AccueilLes BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) en Afrique : les ressources au cœur des enjeux ?

Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) en Afrique : les ressources au cœur des enjeux ?

BRICS - Brazil, Russia, India, China and South Africa - in Africa. The resources at the heart of the question?

Congrès 2015 de la société québécoise de science politique

2015 congress of the Quebec society of political science

*  *  *

Publié le mercredi 17 décembre 2014 par João Fernandes

Résumé

Les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) affichent aujourd’hui une présence accrue sur le continent africain, multipliant leurs relations diplomatiques, économiques et commerciales avec un nombre croissant de pays d’Afrique. Depuis le début des années 2000, les ressources dont regorge ce continent sont de plus en plus convoitées par la Chine et ses partenaires des BRICS qui en ont besoin pour assurer leur propre développement national. Cette quête de sécurisation pour leur approvisionnement en matières premières – produits pétroliers, miniers ou agricoles – sur un terrain de jeu longtemps monopolisé par les puissances occidentales peut-elle constituer une nouvelle marge de manœuvre pour les pays africains ?

Annonce

Présentation

Dans le cadre du Congrès 2015 de la Société québécoise de science politique à Montréal, un appel à communications est lancé pour l'atelier portant sur "Les BRICS en Afrique: les ressources au coeur des enjeux?". Cet atelier est organisé autour de trois panels: Les enjeux normatifs de la pénétration chinoise en Afrique et Amérique latine, BRICS et pays miniers d'Afrique, BRICS en Afrique et relations internationales. Les personnes intéressées à participer à l'un des panels de cet atelier sont priées de faire parvenir leur(s) proposition(s) de communication avant le 5 janvier 2015.

Argumentaire

Les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) affichent aujourd’hui une présence accrue sur le continent africain, multipliant leurs relations diplomatiques, économiques et commerciales avec un nombre croissant de pays d’Afrique. Depuis le début des années 2000, les ressources dont regorge ce continent sont de plus en plus convoitées par la Chine et ses partenaires des BRICS qui en ont besoin pour assurer leur propre développement national. Cette quête de sécurisation pour leur approvisionnement en matières premières – produits pétroliers, miniers ou agricoles – sur un terrain de jeu longtemps monopolisé par les puissances occidentales peut-elle constituer une nouvelle marge de manœuvre pour les pays africains ?

Dans ce contexte, cet atelier se propose d’analyser les enjeux économiques, politiques et sécuritaires pour l’Afrique de cette « nouvelle » concurrence en matière de sécurisation des ressources. À cette fin, les réflexions s'articuleront autour de trois panels : 

Panel 1 : Les enjeux normatifs de la pénétration chinoise en Afrique et Amérique latine

Parmi les pays du BRICS, la Chine occupe aujourd’hui une place privilégiée en tant que partenaire extrarégional non seulement de l’Afrique mais également de l’Amérique latine. Si l’émergence dont on qualifie tout ou partie de ces deux (sous-)continents est affaire de productions, d’importations et d’exportations, elle s’accompagne toutefois également d’une exigence normative de plus en plus prégnante. À l’aube des années 2000, cette revendication émane d’un certain nombre d’États africains et latino-américains bénéficiant d’une croissance économique florissante, mue par l’intensification de leurs échanges avec l’Asie et la Chine en particulier. Par-delà les questions que la pénétration grandissante de la Chine en Afrique et en Amérique latine induit sur le plan diplomatique, culturel ou encore valoriel (droits de l’homme), se pose avec acuité la question de l’influence des normes dont sa politique commerciale internationale est porteuse, en particulier par rapport aux normes industrielles et commerciales exportées par l’Union européenne (UE) dans ces régions du monde.

Dans ce cadre, le présent panel privilégiera tout particulièrement les communications se proposant de répondre aux questions suivantes : (1) la pénétration de la Chine en Afrique et en Amérique latine a-t-elle pour objectif d’y exporter et d’y asseoir ses normes industrielles et commerciales ? ; (2) le cas échéant, quelles sont les conséquences pour la stratégie africaine et latino-américaine de l’UE, qui se considère historiquement avec les États-Unis comme les principaux acteurs des relations extérieures de l’Afrique et de l’Amérique latine ? ; (3) enfin, cette mise en concurrence normative est-elle pour autant synonyme de marge de manœuvre accrue pour les États africains et latino-américains, et dans quelle mesure l’Afrique peut-elle s’inspirer des réponses latino-américaines à la présence chinoise ? 

Panel 2 : BRICS et pays miniers d’Afrique

L’intérêt croissant des BRICS pour l’Afrique se manifeste notamment dans le domaine des ressources minières. La part prise par ces pays dans les exportations africaines de minerais est de plus en plus importante, tirée notamment par la demande chinoise mais aussi, bien que dans une moindre mesure, par celles de l’Inde, du Brésil et de la Russie. Mais, loin de se contenter d’importer les ressources nécessaires à leur approvisionnement, les pays des BRICS tendent également à s’imposer comme de véritables acteurs de l’exploitation minière, sur le terrain, en Afrique.

L’objectif de ce panel est de réfléchir aux relations entre les BRICS et les pays miniers africains au travers de trois principales pistes de réflexion.

Une première piste de réflexion concerne les stratégies mises en œuvre par les BRICS pour accéder aux ressources minières du continent africain. Si la politique chinoise d’investissement en Afrique, et plus particulièrement en RD Congo, est régulièrement évoquée, qu’en est-il des autres pays des BRICS ? Quelles sont les politiques mises en place par ces pays pour s’assurer un approvisionnement en minerais ? Les contributions s’intéressant à des cas d’études particuliers sont les bienvenues.

Une seconde piste de réflexion propose d’élargir le champ d’analyse pour s’intéresser aux relations qu’entretiennent les BRICS avec d’autres acteurs (tels que les pays occidentaux, les organisations régionales, etc.) œuvrant également dans le secteur minier en Afrique. Comment les BRICS se situent-ils  face à ces autres acteurs ? Peut-on parler de concurrence ? Les pays des BRICS constituent-ils un bloc dans la quête de sécurisation de leurs ressources ? 

Enfin, une troisième piste de réflexion propose de s’intéresser aux politiques et stratégies des pays africains. Comment réagissent-ils à l’intervention des BRICS dans leur secteur minier ? Disposent-ils d’une marge de manœuvre dans leurs échanges avec ces pays ? Peut-on parler de stratégie des pays africains ? Il peut également être intéressant de se pencher sur les conséquences des investissements des BRICS en Afrique, notamment en termes d’impacts sur les économies africaines et les structures des secteurs miniers de ces pays. 

Panel 3 : BRICS en Afrique et relations internationales 

Les pays émergents en général et les BRICS en particulier occupent de plus en plus une place importante au sein des relations internationales et concurrencent de ce fait les puissances occidentales. L’Afrique serait devenue le nouveau terrain de jeu des émergents[1], et à ce titre une certaine compétition se met en place entre les partenaires traditionnels et les « nouveaux venus » sur le continent.

Ce panel vise à analyser les rapports institutionnels et géopolitiques des BRICS en Afrique et leurs conséquences sur les relations internationales en général, ainsi que sur la triade Europe-Amérique du Nord-Japon en particulier. Quelles sont les stratégies des acteurs ? Quelles sont leurs ambitions ? Quelles sont leurs influences ? Mais aussi quels sont les principaux obstacles de cette « coopération Sud-Sud » pour les pays africains ? Seront particulièrement appréciées les communications qui prennent en compte les nouveaux rapports des forces qui voient le jour suite à ce nouveau phénomène.  

Responsables scientifiques de l’atelier

Panel 1 :

  • Sophie Wintgens (OPALC-CERI Sciences Po Paris et Université de Liège)

   sophie.wintgens@ulg.ac.be

  • Olivier Dabène (OPALC-CERI Sciences Po Paris)

   olivier.dabene@sciencespo.fr

Panel 2 : Audrey Weerts (Université de Liège)

   audrey.weerts@ulg.ac.be

Panel 3 : Jean-Claude Mputu (Université de Mbandaka, RDC et CAPAC, ULg)

   jcmputu@yahoo.fr

Modalités pratiques d'envoi des propositions 

Les personnes intéressées à participer à l’un des panels de cet atelier sont priées de faire parvenir leur(s) proposition(s) de communication avant le 5 janvier 2015 au(x) responsable(s) du panel de leur choix, en prenant soin d’indiquer :

  • Le nom de l’auteur (ou des auteurs)
  • L’affiliation institutionnelle et l’adresse électronique de l’auteur (ou des auteurs)
  • Le titre et, en 250 mots, un résumé de la communication.

Lieux

  • Université Concordia
    Montréal, Canada

Dates

  • lundi 05 janvier 2015

Mots-clés

  • BRICS, Afrique, ressource

Contacts

  • Audrey Weerts
    courriel : audrey [dot] weerts [at] ulg [dot] ac [dot] be

Source de l'information

  • Audrey Weerts
    courriel : audrey [dot] weerts [at] ulg [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) en Afrique : les ressources au cœur des enjeux ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 17 décembre 2014, http://calenda.org/312556