AccueilLes dictatures militaires : physionomie et héritage politique

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Publié le lundi 23 mars 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Diacronie vise à approcher le thème des régimes militaires et de l’héritage qu'ils laissent aux gouvernements civils, en se penchant en particulier sur les phénomènes de politicisation des officiers une fois que le coup d’état a été accompli ; en particulier sur la pression exercée par les lobbies pendant et tout de suite après le coup d’État et sur la question des relations entre civils et militaires dans ce contexte ; sur la manière dont le régime militaire consolide son propre pouvoir en se servant ou en suppriment les institutions préexistantes ; sur la gestion de la transition institutionnelle des régimes militaires aux systèmes démocratiques ; sur les effets, à court et à long termes, du contrôle politique des officiers, soit pour qui ce concerne les structures institutionnelles de l’État, soit pour ce qui concerne les aspects législatifs.

Annonce

Argumentaire

Pendant la période 1945-1976, il y a eu plusieurs coups d’État dans le monde entier. Dans l’Amérique latine, seulement le Mexique et le Costa Rica, il n’y a pas eu de victimes. Pendant la même période, la moitié des États asiatiques et les deux tiers des États du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord ont expérimenté l’intervention de militaires. Dans la plupart des États de l’Afrique subsaharienne, les coups d’État ont eu lieu suite au processus de décolonisation, pendant la période 1963-1976. Même en Europe, le phénomène a touché la Grèce des colonels pendant les années 1970 et la Pologne de Jaruzelski pendant les années 1980. Ce phénomène, même si s’il s’est réduit, n’est pas terminé comme l'indique les cas malien ou égyptien.

L’intervention des militaires en politique a caractérisée l’histoire de plusieurs pays dans le XX siècle. Leur intervention a été considérée de façon négative par le marxisme – qui a interprété le coup d’état comme la réponse directe au renforcement des classes populaires et des partis de gauche – et par le côte libéral, qui jugeait le golpe comme un détour du parcours libéral-constitutionnel. Par contre, d'autres interprétations ont considéré l’intervention des militaires comme une poussée envers la modernisation capable de développer systèmes politiques considérés comme arriérés.

Récemment ce phénomène a été lié à la mobilisation sociale et à l’absence d’institutions politiques consolidées, à des contextes caractérisés par des divisions ethniques et des localismes, ou par l’incapacité des gouvernements à donner une réponse aux problèmes économiques. Que se passe-t-im dans les institutions et dans le champ du droit lorsqu’il un régime militaire est au pouvoir ? L’intervention des militaires doit être considérée comme une parenthèse entre un gouvernement civil et l’autre ou cette interprétation doit être remise en cause?

A partir de ces questions, Diacronie vise à approcher le thème des régimes militaires et de l’héritage qu'ils laissent aux gouvernements civils, en se penchant en particulier:

  • sur les phénomènes de politicisation des officiers une fois que le coup d’état a été accompli ; en particulier sur la pression exercée par les lobbies pendant et tout de suite après le coup d’État et sur la question des relations entre civils et militaires dans ce contexte ;
  • sur la manière dont le régime militaire consolide son propre pouvoir en se servant ou en suppriment les institutions préexistantes ; sur la gestion de la transition institutionnelle des régimes militaires aux systèmes démocratiques ;
  • sur les effets, à court et à long termes, du contrôle politique des officiers, soit pour qui ce concerne les structures institutionnelles de l’État, soit pour ce qui concerne les aspects législatifs.

Numéro sous la direction de

  • Demian Bezerra de Melo Se (Universidade Federal Fluminense),
  •  Carlos Fernando Hudson (Universidad Nacional de Mar del Plata),
  • Matteo Tomasoni (Universidad de Valladolid),
  • Jacopo Bassi (coordinateur).

Soumettre un article

Les auteurs intéressés à participer au numéro peuvent nous adresser les articles en italien, anglais, français, portuguais (les articles en portuguais seront traduits par la rédaction) ou espagnol

Dans l’idéal de 30.000-40.000 signes, espaces, notes et bibliographie compris, et respectant les normes rédactionnelles et les consignes aux auteurs décrites ici: http://www.studistorici.com/proposte-di-contributi/) à l’adresse e-mail: redazione.diacronie[at]hotmail.it.

Merci de nous faire part de votre intention de soumettre une proposition d’article et de nous envoyer un résumé de 1000 signes

avant le 31 mai 2015.

Nous vous informerons de l’acceptation ou du rejet de la proposition au plus tard le 15 juin 2015. La date limite pour l’envoi des articles est le 15 septembre 2015; le numéro de la revue sortira dans le mois de décembre 2015.

Dates

  • dimanche 31 mai 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • dictature militaire, institutions politiques, régime militaire

Contacts

  • Jacopo Bassi
    courriel : redazione [dot] diacronie [at] hotmail [dot] it

URLS de référence

Source de l'information

  • Jacopo Bassi
    courriel : redazione [dot] diacronie [at] hotmail [dot] it

Pour citer cette annonce

« Les dictatures militaires : physionomie et héritage politique », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 23 mars 2015, http://calenda.org/322173