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Des bibliothèques qui brûlent ?

Libraries burning?

Éducation, enseignements et transmission des savoirs

Education, teaching and the transmission of knowledge

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Publié le lundi 27 octobre 2014 par João Fernandes

Résumé

Invité à une rencontre de l’UNESCO tenue à Paris en 1960, l’écrivain et traditionaliste Amadou Hampâté Bâ avait alors lancé qu’en Afrique, « quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque inexploitée qui brûle. » Conscient de la réalité culturelle des pays africains aux lendemains de leur indépendance, il souhaitait par ces paroles attirer l’attention de la communauté internationale sur la précarité des traditions, des connaissances et de leur transmission en Afrique. Œuvrant pour la préservation et le partage des savoirs, il accordait une importance toute particulière aux traditions orales et à leur transmission, processus qu’il décrivait comme étant la « mémoire vivante de l’Afrique ».

Annonce

Présentation

Le comité d'organisation du 8e colloque étudiant en histoire de l'Université de Sherbrooke souhaite inviter les étuditants de cycles supérieurs de toutes discipline à soumettre une proposition de communication avant le 1er décembre 2014 en lien avec le thème « Des bibliothèques qui brûlent? Éducation, enseignements et transmission des savoirs ». C’est une réflexion élargie sur le rôle fondamental des « institutions du savoir » (écoles, universités, associations de jeunesse, mouvements sociaux, traditions, etc.), sur leurs acteurs au fil des siècles (étudiants, enseignants, chercheurs, maîtres, disciples, intellectuels, politiques, etc.) et sur les courroies de transmission des connaissances (enseignements, contes, politiques mémorielles, œuvres culturelles, édition, vulgarisation, arts, stages, musées, etc.) que nous souhaitons mettre de l’avant à l’occasion de cet événement qui se tiendra à l'Université de Sherbrooke (Québec, Canada) les 11 et 12 février 2015. 

Argumentaire

Invité à une rencontre de l’UNESCO tenue à Paris en 1960, l’écrivain et traditionaliste Amadou Hampâté Bâ avait alors lancé qu’en Afrique, « quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque inexploitée qui brûle. » Conscient de la réalité culturelle des pays africains aux lendemains de leur indépendance, il souhaitait par ces paroles attirer l’attention de la communauté internationale sur la précarité des traditions, des connaissances et de leur transmission en Afrique. Œuvrant pour la préservation et le partage des savoirs, il accordait une importance toute particulière aux traditions orales et à leur transmission, processus qu’il décrivait comme étant la « mémoire vivante de l’Afrique ». 

Ce souci pour la préservation et la diffusion de savoirs amenait également un questionnement plus global sur la nature de l’éducation et sur sa valorisation : quelle place y occupe la mémoire, quel rôle y joue la tradition et les savoirs anciens, comment s’expriment et se développent les processus de transmission des connaissances? Loin de concerner uniquement le continent africain, ce questionnement peut s’ouvrir plus largement aux débats et aux réflexions sur l’enseignement et sur les apprentissages qui, toutes sociétés et toutes époques confondues, ont conduit à différentes compréhensions du rôle social, culturel et économique de l’éducation (sous toutes ses formes).  

Au Québec, les récentes déclarations du ministre de l’Éducation Yves Bolduc confirment d’ailleurs l’actualité de ces débats et de ces réflexions. Il mentionnait, au moment de commenter les mesures de compressions qui pourraient affecter, notamment, l’achat de livres dans les bibliothèques scolaires qu’il « n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire ». Jumelée au contexte général de restriction budgétaire qui touche tous les secteurs de l’éducation, ces déclarations réaffirment la nécessité de se questionner et de contextualiser les formes diverses d’apprentissage et de transmission des connaissances : quelle place accorder à l’éducation, quel rôle lui attribuer, et quelles sont ses finalités? Qui est ou doit être concerné par les questions liées à l’éducation? Dans quel(s) sens peut s’opérer la transmission des savoirs : se fait-elle uniquement vers les « jeunes »? Quant à la « jeunesse » en tant que catégorie, que représente-t-elle? Ne s’agit-il, comme l’affirmait Pierre Bourdieu, que d’un simple mot; que d’une construction sociale qui illustrerait un rapport de pouvoir entre deux catégories sociales (les « jeunes » et les « vieux »), ou correspond-elle plutôt à une forme de phénomène social qui se modifierait et se transfigurerait au fil des époques et des contextes culturels? Quels ont été, au fil des siècles, les objectifs fondamentaux des formes diverses de systèmes d’éducation et d’enseignement, et comment ces logiques anciennes se comparent-elles aux discours contemporains sur la « marchandisation » et sur la « rentabilité » de l’éducation? Quelle place la mémoire collective occupe-t-elle dans les logiques d’apprentissage traditionnelles et actuelles? 

C’est donc une réflexion élargie sur le rôle fondamental des « institutions du savoir » (écoles, universités, associations de jeunesse, mouvements sociaux, traditions, etc.), sur leurs acteurs au fil des siècles (étudiants, enseignants, chercheurs, maîtres, disciples, intellectuels, politiques, etc.) et sur les courroies de transmission des connaissances (enseignements, contes, politiques mémorielles, œuvres culturelles, édition, vulgarisation, arts, stages, musées, etc.) que nous souhaitons mettre de l’avant à l’occasion du 8e colloque étudiant en histoire de l’Université de Sherbrooke. Ce dernier se déroulera les 11 et 12 février 2015 sous la thématique « Des bibliothèques qui brûlent? Éducation, enseignements et transmission des savoirs ». Pour l’occasion, les étudiants de cycles supérieurs de toutes disciplines sont invités à soumettre leur proposition en lien avec la thématique générale au comité d’organisation.  

Modalités pratiques d'envoi des propositions

  • Le titre préliminaire de l’allocution ainsi qu’un résumé d’un maximum de 250 mots comprenant la problématique et les idées principales qui seront développées;
  • Vos coordonnées complètes ainsi qu’un court CV d’une page précisant votre institution d’attache, votre domaine et votre cycle d’études.

Vous devez faire parvenir le tout

avant le 1 décembre 2014

à l’adresse suivante : colloquehst@usherbrooke.ca, en prenant soin d’indiquer « Proposition de communication » comme objet. La sélection des communications se fera dans les jours suivants la date limite. Tous ceux qui auront soumis une proposition recevront un accusé de réception (au moment de la soumission) et une réponse (une fois l’ensemble des soumissions évaluées). Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec le comité d’organisation.

Axes thématiques

Les liens entre le politique et l’éducation; les débats entourant le rôle social et économique des institutions du savoir; le financement de l’éducation; l’accessibilité aux études; les réformes scolaires; l’évolution des institutions; l’école en contexte colonial; la relation entre mémoire et histoire; la place de l’histoire en éducations; lois mémorielles; politiques de monumentalisation; la transmission du savoir par le cinéma, la littérature et les arts en général; les relations maîtres/disciples; les mouvements étudiants et leurs revendications; les prises de parole estudiantines; éducation et citoyenneté; le milieu de l’édition; la tradition orale; étudiants, instituteurs et réformateurs; l’apprentissage en dehors des milieux scolaires; enseignement religieux et enseignement laïc; jeunesse; associations de jeunesse; musées; sociétés historiques; revues et journaux; débats anciens et actuels; politiques culturelles; pédagogie; lieux de mémoire; etc. 

Comité scientifique

  • Kim Lacroix, étudiante à la maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke
  • David Maurice, doctorant en histoire, Université de Sherbrooke
  • Pascal Scallon-Chouinard, doctorant en histoire, Université de Sherbrooke
  • Olivier Guimond, Candidat à la maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke
  • Guss Basaldua, étudiant à la maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke
  • Jesssica Barthe, étudiante à la maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke 

Nota Bene :

  • Les communications seront d’une durée d’environ 15 minutes par participant.
  • Vos communications pourront être publiées dans un numéro de la Revue des étudiants en histoire de l’Université de Sherbrooke qu’il est possible de consulter à l’adresse suivante : http://www.rhus.info.
  • Nous ne pouvons assurer le remboursement de toutes les dépenses des conférenciers. Toutefois, plusieurs universités offrent de couvrir une partie des frais de déplacement de leurs étudiants qui ont à participer à des colloques. Nous vous suggérons de vous informer auprès de votre institution afin d’obtenir davantage d’informations à ce sujet.

Lieux

  • Agora du carrefour de l'information de l'Université de Sherbrooke (bâtiment B2) - 2500, boul. de l'Université
    Sherbrooke, Canada (J1K 2R1)

Dates

  • lundi 01 décembre 2014

Mots-clés

  • liens entre le politique et l’éducation, les débats entourant le rôle social et économique des institutions du savoir, le financement de l’éducation, l’accessibilité aux études, les réformes scolaires, l’évolution des institutions, l’é

Contacts

  • Pascal Scallon-Chouinard
    courriel : contributions [at] histoireengagee [dot] ca
  • Kim Lacroix
    courriel : Kim [dot] Lacroix [at] USherbrooke [dot] ca

Source de l'information

  • Pascal Scallon-Chouinard
    courriel : contributions [at] histoireengagee [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Des bibliothèques qui brûlent ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 27 octobre 2014, http://calenda.org/303189