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L’accompagnement à la création entreprise par les femmes

Helping women set up businesses

Regards sur des nouvelles pratiques solidaires

Perspectives of new solidarity practices

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Publié le mercredi 04 mars 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Des pratiques innovantes-solidaires sur les territoires sont mises en oeuvre par des acteurs notamment de l'économie sociale et solidaire dans la construction de nouvelles réponses à la problématique sociale rencontrée par les femmes souhaitant « entreprendre ». Cette journée qui rassemble chercheurs et acteurs de la société civile se veut être un temps d'échanges et de refléxions autour de ces nouvelles pratiques solidaires qui souhaitent contrer les mécanismes de production des spécificités sexuées en jeu dans la pratique sociale que constitue l'entrepreneuriat.

Annonce

Argumentaire

Des changements structurels massifs et durables dans le monde du travail se sont opérés. Les normes sociales du comportement d’activité féminine se sont transformées. Cependant, ces modifications ne réduisent pas pour autant le clivage du genre et des inégalités entre les sexes (Maruani M. 2006), au contraire, les inégalités perdurent et se transforment (ségrégation horizontale et verticale, sous-emploi ; plafond de verre) Les mécanismes de production des inégalités demeurent. Outre le salariat si nous nous intéressons au statut de travailleur indépendant, nous pouvons constater que de même que pour le salariat, la division des genres s’opère. Les mécanismes de production des inégalités demeurent.

Face à ces constats, la promotion de l’égalité professionnelle entre femmes et hommes est menée dans une dimension salariale mais aussi en faveur des travailleurs qualifiés « d’indépendants ». L’Union Européenne collabore avec les Etats membres afin d’éliminer les freins à la création d’entreprise par les femmes. Les deux principaux axes d’intervention sont : de mener des actions spécifiques encourageant l’entrepreneuriat féminin ; de contribuer au mainstreaming en contribuant à une prise en compte du genre dans les politiques en faveur de l’entrepreneuriat. Les politiques publiques en France convergent vers ces objectifs européens de soutien au développement de l’entrepreneuriat féminin du fait de sa faible représentation numérique (30%) alors que la population féminine constituent plus de la moitié de la population active. Le ministère de l’économie et des finances s’est engagé en faveur de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Lors du comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes qui s’est tenu le 30 novembre 2012, le Premier ministre a décidé, sur proposition de la ministre des Droits des femmes, la mise en œuvre d’un plan de développement de l’entrepreneuriat féminin « Entreprendre au féminin. Des opportunités pour elles. Une clé pour la compétitivité et l’emploi. ». L’objectif est d’atteindre un taux de 40% de créatrices en 2017. La région Bretagne, qui s’inscrit dans le schéma national a élaboré un Plan régional d’actions de promotion de l’entrepreneuriat des femmes 2010 - 2012 (PAR).

Une analyse compréhensive par le concept Genre peut permettre de saisir les représentations et pratiques associées à l’entrepreneur(e) et les normes différentielles établies. Le genre se traduit à travers toutes les dimensions de la société. De fait, le cadre historique et culturel d’un pays affecte l’identité et les pratiques de l’entrepreneur(e). L’identité sociale dominante de l’entrepreneur n’est pas asexuée. Ainsi, malgré un processus de féminisation (Le Feuvre N. 2001 ; 2008 ; Lapeyre N., Le Feuvre N. 2005) de cette profession les recherches déjà réalisées sur ce sujet révèlent à l’unanimité que l’entrepreneuriat est un statut masculin principalement (quantitativement et qualitativement).

Des pratiques innovantes-solidaires sur les territoires sont mises en œuvre par des acteurs  notamment de l’Economie Sociale et Solidaire (Par exemple : l’association Entreprendre Au Féminin Bretagne et les Coopératives d’Activités et d’Emploi) dans la construction de nouvelles réponses à la problématique sociale rencontrée par les femmes souhaitant « entreprendre ». Ainsi, nous pouvons formuler les questions suivantes : en quoi et comment ces organisations, en prenant en compte la problématique du genre, proposent un cadre alternatif favorable en levant certains freins et certaines contraintes en agissant comme levier ? Cependant ces structures réussissent-elles à contrer l’ensemble des pesanteurs sociales[1] ?

Cette journée qui rassemble chercheurs et acteurs de la société civile se veut être un temps d’échanges et de réflexions autour de ces nouvelles pratiques solidaires qui souhaitent contrer les mécanismes de production des spécificités sexuées  en jeu dans la pratique sociale que constitue l’entrepreneuriat.

Notes

[1] Faire société : le choix des coopératives La Manufacture coopérative Éditions du croquant, avril 2014

Programme

9h00-9h30: Accueil des participants et ouverture générale de la journée

9h30-11h00 : Des pratiques d’accompagnement qui s’inscrivent dans l’économie sociale et solidaire : Genre et ESS.

  • Marion CLEMENT, chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité. « Favoriser la création d’entreprise par les femmes : une volonté étatique ».
  • Audrey CHALUMEAU, Doctorante, Paris Diderot, Cessma, « L’égalité professionnelle Femmes‐Hommes dans l’Economie Sociale et Solidaire en Midi‐Pyrénées »
  • Gaëlle VIGOUROUX, Association Entreprendre au Féminin Bretagne

11h00 : Pause

11h30 : Discussions

12h30-14h00 : Pause déjeuner.

14h00-15h30 : Devenir entrepreneure-salariée : regards sur les Coopératives d’Activités et d’Emploi.

  • Justine BALLON, doctorante, Paris VII – Diderot, Ladyss, « Les Coopératives d'Activités et d'Emploi : Modèle productif des « zones grises de l'emploi » ? »
  • Elsa MANGHI, Docteure en Sciences cognitives. Entrepreneure salariée associée à Coopaname Ile-de-France. « Egalité femmes-hommes dans les CAE et à Coopaname : Entre émancipation et inégalités. »
  • Franck CHARRUAU. Co-gérant de la coopérative d’Activité et d’Emploi, CAE 29.
  • Virginie FONTIER, Doctorante-LABERS, « Les expériences vécues par les femmes en développement de projets : l’exemple des entrepreneures salariées de la Coopératives d’Activité  et d’Emploi dans le Finistère (CAE29). »

15h30 : Pause

16h00-17h00 : Discussions

17h00 : Conclusion générale et perspectives

Inscription

Cette journée est ouverte à tous. L'inscription est gratuite mais obligatoire.
Renseignements et inscription auprès de Claudie Inisan, secrétaire du LABERS. claudie.inisan@univ-brest.fr

Lieux

  • Salle des conférences B001 - UFR Lettres et Sciences Humaines-Victor Segalen, 20 rue Duquesne
    Brest, France (29200)

Dates

  • mardi 24 mars 2015

Mots-clés

  • entrepreneuriat, genre, économie sociale, solidarité, territoire

Contacts

  • Claudie Inisan
    courriel : claudie [dot] inisan [at] univ-brest [dot] fr

Source de l'information

  • Virginie Fontier
    courriel : virginiefontier [at] orange [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’accompagnement à la création entreprise par les femmes », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 04 mars 2015, http://calenda.org/319974