaux, et leurs enjeux éthiques.

C’est dans cette perspective que se situe le cycle « Philosopher avec les séries télévisées » :

  • 2009 Buffy, tueuse de vampires (Sandra Laugier, Marc Cerisuelo, Barbara Olszewska)
  • 2010 Séries d’élite, culture populaire : le cas HBO (Sandra Laugier & Marjolaine Boutet)
  • 2011 24 heures chrono (Sandra Laugier & Sylvie Allouche)
  • 2012 L’Univers Battlestar Galactica (S. Laugier, S. Allouche, M. Dell’Omodarme, M. Michlin)
  • 2013 À la Maison Blanche (Sandra Laugier, Sylvie Allouche, Marjolaine Boutet)
  • 2014 Lost (Sandra Laugier, Sylvie Allouche, Sarah Hatchuel, Delphine Lemonnier)
  • 2014 et 2015 Dollhouse (Sandra Laugier, Sylvie Allouche, Paola Marrati) 

Organisation :       

Sandra Laugier (PhiCo, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, IUF)

Sylvie Allouche (CREIDD, Université de Technologie de Troyes/ CEM, University of Bristol) 

Site principal : http://philofictions.org

Autres sites et pages web : http://philoseriestv.wordpress.com, https://plus.google.com/116142832909151168565, https://www.facebook.com/philoseries 

Pour rester informé de la recherche sur les séries :

Liste de diffusion et de discussion : http://fr.groups.yahoo.com/group/philoseries

Calendrier : https://www.google.com/calendar/embed?src=recherche.series%40gmail.com 

Contact : allouche.sylvie@gmail.com

Lieux

  • Salle du RDC - 20 rue Berbier-du-Mets
    Paris, France (75013)

Dates

  • mardi 08 juillet 2014

Mots-clés

  • Dollhouse, philoséries,séries télévisées

Contacts

  • Sylvie Allouche
    courriel : allouche [dot] sylvie [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Sylvie Allouche
    courriel : allouche [dot] sylvie [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Dollhouse », Colloque, Calenda, Publié le lundi 07 juillet 2014, http://calenda.org/294339