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Économie(s) de la collection naturaliste au XVIIIe siècle

XIVe congrès international d’étude du XVIIIe siècle (ISECS), Section 7 / panel 4

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Publié le jeudi 13 novembre 2014 par Elsa Zotian

Résumé

Au cours du XVIIIe siècle, l’étude de l’histoire naturelle connaît un essor considérable et devient une mode sociale et culturelle, dont la collection de spécimens des trois règnes se fait l’indispensable corollaire. Véritable dispositif de savoir, le cabinet se présente comme un espace de reproduction mimétique du monde naturel, dont il donne à voir et à lire, sur le mode de l’abrégé, la complexité de l’ordre naturel ainsi que ses beautés. Mais l’engouement concerne également des dispositifs de collection plus spécifiques, et de taille plus modeste comme, par exemple, l’herbier. Notre séance se propose de questionner les différentes formes de l’économie de la collection naturaliste au XVIIIe siècle. Il sera donc question d’interroger la circulation, l’échange et de la consommation d’objets d’histoire naturelle dans une perspective intellectuelle, sociale, monétaire et symbolique.

Annonce

Argumentaire

Au cours du XVIIIe siècle, l’étude de l’histoire naturelle connaît un essor considérable et devient une véritable mode sociale et culturelle, dont la collection de spécimens des trois règnes se fait l’indispensable corollaire. Perdant son statut de démarche exclusivement érudite, la collection naturaliste passionne depuis les sommets de la hiérarchie sociale jusqu’à la bourgeoise aisée, et cela sous des formes variées. Dès les années 1740, le cabinet de curiosités naturelles en constitue le modèle dominant. Véritable dispositif de savoir, il se présente comme un espace de reproduction mimétique du monde naturel, dont il donne à voir et à lire, sur le mode de l’abrégé, la complexité de l’ordre naturel ainsi que ses beautés. Mais l’engouement concerne également des dispositifs de collection plus spécifiques, et de taille plus modeste comme, par exemple, l’herbier.

Cette quête généralisée de spécimens naturels est accompagnée de l’émergence d’une littérature didactique (manuels, catalogues, dictionnaires, guides et récits de voyage, etc.) qui affine les méthodes de collecte et d’arrangement des amateurs, tout en éduquant leur regard. Alors que curieux, amateurs et savants se disputent le droit de posséder la nature et ambitionnent l’élaboration d’un discours scientifique sur la base de leurs collections respectives, le marché de la curiosité naturelle se développe exponentiellement à travers le continent, mais aussi grâce aux voyages d’exploration. Les échanges englobent désormais de manière très active des régions soi-disant périphériques comme la Suisse et les pays scandinaves, qui s’offrent comme des marchés parallèles à ceux plus traditionnels des Pays-Bas et des grandes capitales.

Notre séance se propose de questionner les différentes formes de l’économie de la collection naturaliste au XVIIIe siècle. Il sera donc question d’interroger la circulation, l’échange et de la consommation d’objets d’histoire naturelle dans une perspective intellectuelle, sociale, monétaire et symbolique. L’approche envisagée sera aussi bien théorique qu’axée sur des pratiques particulières ; elle pourra porter sur des études de cas ou présenter une réflexion d’ordre plus général.

On privilégiera les pistes suivantes, même si toute proposition sortant de ce cadre sera évidemment examinée :

  • théories et discours de la collection en relation à la valeur des spécimens (valeur monétaire, sociale, symbolique, scientifique, etc.) ;
  • les modalités de circulation des spécimens et leur statut « économique » au sein de la collection, notamment en relation à la constitution d’un capital d’échange entre différents acteurs ;
  • les acteurs de cette économie de la collection naturaliste, dans une perspective privée ou institutionnelle, leurs rôles respectifs, leurs rapports hiérarchiques, etc. ;
  • élargissement du marché à de nouvelles zones géographiques et ses conséquences sur l’économie de la collection naturaliste.

Conditions de soumission 

Les propositions pour des communications de 20 minutes environ sont à soumettre sur le site de la ISECS à l’adresse suivante : http://isecs2015.wordpress.com/registration/submit-a-paper-for-a-panel-session/

avant le 12 janvier 2015

Elles comprendront un descriptif de 500 mots au maximum et une présentation bio-bibliographique de l’auteur d’une dizaine de lignes. Les propositions de jeunes chercheurs sont les bienvenues.

Pour tout renseignement : rossella.baldi@unine.ch et simona.boscani@hist.unibe.ch

Le congrès se tiendra à Rotterdam, du 26 au 31 juillet 2015.

Responsables scientifiques

  • Rossella Baldi (Université de Neuchâtel)
  • Simona Boscani-Leoni (Université de Berne)

Lieux

  • Rotterdam, Pays-Bas

Dates

  • lundi 12 janvier 2015

Mots-clés

  • collections, naturaliste, herbier

URLS de référence

Source de l'information

  • Rossella Baldi
    courriel : rossella [dot] baldi [at] unine [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Économie(s) de la collection naturaliste au XVIIIe siècle », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 13 novembre 2014, http://calenda.org/305575