AccueilÉtat des recherches et des bonnes pratiques en matière de programmes d’éducation sexuelle pour les parents, les écoles et les institutions

État des recherches et des bonnes pratiques en matière de programmes d’éducation sexuelle pour les parents, les écoles et les institutions

The state of research and good practices in sexual education programs for parents, schools and institutions

Conférence scientifique internationale sur l’éducation sexuelle auprès des jeunes enfants

International scientific conference on sexual education with younger children

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Publié le lundi 20 octobre 2014 par Elsa Zotian

Résumé

À quel âge devrait débuter l’éducation sexuelle à la maison et à l’école ? Qui devrait se charger de l’éducation sexuelle : les parents et/ou les institutions ? Quelle éducation sexuelle les parents d'aujourd'hui pratiquent-ils durant la petite enfance de leurs enfants? Quels sont les thèmes qui devraient faire partie de l’éducation sexuelle des jeunes enfants (0-6 ans) ? Quelles sont les caractéristiques des programmes d’éducation sexuelle à l’école qui ont fait leur preuve ? Comment s’établit la collaboration entre les professionnel-le-s de l’éducation et du soutien à la famille avec les parents ? Sur quelles bases scientifiques et sur quels droits se fondent les expert-e-s et les décideurs pour institutionnaliser l’éducation sexuelle à l’école ? Telles sont les questions que ce colloque scientifique souhaite aborder à travers des conférences en la matière, des ateliers présentant les programmes d’éducation sexuelle effectivement mis en œuvre à l’école ainsi que des recherches en cours ou terminées dans le domaine.

Annonce

Organisateurs : SANTÉ SEXUELLE Suisse, HSLU (Lucerne) et HETS (Genève)

Argumentaire

À quel âge devrait débuter l’éducation sexuelle à la maison et à l’école ? Qui devrait se charger de l’éducation sexuelle : les parents et/ou les institutions ? Quelle éducation sexuelle les parents d'aujourd'hui pratiquent-ils durant la petite enfance de leurs enfants? Quels sont les thèmes qui devraient faire partie de l’éducation sexuelle des jeunes enfants (0-6 ans) ? Quelles sont les caractéristiques des programmes d’éducation sexuelle à l’école qui ont fait leur preuve ? Comment s’établit la collaboration entre les professionnel-le-s de l’éducation et du soutien à la famille avec les parents ? Sur quelles bases scientifiques et sur quels droits se fondent les expert-e-s et les décideurs pour institutionnaliser l’éducation sexuelle à l’école ? Telles sont les questions que ce colloque scientifique souhaite aborder à travers des conférences en la matière, des ateliers présentant les programmes d’éducation sexuelle effectivement mis en œuvre à l’école ainsi que des recherches en cours ou terminées dans le domaine.

La thématique de ce colloque s’inscrit dans un débat actuel, politique et scientifique, en Suisse et dans le monde (en particulier aux Etats-Unis[1]) qui questionne la place de l’éducation sexuelle à l’école depuis des décennies (Bodmer 2013; Schaalma et al. 2004). Cet objet controversé suscite des débats publics qui sont une illustration des mutations de la famille et des systèmes de valeurs (Parker, Wellings, and Lazarus 2009): Le mariage pour tous ou encore la controverse autour de "la théorie du genre" en France[2] ou encore les débats actuels en Allemagne et en Suisse posent des questions à différents niveaux : à quel âge faut-il débuter l’éducation sexuelle, quels contenus en fonction de l’âge des enfants doit-elle inclure, l’accès à l’éducation sexuelle est-il un droit de l’enfant ?

Les pouvoirs publics des pays occidentaux soutiennent généralement la politique publique de l’éducation sexuelle, et ceci de manière engagée depuis l'arrivée du sida. En finançant des programmes basés sur une approche préventive, ils ont utilisé l'éducation sexuelle pour remplir leur mandat de santé publique et résoudre des problèmes sociétaux (les IST et le VIH, les grossesses non désirées et plus récemment les abus sexuels). En Suisse, ce soutien émane notamment dela Confédérationet des cantons qui visent à promouvoir la systématisation de l’éducation sexuelle dans le cadre de l’école obligatoire (Centre de compétences pour l’éducation sexuelle à l’école 2008) pour mettre en oeuvre les programmes de prévention IST et VIH.

Enfin, une approche positive et globale de la sexualité est promue depuis récemment par différents acteurs internationaux (IPPF 2006). Cette approche novatrice représente un grand changement par rapport aux conceptions plus traditionnelles de l’éducation sexuelle, essentiellement basées sur la prévention des risques (VIH/IST) et des grossesses non désirées (Parker, Wellings, and Lazarus 2009, 227). Elle a été développée dans un premier temps par l’IPPF (2006) puis en 2010 par un groupe d’expert-e-s sous l’égide d’OMS Europe qui a défini l’éducation sexuelle holistique basée sur les droits comme étant la norme de référence à laquelle il faudrait tendre pour répondre aux besoins de nos sociétés (OMS, BzGA 2010). Des études ont montré que l’accès des jeunes, des femmes et des hommes à une éducation sexuelle holistique améliore leur bien-être sexuel, en réduisant leur vulnérabilité à des atteintes physiques et psychiques en lien avec la sexualité et la vie relationelle.

Dans ce débat autour des approches de l'éducation sexuelle à l’école et de leur efficacité, la communauté scientifique a un rôle à jouer, en alimentant la réflexion, en valorisant des recherches et en ouvrant des espaces d’échange. Les organisateurs et organisatrices de ce colloque souhaitent mettre l’accent sur des éléments qui font débat et qui sont restés peu explorés jusqu’à présent : la mise en oeuvre, l’efficacité et la pertinence de l’éducation sexuelle pour les jeunes enfants et son impact sur le développement des compétences psychosociales et la prévention des abus sexuels.

L'efficacité d'une éducation sexuelle pour les jeunes enfants

Sur la base des standards de l'éducation sexuelle d'OMS Europe (OMS, BzGA 2010), il est aujourd'hui de plus en plus admis chez les professionnel-le-s de l’éducation sexuelle que celle-ci doit débuter dès le plus jeune âge et concerner une pluralité de thématiques. C’est précisément cette ouverture de l’éducation sexuelle pour les plus jeunes à des thématiques sociales (par ex. les stéréotypes de genre ou la gestion des relations interpersonnelles) qui fait l’objet de contestations et qui interroge le rôle de l’école et des parents. À ce jour, peu de recherches ont été publiées sur la mise en œuvre et l’efficacité d’une éducation sexuelle dite holistique chez les enfants (Kirby 1999; Spear, Young, and Denny 1997). En effet, la conduite d’analyses sur l’efficacité concernant l’éducation sexuelle se centre davantage sur les adolescent-e-s au niveau international, principalement aux Etats-Unis et dans le monde anglo-saxon, et sur leurs comportements protecteurs liés aux VIH/SIDA et aux grossesses non désirées (Chin et al. 2012; Collins et al. 2002; Elliott et al. 2013; Kirby, Laris, and Rolleri 2007; Kohler, Manhart, and Lafferty 2008; Santelli et al. 2006; Schaalma et al. 2004) et leur entrée dans une sexualité active[3]. Il manque donc des recherches sur la petite enfance, respectivement sur l’âge de début d’une éducation sexuelle institutionnalisée (Braeken and Cardinal 2008), les chercheurs s’accordant uniquement sur le fait de la commencer avant les premières expériences sexuelles (Grunseit and Richters 2000; Mueller, Gavin, and Kulkarni 2008). De même il manque des études sur l’impact d’une éducation sexuelle qui n’est pas centrée sur les risques mais sur une approche positive (Ingham 2005).

Ce colloque veut donc offrir la possibilité aux chercheurs/ses de présenter des travaux sur la mise en œuvre et les effets d’une éducation sexuelle holistique destinée aux jeunes enfants sur leurs compétences psychosociales (estime de soi, gestion des émotions, etc.) voire sur l’impact de ces dernières (par ex. la prévention des abus sexuels).

Le retour d’expérience des programmes d’éducation sexuelle à l’attention des jeunes enfants - Programmes pour parents et institutions

Par ailleurs, ce colloque veut également donner l’opportunité à des spécialistes de présenter des programmes scolaires / institutionnels d’éducation sexuelle qui ont fait leur preuve et qui s’adressent à de jeunes enfants. À l’aide de ces contributions, il vise à dresser un état des lieux des expériences menées sur le terrain lors de la mise en œuvre des programmes d’éducation sexuelle destinés aux enfants. Il serait intéressant de les confronter aux standards proposés par OMS Europe, qui retient les contenus prioritaires suivants pour les enfants de 4 à 6 ans : les mythes relatifs à la reproduction, les différentes émotions dont l’amitié et l’amour, les différences liées au genre, à la culture et à l’âge ainsi que la prévention des abus. La pratique en Suisse montre que l’Etat a tendance à ne retenir que la prévention des abus sexuels, en créant un cours particulier. Cette pratique émane d’une volonté des parents comme le montrent les expériences en Suisse et à l’international (par ex. Weaver et al. 2002). Quelles sont les évidences de ce type d’approche ? Existe-t-il des programmes basés sur un cadre de référence international qui engloberait tous les thèmes de l’éducation sexuelle pour cette classe d’âge ? Comment les parents sont-ils impliqués dans ces programmes ? Ce colloque se propose de donner également des éléments de réponses à ces questions.

Références bibliographiques

  • Bennett, Sylvana E., and Nassim P. Assefi. 2005. “School-Based Teenage Pregnancy Prevention Programs: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials.” Journal of Adolescent Health 36 (1): 72–81.
  • Bodmer, Nancy M. 2013. Psychologie Der Jugendsexualität. Huber. Bern.
  • Braeken, Doortje, and Melissa Cardinal. 2008. “Comprehensive Sexuality Education as a Means of Promoting Sexual Health.” International Journal of Sexual Health 20 (1-2): 50–62.
  • Centre de compétences pour l’éducation sexuelle à l’école. 2008. “Document établissant les bases d’une éducation sexuelle à l’école" Haute École Pédagogique de Suisse centrale PHZ.
  • Chin, Helen B., Theresa Ann Sipe, Randy Elder, Shawna L. Mercer, Sajal K. Chattopadhyay, Verughese Jacob, Holly R. Wethington, et al. 2012. “The Effectiveness of Group-Based Comprehensive Risk-Reduction and Abstinence Education Interventions to Prevent or Reduce the Risk of Adolescent Pregnancy, Human Immunodeficiency Virus, and Sexually Transmitted Infections: Two Systematic Reviews for the Guide to Community Preventive Services.” American Journal of Preventive Medicine 42 (3): 272–94.
  • Collins, Chris, Priya Alagiri, Todd Summers, and S. F. Morin. 2002. “Abstinence Only vs. Comprehensive Sex Education: What Are the Arguments? What Is the Evidence?” http://ari.ucsf.edu/science/reports/abstinence.pdf [30.09.2014]
  • Elliott, Lawrie, Marion Henderson, Catherine Nixon, and Daniel Wight. 2013. “Has Untargeted Sexual Health Promotion for Young People Reached Its Limit? A Quasi-Experimental Study.” Journal of Epidemiology and Community Health.
  • Grunseit, Anne C., and Juliet Richters. 2000. “Age at First Intercourse in an Australian National Sample of Technical College Students.” Australian and New Zealand Journal of Public Health 24 (1): 11–16.
  • Ingham, Roger. 2005. “‘We Didn’t Cover That at School’: Education against Pleasure or Education for Pleasure?” Sex Education 5 (4): 375–88.
  • IPPF. 2006. “IPPF Framework For Comprehensive Sexuality Education.” http://www.ippf.org/resource/IPPF-Framework-Comprehensive-Sexuality-Education.
  • Kirby, Douglas. 1999. “Reflections on Two Decades of Research on Teen Sexual Behavior and Pregnancy.” Journal of School Health 69 (3): 89–94.
  • Kirby, Douglas B., B. A. Laris, and Lori A. Rolleri. 2007. “Sex and HIV Education Programs: Their Impact on Sexual Behaviors of Young People throughout the World.” Journal of Adolescent Health 40 (3): 206–17.
  • Kohler, Pamela K., Lisa E. Manhart, and William E. Lafferty. 2008. “Abstinence-Only and Comprehensive Sex Education and the Initiation of Sexual Activity and Teen Pregnancy.” Journal of Adolescent Health 42 (4): 344–51.
  • “La ‘théorie du genre’, nouvel ennemi de l’ordre ‘naturel.’” 2013. Le Monde.fr. http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/09/14/la-theorie-du-genre-nouvel-ennemi-de-l-ordre-naturel_3477606_3224.html [30.09.2014].
  • Mueller, Trisha E., Lorrie E. Gavin, and Anikand Kulkarni. 2008. “The Association between Sex Education and Youth’s Engagement in Sexual Intercourse, Age at First Intercourse, and Birth Control Use at First Sex.” Journal of Adolescent Health 42 (1): 89–96.
  • OMS, BzGA. 2010. “Standards Pour L’éducation Sexuelle En Europe.” https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf [30.09.2014].
  • Parker, Rachael, Kaye Wellings, and Jeffrey V. Lazarus. 2009. “Sexuality Education in Europe: An Overview of Current Policies.” Sex Education 9 (3): 227–42.
  • Santelli, John, Mary A. Ott, Maureen Lyon, Jennifer Rogers, Daniel Summers, and Rebecca Schleifer. 2006. “Abstinence and Abstinence-Only Education: A Review of US Policies and Programs.” Journal of Adolescent Health 38 (1): 72–81.
  • Schaalma, Herman P., Charles Abraham, Mary Rogers Gillmore, and Gerjo Kok. 2004. “Sex Education as Health Promotion: What Does It Take?” Archives of Sexual Behavior 33 (3): 259–69.
  • Spear, Caile, Michael Young, and George Denny. 1997. “Field Testing of an Abstinence-Based Sexuality Education Program for Upper Elementary School Students.” Journal of Health Education 28 (6): 335–44.
  • Weaver, Angela D., E. Sandra Byers, Heather A. Sears, Jacqueline N. Cohen, and Hilary ES Randall. 2002. “Sexual Health Education at School and at Home: Attitudes and Experiences of New Brunswick Parents.” Canadian Journal of Human Sexuality 11 (1): 19–32.
  • Wellings, K., J. Wadsworth, A. M. Johnson, J. Field, L. Whitaker, and B. Field. 1995. “Provision of Sex Education and Early Sexual Experience: The Relation Examined.” British Medical Journal 311 (7002): 417–20.

Public cible

Chercheurs/euses dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et des droits, professionnel-le-s de la santé sexuelle, responsables politiques et administratifs en charge de l’éducation sexuelle au niveau cantonal et communal, enseignant-e-s, médecins et infirmières scolaires, spécialistes de la promotion de la santé, sexologues, professionnel-le-s de l'éducation, du soutien à la famille et du travail social, étudiant-e-s.

Conditions de soumission

  • Présentation de l’éducation sexuelle à l’école destinée aux jeunes enfants

Programmes pour les parents et les institutions

Conférence scientifique sur l’éducation sexuelle auprès des jeunes enfants // 13.03.2015

Objet de la communication

Les communications portent sur la présentation d’un programme d’éducation sexuelle mis en œuvre en Suisse ou à l’étranger. Le programme d’éducation sexuelle doit viser les enfants du début de l’école obligatoire (4-6 ans) ou les enfants entre 0 et 4 ans dans le cadre institutionnel (ex. les crèches). Les programmes peuvent également viser les parents des enfants en bas âge pour accompagner ces derniers dans le cadre de l'éducation sexuelle familiale, respectivement garantir une bonne collaboration avec les enseignant-e-s et professionnel-le-s de l’éducation et du soutien à la famille.

Types de communication

Les contributeurs/trices peuvent proposer trois types de communication :

  • des communications orales présentant un programme d’éducation sexuelle (15 min. de présentation + 10 min. de discussion) ;
  • des communications affichées (posters) présentant le programme d’éducation sexuelle (par ex. thématiques abordées dans le programme telles que la prévention des abus sexuels, le langage du corps, le travail sur les émotions, etc.), l’organisation du programme (qui finance, depuis combien de temps, qui anime le cours, etc.), etc.
  • des ateliers (3 communications/75’). Les contributions d’un atelier sont articulées autour d’une thématique commune (par ex. la prévention des abus sexuels) et d’un texte de cadrage rédigé par le/la coordinateur/trice de l’atelier. Chaque atelier réunit des communications provenant d’au moins deux organisations différentes.

Aspects formels des propositions de communication

Les langues de communication sont l’allemand, le français ou l’anglais, selon les modalités suivantes :

  • Les communications orales peuvent être données en allemand, en français ou en anglais si la communication est rattachée à un atelier proposé en anglais.
  • Les posters peuvent être en allemand, en français ou en anglais
  • En fonction des contributeurs/trices, les ateliers sont en allemand, en français ou bilingue (allemand-français). Si le nombre de contributions le permet, un atelier peut être organisé en anglais.

Les propositions de communication orale ou affichée (poster) comporteront :

  • un titre ;
  • un texte composé (1) d'un résumé (300 mots maximum, espaces compris) suivi (2) d'un court texte (3000 mots maximum, y compris références bibliographiques).

Les propositions pour un atelier comporteront :

  • le titre de l’atelier ;
  • un texte composé (1) d'un résumé (300 mots maximum, espaces compris) suivi (2) d'un court texte de cadrage de l’atelier (3000 mots maximum, y compris références bibliographiques);

Et pour chaque contribution à l’atelier :

  • un titre ;
  • un texte composé (1) d'un résumé (300 mots maximum, espaces compris) suivi (2) d'un court texte (3000 mots maximum, y compris références bibliographiques).

Les propositions de communication doivent être envoyées à Caroline Jacot-Descombes au plus tard jusqu’au 14 novembre 2014.

Evaluation des propositions de communication

Les propositions de communication seront évaluées par le comité scientifique en fonction des critères suivants :

  • intérêt et pertinence du programme d’éducation sexuelle proposé ;
  • caractère novateur / originalité du programme ;
  • programme qui a fait ses preuves

Le comité organisateur et le comité scientifique se réservent le droit de modifier le type de communication par rapport à celui initialement souhaité par les contributeurs/trices.

Informations pratiques

Une aide financière pour dédommager les frais de transports et d'hébergement est possible sur demande. Prière de le signaler dans votre réponse à l'appel à communication.

Pour toute précision, merci de contacter également

caroline.jacot-descombes@sante-sexuelle.ch

  • Présentation d’une étude scientifique sur l’éducation sexuelle à l’école destinée aux jeunes enfants

Conférence scientifique sur l’éducation sexuelle auprès des jeunes enfants // 13.03.2015

Objet de la communication

Les communications portent sur la présentation d’une étude scientifique sur l’éducation sexuelle auprès de jeunes enfants (0-6 ans) dans un cadre institutionnel ou familial. Les disciplines concernées peuvent être le travail social, la médecine, la psychologie, la sociologie, les sciences de l’éducation, les sciences politiques, la sexologie. Les travaux empiriques seront privilégiés aux approches théoriques.

Types de communication

Les contributeurs/trices peuvent proposer trois types de communication :

  • des communications orales présentant les résultats d’une étude (terminée ou en cours) (15 min. de présentation + 10 min. de discussion) ;
  • des communications affichées (posters) présentant une étude (terminée ou en cours). Le poster devra indiquer des éléments sur le cadre théorique, la question de recherche, la méthodologie employée, les principaux résultats, les pistes qu’elle soulève et les limites de l’étude.
  • des ateliers (3 communications/75’). Les contributions d’un atelier sont articulées autour d’une thématique commune (par ex. la prévention des abus sexuels, les outils pédagogiques, l’adhésion des acteurs aux programmes d’éducation sexuelle, l’institutionnalisation de l’éducation sexuelle, l'éducation sexuelle familiale, etc.) et d’un texte de cadrage rédigé par le/la coordinateur/trice de l’atelier. Chaque atelier réunit des communications provenant d’au moins deux organisations différentes.

Aspects formels des propositions de communication

Les langues de communication sont l’allemand, le français ou l’anglais, selon les modalités suivantes :

  • Les communications orales peuvent être données en allemand, en français ou en anglais si la communication est rattachée à un atelier proposé en anglais.
  • Les posters peuvent être en allemand, en français ou en anglais
  • En fonction des contributeurs/trices, les ateliers sont en allemand, en français ou bilingue (allemand-français). Si le nombre de contributions le permet, un atelier peut être organisé en anglais.

Les propositions de communication orale ou affichée (poster) comporteront :

  • un titre ;
  • un texte composé (1) d'un résumé (300 mots maximum, espaces compris) suivi (2) d'un court texte (3000 mots maximum, y compris références bibliographiques).

Les propositions pour un atelier comporteront :

  • le titre de l’atelier ;
  • un texte composé (1) d'un résumé (300 mots maximum, espaces compris) suivi (2) d'un court texte de cadrage de l’atelier (3000 mots maximum, y compris références bibliographiques);

Et pour chaque contribution à l’atelier :

  • un titre ;
  • un texte composé (1) d'un résumé (300 mots maximum, espaces compris) suivi (2) d'un court texte (3000 mots maximum, y compris références bibliographiques).

Evaluation des propositions de communication

Les propositions de communication seront évaluées par le comité scientifique en fonction des critères suivants :

  • intérêt et pertinence de l’objet d’étude;
  • caractère novateur / originalité de l’étude ;
  • fiabilité des résultats de l’étude.

Le comité organisateur et le comité scientifique se réservent le droit de modifier le type de communication par rapport à celui initialement souhaité par les contributeurs/trices.

Les propositions de communication doivent être envoyées à Caroline Jacot-Descombes au plus tard jusqu’au 14 novembre 2014.

Informations pratiques

Une aide financière pour dédommager les frais de transports et d'hébergement est possible sur demande. Prière de le signaler dans votre réponse à l'appel à communication.

Pour toute précision, merci de contacter également

caroline.jacot-descombes@sante-sexuelle.ch

Le colloque se tiendra à Lucerne le 13 mars 2015.

[1] Les programmes d’éducation sexuelle basés sur l’abstinence et soutenus par le Gouvernement fédéral ont généré de nombreuses études mettant en évidence l’inefficacité de cette approche. (Bennett and Assefi 2005; Collins et al. 2002; D. B. Kirby, Laris, and Rolleri 2007; Santelli et al. 2006).

[2] « La “théorie du genre”, nouvel ennemi de l’ordre “naturel” » 2013

[3] De nombreuses études ont été menées pour démontrer que les programmes d’éducation sexuelle n’encouragent pas les jeunes à débuter une sexualité active (Bennett and Assefi 2005; Collins et al. 2002; D. B. Kirby, Laris, and Rolleri 2007; Santelli et al. 2006; Wellings et al. 1995).

Comité d'organisation

  • Dr. Caroline Jacot-Descombes, cheffe de projet, SANTE SEXUELLE Suisse
  • Prof. Daniel Kunz, maître de conférence,  HSLU, Haute Ecole de travail social, Lucerne
  • Dr. Agnes Földhazi, chargée d’enseignement, Haute Ecole de travail social, Genève

Comité  scientifique

  • Dr. Caroline Jacot-Descombes, cheffe de projet, SANTE SEXUELLE Suisse
  • Prof. Daniel Kunz, maître de conférence,  HSLU, Haute Ecole de travail social, Lucerne
  • Dr. Agnes Földhazi, chargée d’enseignement, Haute Ecole de travail social, Genève
  • Pascale Coquoz, éducatrice-formatrice en santé sexuelle (Service de Planning Familial et d’Information Sexuelle) et enseignante/ formatrice en santé sexuelle (Association Education familiale), Présidente ARTANES (Association des éducatrices/teurs, formatrices/teurs en santé sexuelle et reproductive en Suisse romande et au Tessin), Fribourg
  • Ruth Niederreiter, éducatrice/formatrice en santé sexuelle et sage-femme, Adebar, Coire

Lieux

  • Lucerne, Confédération Suisse

Dates

  • vendredi 14 novembre 2014

Fichiers attachés

Mots-clés

  • éducation sexuelle, programmes scolaires, jeunes enfants, santé sexuelle, droits sexuels

Contacts

  • Caroline Jacot-Descombes
    courriel : caroline [dot] jacot-descombes [at] sante-sexuelle [dot] ch

URLS de référence

Source de l'information

  • Caroline Jacot-Descombes
    courriel : caroline [dot] jacot-descombes [at] sante-sexuelle [dot] ch

Pour citer cette annonce

« État des recherches et des bonnes pratiques en matière de programmes d’éducation sexuelle pour les parents, les écoles et les institutions », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 20 octobre 2014, http://calenda.org/301820