AccueilPeut-on comparer les « révolutions de couleur » et les « printemps arabes » ?

Peut-on comparer les « révolutions de couleur » et les « printemps arabes » ?

Can we compare the “Color Revolutions” and the “Arab Springs”?

Dynamiques démocratiques, changements institutionnels, circulations transnationales et relations internationales

Democratic Dynamics, Institutional Changes, Transnational Movements and International Relations

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Publié le mercredi 18 mars 2015 par João Fernandes

Résumé

Les objectifs du colloque sont de saisir des processus révolutionnaires et des dynamiques démocratiques (plus ou moins abouties) dans deux grandes régions (l’est de l’Europe et le monde arabe) pour montrer l’émergence de sociétés plurielles qui se produit lors de la contestation des États autoritaires ; s’interroger, en adoptant une approche pluridisciplinaire, sur l’interaction entre relations internationales et démocratisation.

Annonce

Objectifs du colloque

Se saisir des processus révolutionnaires et des dynamiques démocratiques (plus ou moins abouties) dans deux grandes régions (l’est de l’Europe et le monde arabe) pour montrer l’émergence de sociétés plurielles qui se produit lors de la contestation des Etats autoritaires ; s’interroger, en adoptant une approche pluridisciplinaire, sur l’interaction entre relations internationales et démocratisation.

Argumentaire

Dans les années qui ont suivi l’effondrement de l’URSS, les recherches sur les processus de démocratisation ont été dominées par le paradigme de la transition. Au fil des évolutions politiques des pays issus de l’ex-URSS, ce paradigme est apparu de moins en moins pertinent et opérant. Les processus de démocratisation ont emprunté d’autres chemins que ceux qui avaient été imaginés. Et l’impact qu’ont, ou peuvent avoir, les acteurs extérieurs apparaît souvent diffus et complexe. Les révolutions de couleur qui ont éclaté dans l’espace postsoviétique comme dans les pays arabes en témoignent. Elles confirment que les crises et les conflits sont des temps forts de ces processus de démocratisation qui sont rarement linéaires. Selon les cas, ils sont ou sont susceptibles d’être les aboutissements et les révélateurs des forces profondes des évolutions sociétales et de formidables accélérateurs des processus en cours. C’est la raison pour laquelle nous proposons d’étudier la diversité des trajectoires politiques des pays concernés ainsi que le lien qui existe entre les processus en cours et les relations internationales. En réfléchissant aux dynamiques exogènes et endogènes, nous chercherons à mieux comprendre les transformations dans le monde arabe et dans les pays de l’est et interrogerons de manière critique la notion même de processus de démocratisation.

Le colloque s’articulera, dans une approche comparative des deux régions, autour de trois grands thèmes :

1  - Les origines et les déterminants des révolutions

  • Facteurs déclencheurs : socio-économiques, politiques (absence de l’état de droit, rejet de la corruption, de la captation des richesses nationales par quelques-uns, de l’arbitraire, etc) et internationaux
  • Emergence des sociétés civiles
  • Rôle des références et des acteurs extérieurs (Etats, organisations internationales, ONG) dans l’émergence des contestations
  • Impact des politiques mises en place par l’UE (objectifs poursuivis, outils de l’action européenne, limites des actions entreprises), les Etats-Unis et la Russie ainsi que de leur réception dans les pays concernés et dans les pays tiers (notamment en Russie) 

2  – Les révolutions

  • Soudaineté et conjonction des phénomènes, effet « domino »
  • Idées mobilisatrices, circulation et impact de ces idées sur les contestations ; textes « fondateurs » des mobilisations ; identification des « passeurs »
  • Relations entre mouvements de jeunes de différents pays ; impact des migrations (étudiants, travailleurs, élites, etc) sur la circulation des idées ; réseaux de la contestation
  • Rôle des médias, des réseaux sociaux, des nouveaux outils de diffusion de l’information (Youtube) et plus généralement des nouvelles technologies dans le développement des contestations, rôle des médias étrangers
  • Figures de la contestation : leur formation, leur parcours, leurs objectifs
  • Rôle des autres acteurs : associations notamment ONG étrangères (Freedom House, Soros, etc), églises, mouvements religieux, oligarques (à l’est), etc
  • Objectifs des contestations
  • Place de la violence
  • Emergence de « modèles » politiques ou culturels
  • Mots de la révolution

3  – Les répercussions des révolutions

  • Impact politique et institutionnel, socio-économique ; changement de régime d’accumulation
  • Répercussions internationales et géopolitiques
  • Régionalisation, fragmentation et recompositions territoriales, recompositions identitaires 

Conclusion : la comparaison Est-monde arabe est-elle pertinente et féconde ?

Cette recherche, par définition transversale, conduira à croiser les approches des spécialistes d’Europe centrale et orientale et du monde arabe.

Langues de travail : français et anglais 

Procédure de soumission des propositions

Date limite pour l’envoi des propositions de communication :

30 avril 2015.

Les propositions doivent s’accompagner d’un résumé de la communication (une page) et d’un CV de l’auteur avec une liste des principales publications (une page). Une réponse leur sera donnée avant le 10 juin. Les auteurs dont la proposition sera acceptée devront envoyer aux organisateurs le texte de leur communication avant le 18 septembre. 

Une publication est envisagée à la suite du colloque sous forme soit d’ouvrage collectif soit d’un numéro de revue.

La participation de jeunes chercheurs est souhaitée. 

Les propositions doivent être envoyées à colloqueuroparabe@gmail.com 

Le budget ne permettra de couvrir les frais de voyage et d’hébergement que pour un nombre limité de personnes. 

Le colloque aura lieu le 25 septembre à Paris

Co-responsables

  • Jean-Yves Moisseron (CESSMA Paris 7 et IRD) et
  • Anne de Tinguy (INALCO et CERI-Sciences po) 

Comité scientifique

  • Emmanuelle Armandon (INALCO),
  • Nidhal Ben Cheikh (CRESS-Tunisie),
  • Amel Ben Rouhma (Paris Descartes-CEDAG),
  • Laure Delcour (projet CASCADE -7ème PCRD de l’UE européen),
  • Petia Koleva (Université Paris 7, LADYSS),
  • Laurence Louer (CERI-Sciences po),
  • Georges Mink (ISP-CNRS, College of Europe, Natolin campus),
  • Jean-Yves Moisseron (Université Paris 7, CESSMA et IRD),
  • M’hamed Oualdi (Princeton University),
  • Delphine Pagès-El Karoui (INALCO),
  • Florent Parmentier (Sciences po),
  • Anne de Tinguy (INALCO et CERI-Sciences po),
  • Julien Vercueil (INALCO),
  • Volodymyr Yermolenko (Mohyla Academy, Kiev)

Lieux

  • salle de conférences, Sciences Po-CERI - 56, rue Jacob
    Paris, France (75006)

Dates

  • jeudi 30 avril 2015

Mots-clés

  • révolution, comparaison, démocratie, mobilisations, changement, transition, revolution, comparison, change, democracy, mobilization

Contacts

  • Anne De Tinguy
    courriel : colloqueuroparabe [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Anne De Tinguy
    courriel : colloqueuroparabe [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Peut-on comparer les « révolutions de couleur » et les « printemps arabes » ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 18 mars 2015, http://calenda.org/321723