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Penser les réseaux en sciences humaines et sociales

Thinking networks in the humanities and social sciences

Problématisation, méthodologie, approches croisées

Problematisation, methodology, comparative approaches

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Publié le lundi 28 juillet 2014 par Céline Guilleux

Résumé

Polysémique, la notion de réseau renvoie à des significations et des applications plurielles. L'objectif de ce colloque sera de réfléchir à la problématisation et aux approches de l’analyse de l’objet réseau. Il s’agira ainsi, à partir des travaux de doctorants des disciplines inscrites en sciences humaines et sociales, de mettre en exergue les recherches actuelles à travers des méthodologies et des problématiques nouvelles.

Annonce

Argumentaire

Polysémique, la notion de réseau renvoie à des significations et des applications plurielles. Très longtemps l'apanage des sociologues, la notion n'en est pas moins objet et outil dans l'ensemble des sciences humaines et sociales, en étant au croisement des champs disciplinaires. Tantôt technique, informatique ou social, le réseau désigne un ensemble de relations entre des objets (ou sujets). En sciences humaines et social, le réseau est souvent envisagé par le prisme de ses caractéristiques sociales et désigne alors un objet tourné vers un ensemble de relations interhumaines (Barnes, 1954). Parler des réseaux aujourd’hui, c’est également prendre en compte à la fois les infrastructures, les lieux, les flux et les images. C’est aussi considérer la mobilité comme élément essentiel à l’établissement des territoires et des relations humaines. L’organisation « en réseau » multiplie les interdépendances et marque profondément les sociétés contemporaines (Bakis, 1993). Ainsi, le réseau peut parfois libérer ou au contraire contraindre en permettant soit l’émancipation sociale soit le renforcement de la surveillance (Musso, 1994). Cependant, dans l’ensemble de ses acceptions, le réseau est avant toute chose une image mentale à laquelle se rattache l’imaginaire commun sur lequel il convient de s’appuyer dans le cadre d’une analyse en S.H.S.

Les propositions devront comporter une approche des réseaux en tant qu'objets de recherche. Il s’agira de proposer une communication autour d’un ou de plusieurs traits caractéristiques de la notion de réseau, à savoir : circuler, interconnecter, représenter, mesurer, participer, communiquer (Letonturier, 2012). Le (la) doctorant(e) devra présenter en trente minutes la réflexion menée dans sa thèse autour de l'objet-notion de réseau. Les doctorant(e)s auront le choix entre favoriser une communication sur les aspects théoriques, épistémologiques afin de présenter ensuite la mise en œuvre de problématisation de leur objet de recherche ; ou d’axer leur présentation sur la méthodologie de recherche et les outils utilisés en vue de constituer un corpus. L’objectif de ce colloque est véritablement d’observer la « recherche en train de se faire ».

En outre, un des enjeux du colloque est de mettre en avant des méthodologies créatives de l’analyse des réseaux mais aussi de pointer les difficultés de cet objet. Ainsi, le (la) doctorant(e) ne devra pas hésiter à témoigner des difficultés rencontrées dans la problématisation du réseau et la méthodologie employée.

Les propositions comporteront divers angles d'analyse : la mise en relation d'individus grâce aux moyens de communication, le groupe d'acteurs constituant l'ensemble des interconnexions, l'espace symbolique mobilisé au sein de ce réseau, la capacité d'action collective qui en découle, l'organisation du pouvoir dans le réseau d'acteurs ou encore la politisation potentielle du tissu social qui le constitue...

Le colloque sera organisé selon quatre axes prioritaires de recherche :

  • Collaborer et partager en réseau (organisation en réseaux, humanités digitales, partage du savoir en réseaux, …) ;
  • L’art et/en réseau (Net Art, arts numériques, usages inattendus des technologies de réseau, esthétique de la communication …) ;
  • Le réseau en termes d’espace et de temporalité (technologies mobiles, traces numériques, territoires, ville 3.0, évolutions et enjeux des mobilités,…) ;
  • Le réseau, lieu et outil de mobilisation (politique, religieuse, littéraire, théorie de la mobilisation…).

Toute proposition ne correspondant pas au cadre des SHS se verra tout de même envisagée. L'originalité des approches sera valorisée ainsi que les études de cas demandant de re-penser l'analyse des réseaux. Ce qui est avant tout recherché dans les propositions est un descriptif clair du positionnement de la recherche et une explication de la mise en problématique du concept.

Modalités de soumission

Les propositions comprendront au maximum 10.000 caractères, espaces et notes compris, ainsi qu’un plan et une bibliographie indicative. Dans chaque contribution doivent être mentionnés : l’axe dans lequel la communication s’inscrit, le titre, la ou les approche(s) de la recherche, le terrain, la problématique de recherche, la méthodologie déployée ainsi que les outils utilisés.

Les propositions doivent être envoyées avec un document joint comportant une présentation rapide du (de la) doctorant(e) : nom, prénom, champ disciplinaire, intitulé de la thèse, année de thèse, laboratoire de rattachement et directeur (trice) de thèse.

Les propositions sont à envoyer aux adresses suivantes : Mélanie Mauvoisin : melaniemauvoisin@gmail.com ; Charlotte Blanc : charlotteblanc@outlook.fr ; Association REPLIC : replicbx3@gmail.com .

au plus tard le 30 octobre 2014.

Comité scientifique

  • Romain Badouard, CRTF, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, Université de Cergy-Pontoise
  • Pierre-Jean Benghozi, Professeur à l’école Polytechnique pôle de recherche en économie et gestion, Directeur de recherche au CNRS, membre de l’Arcep
  • Luc Biichlé, Maître de conférences en Sciences du langage, ICTT, Université d’Avignon
  • Christophe Bouneau, Professeur d’Histoire contemporaine, CEMMEC, Université Bordeaux-Montaigne.
  • Valérie Carayol, Professeure en Sciences de l’information et de la communication, MICA, Université Bordeaux-Montaigne
  • Dominique Cardon, Professeur de sociologie, et chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux EHESS, Laboratoire des usages de France Télécom, Université Marne la Vallée
  • Cécile Croce, Maître de conférences HDR, en esthétique et sciences de l’art, psychanalyse, Université Bordeaux-Montaigne.
  • Alain Escadafal, Chercheur, Directeur du master Aménagement Touristique, IATU, ADESS, Université Bordeaux-Montaigne.
  • Fanny Georges, Sémiologue, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, CIM et MCPN, Associée à l’ISCC, Université Sorbonne Nouvelle.
  • Gino Gramaccia, Professeur en Sciences de l’information et de la communication, MICA, Université Bordeaux-Montaigne
  • Michel Figeac, Professeur d’histoire moderne, CEMMC, Université Bordeaux-Montaigne Jean-Paul Fourmentraux, Maître de conférences HDR en Sciences de l’information et de la communication, GERiiCO, Chercheur associé à l’EHESS-CRAL, Université de Lille3
  • Aurélie Laborde, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, MICA, Université Bordeaux-Montaigne
  • Bernard Lafargue, Professeur d’histoire de l’art et d’esthétique, MICA, Université Bordeaux-Montaigne
  • Pascal Lardellier, Professeur en Sciences de l’information et de la communication, CIMEOS, Université de Bourgogne
  • Emmanuel Lazega, Professeur à Sciences Po (Paris), CSO, Université Paris Dauphine
  • Louise Merzeau, Maître de conférences HDR en Sciences de l’information et de la communication, DICEN, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense.
  • Pierre Musso, Philosophe, Docteur en sciences politiques, Professeur en Sciences de l’information et de la communication, LTCI, LAS, Université Rennes II et Telecom Paris Tech. Associé au LIRE- ISH, Université de Lyon II.
  • Françoise Paquienséguy, Professeure en Sciences de l’information et de la communication, Elico, Sciences Po-Lyon
  • Thierry Paquot, Philosophe, Professeur à l’Institut d'urbanisme de Paris, Associé à l’ISCC, Université Paris XII-Val-de-Marne.
  • Jacques Perriault, Professeur émérite en Sciences de l’information et de la communication, Université Paris Nanterre
  • Denis Retaillé, Géographe, Professeur de géographie, ADESS, Université Bordeaux-Montaigne

Comité d'organisation 

  • Charlotte Blanc, doctorante en Sciences de l'information et de la communication, EA MICA
  • Mélanie Mauvoisin, doctorante en Sciences de l'information et de la communication, EA MICA

Soutiens institutionnels 

  • Ecole doctorale "Montaigne - Humanités" - Université Bordeaux Montaigne
  • Équipe d’accueil MICA - Médiations, Information, Communication, Arts - Université Bordeaux-Montaigne
  • REPLIC (Réseaux Pluridisciplinaires pour l'Information et la Communication) - Association de doctorants de Bordeaux - Montaigne

Calendrier

  • Retour des propositions de contribution : 30 octobre 2014
  • Réponse aux candidats : décembre 2014
  • Remise définitive des textes de communication : mars 2015
  • Colloque - Université Bordeaux Montaigne : 15 et 16 avril 2015
  • Remise définitive des articles en vue d’une évaluation pour la publication : 1er juin 2015

Lieux

  • Domaine universitaire, Esplanade des Antilles
    Pessac, France (33)

Dates

  • jeudi 30 octobre 2014

Mots-clés

  • réseau, mobilité, flux, relation, circuler, interconnecter, représenter, mesurer, participer, communiquer

Contacts

  • Charlotte Blanc
    courriel : charlotteblanc [at] outlook [dot] fr
  • Mélanie Mauvoisin
    courriel : melanie [dot] mauvoisin [at] u-bordeaux-montaigne [dot] fr

Source de l'information

  • replic replic
    courriel : replicbx3 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Penser les réseaux en sciences humaines et sociales », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 28 juillet 2014, http://calenda.org/294344