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Europe : (re)fondations

Europe: (re)foundations

VIIe Printemps des sciences humaines et sociales

7th Spring of the Humanities and Social Sciences

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Publié le mercredi 18 mars 2015 par João Fernandes

Résumé

L’Europe fait débat. Cette évidence s’impose et se trouve renforcée par un certain nombre d’événements récents, en Ukraine, en Grèce, en Espagne, mais aussi par des proclamations critiques dans bon nombre d’États membres, en opposition à la valorisation de la construction européenne et des espoirs qu’elle porte. Un inventaire comparé des qualités qui sont prêtées à l’Europe et des maux dont elle est jugée responsable serait toujours en retard d’une lecture, d’un discours, d’une diatribe. D’ailleurs l’heure n’est pas au bilan. Parce que sa mission réside aussi dans la participation au débat sociétal éclairé et argumenté, la MESHS est fière de consacrer son Printemps des sciences humaines et sociales à l’exploration de diverses facettes de l’Europe. Un programme de conférences propose des variations autour d’une interrogation essentielle – qui relève de notre essence et qui, à ce titre, nous est primordiale : « comment peut-on (ne pas) être européen? ».

Annonce

Argumentaire

L’Europe fait débat. Cette évidence s’impose et se trouve renforcée par un certain nombre d’événements récents, en Ukraine, en Grèce, en Espagne, mais aussi par des proclamations critiques dans bon nombre d’États membres, en opposition à la valorisation de la construction européenne et des espoirs qu’elle porte.
Un inventaire comparé des qualités qui sont prêtées à l’Europe et des maux dont elle est jugée responsable serait toujours en retard d’une lecture, d’un discours, d’une diatribe. D’ailleurs l’heure n’est pas au bilan.

Parce que sa mission réside aussi dans la participation au débat sociétal éclairé et argumenté, la MESHS est fière de consacrer son Printemps des sciences humaines et sociales à l’exploration de diverses facettes de l’Europe. Un programme de conférences propose des variations autour d’une interrogation essentielle – qui relève de notre essence et qui, à ce titre, nous est primordiale: «comment peut-on (ne pas) être européen?».

Au cours de ces deux semaines de rencontres et de débats, l’Europe sera ainsi abordée selon divers éclairages: une présentation de Zola dans sa dimension européenne; une lecture de cette «Europe de papier» qui au cours du 19e siècle accumula les rédactions de projets de construction européenne ; un retour sur la circulation de l’euro et son lien avec la diffusion de l’euroscepticisme; une réflexion sur le processus d’harmonisation des droits nationaux; une étude du développement d’un «tourisme médical» intra-européen adossé à l’hétérogénéité, au sein de l’UE même, des législations et des pratiques médicales; un questionnement des enjeux de la légitimité démocratique des institutions européennes face aux contraintes de secret des négociations, alors que s’élabore un traité transatlantique.

Ce riche programme de conférences sera inauguré par Jean-Marc Ferry qui présentera la dimension proprement philosophique du projet politique européen.

Cette année sera en outre celle d’une innovation. La MESHS lance en partenariat avec les éditions La Contre Allée la collection Fictions d’Europe  – la meilleure manière à notre sens d’affirmer une nouvelle fois le rôle de la littérature et de l’édition dans notre vie et l’importance de la littérature quand il s’agit de jeter des ponts et de construire. Des romanciers ont répondu à cette invitation à produire des textes fictifs avec pour thèmes les moyens, les voies, les impasses, les anecdotes ou les impossibilités d’une «refondation» européenne. Cette collection sera présentée à la librairie internationale V.O. et à la bibliothèque municipale de Lille, avant de donner lieu à une soirée inédite au Théâtre du Nord le 15 avril 2015, soirée de clôture des manifestations.

Programme

mardi 31 mars 2015 | MESHS, espace Baïetto | 18h

Conférence inaugurale | Une philosophie de l’Europe: à quoi bon? Jean-Marc Ferry

mercredi 1er avril 2015 | MESHS, espace Baïetto | 18h

Conférence | Zola, l’européen | en partenariat avec l'Université du temps libre, Karl Zieger

jeudi 2 avril 2015 | MESHS, espace Baïetto | 18h

Conférence | Europe de papier, Sylvie Aprile

mardi 7 avril 2015 | MESHS, espace Baïetto | 14h30

Conférence-débat réservée aux scolaires | Les conséquences économiques et sociales de l’euro, Vincent Duwicquet

mercredi 8 avril 2015 | MESHS, espace Baïetto | 18h

Conférence | Le droit de l’Union européenne | en partenariat avec l'université Lille 2, Aymeric Potteau et Stéphane de La Rosa

vendredi 10 avril 2015 | MESHS, espace Baïetto | 18h30

Table ronde | Les migrations procréatives en Europe, Laurence Brunet, Maryse Leroy, Séverine Mathieu, et Patrick Meunier

mardi 14 avril 2015 | MESHS, espace Baïetto | 14h-19h

Un temps pour débattre | Secret et démocratie dans la construction européenne, Robert Salais, Bruno Poncelet, Renaud Lambert, Liêm Hoang-Ngoc et Tokia Saïfi

mardi 14 avril 2015 | Librairie V.O., Lille | 19h

Fictions d'Europe | Rencontre avec Christos Chryssopoulos

mercredi 15 avril 2015 | Médiathèque Jean Lévy, Lille | 15h

Fictions d'Europe | Rencontre avec Arno Bertina
réservée aux scolaires | complet !

mercredi 15 avril 2015 | Théâtre du Nord, grande salle, Lille | 19h

Rencontre autour de la collection Fictions d’Europe
par les élèves de l'École du Nord

Informations pratiques

Toutes les rencontres de ce Printemps des sciences humaines et sociales sont gratuites.
L’entrée y est libre, dans la limite des places disponibles (réservation conseillée pour la séance du 15 avril 2015 au Théâtre du Nord : 03 20 14 24 24)

Informations complémentaires: 03 20 12 58 30 | www.meshs.fr

Retrouvez l’ensemble des enregistrements du Printemps des SHS et des conférences de la MESHS sur Publi.MESHS

Résumés et intervenants

  • Une philosophie de l’europe, à quoi bon ?
 De l’Europe philosophique à la philosophie de l’Europe, pour une approche normative du projet politique européen

Conférence inaugurale, par Jean-Marc Ferry

mardi 31 mars 201418h | MESHS, espace Baïetto Entrée libre

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le projet d’édification d’une Europe politique semble avoir pris le contrepied de l’esprit dans lequel le grand Husserl, lors de sa célèbre Conférence de Vienne, en 1935, avait pu invoquer l’«Europe philosophique», tout en appelant l’«humanité européenne» à un «héroïsme de la raison», afin de conjurer l’enlisement du rationalisme occidental dans l’objectivisme et le naturalisme. 
Par rapport à cet idéalisme fait contraste le réalisme des pionniers de la construction européenne, un processus jusqu’alors dominé par l’économisme, le fonctionnalisme, le technocratisme; processus «froid», s’il en est, qui n’offre guère de matière aux passions politiques, et moins encore de prise, du moins en apparence, aux enthousiasmes spéculatifs. 
Pourtant s’y joue la grande transformation postnationale, plus importante, peut-être, que la Révolution française en son temps. Derrière la froideur des processus d’intégration transnationale se joue en effet le destin de l’idée princeps des Lumières: l’idée cosmopolitique. On montrera comment, sous cette lumière, une approche normative du projet politique européen donne à connaître sa dimension philosophique.

Jean-Marc Ferry est philosophe, professeur des universités, titulaire de la chaire de philosophie de l’Europe, à l’université de Nantes, et docteur honoris causa de l’université de Lausanne (Suisse). Il a publié près de trente ouvrages, dont: La Question de l’État européen (2000); Europe, la voie kantienne (2006); La République crépusculaire. Comprendre le projet européen in sensu cosmopolitico (2010); L’Idée d’Europe (2013); Les Voies de la relance européenne (2014); Europe, crise et critique (2014).

Présentation:
 Céline Husson-Rochcongar, maître de conférences en droit public à l’université de Picardie - Jules Verne et membre du Centre universitaire de recherche sur l’action publique et le politique, épistémologie et sciences sociales (CURAPP-ESS). Spécialiste de théorie du droit et du droit international et européen des droits de l’homme, ses recherches portent sur l’utilisation juridique des valeurs et sur le rôle du droit comme processus de régulation sociale.

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  • Zola, l’européen

Conférence de Karl Zieger
 en partenariat avec l'Université du temps libre

mercredi 1er avril 201418h | MESHS, espace Baïetto
 Entrée libre

Si Émile Zola compte bien, en France, parmi les romanciers les plus connus, sa vie et son œuvre ont aussi une dimension européenne : par ses origines (son père est italien et a vécu, avant d’arriver en France, pendant une dizaine d’années en Autriche), par ses séjours en Italie et en Angleterre, par le rayonnement de son œuvre qui, dès la fin des années 1870, dépasse largement les frontières de l’hexagone et, finalement, par son engagement dans l’affaire Dreyfus. 
La conférence proposée portera d’abord sur les rapports de Zola avec d’autres pays européens, pour aborder ensuite l’accueil qui a été réservé à son œuvre en Italie, en Angleterre et, notamment, dans les pays de langue allemande; elle s’intéressera aussi au retentissement que son engagement dans l’affaire Dreyfus a eu pour son image à l’étranger. Pour finir, il sera question des réactions que l’œuvre de Zola a suscitées chez d’autres grands écrivains européens (par exemple Giovanni Verga et Heinrich Mann).  

Karl Zieger est professeur de littérature comparée à l’université Lille 3 et membre du laboratoire Analyses littéraires et histoire de la langue (ALITHILA). Ses recherches portent essentiellement sur des questions de réception et d’échanges culturels, sur le naturalisme en Europe et sur les rapports littérature/politique. Parmi ses dernières publications: Arthur Schnitzler et la France 1894-1939, enquête sur une réception (2012).

Présentation:
Martine Benoit, directrice de la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société, professeure d’histoire des idées en études germaniques et membre du Centre d’études en civilisations, langues et littératures étrangères (CECILLE).

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  • Europe de papier
, Projets du passé et construction présente, quels regards ?

Conférence de Sylvie Aprile

jeudi 2 avril 201518h | MESHS, espace Baïetto Entrée libre

Cette conférence entend revisiter l’«Europe de papier» c’est-à-dire le foisonnement de projets nés au XIXe siècle. Durant ces décennies, outre la formation de la jeune Europe et la réunion des congrès de la paix où s’exprime l’idée des États-Unis d’Europe, sont publiés dans toute l’Europe de multiples programmes et brochures trop souvent rangés sous la bannière des utopies, présentés sans liens véritables, détachés d’autres expériences élaborées hors d’Europe et tirés de leur contexte du moment (révolutions, guerres, crises économiques ou phases de prospérité). L’historien et le politologue peinent à en dégager les apports. Dans quelle mesure peut-on penser qu’ils ont contribué à la réalisation des Communautés européennes et du Conseil de l’Europe au début des années 1950? Sont-ils au contraire la marque d’une discontinuité, d’un contexte particulier qui serait celui du tournant du XIXe siècle dont l’horizon semblait alors indépassable? C’est autour de ces questions centrales alliant réflexions sur l’Europe et la paix que nous nous proposons de contribuer à une manière de relance historiographique sur les projets de construction européenne dans la longue durée et d’un point de vue transnational. 

Sylvie Aprile est professeure d’histoire contemporaine à l’université Lille 3 et directrice de l’Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS). Spécialiste d’histoire sociale et politique du XIXe siècle, elle a publié et co-dirigé plusieurs ouvrages ayant trait à l’Europe, dont: Le siècle des exilés, bannis et proscrits de la Révolution à la Commune (2010) et La liberté guidant les peuples. Les révolutions de 1830 en Europe (2013).

Présentation: 
Jean-Gabriel Contamin, professeur de science politique à l’université Lille 2 et directeur du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales  (CERAPS). Il est spécialiste de sociologie des mobilisations, de sociologie du droit et de méthodes des sciences sociales.

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  • Les conséquences économiques et sociales de l’euro


Conférence-débat, par Vincent Duwicquet | réservée aux scolaires

mardi 7 avril 201514h30 | MESHS, espace Baïetto

sur inscription

Les fluctuations monétaires ont eu dans le passé et ont actuellement de fortes répercussions sociales. Les variations des prix et des revenus, évalués en monnaie, affectent de façon différente les diverses classes sociales et sont à l’origine de transferts de revenus réels favorisant les inégalités. La mise en place de l’euro a conduit à un accroissement des déséquilibres à l’intérieur de la zone euro. Les pays du Sud (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce) sont pénalisés par un euro surévalué tandis que les pays du Nord (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Finlande) bénéficient d’un euro sous-évalué favorisant leurs exportations. En France, la surévaluation de la monnaie se traduit par des performances à l’exportation médiocres affaiblissant le secteur industriel. De plus, la perte du taux de change en tant que mécanisme d’ajustement des déséquilibres est difficilement substituable. Au niveau macroéconomique, le travail devient la variable d’ajustement du système et s’avère bien moins efficace que la monnaie pour lutter contre le chômage et les inégalités. Au contraire, la surévaluation de la monnaie tend inexorablement à réduire les salaires des travailleurs les moins protégés tandis que d’autres secteurs et classes sociales restent à l’abri du chômage et de la baisse des revenus. Cette double inégalité (entre le Nord et le Sud de la zone euro et entre les classes sociales de chaque pays) remet en cause la viabilité de la zone euro et se traduit par la montée de l’euroscepticisme, en particulier en France.  

Vincent Duwicquet, maître de conférences à l’université Lille 1 et membre du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSÉ). Ses travaux portent sur la zone euro, la macroéconomie et la théorie postkeynésienne.

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  • Le droit de l’Union européenne - son efficacité et sa légitimité en question

Conférence de Aymeric Potteau et Stéphane de La Rosa
 en partenariat avec l'université Lille 2

mercredi 8 avril 201518h | MESHS, espace Baïetto
 Entrée libre

Depuis un peu plus de cinquante ans, les États européens se sont lancés dans un processus d’harmonisation des droits nationaux, avec pour objectif le développement d’un Marché commun. Ce processus de rapprochement des législations nationales, qui concerne aujourd’hui les 28 pays membres de l’Union européenne, continue à donner lieu à de vifs débats. L’articulation du droit européen avec les systèmes juridiques nationaux est discutée tout comme les conditions d’élaboration des normes européennes. Ce sont tout à la fois l’efficacité et la légitimité du droit de l’Union européenne qui sont mises en question. 
Un retour sur le contexte historique de négociation du Traité de Rome et ses conséquences, sur les grands principes qui structurent le droit de l’Union européenne, tels que le principe de primauté ou encore le principe de l’effet direct de la norme européenne dans les États membres, mais aussi une réflexion sur les processus d’élaboration des normes européennes permettront d’éclairer les enjeux et les perspectives de cette harmonisation.

Stéphane de La Rosa est professeur de droit public à l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis et titulaire d’une Chaire Jean Monnet. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le droit économique européen: La méthode ouverte de coordination dans le système juridique communautaire (2007), L’Union européenne et le fédéralisme économique (2015), L’encadrement des concessions par le droit européen (2015) et a publié plusieurs études sur la négociation et la préparation du Traité de Rome de 1957. Il dirige l’Institut du développement et de la prospective (IDP) de l’université de Valenciennes.

Aymeric Potteau est maître de conférences en droit public à l’université Lille 2 et membre du Centre de recherche droits et perspectives du droit (CRD&P). Ses travaux portent sur le système juridique et institutionnel de l’Union européenne, et plus particulièrement sur l’articulation des ordres juridiques internes, européens et internationaux. Après avoir soutenu une thèse sur l’autonomie financière de l’Union européenne (publiée en 2004), il s’est spécialisé dans l’étude des finances publiques européennes.

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  • Les migrations procréatives en Europe - mythes et réalité


table ronde avec Laurence Brunet, Maryse Leroy, Séverine Mathieu, Patrick Meunier

animation: Sandrine Chassagnard-Pinet

en partenariat avec l'université Lille 2 et l’Espace de réflexion éthique régional du Nord - Pas-de-Calais

vendredi 10 avril 2015
 18h30 | MESHS, espace Baïetto
 Entrée libre

Seul 1 % des patients ressortissants de l’Union européenne aurait, selon la Commission européenne, recours à des soins transfrontaliers. Certains secteurs médicaux sont toutefois plus exposés à ce «tourisme médical». C’est le cas de l’aide médicale à la procréation, les pays européens ayant, en la matière, des législations et des pratiques médicales très hétérogènes. La France s’est, pour sa part, dotée d’un cadre législatif restrictif alors que d’autres pays ont fait le choix de donner un accès plus large aux techniques médicales d’assistance à la procréation. Les patients français ne répondant pas aux conditions d’âge ou de conjugalité fixées par le cadre juridique français peuvent, dès lors, être tentés de franchir les frontières pour trouver, auprès des services médicaux d’un autre pays, une aide à la procréation.
À l’occasion de cette table ronde, juristes, sociologue et praticien confronteront leurs points de vue sur la diversité des législations nationales et leur articulation avec la norme européenne, sur la réalité des migrations procréatives, les raisons de celles-ci et les réseaux éventuels permettant leurs pratiques ainsi que sur les perspectives d’harmonisation et d’évolutions en la matière. 

Laurence Brunet est juriste, chercheuse associée au Centre de recherche droit, sciences et techniques de l’université Paris 1 et chargée d’enseignement à l’Institut d’études judiciaires de l’université Paris-Sud. Elle est spécialiste des incidences des sciences et de la médecine sur le droit des personnes et de la famille. Elle a coordonné l’étude juridique commanditée par le Parlement européen sur la gestation pour autrui dans les pays de l’Union européenne (2013). 

Séverine Mathieu est professeure de sociologie à l’université Lille 1. Elle travaille sur l’assistance médicale à la procréation et a publié en 2013: L’enfant des possibles. Assistance médicale à la procréation éthique, religion et filiation. Elle poursuit actuellement ses recherches à Lille et à Lyon, en s’intéressant à l’accueil d’embryons. Elle est également membre du Centre d’éthique clinique (Paris, Hôpital Cochin).

Patrick Meunier est professeur de droit public à l’université Lille 2 et membre du Centre de recherche droits et perspectives du droit (CRD&P - équipe de recherche en droit public). Il est spécialiste du droit de l’Union européenne, en charge de l’axe Systèmes juridiques et espaces transfrontaliers du CRD&P.

Le docteur Maryse Leroy est gynécologue obstétricienne au Centre d’assistance médicale à la procréation du CHRU de Lille.

Animation: 
Sandrine Chassagnard-Pinet, professeure de droit privé à l’université Lille 2 et membre du Centre de recherche droits et perspectives du droit (CRD&P - équipe René Demogue). Elle est également membre de l’équipe de direction de la MESHS et co-responsable du programme Argumenter, décider, agir. Elle a notamment publié en 2014 : « Corps féminins et responsabilité civile », in La loi et le genre (co-réd.), ainsi que l’ouvrage Droit, art, sciences humaines et sociales : dépasser les frontières disciplinaires (co-dir.).

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  • Secret et démocratie dans la construction européenne

Un temps pour débattre | en partenariat avec l’espace culture de l’université Lille 1
 conférences

mardi 14 avril 201514h-19h | MESHS, espace Baïetto Entrée libre

L’Europe telle que nous la connaissons aurait-elle pu se construire sans une part de secret? Secret des négociations, secret des contacts préliminaires à l’élaboration des grands accords. Mais cette part de secret ne vient-elle pas entacher la légitimité démocratique des institutions européennes confrontées à l’exigence grandissante de la transparence? Le traité transatlantique en cours d’élaboration amène à s’interroger sur la place du secret dans les négociations, sur la nécessité d’information et de participation de la société civile et sur la représentation démocratique. Le secret interroge également le fonctionnement des institutions européennes et notamment la place grandissante des lobbies. La place du secret, un enjeu pour la construction de l’Europe de demain? 

14h | ouverture Martine Benoit, directrice de la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société et Jean-Philippe Cassar, vice-président culture et patrimoine scientifiques, université Lille 1 – sciences et technologies

14h15 | Secret et démocratie dans la construction européenne. Le mentir vrai ou la politique de la transparence
 Robert Salais, professeur émérite en économie, chercheur associé au centre de recherche Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société (IDHES) et au centre Marc Bloch (Berlin)
Présentation: Isabelle Bruno, politiste, maître de conférences à l’université Lille 2, membre du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS)

15h30 | pause

16h | Traité transatlantique : secret des négociations ou déni de démocratieBruno Poncelet, syndicaliste à la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB wallonne), anthropologue, essayiste, formateur au Centre d’éducation populaire André Genot, animateur de la plateforme No Transat! (Belgique)
Renaud Lambert, rédacteur en chef adjoint du Monde diplomatique
Animation: Gilles Raveaud, maître de conférences en sciences économiques, membre de l’Institut d’études européennes (université Paris 8-Saint-Denis) et chroniqueur à Alternatives économiques

17h30 | Secret et transparence dans le fonctionnement des institutions européennes
 Liêm Hoang-Ngoc, économiste, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ancien député européen 
Tokia Saïfi, députée européenne, membre du groupe du Parti populaire européen (sous réserve)
Animation: Pierre Mathiot, professeur de science politique, directeur de Sciences Po Lille et membre du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS)

18h30 | clôture

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Rencontre avec Christos Chryssopoulos et sa traductrice, Anne-Laure Brisac

En partenariat avec la librairie internationale V.O. et les éditions La Contre Allée

mardi 14 avril 201519h | Librairie V.O., LilleEntrée libre

FICTIONS D'EUROPE


La Maison européenne des sciences de l’homme et de la société et les éditions La Contre Allée ont invité des auteurs européens à produire des récits de fiction et de prospective sur les fondations et refondations européennes. 
Ce projet a donné le jour à la collection Fictions d’Europe dans laquelle viennent de paraître trois textes:

Arno Bertina | Des lions comme des danseuses

Christos Chryssopoulos | Terre de colère (traduction: Anne-Laure Brisac)

Gonçalo M. Tavares | Berlin, Bucarest-Budapest : Budapest-Bucarest (traduction: Dominique Nédellec)

Christos Chryssopoulos est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages souvent distingués en Europe et aux États-Unis. Membre du Parlement culturel européen (ECP), il est aussi fondateur du festival littéraire Dasein, qui réunit tous les ans à Athènes écrivains et artistes de la scène internationale. Il est traduit en cinq langues.

Anne-Laure Brisac a toujours choisi les textes et les auteurs qu’elle traduit. Parmi eux, Christos Chryssopoulos, avec qui elle a partagé en 2013 le Prix Laure-Bataillon pour Une lampe entre les dents (Actes Sud). C’est aussi en 2013 qu’elle crée la maison d’édition Signes et balises.

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Rencontre avec Arno Bertina En partenariat avec la médiathèque Jean Lévy et les éditions La Contre Allée

mercredi 15 avril 201515h | médiathèque Jean Lévy, Lille

Séance réservée aux scolaires | complet !

FICTIONS D'EUROPE


La Maison européenne des sciences de l’homme et de la société et les éditions La Contre Allée ont invité des auteurs européens à produire des récits de fiction et de prospective sur les fondations et refondations européennes. 
Ce projet a donné le jour à la collection Fictions d’Europe dans laquelle viennent de paraître trois textes:

Arno Bertina | Des lions comme des danseuses

Christos Chryssopoulos | Terre de colère (traduction: Anne-Laure Brisac)

Gonçalo M. Tavares | Berlin, Bucarest-Budapest : Budapest-Bucarest (traduction: Dominique Nédellec)

Arno Bertina publie son premier roman, Le dehors ou la migration des truites, chez Actes Sud en 2001. Paraîtront ensuite Appoggio (Actes Sud, 2003) et Anima motrix (Verticales, 2006), ces trois livres pouvant être lus comme un triptyque. En marge, il va initier de nombreuses collaborations avec des photographes, ou au sein du collectif Inculte. Je suis une aventure, son dernier roman, est paru en 2012 chez Verticales.

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Rencontre autour de la collection Fictions d’Europe


En partenariat avec le Théâtre du Nord, l’École du Nord, les éditions La Contre Allée et Action culture (université Lille 3).

mercredi 15 avril 201519h | Théâtre du Nord (grande salle), Lille

Entrée gratuite sur réservation

Lecture d’extraits des textes d’Arno Bertina, Christos Chryssopoulos et Gonçalo M. Tavares, par Lola Haurillon, Ulysse Bosshard et Baptiste Dezerces, élèves comédiens de l’École du Nord, en présence des auteurs et de leurs traducteurs. 
Discussion animée par Constantin Bobas, Jean-Max Colard et Maria João Gama Gindrey.
Entrée gratuite, sur réservation au 03 20 14 24 24

FICTIONS D'EUROPE


La Maison européenne des sciences de l’homme et de la société et les éditions La Contre Allée ont invité des auteurs européens à produire des récits de fiction et de prospective sur les fondations et refondations européennes. 
Ce projet a donné le jour à la collection Fictions d’Europe dans laquelle viennent de paraître trois textes:

Arno Bertina | Des lions comme des danseuses

Christos Chryssopoulos | Terre de colère (traduction: Anne-Laure Brisac)

Gonçalo M. Tavares | Berlin, Bucarest-Budapest : Budapest-Bucarest (traduction: Dominique Nédellec)

Arno Bertina publie son premier roman, Le dehors ou la migration des truites, chez Actes Sud en 2001. Paraîtront ensuite Appoggio (Actes Sud, 2003) et Anima motrix (Verticales, 2006), ces trois livres pouvant être lus comme un triptyque. En marge, il va initier de nombreuses collaborations avec des photographes, ou au sein du collectif Inculte. Je suis une aventure, son dernier roman, est paru en 2012 chez Verticales.

Christos Chryssopoulos est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages souvent distingués en Europe et aux États-Unis. Membre du Parlement culturel européen (ECP), il est aussi fondateur du festival littéraire Dasein, qui réunit tous les ans à Athènes écrivains et artistes de la scène internationale. Il est traduit en cinq langues.

Anne-Laure Brisac a toujours choisi les textes et les auteurs qu’elle traduit. Parmi eux, Christos Chryssopoulos, avec qui elle a partagé en 2013 le Prix Laure-Bataillon pour Une lampe entre les dents (Actes Sud). C’est aussi en 2013 qu’elle crée la maison d’édition Signes et balises.

Gonçalo M. Tavares ne cesse de publier des romans, recueils de poésie, essais, pièces de théâtre, contes et autres ouvrages inclassables. Il a été récompensé par de nombreux prix nationaux et internationaux. Apprendre à prier à l’ère de la technique (Viviane Hamy, 2010) a reçu le prix du meilleur livre étranger - Hyatt Madeleine.

Dominique Nédellec s’est spécialisé dans la traduction des littératures portugaise et brésilienne après avoir occupé différents postes dans le secteur du livre. Il est notamment le traducteur d’António Lobo Antunes.

Constantin Bobas est professeur en études néo-helléniques à l’université Lille 3 et membre du Centre d’études en civilisations, langues et littératures étrangères (CECILLE). Ses travaux portent sur la réception de l’Antiquité grecque à l’époque contemporaine, la littérature et la culture néo-grecques, l’anthropologie culturelle des mondes méditerranéens.

Jean-Max Colard est maître de conférences à l’université Lille 3 où il enseigne et étudie la littérature contemporaine, notamment dans ses relations avec l’art contemporain. Également critique d’art, commissaire d’expositions (Duras Song, BPI Paris, 2014) et auteur, il a récemment publié L’exposition de mes rêves (2014) et Une littérature d’après - Cinéma de Tanguy Viel (2015).

Maria João Gama Gindrey est professeure agrégée à l’université Lille 3 depuis 1997. Elle y enseigne la traduction ainsi que la littérature et la civilisation des pays lusophones. Elle est lisboète, a vécu au Mozambique et travaille en France depuis 30 ans à Paris, à Dijon, à Aix en Provence.

Lieux

  • Grande salle, Théâtre du Nord - 4 Place Charles de Gaulle
    Lille, France (59)

Dates

  • mardi 31 mars 2015
  • mercredi 01 avril 2015
  • jeudi 02 avril 2015
  • mardi 07 avril 2015
  • mercredi 08 avril 2015
  • vendredi 10 avril 2015
  • mardi 14 avril 2015
  • mercredi 15 avril 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Europe, institutions, politique, démocratie, euro, migrations, procréation, Zola, fiction, prospective

Contacts

  • Constance Bienaimé
    courriel : mediation [at] meshs [dot] fr
  • Amandine Briffaut
    courriel : amandine [dot] briffaut [at] meshs [dot] fr

Source de l'information

  • Amandine Briffaut
    courriel : amandine [dot] briffaut [at] meshs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Europe : (re)fondations », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mercredi 18 mars 2015, http://calenda.org/321316