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La diversification de la formation professionnelle

Former et se former aujourd'hui et demain

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Publié le mardi 19 août 2014 par Céline Guilleux

Résumé

La diversification de la formation professionnelle implique plusieurs processus qui constituent à la fois un déploiement et une différenciation de la formation. Ces phénomènes illustrent les caractéristiques de la complexité telles qu'Edgar Morin nous les livre dans l'ensemble de son œuvre : le tout est à la fois plus et moins que la somme de ses parties. De même, ce qui est complexe est à la fois irréductible, imprévisible, produit et producteur, et auto-éco-organisateur. On assiste ainsi à la multiplication des certifications, titres et diplômes, à certains changements dans les modalités de certification, dû au transfert des certifications vers le secteur privé, à l'invention de nouveaux modèles économiques pour la formation, à la conception d'approches pédagogiques différentes, à la prise en compte d'autres publics, à l'exploration de terrains de la formation jusque là laissés en friche, à la mobilisation de modalités et d'outils de formation innovants, à l'observation de métiers de la formation renouvelés, à la mise en œuvre de méthodes d'accompagnement inédits... Ces considérations interrogent sur la façon dont les mondes de la formation font face à l'incertitude.

Annonce

Argumentaire

Selon le Larousse, diversifier signifie « faire prendre à quelque chose des caractères, des aspects divers » (Web Larousse, 2014). Pour une entreprise, la diversification signifie également « l'élargissement de la gamme des activités et/ou des marchés auxquels elle se consacre » (Web Larousse, 2014). Ce qui est divers est donc ce qui est différent, mais aussi pluriel. Il s'agit à la fois d'un déploiement, à partir d'un état initial qui contient a priori le potentiel du tout, et d'une différenciation de cet état initial qui en comprend pourtant toujours des traces.

A cet égard, la diversification de la formation professionnelle implique plusieurs processus qui constituent à la fois un déploiement et une différenciation de la formation. Ces phénomènes illustrent les caractéristiques de la complexité telles qu'Edgar Morin nous les livre dans l'ensemble de son œuvre : le tout est à la fois plus et moins que la somme de ses parties. De même, ce qui est complexe est à la fois irréductible, imprévisible, produit et producteur, et auto-éco-organisateur. On assiste ainsi à la multiplication des certifications, titres et diplômes, à certains changements dans les modalités de certification, dû au transfert des certifications vers le secteur privé, à l'invention de nouveaux modèles économiques pour la formation, à la conception d'approches pédagogiques différentes, à la prise en compte d'autres publics, à l'exploration de terrains de la formation jusque là laissés en friche, à la mobilisation de modalités et d'outils de formation innovants, à l'observation de métiers de la formation renouvelés, à la mise en œuvre de méthodes d'accompagnement inédits... Ces considérations interrogent sur la façon dont les mondes de la formation font face à l'incertitude. Afin de structurer nos analyses, on peut considérer que la diversification de l’offre de formation concerne trois niveaux de la formation : le premier concerne l’Etat, par la diversification de l’offre de formation globale sur le territoire. Le second niveau concerne les centres de formation, qui ouvrent leur catalogue à de nouvelles sources de certification. En lien avec les éléments précédents, la diversification concerne également les modalités de la formation d’un point de vue pédagogique, impliquant à la fois les savoirs, les intervenants et les publics formés.

L'État

L’offre de formation professionnelle n’a jamais été aussi conséquente en France : diplômes de l’enseignement supérieur, diplômes d’Etat, certificats de qualification professionnelle de branche, titres professionnels que tout organisme peut proposer à l’enregistrement auprès de la CNCP, modules qualifiants, professionnalisants, diplômants… A quoi est due cette recrudescence ? A une politique délibérée ou à un emballement du processus d’habilitation des formations ? Quelles en sont les conséquences pour les candidats et pour les acteurs de la formation eux-mêmes ?

La décentralisation de la certification a permis aux institutions de se libérer des contraintes techniques, administratives et financières de l’organisation des formations et de leur certification. Aujourd’hui, selon, elles délivrent les habilitations et agréments et en évaluent les organismes délégués.

Les centres de formation

Dans le même temps, beaucoup d'organismes de formation font face à une baisse de leur activité consécutivement à la baisse des financements et à l’accroissement de la situation concurrentielle. Les prescripteurs -candidats, Etat, financeurs, institutions, branches professionnelles- chacun pour des raisons qui leurs sont propres et qui seraient intéressantes d'eclaircir et d'analyser dans le cadre de ce colloque, exigent des formations et titres « reconnus par l’Etat », c’est à dire inscrits au Répertoire National des Certifications Professionnelles. La « reconnaissance » des parcours semble ainsi devenir un enjeu majeur de la formation professionnelle. Cette modification des règles du jeu a été actée par la loi n° 2014-288 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale. Les communications proposées dans le cadre de cette thématique pourront se pencher sur les enjeux de cette nouvelle règlementation pour les centres de formation, sur ses objets, son impact sur le paysage de la formation professionnelle.

En conséquence, les centres de formation s’organisent pour intégrer ce type de titres à leur catalogue en diversifiant leurs modalités d'intervention. Ils constituent des réseaux pour proposer des certifications à l’enregistrement auprès du RNCP, nouent des partenariats pour louer les droits d’accès aux titres détenus par d’autres, ou se convertissent en prestataires de service pour d’autres centres de formation lorsqu’ils peuvent proposer des compétences et des modalités de formation complémentaires ou spécifiques à un domaine, voire innovantes et complexes à mettre en œuvre pour des organismes classiques, tel que le e-learning. Quel sera le paysage de la formation dans les années à venir au regard de ces considérations ?

Les approches pédagogiques et les outils de la formation

Dans un troisième temps, dans un contexte bouleversé par le développement des nouvelles technologies, on assiste à une recrudescence des recherches portant sur les outils de la formation et leur impact sur la transmission des savoirs. Le elearning, les MOOCs, génèrent de nouveaux modes d'apprentissage. Les penseurs de l'autoformation comme Pineau (1983), Galvani (1991), Dumazedier (1993), Carré (1997) illustrent ces recherches. Dans un environnement où chacun doit construire sa place dans la société, où chacun doit devenir le maître d’œuvre de son propre projet de vie, la formation est plus que jamais un outil de socialisation. Elle doit donc prendre en compte ces évolutions et accompagner l'apprenant dans ce processus. La forme des savoirs, les stratégies d'apprentissage et la relation pédagogique (HOUSSAYE, 1988) est plus que jamais au centre des réflexions : de l'approche ternaire de la formation de Philippe Carré (CARRE et al., 1997) au tétraèdre de Faerber (2002), les TICE impactent profondément la pédagogie.

À l’occasion des dernières Assises de l’Enseignement supérieur, la fin du cours traditionnel a été longuement évoquée. Le cours magistral ne fait que transmettre un savoir académique en maintenant les étudiants dans la passivité (Kitchen, Finch & Sinclair, 2008) et en imposant un même rythme d’apprentissage à un public hétérogène. Si les controverses ne datent pas d’hier, elles sont remises au cœur des débats par la révolution numérique à l’œuvre. Le secteur éducatif, basé sur le modèle transmissif coménien, est en proie à de profonds bouleversements. L'apprenant dispose aujourd'hui d'une infinité de sources informationnelles et peut, à tout moment, s'en remettre à ses pairs sur les réseaux sociaux ou interagir en ligne avec son référent pédagogique, lui-même acculé à une remise en question selon les prérogatives du « tiers formant » (Mœglin, 1998).

Une éducation alternative a vu le jour dans différents pays à l’instar de FUN[1], des Universités Ouvertes[2], ou de la P2PU[3] qui rencontrent un franc succès[4] comme c’est le cas pour Coursera[5]. D'aucuns y voient l'émergence d'un nouveau paradigme éducatif, d'autres – ceux-là mêmes qui s′étaient opposés à l'informatique à l'école (Finkielkraut & Soriano, 2001) – les considèrent comme un obstacle aux échanges en classe (Chaptal, 2003). Pour autant, les changements induits par les nouveaux usages du web affectent la valeur des contenus didactiques autant que les modalités de médiations elles-mêmes, laissant présager une redistribution des rôles (Pédauque & Melot, 2006). Qu’il s’agisse de la conception, de la scénarisation ou de la diffusion des contenus pédagogiques, tous les secteurs de la formation sont concernés. Dans ce paradigme, le rôle et les usages, l’accompagnement, l’apprentissage, la relation à proprement parler enseignants / étudiants constituent une heuristique féconde autant pour les Sciences de l’Education que pour les Sciences de l’Information et de la Communication.

Quels en sont les enjeux économiques, les usages et les stratégies pédagogiques associées ? Quel rôle peuvent-ils jouer dans les stratégies d'individualisation ? Avec ces dispositifs, nous dirigeons-nous vers une formation de plus en plus spécifique, à la carte, en fonction de la personne qui la sollicite et de son projet propre ?

En quoi les outils de la formation sont-ils impactés par la diversification ? Quel rôle jouent les NTIC dans ce contexte ? Permettent-elles de mettre en œuvre une réelle multimodalité au service de l'individualisation, transforment-ils les savoirs qu'ils sont sensés aider à transmettre ? Quelles autres compétences utiles permettent-ils de développer ? Quelle conscience avons-nous de ce potentiel, et en quoi est-il mis au service de l'apprenant ?

Les intervenants

En quoi les métiers de la formation sont-ils impactés par cet environnement ? Quel regard peut-on porter sur l'évolution de ces métiers, tant en ce qui concerne la diversification de leurs compétences, de leurs domaines d'intervention, que ce qui touche à l'émergence de nouveaux métiers, de nouveaux acteurs ? Quels sont ces nouveaux métiers ? Comment sont-ils perçus aujourd'hui, quelle reconnaissance leur est accordée ? Comment former aujourd'hui les intervenants de demain au regard de ces considérations ?

Les apprenants

Dans le contexte de réforme de la formation professionnelle, de diversification des certifications, le candidat à la formation doit mener une véritable enquête pour choisir sa formation en toute connaissance de cause : au-delà du choix de la thématique qui relève d’un choix d’orientation, il doit choisir le type de certification (titre professionnel, diplôme) les modalités de formation (présentiel, semi-présentiel, e-learning, alternance, classe inversée, cours magistraux,…), le centre de formation, sa localisation… Il peut consulter le catalogue du RNCP, le Centre Inffo, les SCUIO de sa commune. Tous les publics ont-ils les moyens d’organiser une telle enquête ? En ont-ils tous les outils ? Quels seront les critères de son choix ? Sont-ils les mêmes que le financeur de la commande publique de formation ?

On peut également se demander qui sont les apprenants d'aujourd'hui ? Comment appréhendent-t-ils les bouleversements de l'environnement de la formation ? Comment s'adaptent-ils ? Le rapport au savoir est-il impacté ? Les apprenants participent-ils à ce changement, ou le subissent-ils ?

Les thématiques

1. Le contexte de la diversification

  • Les raisons de la diversification – Le contexte social, historique et culturel
  • Les formes de la diversification : déploiement, décentralisation, différenciation, changement...
  • Les origines politiques de la diversification, enquêtes, analyses
  • Les commandes publiques et les besoins en formation
  • Le financement de la formation
  • La décentralisation de l’offre de formation professionnelle et la diversification des titres et diplômes
  • La diversification des modules de formation non diplômants
  • Les publics de la formation : besoins, portraits, études de cas

2. Diversification pédagogique et modèles économiques

  • Les nouvelles pédagogies et leur mobilisation par l’Education nationale et par le secteur privé : études unilatérales ou comparatives, illustrations d’innovations,
  • L’accompagnement médié des apprenants en formation distante
  • Des modalités de formation correspondant aux caractéristiques générationnelles de la population : le e-learning, …
  • Diversification du modèle économique : des cours ouverts massivement connectés pour attirer de nouvelles cibles.
  • La diversification de l'offre d'encadrement : nouvelles approches, utilisation et impact des nouvelles technologies, nouveaux acteurs, nouveaux métiers...

3. La diversification de l’offre de formation et le monde professionnel

  • Des formations pour quels emplois ?
  • La relation entre l’offre de formation et l’emploi, l’offre de formation et l’insertion
  • Les professionnels dans la conception des diplômes
  • Diversification en formation et projet professionnel
  • Diversification de la formation et orientation

4. Vers une nouvelle forme de formation ?

  • Les systèmes de formation au-delà de nos frontières
  • La personnalisation de la formation  ; jusqu’où ira-t-on ?
  • l’Apprentissage informel : un changement de paradigme
  • Travaux de prospective : ENT, EPA, LMS, Open Badges, ePortfolio...

L’intérêt de ce colloque consiste à interroger la diversification de la formation et à croiser les regards des différents participants sur ses enjeux.

D’une manière générale, les communications doivent s’inscrire dans la thématique du colloque et l’un (ou plusieurs) des axes proposés :

  • Le contexte de la diversification
  • Diversification pédagogique et modèles économiques
  • La diversification de l’offre de formation et le monde professionnel
  • Vers une nouvelle forme de formation ?

Chaque contribution doit appartenir à l’une des catégories suivantes :

  • Travaux de recherche : communications réalisées au départ d’un corpus de données empiriques traitées de manière systématique (enquêtes, recherches expérimentales, recherches-actions).
  • Développements d’outils : communications réalisées au départ d’un corpus de techniques mises au profit de l’évaluation.
  • Analyses de pratiques : communications réalisées au départ d’un corpus de situations ou de pratiques en situations, analysées dans leur contexte.
  • Synthèse de recherches : communications réalisées au départ d’un corpus de recherches existantes et synthétisées selon la méthode de la méta-analyse ou d’autres méthodologies.

Modalités de soumission

Les communications dureront 15mn + 15mn de questions ou 20mn + 10mn de questions. 

Les communiquants pourront présenter le support de leur choix : poster (format numérique pour le projeter sur écran), PowerPoint, vidéo... Les modalités sont à préciser lors de l'envoi du résumé de la communication.

Les propositions de communication sont à déposer sur le site du colloque 

avant le 30 septembre 2014.

Le résumé de la communication devra respecter les normes de présentation suivantes :

  • En en-tête de la page seront indiqués : les coordonnées des auteurs : Nom et prénom, adresse électronique, cordonnées téléphoniques et postales, statut professionnel, institution de rattachement de l'auteur/des auteurs.
  • Titre de la communication.
  • Résumé étendu (1500 signes) précisant la problématique, les données utilisées et la méthode
  • Une bibliographie (10-15 ouvrages maximum) aux normes APA.
  • Les références bibliographiques ne sont pas prises en compte dans le comptage des mots du résumé.

Le texte / présentation / poster de la communication devra respecter les normes suivantes:

Titre de la communication.

  • Marges : gauche : 3cm ; droite : 2cm.
  • Police : Times 12, interligne 1.
  • 30 000 signes, espaces compris, soit environ 10 pages.
  • Une bibliographie (10-15 ouvrages maximum) aux normes APA.
  • Les références bibliographiques ne sont pas prises en compte dans le comptage des mots du résumé.

Calendrier

  • Les propositions de communication sont à envoyer avant le 30 septembre 2014.
  • Le comité scientifique fournira une réponse à partir du 1er décembre 2014.
  • Le texte des communications définitifs (support de présentation + texte) devront parvenir au comité avant le 30 avril 2015.

Procédure d’évaluation

Après avoir été rendu anonymes par les organisateurs du colloque, les propositions seront évaluées par deux membres du Comité scientifique en fonction des critères suivants :

  • Pertinence (lien avec la thématique du colloque) ;
  • Cadre conceptuel et problématisation (cadre théorique, questions, objectifs, références-clés) ;
  • Démarches (méthodologie, recueil, corpus, instruments, analyses) ;
  • Clarté et construction du propos.

En cas de discordance entre les arbitres, un troisième évaluateur sera sollicité.

Publication

Toutes les communications seront publiées :

  • Soit par voie numérique, sur le blog d'Icademie R&D.
  • Soit intégrées aux actes papier.

Seuls les textes parvenus dans les délais seront publiés.

Seuls les textes présentés dans le cadre du colloque seront publiés.

La possibilité d'enregistrement vidéo du colloque est proposée, avec possibilité de diffuser tout ou partie des échanges via la chaîne You Tube Icademie. Une autorisation de cession de droits à l'image sera soumise à signature des personnes présentes à l'entrée du colloque.

Comité scientifique

  • Richard Wittorski, CREF, CNAM.
  • Marie-Louise Martinez, CIVIIC, Université de Rouen
  • André Pachod, CIVIIC, ESPE de Strasbourg (président de séance)
  • Jacques Méard, LAMHESS, ESPE de Nice
  • Eric Boutin, I3m, Université de Toulon
  • Philippe Bonfils, I3m, Université de Toulon
  • Laurent Collet, I3m, Université de Toulon
  • Ivan Ivanov, I3m, Université de Toulon
  • Julien Pierre, GRESEC, Université de Grenoble 3 
  • Hubert Vincent, CIVIIC, Université de Rouen
  • Thierry Ardouin, CIVIIC, Université de Rouen
  • Stéphanie Gasse, CIVIIC, Université de Rouen
  • Benjamin Saccomano, CERTOP, Université de Toulouse le Mirail
  • Christophe Parmentier, CREAD, Université de Rennes
  • Francis Danvers, PROFEOR, Université de Lille 3
  • Béatrice Savarieau, CIVIIC, Université de Rouen
  • Jérôme Eneau, CREAD, Université de Rennes

Comité d’organisation

  • Mélissa Dir,  doctorante en Sciences de l’Education, Université de Lyon 2, laboratoires Lamhess de Nice et ECP de Lyon (co-direction), logistique média
  • Xavier Inghilterra, doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Toulon, Laboratoire I3M Toulon, communication institutionnelle
  • Elizabeth Armao-Méliet, doctorante en Sciences de l’Education à l’Université de Rouen - laboratoire CIVIIC de Rouen, coordination de l’événement
  • Anne-Laure Marol, communication événementielle, Icademi
  • Elodie Cartier, relations Presse, Icademie
  • Virginie Mouret, trésorerie, Icademie

Dates

  • mardi 30 septembre 2014

Mots-clés

  • diversification, formation professionnelle, complexité, edgar morin, e-learning, formation à distance, diplôme, titre professionnel, certification, information, communication, horizontalité, collaboration

Contacts

  • Elizabeth Armao
    courriel : icademie_labs [at] icademie [dot] com
  • Xavier Inghilterra
    courriel : x [dot] inghilterra [at] icademie [dot] com

Source de l'information

  • Elizabeth Armao
    courriel : icademie_labs [at] icademie [dot] com

Pour citer cette annonce

« La diversification de la formation professionnelle », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 19 août 2014, http://calenda.org/294772