AccueilL’archéologie des guerres de siège sur la frontière France – anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIIe siècle)

L’archéologie des guerres de siège sur la frontière France – anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIIe siècle)

The archaeology of seige wars on the French-Dutch border, 16th-18th century

2 et 3 avril 2015 – Université de Valenciennes

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Publié le mardi 09 décembre 2014 par Céline Guilleux

Résumé

L’archéologie ouvre aujourd’hui un champ nouveau d’analyse des dynamiques de guerre, notamment par la découverte de vestiges de campements laissés par les mouvements de troupes. Le croisement de ces apports récents avec les sources géo-historiques permet de reconsidérer l’importance de la logistique technique, humaine, militaire, administrative et financière sur la construction des frontières du nord-ouest de l’Europe et le développement d’une armée de métier, entraînée pour appliquer des techniques innovantes issues des travaux des ingénieurs militaires, entre les XVIe et XVIIIe siècles. L’objectif des organisateurs de ces journées consacrées à l'archéologie des guerres de siège sur la frontière disputée et mouvante entre la France et les anciens Pays-Bas durant la période Moderne, est de produire une synthèse scientifique qui renouvelle la question. Les contributions attendues doivent permettre de croiser les derniers apports de l'archéologie, de l'histoire militaire et de la géopolitique historique, dans une démarche transdisciplinaire et transfrontalière.

Annonce

Argumentaire

Du XVIe au XVIIIe siècle, la frontière qui sépare la France des anciens Pays-Bas devient le lieu d'un affrontement sans relâche entre la monarchie française et les Habsbourg qui règnent à Madrid et à Vienne. Ces grandes puissances mobilisent des moyens modernes et sans précédent pour protéger leurs territoires, assurer la défense des villes de frontières, opérer dans des jeux géopolitiques complexes au-delà de leurs frontières et tenter de prendre les places fortes de leur ennemi respectif. La révolution militaire (G. Parker) qui s’opère à cette époque sur l’espace stratégique du nord-ouest européen se traduit, de la Mer du nord au Luxembourg, par la modernisation des fortifications urbaines et la naissance du système bastionné, par le développement de la poliorcétique, par la mobilisation de forces militaires considérables, par la multiplication des opérations armées et des sièges de ville. Dès les règnes de Charles Quint et de François Ier, ce Champ-de-Mars devient un espace de contention des ambitions des deux monarques. L’aboutissement visible en est, à partir des années 1640, le recul de la puissance espagnole et le tracé, par conquêtes et par rectifications négociées, d’une nouvelle frontière septentrionale de la France de Louis XIV. L’aménagement du Pré Carré rend pérenne, à l’issue de la Guerre de Succession d’Espagne en 1713, les conquêtes engrangées par l’effort de guerre de la monarchie française.

Au-delà des recherches menées depuis quelques décennies sur les systèmes défensifs urbains, les ingénieurs militaires, les représentations cartographiées des villes (dans la lignée des atlas de Jacques de Deventer) ou encore les plans reliefs, l’archéologie ouvre aujourd’hui un nouveau champ complémentaire d’analyse des dynamiques de guerre, par exemple par la découverte des vestiges de campements laissés par les mouvements de troupes. Toute campagne militaire s’accompagne nécessairement de cantonnements, dont l’étude permet de préciser les conditions matérielles des forces en présence, leur logistique et leur armement. Le croisement des apports récents de l’archéologie avec les sources géo-historiques permet de reconsidérer l’importance de la logistique technique, humaine, militaire, administrative et financière sur la construction des frontières du nord-ouest de l’Europe et le développement d’une armée de métier, entraînée pour appliquer des techniques innovantes issues des travaux des ingénieurs militaires, entre les XVIe et XVIIIe siècles.

L’objectif des organisateurs de ces journées consacrées à l'archéologie des guerres de siège sur la frontière disputée et mouvante entre la France et les anciens Pays-Bas durant la période Moderne, est de produire une synthèse scientifique qui renouvelle la question. Les contributions attendues doivent permettre de croiser les derniers apports de l'archéologie, de l'histoire militaire et de la géopolitique historique, dans une démarche transdisciplinaire et transfrontalière.

Comité organisateur

  • Jacques HEUDE (MCF Géographie, Université de Valenciennes),
  • Yves JUNOT (MCF Histoire moderne, Université de Valenciennes),
  • Jean-Christophe LARGILLIERE (Service Archéologique, Ville de Valenciennes),
  • Arnaud TIXADOR (Service Archéologique, Ville de Valenciennes).

Formulaire joint de proposition (langues : français, anglais)

Date limite d’envoi du Formulaire : 07 janvier 2015 

Comité scientifique

  • Jacques HEUDE (MCF Géographie, Université de Valenciennes),
  • Yves JUNOT (MCF Histoire moderne, Université de Valenciennes),
  • Jean-Christophe LARGILLIERE (Service Archéologique, Ville de Valenciennes),
  • Arnaud TIXADOR (Service Archéologique, Ville de Valenciennes).

Lieux

  • Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis
    Valenciennes, France (59)

Dates

  • mercredi 07 janvier 2015

Mots-clés

  • conflit, frontière, campement militaire

Contacts

  • Jacques Heude
    courriel : jacques [dot] heude [at] univ-valenciennes [dot] fr
  • Yves Junot
    courriel : Yves [dot] Junot [at] univ-valenciennes [dot] fr

Source de l'information

  • Marceline Denis
    courriel : marceline [dot] denis [at] spw [dot] wallonie [dot] be

Pour citer cette annonce

« L’archéologie des guerres de siège sur la frontière France – anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIIe siècle) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 09 décembre 2014, http://calenda.org/309348