AccueilL'esprit Fluxus, hier et aujourd'hui

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Publié le mardi 17 mars 2015 par João Fernandes

Résumé

C’est en 1962, à la suite de la publication par George Maciunas du seul et unique numéro d’un périodique nommé « Fluxus », qu’un groupe de jeunes artistes influencés par Dada et marqués par l’enseignement du compositeur et musicien John Cage à la New School for Social Research de New York adopte le nom de Fluxus. L’appellation restitue bien l’idée de continuité entre l’art et la vie, entre les sciences et les techniques, qui prétend fonder de nouvelles pratiques artistiques et expériences du monde. Fluxus est moins un mouvement qu’une mouvance où se retrouvent des artistes de toutes disciplines, ayant en partage un même état d’esprit et un identique désir de remettre en question, non sans humour et dérision, le statut et le rôle social de l’art. Dès ses débuts, Fluxus mêle la musique, l’action, le théâtre, la danse, les arts plastiques, la poésie. Les propositions – events, happenings, environnements, productions d’objets et de livres, entre autres – se veulent sans prétention, ouvertes à l’insignifiant, aux riens et/ou aux petites choses de la vie quotidienne.

Annonce

Présentation

L’École supérieure d’art des Pyrénées (ESAP) Pau-Tarbes, site de Pau, organise tout au long de l’année 2014-15, des événements autour et à partir de Fluxus (voyage, journée d’étude, exposition), en partenariat avec la Fondation du doute à Blois (collections de Ben et Gino di Maggio) et le département d’Histoire de l’art et d’Archéologie de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA). La journée d'étude "L'esprit Fluxus, hier et aujourd'hui" s'inscrit dans cette dynamqiue et a pour objet de poser des points de réflexion. Le projet Fluxus en effet se poursuivra en 2015-2016 sous forme d’un colloque international, de workshops et de performances.

Argumentaire

C’est en 1962, à la suite de la publication par George Maciunas du seul et unique numéro d’un périodique nommé « Fluxus », qu’un groupe de jeunes artistes influencés par Dada et marqués par l’enseignement du compositeur et musicien John Cage à la New School for Social Research de New York adopte le nom de Fluxus. L’appellation restitue bien l’idée de continuité entre l’art et la vie, entre les sciences et les techniques, qui prétend fonder de nouvelles pratiques artistiques et expériences du monde. Fluxus est moins un mouvement qu’une mouvance où se retrouvent des artistes de toutes disciplines, ayant en partage un même état d’esprit et un identique désir de remettre en question, non sans humour et dérision, le statut et le rôle social de l’art. Dès ses débuts, Fluxus mêle la musique, l’action, le théâtre, la danse, les arts plastiques, la poésie. Les propositions – events, happenings, environnements, productions d’objets et de livres, entre autres – se veulent sans prétention, ouvertes à l’insignifiant, aux riens et/ou aux petites choses de la vie quotidienne.

1962 est encore l’année de la première manifestation publique de Fluxus, à savoir quatorze concerts donnés durant plusieurs semaines au musée municipal de la ville de Wiesbaden. La manifestation intitulée « Fluxus Internationale Festspiele Neuester Musik » est le point de départ d’une tournée de concerts en Europe. Le cercle d’artistes ne cesse de s’étendre : aux pionniers Dick Higgins, George Brecht, La Monte Young et Allan Kaprow s’associent bientôt Daniel Spoerri, Robert Filliou, Ben, Joseph Beuys, etc. En 1968, George Brecht peut prendre la mesure des renouvellements accomplis et affirmer : « Il n’y a plus de centre de l’art ; l’art est là où tu fais ton boulot ; l’art c’est ce que nous sommes en train de faire en ce moment par exemple ». Fluxus, pour paraphraser Allan Kaprow, ce serait une « énergie de l’art sans ses marquages ».

Cette journée d’étude consacrée à Fluxus a pour but de sensibiliser les étudiants de l’ESAP et de l’UPPA à une démarche artistique dont les résonances se font encore entendre aujourd’hui. Elle proposera un éclairage historique sur certains des artistes ayant partagé l’état d’esprit Fluxus et s’attachera à souligner les liens actuels avec la musique, l’art de la performance ou encore des nouveaux média.

La journée d’étude « L’esprit Fluxus, hier et aujourd’hui » est co-organisée par Corinne Melin (Professeure en esthétique et histoire de l’art contemporain, ESAP) et Sabine Forero Mendoza (Professeure des universités en esthétique et histoire de l’art contemporain, UPPA) 

Programme

9h Accueil par les organisatrices Sabine Forero Mendoza (UPPA) et Corinne Melin (ESA des Pyrénées)

+ Sans Titre par The collective Fluxus Project d’après Charles Pennequin

The Collective Fluxus Project, composé de neuf personnes, est né lors du Travel Fluxus Project à la Fondation du doute, à Blois, du 12 au 16 nov. 2014. De cette période intensive et immersive dans l’art et l’état d’esprit Fluxus, des jeux, des mots, des images, des actions etc. sont sortis, ainsi qu’une attitude... Avec Laetitia Boiteau, Juliette Ducrocq, Claire Lassansna, Quentin Lemarchand, Corinne Melin, Malaurie Sannié, Clémence Sapparart, Pauline Terne, Guofan Xiong 

9 h 15 Ouverture de la journée par Sabine Forero Mendoza, Professeure en esthétique et histoire de l’art contemporain, UPPA, Département d’Histoire de l’art et d’Archéologie  

  1. 9 h  30 Isabelle N’Guyen : « Les Bouddha de Nam June Paik » Professeur agrégée en arts plastiques, Lycée Max Linder, Libourne. Doctorante en histoire de l’art, UPPA, laboratoire ITEM. 
  2. 10 h 30 Corinne Melin « Exposer Fluxus : exemple de la Fondation du doute à Blois » Professeure en histoire de l’art contemporain et esthétique, ESA des Pyrénées Pau-Tarbes, site de Pau ; membre du laboratoire du geste, Paris. A publié notamment : Allan Kaprow une traversée, L’Harmattan, déc. 2014. 

11 h pause

+ Reenactments par The Collective Fluxus Project : Drip Music (1962) de George Brecht et Danger Music n°2  (mai 1961) de Dick Higgins. 

  • 11 h 30 Olivier Lussac : « Résonances de Fluxus dans la performance » 

À partir de l’examen des différentes pratiques de Fluxus, Olivier Lussac s’attachera à définir ce que fut une telle mouvance, mais aussi à mettre en évidence son héritage dans les pratiques contemporaines de performance. 

_Olivier Lussac est professeur à l’Université de Lorraine et directeur du département Arts. Il a publié deux ouvrages : Happening & Fluxus (L’Harmattan, 2004) et Fluxus et la musique (Les Presses du réel, 2010). Il consacre aujourd’hui ses recherches à la performance.

Dernières publications :

— « Archives de la performance », Colloque international Archives au présent, Centre Georges Pompidou-Metz, Labex Arts H2H, Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines, Paris-8 et Centre d’art contemporain « Faux Mouvement », sous la direction de Catherine Perret, Soko Phay, Anna Seiderer et Patrick Nardin, 24-25 octobre 2014 (Presses Universitaires de Vincennes, publication 2015).

— « L’idée de ‘‘liminalité’’ dans la performance », Colloque international TPP. Théâtre, Performance et Philosophie, Université Sorbonne-Panthéon-Paris 1, 27-29 juin 2014, sous la direction de Flore Garcin Marrou (publication 2015, Éditions L’Entretemps).

— « Corps, performance, fiction », Revue Mobile Album International, n° 3, Besançon, Les Presses du réel, revue bilingue anglais/français, numéro spécial : « Performance », p. 186-193. 

12 h 30 échanges avec la salle+ DEJEUNER 

  • 14 h 30 Michel Giroud : « Dada, Fluxus & Cie »

_Michel Giroud, artiste koyotte, historien et théoricien des avant-gardes (Dada, Fluxus et Cie), fondateur d’entreprises (Kanal, MMAM, IAM, PTT…), dirige la collection L’écart absolu aux Presses du réel, avec la volonté de construire la poésie totalement totale (de Fourier à Filliou en passant par Proudhon, Brisset, Satie...).

A publié :

_Le Musée des Muses Amusées (MMAM) Imperium Asinum Magnificum (IAM) selon la Poésie Totalement Totale (PTT) (+ CD / DVD), Dijon, Les Presses du réel – Avant-gardes, 2014.

_Paris, laboratoire des avant-gardes – Transformations / transformateurs, 1945-1965, Dijon, Les Presses du réel – Avant-gardes, 2008.

_Mille voix / 1000 voies – Comment va ta vache ?, Dijon, Les Presses du réel – Avant-gardes, 2001. 

  • 15 h 30 Florent Schmitt : « L’attitude ludique dans l’art et dans la vie » 

_Florent Schmitt (Le fragment ment quand), poète, slameur, doctorant en arts plastiques, Université de Strasbourg, diplômé de l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Il anime des ateliers de poésie et des scènes ouvertes et participe à de nombreux projets associatifs et collectifs. Non-spécialiste, il fait du graffiti, du collage sonore et papier, de la peinture, du Spoken word… 

16 h 30 pause

+ « La révolution est en marche », lecture poétique par The Collective Fluxus Project : à partir d’extraits de trous dans la ville et comprendre la vie de Charles Pennequin. 

  • 17 h Corinne Melin, clôture de la journée d’étude. « L’esprit Fluxus à l’ère numérique »   

17 h 30 échange avec la salle

+ « Staying Alive…. » librement inspirée d’une proposition de la chorégraphe danseuse Catherine Contour, méta atelier, Palais de Tokyo, 2006.

Lieux

  • rez de chaussée, Amphithéâtre de la présidence - École supérieure d’art des Pyrénées (ESAP) Pau-Tarbes, site de Pau rue de l’université
    Pau, France (64)

Dates

  • jeudi 26 mars 2015

Mots-clés

  • fluxus, performance, musique expérimentale, digital

Contacts

  • Corinne Melin
    courriel : corinne [dot] melin [at] esapyrenees [dot] fr

Source de l'information

  • Corinne Melin
    courriel : corinne [dot] melin [at] esapyrenees [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'esprit Fluxus, hier et aujourd'hui », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 17 mars 2015, http://calenda.org/321360