AccueilQuelle géographie pour la Shoah : penser l’inscription des génocides dans les territoires

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Publié le mercredi 11 février 2015 par João Fernandes

Résumé

Dans le contexte de la représentation des génocides, leur inscription dans le paysage de la planète monde pose-t-il problème ? D’une part, le sujet, en lui-même, pose plus que jamais la question des moyens de la représentation. Et d’autre part, le débat est d’autant plus vif que l’objectif est crucial : il s’agit, dans le cadre d’un génocide, de transmettre une réalité incroyable, impensable... celle de la destruction d’un groupe d’hommes par un autre. La question au centre de ces journées peut être simplement formulée en ces termes : l’inscription des génocides dans une géographie du monde tant au niveau des faits que de la mémoire est-elle susceptible de manipulations ? Quel avenir porte-t-elle ?

Annonce

Présentation

L’association ARES (Association pourla Rechercheet l’Enseignement dela Shoah) propose, pour son Université d’été qui aura lieu entre le 8 et le 10 juillet 2015 à l’ESPE de Marseille

ARES : l'association est présidée par Renée DRAY-BENSOUSAN, Historienne, Agrégée et Docteur en Histoire contemporaine, Chercheure associée àla MMSH, membre de la commission de spoliations dans les Bouches-du-Rhône, Membre du Conseil Scientifique du Mémorial des Milles

Le débat concernant les rapports entre  territoires et Shoah est encore neuf. En amont pour construire la cartographie des génocides force est de comprendre la logique qui a conduit leur implantation : nécessité, jeu du hasard et des moyens disponibles, aléas d’une politique raciale ?  Certains auteurs ont abordé la question de la géopolitique mémorielle englobant dans leurs réflexion non seulement les architectes appelés à construire les mémoriaux ( Berlin, Washington, Yad Vashem pour ne donner que quelques exemples) mais encore les Etats.

D’une part, le sujet, en lui-même, posait plus que jamais la question des moyens de la représentation des génocides (il s’agissait de donner accès à une réalité méconnue d’un lectorat essentiellement constitué de néophytes). D’autre part, il s’agit, dans le cadre d’un génocide, de transmettre une réalité incroyable, impensable : celle de la destruction d’un groupe d’hommes par un autre. La question au centre de ces journées peut être simplement formulée en ces termes : peut-on parler d’une géographie de la shoah ? Comment se construit ou se reconstruit-elle ?  La réponse à cette question étant propice à mille nuances (la vérité étant sans doute à mi-chemin des points de vue tranchés et fonction des acceptions des termes en balance dans notre sujet), les contributions allant dans ce sens sont particulièrement bienvenues.

Si notre appel à contributions se réfère régulièrement au génocide entrepris par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, les propositions concernant les autres génocides sont également bienvenues. Dans la mesure où elles nourrissent la réflexion proposée… l’ouverture de l’investigation n’a de limite que la pertinence des propositions qui nous seront soumises.

Axes thématiques

Les réflexions, sans limite véritable, peuvent être envisagées selon plusieurs axes :

  • Géographie  et implantations des constructions mémorielles. Quelles logiques mises en place par les pouvoirs ?   (la géographie est culturelle selon  Paul Claval). Géographie des implantations de détention et d’extermination. Pourquoi et Comment ?
  • Cartographie des transports des déportés et de leurs retours
  • Territoires et  négationnisme : les lieux  nécessaires et investis par  une vérité niée
  • Espaces actuels investis par les représentations dela Shoahet les autres génocides : un miroir déformant fait de bonnes intentions ?
  • La mise en scène des espaces (muséographies des lieux) Y a-t-il une mondialisation des architectures proposées pour ces constructions ? 

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Les propositions, de 700 à 1000 mots environ, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer à rendb@free.fr et à lucinice@hotmail.fr 

avant le 1er mars 2015.

Les auteurs seront informés du choix du comité de lecture le 25 avril 2015.

Comité scientifique

  • Augustin Giovanni, professeur de Philosophie en classes préparatoires à l'Université d'Aix-Marseille;
  • Carole Lemee, Anthropologue (dr.), Université Bordeaux, membre du Center for Social Anthropology de l'Université de Kaunas (Lituanie)
  • Danièle Sabbah, professeur de Littérature, Université de Bordeaux;
  • Renée Dray-Bensousan, professeur à l'IUFM de Marseille, chercheur associée àla MMSH, Université d'Aix-Marseille;
  • Claude Loufrani, MCF, Université d'Aix-Marseille;
  • Maria Gartner, professeur au gymnasium d'Emden;
  • Jacques Broda, professeur de Sociologie, Université d'Aix-Marseille
  • Roger et Mireille Reboul, professeurs d’histoire
  • Lisette Simon professeur d’histoire
  • Lucie Bertrand-Luthereau PRAG à l’Institut d’études politique d’Aix-en-Provence

 Informations

  • Adresse : ARES (Association pourla Rechercheet l'Enseignement dela Shoah), boite 319, Maison des associations,93,la Canebière,13001, MARSEILLE

Lieux

  • Association pour la Recherche et l'Enseignement de la Shoah, boite 319, Maison des associations, ESPE - 63 La Canebière
    Marseille, France (13001)

Dates

  • dimanche 01 mars 2015

Mots-clés

  • génocide, images fixes, images mobiles, vérité, littérature, propagande, bande dessinée, Shoah, seconde guerre mondiale, négationnisme, irreprésentable, transports, chemin de fer, SNCF, Atlas

Contacts

  • Renée Dray-Bensousan
    courriel : rendb [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Guy Palmaccio
    courriel : guy [dot] palmaccio [at] hotmail [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Quelle géographie pour la Shoah : penser l’inscription des génocides dans les territoires », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 11 février 2015, http://calenda.org/317185