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Le patrimoine, ça change quoi ?

What does heritage change?

Congrès de l'Association for Critical Heritage Studies

Association of Critical Heritage Studies Third biannual Conference

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Publié le lundi 30 mars 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Ce troisième congrès annuel de l’Association of Critical Heritage Studies se loge à l’enseigne d’une question générale : « Le patrimoine, ça change quoi ? ». Les propositions apporteront une réflexion originale ou une démarche innovante à l’analyse critique de ce qu’est le patrimoine, de sa constitution, de ses mécanismes, de ses manipulations, de son étude scientifique, de sa définition et de sa gestion, ainsi que de ses éventuels effets dans une société, sur une économie ou au sein d’un territoire. Cette première annonce sollicite exclusivement des propositions pour des tables rondes ou des sessions.

Annonce

Une initiative de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’UQAM en partenariat avec l’Université Concordia

Argumentaire

Le patrimoine témoigne éloquemment de l’air du temps et des visions du monde; l’on convient généralement qu’il permet de mieux comprendre les sociétés et, même, qu’il peut cimenter des communautés. Mais comment cela se produit-il ? Le patrimoine peut-il transformer la réalité ? À quoi sert-il alors ? Et qu’est-ce que ça change ?

Ce troisième congrès annuel de l’Association of Critical Heritage Studies traite des manifestations, des discours, des épistémologies, des politiques et des enjeux du patrimoine, compris ici comme un phénomène, un symptôme, un effet ou un catalyseur. Le patrimoine en question peut aussi être un instrument d’autonomisation ou d’influence; un obstacle ou un tremplin, physique ou symbolique; et cela, dans diverses communautés ou sociétés, dans une gamme infinie d’environnements matériels ou imaginaires. Les problématiques traitées vont des questions liées aux genres à celles des fabrications identitaires, en passant par les mythologies de la diversité culturelle et le redéploiement des politiques du patrimoine par-delà la rhétorique de l’institution patrimoniale.

Le manifeste fondateur de l’ACHS appelait à la mise en œuvre et à la valorisation d’études critiques et d’interventions innovantes afin d’interpeller les jeux de pouvoir et les intrications économiques et culturelles que sous-tendent les définitions et les pratiques traditionnelles du patrimoine. Ce troisième congrès participe de cet esprit et s’inscrit dans la lignée des congrès précédents, tenus à Gothenburg (Suède) et à Canberra (Australie). Il vise à consolider et à élargir les études patrimoniales en tant que domaine inclusif de théorisation, d’investigation et de pratique constitué au départ de régions géographiques variées et d’approches disciplinaires diverses, telles celles de l’histoire publique, de la muséologie, des études touristiques, de l’architecture et de l’aménagement, des études urbaines, de l’archéologie, de la géographie, de la sociologie, des études culturelles, des sciences politiques, de la gestion, de l’anthropologie, de l’ethnologie et de la recherche-création en arts.

Les propositions au Congrès 2016 de l’ACHS apporteront une réflexion originale ou une démarche innovante à l’analyse critique de ce qu’est le patrimoine, de sa constitution, de ses mécanismes, de ses manipulations, de son étude scientifique, de sa définition et de sa gestion, ainsi que de ses éventuels effets dans une société, sur une économie ou au sein d’un territoire. Il s’agira, par exemple, d’explorer les constructions discursives ou la reconfiguration des relations sociales, des conditions du savoir ou des expressions culturelles ; l’on pourra aussi examiner les transformations de l’environnement ou la (dé)valorisation du sol provoquées ou entraînées par le patrimoine. L’ACHS accueille particulièrement favorablement les propositions qui s’écartent de la compréhension institutionnelle et des théories canoniques du patrimoine, voire qui remettent directement en question les fondements disciplinaires ou socioprofessionnels et les assomptions variées qui guident la pratique ou l’action publique. Dans cet esprit, le congrès soutient la poursuite des débats structurants sur le rôle du patrimoine et de la patrimonialisation dans la citoyenneté et dans l’espace politique, en tant que cadre de vie, comme berceau identitaire ou au titre d’interrelation des milieux humains et non-humains.

Afin d’apporter de nouvelles idées aux études patrimoniales, le Congrès 2016 de l’ACHS se loge à l’enseigne d’une question générale : « Le patrimoine, ça change quoi ? ». L’on s’attend à ce que cette interrogation volontairement expressionniste aiguille des propositions selon l’un ou l’autre des thèmes suivants ; l’on recevra néanmoins toute proposition thématisée autrement.

  • La performativité du patrimoine ;
  • La singularisation culturelle par rapport à la mondialisation ou à d’autres processus transnationaux relatifs au patrimoine ;
  • Les « communautés imaginaires » du patrimoine ;
  • Les dimensions critiques de l’histoire publique et des études de la mémoire ;
  • Les environnements urbains et l’aménagement ;
  • Le patrimoine en situation de conflit ;
  • Les dimensions du genre dans la patrimonialisation ;
  • Les particularisations linguistiques et culturelles de la patrimonialisation ou des études patrimoniales ;
  • Les usages du patrimoine dans le tourisme, depuis la fabrication identitaire jusqu’à l’économie politique ;
  • Les perspectives du patrimoine en matière de développement durable à l’ère de « l’Anthropocène » ou du « Poubellien » ;
  • La citoyenneté culturelle et les diasporas ;
  • L’essor et le déclin de « l’expert » ;
  • Les politiques du patrimoine par-delà les discours élitistes ;
  • Le futur du patrimoine et de la patrimonialisation.

Cette première annonce sollicite exclusivement des propositions pour des tables rondes ou des sessions, soit, plus précisément, de séances de l’un ou l’autre de quatre types :

  • Des sessions régulières, qui regroupent au moins trois communications de 20 minutes chacune, lesquelles prennent appui sur des recherches empiriques ou théoriques récentes et recourent à des approches ou à des méthodes scientifiques en vue de considérer un thème sous un angle spécifique. Ces sessions régulières peuvent intégrer la participation d’un modérateur.
  • Des sessions de présentations par affiche, dans lesquelles on présente les résultats d’une recherche, d’une recherche-action ou d’une recherche-création avec l’aide d’une affiche d’une dimension maximale de 1,20 mètre par 2,40 mètres ; une session regroupe plusieurs affiches en fonction d’une thématique ou d’une problématique commune. Bien que les affiches soient exposées sur une période de deux jours pendant le congrès, ces sessions allouent une présentation formelle de 5 minutes par affiche.
  • Des tables rondes qui regroupent des chercheurs, des praticiens ou des décideurs autour d’un sujet précis, dont ces participants traitent tour à tour pendant une période maximale de 5 à 10 minutes, puis, subséquemment, par l’entremise d’interrogations et de réponses réciproques sous la direction d’un président ou d’un modérateur. Les propositions de tables rondes doivent impérativement inclure une esquisse de contenu, y compris une planification des participants envisagés (au moins 3 et pas plus de 8) et des questions qui seront abordées.
  • Puisque le congrès aspire à repousser les frontières des études patrimoniales, notamment grâce à la recherche-création, l’on y accueillera toute proposition non-traditionnelle dédiée à la production du savoir et à l’innovation par l’entremise de l’expression ou de l’expérimentation artistique ou multimédia. De telles sessions de recherche-création ou installations présentent, par des médias variés, des travaux critiques et inscrits dans un processus de recherche. Aucun nombre de participants n’est déterminé pour ces propositions, qui seront comme les autres soumises à une évaluation par les pairs.

Modalités de soumission

Les propositions doivent être transmises avec un résumé d’un maximum de 500 mots qui résume les objectifs de la séance (session, table ronde ou installation) en lien avec les visées de l’Association of Critical Heritage Studies, décrites précédemment, ou les thèmes considérés dans le contexte du Congrès 2016. Les propositions doivent aussi comporter une brève notice biographique (y compris les principales publications ou réalisations) de l’organisateur ou de l’organisatrice et un survol des participantes ou participants principaux et envisagés.

Les propositions peuvent être soumises en français ou en anglais.

Un appel à communications et à présentations par affiche suivra cet appel-ci. Toutefois, l’on s’attend à ce que toute proposition de séance comprenne une esquisse de son contenu. Plus particulièrement, les propositions de tables rondes et d’installations ou de sessions de recherche-création doivent inclure une présentation préliminaire des participants.

Tous les organisateurs et organisatrices de séances seront requis, au moment de l’appel à communications, de soumettre eux-mêmes ou de faire soumettre par les participantes et les participants une proposition détaillée de communication, de présentation par affiche ou d’intervention et une notice biographique. Ces éléments devront être déposés sur le site web du congrès (www.achs2016.uqam.ca). L’ouverture officielle de cet appel est prévue le 1er mai 2015.

Les propositions de communications et de présentations par affiche soumises indépendamment seront transmises aux organisatrices et aux organisateurs de sessions à la suite de leur évaluation par le comité scientifique.

La date de clôture de l’appel à séances est le 1er juillet 2015

La date de clôture de l’appel à communications et à présentations sera le 1er novembre 2015.

Le site du congrès

Située dans la plus grande ville de la province de Québec, seconde au Canada and huitième en Amérique du Nord, l’Université du Québec à Montréal, aussi nommée « UQAM », est l’une des cinq principales universités à Montréal. Réputée pour sa recherche axée sur les préoccupations sociales et ses innovations en recherche-création, cette université publique de langue française accueille autour de 40 000 étudiants. L’Université Concordia, connue comme la « cousine »  anglophone de l’UQAM et de taille égale à celle-ci, est aussi dédiée à l’excellence en recherche et en création, notamment dans le contexte de partenariats avec le milieu. Elle s’affirme pareillement en faveur de l’originalité et prend appuie sur la diversité pour contribuer à la société et à son environnement urbain.

À l’UQAM, au sein de l’École des sciences de la gestion, la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, qui organise le Congrès 2016 de l’ACHS, participe de cet engagement envers la maîtrise des enjeux publics de l’espace urbain, dans une perspective tant historique que contemporaine : on y étudie le patrimoine par delà les discours d’experts et les crises de la perte afin d’apprendre à produire et à gérer le patrimoine comme un outil collectif de développement local. Pour l’organisation du Congrès 2016 de l’ACHS, la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’UQAM s’associe au Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia, un regroupement de recherche interdisciplinaire consacré à la compréhension critique et créative de la mémoire vivante et à la narration liée aux milieux de vie.

Conférenciers invités

James Count Early, Director, Cultural Heritage Policy, Smithsonian Center for Folklife and Cultural Heritage
Xavier Greffe, Professeur de sciences économiques, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Michael Herzfeld, Ernest E. Monrad Professor of the Social Sciences, Harvard University

Visitez www.achs2016.uqam.ca pour des mises à jour et d’autres informations sur le programme, les frais d’inscription, l’hôtellerie et les comités.

Comité scientifique

  • Jean-Yves Andrieux (Université Paris 4)
  • Pierre Anctil (Université d’Ottawa)
  • Allison Bain (Université Laval)
  • Étienne Berthold (Université Laval)
  • Christina Cameron (Université de Montréal)
  • Julia Csergo (Université du Québec in Montréal)
  • Philippe Dubé (Université Laval)
  • Martin Drouin (Université du Québec à Montréal)
  • Marie-Blanche Fourcade (Université du Québec à Montréal)
  • Annick Germain (INRS-Urbanisation, culture, société)
  • John Giblin (University of Western Sydney)
  • Julien Goyette (Université du Québec à Rimouski)
  • Maria Gravari-Barbas (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • Xavier Greffe (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • Marc Grignon (Université Laval)
  • Cynthia Hammond (Université Concordia)
  • Karine Hébert (Université du Québec à Rimouski)
  • Kate Hennessy (Simon Fraser University)
  • Rodney Harrison (University College London)
  • Steven High (Université Concordia)
  • Marc Jacobs (Faro)
  • Cyril Isnart (Centre national de la recherche scientifique)
  • Olivier Lazzarotti (Université Picardie-Jules Verne)
  • Erica Lehrer (Université Concordia)
  • Jean-Michel Leniaud (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • John Leroux (University of New Brunswick)
  • Jean-Claude Marsan (Université de Montréal)
  • Steven Mannell (Dalhousie University)
  • Guy Mercier (Université Laval)
  • Lucie K. Morisset (Université du Québec à Montréal)
  • Dominique Poulot (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • Michel Rautenberg (Université de Saint-Étienne)
  • Ronald Rudin (Université Concordia)
  • Shiwei Shen (Ningbo University)
  • Laurajane Smith (Australian National University)
  • Michelle Stefano (University of Maryland)
  • Will Straw (Université McGill)
  • Astrid Swenson (Brunel University)
  • Jean-Louis Tornatore (Université de Bourgogne)
  • Tom Urbaniak (Cape Breton University)
  • France Vanlaethem (Université du Québec à Montréal et Docomomo Québec)
  • Vincent Veschambre (ENSA Lyon)
  • Emma Waterton (University of Western Sydney)
  • Rhodri Windsor Liscombe (University of British Columbia)
  • Ola Wetterberg (University of Gothenburg)
  • Michael Windover (Carleton University)
  • Tim Winter (Deakin University)
  • Zongije Wu (Zhehiang University)

Comité organisateur 

  • Lucie K. Morisset, Directrice scientifique, Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain et groupe de recherche PARVI, et Professeure, Département d’études urbaines et touristiques, Université du Québec à Montréal
  • Luc Noppen, Titulaire, Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, et Professeur, Département d’études urbaines et touristiques, Université du Québec à Montréal
  • Steven High, Titulaire, Chaire de recherche du Canada en histoire publique, et Directeur, Centre d’histoire orale et de récits numérisés
  • Marie-Blanche Fourcade, Professeure associée, Département d’histoire de l’art, Université du Québec à Montréal
  • Martin Drouin, Professeur, Département d’études urbaines et touristiques, Université du Québec à Montréal
  • Julia Csergo, Professeure, Département d’études urbaines et touristiques, Université du Québec à Montréal
  • Tim Winter, Professor en patrimoine culturel, Alfred Deakin Research Institute, Cultural Heritage Centre for Asia and the Pacific, Deakin University
  • Clarence Epstein, Directeur principal, Urban and Cultural Affairs, Concordia University
  • Marie-Josée Allard, Directrice, Hospitalité Concordia, Concordia University
  • Sophie Laberge, Conseillère, Services des communications, Université du Québec à Montréal
  • Mathieu Dormaels, Chercheur postdoctoral, Université du Québec à Rimouski
  • Jessica Mace, Chercheur postdoctoral, Université du Québec à Montréal
  • Jessica Roda, Chercheur postdoctoral, Université du Québec à Montréal
  • Jean-Sébastien Sauvé, Chercheur postdoctoral, Université du Québec à Montréal
  • Myriam Joannette, Doctorante, Université du Québec à Montréal
  • Jean-François Cloutier-Deraiche, Candidat à la maîtrise, Université du Québec à Montréal

Lieux

  • Université Concordia
    Montréal, Canada (H2X 1L5)

Dates

  • mercredi 01 juillet 2015

Mots-clés

  • patrimoine, mondialisation, mémoire, tourisme, expertise, développement durable

Contacts

  • Lucie K. Morisset
    courriel : achs2016 [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Jean-Sébastien Sauvé
    courriel : achs2016 [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Le patrimoine, ça change quoi ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 30 mars 2015, http://calenda.org/323263