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Interroger la mémoire des projets d’aide au développement

Interrogating the memory of development aid projects

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Publié le mardi 09 décembre 2014 par Céline Guilleux

Résumé

Nous tenterons de dessiner les contours de cette histoire en questionnant la mémoire que les acteurs locaux ont de la succession des projets qu’ils ont vécus, de leurs perceptions des continuités et ruptures, de leurs représentations des évolutions des politiques. Les traces matérielles (restes de bâtiments ou de matériel, devenir d’aménagements, etc.) sont aussi une piste possible, de même que le devenir des archives des projets, révélateur de l’intérêt – ou du manque d’intérêt – des institutions d’aide et des administrations nationales pour la mémoire. Enfin, en interrogeant la mémoire de praticiens, nationaux comme expatriés, et leurs analyses de l’évolution des rapports entre agences d’aide, administrations nationales et acteurs locaux. Il s’agit ici de lire de l’intérieur l’évolution des politiques, des dispositifs et des pratiques, et en particulier de mieux comprendre comment se sont construites historiquement la culture du per diem, le renoncement des États à des politiques propres, et ce que l’on peut appeler la démobilisation des Africains vis-à-vis du développement.

Annonce

Argumentaire

En Afrique, les projets de développement se suivent. Le monde du développement connaît une amnésie structurelle, aggravée par la courte durée des phases de projets, la dispersion des équipes, l’absence d’archivage. En lien avec le programme « Développement, Mémoire, Territoire », ce panel souhaite valoriser la mémoire des acteurs pour interroger l’histoire des projets d’aide, sur la moyenne durée.

Nous tenterons de dessiner les contours de cette histoire en questionnant la mémoire que les acteurs locaux ont de la succession des projets qu’ils ont vécus, de leurs perceptions des continuités et ruptures, de leurs représentations des évolutions des politiques. Les traces matérielles (restes de bâtiments ou de matériel, devenir d’aménagements, etc.) sont aussi une piste possible, de même que le devenir des archives des projets, révélateur de l’intérêt – ou du manque d’intérêt – des institutions d’aide et des administrations nationales pour la mémoire. Enfin, en interrogeant la mémoire de praticiens, nationaux comme expatriés, et leurs analyses de l’évolution des rapports entre agences d’aide, administrations nationales et acteurs locaux. Il s’agit ici de lire de l’intérieur l’évolution des politiques, des dispositifs et des pratiques, et en particulier de mieux comprendre comment se sont construites historiquement la culture du per diem, le renoncement des États à des politiques propres, et ce que l’on peut appeler la démobilisation des Africains vis-à-vis du développement.

Modalités de soumission

Si vous êtes intéressés, vous pouvez envoyer un résumé de votre proposition (titre+600 mots) à Céline Ségalini (celine.segalini@yahoo.com) et Véronica Gomez-Temesio (Veronica Gomez-Temesio (veronica.gomez.temesio@gmail.com)

avant le 9 janvier 2015.

Les communications seront évaluées par Veronica Gomez-Temesio, Philippe Lavingne-Delville, Ghislain Bregeot, Annie Chéneau-Loquay et Céline Ségalini.

Les communications, d’une longueur maximale de 60 000 signes (bibliographie comprise), sont attendues au plus tard le 20 mai 2015, afin de permettre aux discutant.e.s de travailler sur les textes.

Lieux

  • Paris, France (75)

Dates

  • vendredi 09 janvier 2015

Mots-clés

  • Aide au développement, mémoire

Contacts

  • Céline Ségalini
    courriel : celine_segalini [at] hotmail [dot] com

Source de l'information

  • Céline Ségalini
    courriel : celine_segalini [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Interroger la mémoire des projets d’aide au développement », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 09 décembre 2014, http://calenda.org/309221