AccueilSéminaire de crise : images, politique (2014-2015)

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Publié le vendredi 28 novembre 2014 par Elsa Zotian

Résumé

Chaque mois, le jeudi matin de la première semaine, Images Re-vues, revue en ligne d'histoire, anthropologie et théorie de l'art, organise à l'INHA (Paris) un séminaire avec des membres du comité de rédaction et des invités autour de l'actualité de la revue ou de la recherche. Cette année, le séminaire, coordonné par Thomas Golsenne et Chloé Maillet, examine les configurations contemporaines des rapports entre les images, l'art et la politique, à travers l'examen de livres récemment parus, d'expositions en cours ou de recherches récentes.

Annonce

Présentation

Chaque mois, le jeudi matin de la première semaine, Images Re-vues, revue en ligne d'histoire, anthropologie et théorie de l'art, organise à l'INHA (Paris) un séminaire avec des membres du comité de rédaction et des invités autour de l'actualité de la revue ou de la recherche. Cette année, le séminaire, coordonné par Thomas Golsenne et Chloé Maillet, examine les configurations contemporaines des rapports entre les images, l'art et la politique, à travers l'examen de livres récemment parus, d'expositions en cours ou de recherches récentes.

Programme

6 novembre 

Collectifs ? 

  • François Aubart, Protéger des intentions (Harald Szeemann et le Monte Verità)
  • Grégory Castéra, Une institution pour réhabiliter la représentation

11 décembre

Ecologies ?

Iconoclash, la première exposition de Bruno Latour, est devenue mythique. Anthropocène Monument est une exposition qui s'inscrit dans un projet plus ambitieux encore, Passion Gaïa. Sur une idée de Bronislaw Szerszynski, directeur du département de sociologie de Lancaster au Royaume-Uni, son commissariat est assumé par Olivier Michelon, directeur des Abattoirs de Toulouse, où elle se tient jusqu’au 5 janvier. Comment rendre compte des nouvelles écologies qui se sont révélées ces dernières années, aussi bien en politique qu’en philosophie ? Que penser de l’anthropocène, notion très récente, de ses enjeux et de ses paradoxes ? Comment évaluer si l’exposition est le médium adéquat pour réfléchir sur ces problèmes complexes ?

Images Re-vues organise son prochain séminaire le 11 décembre 2014 à l'INHA, de 9h30 à 12h, en salle Fabri du Peiresc. Il sera consacré à l'exposition Anthropocène Monument, qui a lieu aux Abattoirs de Toulouse. Cette exposition, sur une idée de Bronislaw Szerszynski est organisée dans le cadre du programme "Passion Gaïa" conçu par Bruno Latour. Son commissariat est assuré par Olivier Michelon.

Le séminaire prendra la forme d'une table-ronde

  • animée par Thomas Golsenne, historien et théoricien de l'art, Ecole Nationale Supérieure d'Art de Nice
  • et Chloé Maillet, docteur en anthropologie historique
  • avec la participation exceptionnelle de Fabien Giraud.

Fabien Giraud est né en 1980. Il vit et travaille à Paris. Depuis 2007, il collabore fréquemment avec l’artiste et réalisateur Raphaël Siboni avec qui il a participé à de nombreuses expositions internationales (Palais de Tokyo - 2008, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris – 2009, Santa Fe Biennal – 2008, Moscow Biennal – 2009). En 2014, leur nouvel ensemble d’œuvres, intitulé The Unmanned a été présenté dans une série d’expositions monographiques au Luxembourg (Casino Luxembourg), Canada (Vox à Montréal), et en France (Centre International d’Art et du Paysage de Vassivière). En parallèle de cette collaboration, Fabien Giraud a développé une pratique théorique et sculpturale à travers les deux projets au long terme Du Mort qui Saisit le Vif et La Strate Marfa. Ce dernier sera présenté sous la forme d’un livre (en collaboration avec l’historienne de l’art Ida Soulard) à l’occasion de son exposition à Marfa (Texas) en 2015.

En 2011 il a co-fondé la série de séminaires et de workshops nommés The Matter of Contradiction qui questionnent le concept géologique d’Anthropocène et ses conséquences pour la théorie de l’art. En 2013, il a initié, avec Ida Soulard, Glass Bead – une plateforme de recherche et une revue –  lancées en 2014 à travers une série d’événements à New York et à Paris. 

8 janvier

Activismes ? Regards croisés amérindiens sur les relations entre art et politique

  • Ana Guevara, Francisco Huichaqueo : film/performance politique Mapuche (Chili) 

Francisco Huichaqueo (1977, Valdivia, Chili) a réalisé en 2012 le film Kalül Trawün / Réunion du corps, dans le cadre d’une performance effectuée dans une salle d’exposition à l’intérieur d’un centre commercial de la capitale chilienne. Cet artiste qui se présente comme « peignant avec sa caméra » est d’origine Mapuche et diplômé des beaux-Arts de l’Université du Chili, il a également fait des études de cinéma documentaire. Par ses œuvres artistiques, il revendique l’identité et les traditions mapuche ainsi que les tensions de ce peuple face à un modèle de développement qu’une grande partie des amérindiens remettent en question.

Francisco Huichaqueo se met parfois lui-même en scène et est présent sur les réseaux sociaux pour la diffusion de ses œuvres.  Grâce à ses nouvelles formes d’expression politique, la lutte Mapuche s’est élargie dans sa palette à d’autres milieux/publics avec une portée internationale naissante.

Suite à la présentation de quelques extraits de ce film, on mettra en lumière le contexte actuel des Mapuche pour le mettre en relation avec l’engagement artistique et politique de Huichaqueo. 

Voir le film : http://vimeo.com/65182732 

Ana Guevara est anthropologue d’origine argentine et chilienne (Laboratoire d’Anthropologie Sociale, Paris). Elle achève actuellement sa thèse portant sur la mémoire et les transformations du paysage chez les Mapuche en Patagonie nord (deux côtés de la Cordillère). Une partie de sa thèse est consacrée à la relation entre les artefacts, production matérielle, à partir du rituel le plus important (Nguillatun) considéré comme porte d’entrée à la riche tradition Mapuche. Elle étudie également les différentes formes d’expression politique face aux atteintes portées à l’environnement et leur déformation du paysage (déforestation brutale, pollution des zones de pêche, développement de projets touristiques…).  Récemment elle a commencé à s’intéresser aux manifestations artistiques des revendications du peuple Mapuche.

  • Sophie Moiroux, Jimmie Durham : l’art peut-il être directement politique ? 

Artiste contemporain (né en 1940 dans l’Arkansas, d’une famille Cherokee), Jimmie Durham a réalisé ses premières expositions à la fin des années 1960, acquérant par ailleurs un diplôme des Beaux-Arts. Il s’est dédié à l’action politique au moment de la crise de Wounded Knee (Dakota du Sud) en 1973, devenant membre de l’American Indian Movement puis représentant du Conseil International des Traités Indiens à l’ONU. En 1980 il se consacre à nouveau à l’art, puis quitte définitivement les Etats-Unis, et s’installe en « Eurasie » en 1994 (il vit aujourd’hui à Naples et Berlin). Son œuvre – sculptures, installations, performances, poésie, textes – est notamment reconnue exprimer un certain engagement politique, sans pour autant, souligne-t-il, être « directement politique ». En regardant quelques exemples d’œuvres, on proposera dans cette présentation quelques réflexions sur les relations entre art et politique dans le travail de Durham, en évoquant les ‘images’ convoquées, sa pratique et ses discours, ainsi que ses visées. 

Sophie Moiroux est anthropologue (Laboratoire d’Anthropologie Sociale, Paris). Elle a consacré sa thèse à l’œuvre de Jimmie Durham (L’objet-frontière. Art contemporain, conflits culturels et jeux d’ontologies, 2011), puis son postdoctorat au peintre Amati Trumai (Haut-Xingu, Amazonie brésilienne). Au sujet de l’œuvre de Durham elle a publié notamment « ‘Devemos imaginar a antropologia antropologicamente’ Entrevista com Jimmie Durham », Revista de Antropologia (São Paulo) 56(2) (2013) et « Dé-voiler les objets : la ‘normalité’ exposée dans les installations muséales de Jimmie Durham », Anthropologie et Sociétés (Laval) (2015). Elle mène ses recherches actuelles sur des artistes amérindiens contemporains, leurs œuvres et leurs relations à différentes formes d’‘activismes politiques.

séance exceptionnelle : 5 février 

INHA, salle Fabri de Pereisc, 10h-12h

On ne rit plus : iconoclasme et religion
Briser les images en Occident et en Orient : approches historico-anthropologiques

Table ronde et discussion avec la participation de Hassan Elboudrari (EHESS), Pierre-Olivier Dittmar (EHESS), Chloé Maillet (ESACM), Tania Vladova (ESADHaR)

Hassan Elboudrari est maître de conférences à l’EHESS, anthropologue et historien, membre du CHSIM (Centre d’histoire sociale de l’Islam méditerranéen, composante de l'IMAF, EHESS-CNRS-Paris 1-Aix Marseille). Il anime depuis de nombreuses années un séminaire d'enseignement et de recherche, intitulé "Anthropologie historique des pratiques religieuses dans l'Islam méditerranéen", dont le thème général de recherche, depuis la dernière rentrée, est l'"analyse historique et critique des normes d'élaboration du "droit musulman". Parmi ses publications, on lui doit notamment la direction de Modes de transmission de la culture religieuse en Islam, Le Caire, 1993 et de la Coordination et présentation du dossier Normes juridiques et pratiques sociales dans le monde musulman, in Annales Islamologiques, vol. 29, octobre 1993 et de nombreux articles sur la culture islamique au Maghreb. 

Pierre-Olivier Dittmar est maître de conférences à l’EHESS et membre du GAHOM (Groupe d’anthropologie historique de l’Occident médiéval). Il a notamment publié Image et Transgression au Moyen Âge (avec G. Bartholeyns et V. Jolivet), Paris, PUF, 2008 et Le monde Roman par delà le bien et le mal. Un iconographie du lieu sacré (en collaboration avec J. Baschet et J.-C. Bonne), Paris, Arkhé, 2012. Il est rédacteur en chef adjoint de Techniques & Culture et anime avec Frédéric Joulian le séminaire « Animalités croisées, animalités partagées » et a coordonné le numéro 6 d’Images re-vues sur le Devenir-animal

Chloé Maillet est docteure en anthropologie médiévale. Elle a publié sa thèse (dirigée par J.-C. Schmitt, EHESS/GAHOM) : La parenté hagiographique (XIIIe-XVe siècle) d’après Jacques de Voragine et les manuscrits enluminés de la Légende dorée, Turnoult, Brepols, 2014. Elle a publié de nombreux articles sur les questions de parenté et de religion dans la société médiévale et mène parallèlement une carrière d’artiste. Elle est membre du comité de rédaction d’Images re-vues dont elle a coordonné le numéro 9 sur la Parenté en images. Elle est membre de la Coopérative de recherche de l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont-Ferrand pour l’année 2014-2015 et mène actuellement une recherche sur le travestissement au Moyen Âge. 

Tania Vladova est docteur de l’EHESS et membre du CRAL (Centre de recherche sur les arts et le langage) et travaille dans le domaine de la théorie de l’art à l’époque moderne. Elle enseigne l’esthétique à l’Ecole Supérieure d’Art & Design Le Havre/Rouen et anime, avec Jacques Leenhardt, un séminaire à l'EHESS intitulé Les années 60-70 en France: un tournant dans la pensée des sciences humaines? Elle est co-fondateur et membre du comité de rédaction d’Images re-vues dont elle a coordonné le numéro 7 sur les Paysages sonores, et membre du comité de lecture de la revue Critique d'art. Elle a co-édité, avec A. Beyer et D. Cohn, le volume Esthétique et science de l’art (Trivium n°6, 2010) et a rédigé plusieurs entrées du Dictionnaire d'esthétique et de philosophie de l'art (dr. J. Morizot et R. Pouivet, Paris, Armand Colin, 2007).  

5 mars

Démocratie ?

  • Vincent Azoulay, Les tyrannicides d'Athènes, vie et mort de deux statues

Dans le cadre de son « séminaire de crise », Images Re-vues a le plaisir de recevoir Vincent Azoulay pour une présentation de son dernier ouvrage, Les tyrannicides d'Athènes, vie et mort de deux statues, Seuil, 2014. 

L'enquête de Vincent Azoulay repose sur un pari audacieux : faire la biographie de deux statues parmi les plus célèbres de l’Antiquité, les Tyrannicides. Représentant les meurtriers du tyran Hipparque en pleine action, ces statues érigées sur l’Agora d’Athènes ont eu un destin exceptionnel : tour à tour vénérées, outragées et imitées, elles ont connu alternativement des moments de gloire et d’épreuves qui, loin d’affaiblir leur rayonnement, en ont fait de véritables icônes de la démocratie athénienne. Et les Tyrannicides ont résisté à l’usure du temps : ils n’ont cessé d’alimenter des discours, de déclencher des chants et d’inspirer des images tout au long de l’histoire antique. À l’époque romaine encore, les effigies des deux amants meurtriers continuaient de susciter le débat, voire d’inquiéter ? sans doute parce que leur image pouvait apparaître comme un appel détourné au meurtre de l’empereur. En reconstituant la vie mouvementée de ces statues, de leur naissance jusqu’à leur disparition, Vincent Azoulay révèle qu’elles sont bien plus qu’un simple reflet : un symbole agissant, qui modèle et fait l’histoire. Chemin faisant, c’est un pan entier de l’histoire des cités grecques qui se dévoile sous une nouvelle lumière. 

Maître de conférences d’histoire grecque à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, membre junior de l’Institut universitaire de France (2010-2015), il est l’auteur d’un livre remarqué sur Xénophon (Xénophon et les grâces du pouvoir. De la charis au charisme, Publications de la Sorbonne, 2004 ; prix de l’Association des études grecques, 2005) et d’une biographie de Périclès (Périclès. La démocratie à l’épreuve du grand homme, Armand Colin, 2010 ; prix du livre d’histoire du Sénat, 2011). 

9 avril 

actualité de la revue

  • Giuliana Ravviso et Sara Shroukh, Arts de l’oubli, présentation du n° 12

Présentation avec la participation de deux des auteurs du numéro, Can Onaner et Gaëlle Périot-Bled.

  • Can Onaner, Aldo Rossi et les images architecturales de l’oubli

L’oubli est un thème prépondérant dans les écrits d'Aldo Rossi, notamment dans son livre Autobiographie Scientifique qu’il hésite à titrer : « Oublier l’architecture ». Pour lui, le souvenir et l’oubli sont les deux possibilités de l’architecture. Celle-ci, « pour atteindre une certaine grandeur, doit être oubliée, ou proposer simplement une image de référence qui se confonde avec le souvenir ». Au sein de l'acte créateur, l’oubli est un procédé constitutif de la mémoire au même titre que le souvenir : ce que l’on décide volontairement d’oublier, ou ce que l’on refoule inconsciemment, en dit autant sur notre création que l’accumulation de souvenirs avec lesquels nous cherchons tant bien que mal à constituer un récit cohérent.

Can Onaner est un architecte franco-turc, docteur en Histoire de l'architecture. Il enseigne la théorie et le projet à l'ENSAP-Malaquais et à l’ENSA-Versailles. En 2011, il soutient sa thèse de doctorat titrée « Le suspens en architecture de Adolf Loos à Aldo Rossi » sous la direction de Dominique Rouillard (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne). Can Onaner a publié des articles et essais pour différentes revues françaises et internationales, dont Images Re-vues, Multitudes, LOG et CITIVISIO et présenté des conférences sur les analogies dans le travail d'Adolf Loos et les écrivains Sacher-Masoch et Georges Bataille. De 2000 à 2002, il a été le correspondant parisien de la revue architecturale turque XXI. En 2005 il a participé au symposium de l'UIA (Union Internationale des Architectes) à Istanbul avec un court-métrage intitulé "Le locataire de la maison Tzara". En 2010, il a été invité comme conférencier à Venise, pour un colloque international sur la figure d’Aldo Rossi. En 2013 il a été le co-commisaire avec Gilles Delalex d’une exposition réunissant architectes et plasticiens autour du Temps Suspendu. Depuis 2011, ses recherches au sein du laboratoire LIAT l’orientent vers les espaces et les temps suspendus dans la ville. Parallèlement à sa pratique d'architecte, à la recherche universitaire et à l’enseignement, Can Onaner mène une pratique de recherche par le projet au sein du collectif d’architectes Documents Architecture dont il est un des fondateurs.

Gaëlle Périot-Bled, Christian Boltanski. Petite mémoire de l’oubli

De la collecte d’objets quotidiens exposés dans des vitrines jusqu’aux installations les plus monumentales, Christian Boltanski a l’obsession de sauver l’humanité de l’oubli. La collecte et l’archivage sont les obsessions majeures de cet artiste, comme si l’accumulation d’objets et de photographies pouvait venir conjurer l’inexorable perte qui touche chacun dans son expérience du temps. Son oeuvre s’articule autour du projet de créer un musée de l’homme, un musée vivifié par des dispositifs qui intègrent le spectateur et l’amènent à prendre une part active dans l’installation. Dans le temps et le lieu de son exposition, chaque oeuvre est une pièce qui se joue grâce au public, puis retourne au néant, ne survivant alors que dans la petite mémoire du spectateur. Nous voudrions revenir sur les formes que prend cette paradoxale oeuvre de mémoire qui n’est adossée à l’oubli que pour mieux nous le donner à voir.

Gaëlle Périot-Bled est professeur agrégé de philosophie en terminale et en CPGE scientifique. Elle enseigne également le théâtre au lycée et a fait partie du département Arts et Humanités de l’ENSATT. Auteur d’articles parus dans la revue Figures de l’art et dans la Nouvelle Revue d’esthétique, elle prépare un doctorat sur le mode d’existence des oeuvres éphémères à l’Université Paris 8 sous la direction de Catherine Perret.

7 mai

10h – 12h

Révolutions 

  • Reprise et révolution. La récupération d’une iconographie nationale dans le travail des artistes des grupos (Mexique, années 1970) Annabela Tournon 

Cette intervention propose de comprendre les modalités de la reprise d’une iconographie nationale et révolutionnaire dans le travail des artistes des grupos, à la fin des années 1970 au Mexique.

Cette réappropriation des symboles nationaux n’allait pas de soi, si on prend en compte le rejet initial, par cette génération d’artistes, des symboles et des idéaux accaparés par le Parti Révolutionnaire Institutionnel, issu de la Révolution de 1910.

Pour la comprendre, nous tenterons de voir dans quelle mesure ont pu peser les trois événements suivants, qui seront autant d’hypothèses : le mouvement universitaire de 1968, la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis, et la Révolution sandiniste dont les grupos ont été les contemporains, en 1979.

Notons que la question de la reprise d’une iconographie nationale élaborée par les artistes de la période postrévolutionnaire, notamment muralistes, rencontre inévitablement celle de la néo-avant-garde. Question largement débattue en histoire de l’art, quoique souvent restreinte à ses terrains européens et nord-américains.

C’est donc aussi à ce dossier que peut contribuer la question, sinon du retour de la révolution, du moins de sa reprise, plastique et discursive, dans les années 1970 au Mexique.

Annabela Tournon prépare actuellement un doctorat en histoire de l’art (EHESS/CEHTA) consacré aux grupos : artistes, militants, enseignants et théoriciens, actifs dans les années 1970 au Mexique.

Elle codirige avec Mauricio Marcín la revue bilingue TADA, et mène divers projets curatoriaux en France et au Mexique. Elle est chargée de cours en histoire de l’art à l’université Paris 1.

Entrée libre

Images Re-vues - Histoire, anthropologie et théorie de l'art

Lieux

  • salle Fabri du Peiesc - INHA 2, rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Dates

  • jeudi 06 novembre 2014
  • jeudi 11 décembre 2014
  • jeudi 08 janvier 2015
  • jeudi 05 février 2015
  • jeudi 05 mars 2015
  • jeudi 09 avril 2015
  • jeudi 07 mai 2015

Mots-clés

  • anthropocène, Bruno Latour, exposition, crise, images, politique, écologie, activisme, féminisme, révolution

Contacts

  • Thomas Golsenne
    courriel : thomas [dot] golsenne [at] yahoo [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Thomas Golsenne
    courriel : thomas [dot] golsenne [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Séminaire de crise : images, politique (2014-2015) », Séminaire, Calenda, Publié le vendredi 28 novembre 2014, http://calenda.org/310224