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L’appropriation des savoirs

The appropriation of knowledge

Acteurs, enjeux, territoires, processus

Actors, issues, territories, process

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Publié le mardi 31 mars 2015 par Elsa Zotian

Résumé

Que signifie s’approprier des savoirs ? L’originalité du concept d’appropriation sur lequel nous nous proposons de réfléchir, dans le cadre du nouvel axe « Constructions et usages des savoirs » du CESSMA, est d’être centré sur le point de vue des acteurs, leur visée, leur pouvoir d’initiative et les stratégies qu’ils déploient dans la production et l’usage des savoirs. Comment l’appropriation peut-elle conduire à des formes d’instrumentalisation ou de manipulation de savoirs ? Dans quelle mesure l’appropriation de savoirs ou de savoir-faire participe-t-elle à la construction d’identités ou de rôles sociaux ? En quoi constitue-t-elle une source de pouvoir et de puissance ou peut-elle être considérée comme un processus subversif ? Dans quelle mesure les savoirs ou savoir-faire sont-ils l’objet d’une concurrence entre acteurs pour leur captation et leur exploitation en situation de monopole ?

Annonce

Argumentaire

Que signifie s’approprier des savoirs ? L’originalité du concept d’appropriation sur lequel nous nous proposons de réfléchir, dans le cadre du nouvel axe « Constructions et usages des savoirs » du CESSMA, est d’être centré sur le point de vue des acteurs, leur visée, leur pouvoir d’initiative et les stratégies qu’ils déploient dans la production et l’usage des savoirs. Comment l’appropriation peut-elle conduire à des formes d’instrumentalisation ou de manipulation de savoirs  ? Dans quelle mesure l’appropriation de savoirs ou de savoir-faire participe-t-elle à la construction d’identités ou de rôles sociaux ? En quoi constitue-t-elle une source de pouvoir et de puissance ou peut-elle être considérée comme un processus subversif ? Dans quelle mesure les savoirs ou savoir-faire sont-ils l’objet d’une concurrence entre acteurs pour leur captation et leur exploitation en situation de monopole ?

Les contributions de cette journée  porteront sur l’Asie, l’Afrique et l’Amérique, en n’excluant pas leurs relations avec le reste du monde, en situation contemporaine ou ancienne. La nature des savoirs envisagés sera très diverse : savoir-faire, savoirs considérés comme « scientifiques », tant formels qu'informels, savoirs dits « professionnels » ou  encore « traditionnels », qu'ils soient perçus comme populaires, lettrés, classiques ou savants. La question de « l’appropriation » patrimoniale - patrimoines matériels et immatériels… - et des savoirs afférents sera aussi au cœur du questionnement

Programme

8h30-9h00 : Accueil 

9h00-9h15 : Introduction : Véronique Dupont,  directrice adjointe du laboratoire CESSMA

9h15-11h15 Textes, concepts et langue

Président : Olivier Bouquet, professeur d’histoire, Université Paris-Diderot, Cessma

  • Anne Viguier, maître de conférences en histoire, Inalco, Cessma : « S’approprier une littérature oubliée : l’expérience de Swaminatha Iyer (1855-1942), un lettré tamoul dans un monde en transition (Inde du Sud) ».
  • Céline Wang, maître de conférences en histoire, Université Paris-Diderot, Cessma : « L’appropriation du concept de démocratie à travers l’évolution des notions de peuple et d’Etat en Chine ».
  • Daniel Negers, maître de conférences en ethnologie, Inalco, Cessma : « Facteurs imposés de l’appropriation linguistique ».

10h45-11h15 - Discussion

11h15-11h30 - Pause

11h30-13h00 Appropriations langagières et stratégies discursives      

Présidente : Mina Kleich-Dray, historienne, chargée de recherche, Ird, Ceped

  • Dominique Couret, géographe, directrice de recherche, Ird, Cessma : « Appropriation du registre langagier de la Banque mondiale par les acteurs du développement local. Le cas d’une négociation en Côte d’Ivoire entre entreprise minière, villageois et représentants de l’Etat ».
  • Marie Chosson, maître de conférences en ethnologie, Inalco, Cessma,  et Véronica Gonzalez post-doctorante Erc Sogip / Laios-Iiac Ehess : « La politisation des discours de revendications identitaires dans deux communautés indigènes tseltal du Chiapas (Mexique) : logiques et trajectoires d’appropriation de concepts exogènes ».

12h30-13h00 - Discussion 

Pause déjeuner - 13h00-14h30

14h30-16h30 (Ré)appropriations savantes et patrimoniales

Président : Alain Messaoudi, maître de conférences en histoire, Université de Nantes, CRHIA

  • Marie-Albane de Suremain, maître de conférences en histoire, Université Paris-Est-Créteil, Cessma : « Appropriations croisées de savoirs et de savoir-faire historiques : les historiens européens et africains à l’université d’Abidjan (années 1960-1970) ».
  • Harit Joshi, maître de conférences en hindi, Inalco, Cessma : « La réappropriation populaire des monuments historiques de Delhi ».
  • Laura Sofia Gomez, Professeur de droit à l’université de Colima (Mexique), Cessma : « Les enjeux autour de l’appropriation et de la protection du Sel du Colima  (Mexique) ».

16h-16h30 - Discussion  

16h30-17h00 - Pause

17h00-17h30  -  Conclusion provisoire de la journée

Lieux

  • salle 870, 8e étage Bat Olympe de Gouges - Université Paris Diderot 8, place Paul Ricoeur
    Paris, France (75013)

Dates

  • mardi 14 avril 2015

Mots-clés

  • savoirs, savoir-faire, langue, patrimoine, appropriation, usages

Contacts

  • Marie-Albane de Suremain
    courriel : marie-albane [dot] desuremain [at] u-pec [dot] fr
  • Anne Viguier
    courriel : anne [dot] viguier [at] inalco [dot] fr

Source de l'information

  • Marie-Albane de Suremain
    courriel : marie-albane [dot] desuremain [at] u-pec [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’appropriation des savoirs », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 31 mars 2015, http://calenda.org/324091