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Les utopies managériales

Vingt-et-unièmes journées d’histoire du management et des organisations (XXIe JHMO)

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Publié le lundi 27 avril 2015 par Elsa Zotian

Résumé

S’intéresser aux utopies managériales et organisationnelles, c’est interroger l’imaginaire et l’idéal vers lequel tendent les managers et gestionnaires. L’utopie est un monde rêvé, sans défaut, et, a priori, hors de portée. Parce que les managers conçoivent et mettent en œuvre des modèles d’organisation et de gestion, et qu’ils sont en quête de fonctionnement et de règles parfaits, il nous semble qu’ils sont plus que d’autres à même de produire des utopies.

Annonce

Placées sous l'égide de l'Association pour l’histoire du management et des organisations, les Journées d’Histoire du Management et des Organisations (anciennement Journées d’Histoire de la Comptabilité et du Management) constituent, depuis leur première édition en 1995, un rendez-vous annuel incontournable pour tous ceux qui partagent, à divers titres, ce même objet de recherche, qu'ils soient gestionnaires, historiens, juristes, sociologues et économistes.

La 21e édition se déroulera les 16, 17 et 18 mars 2016 à l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard (Sevenans, Territoire de Belfort) et aura pour thème Les utopies managériales. Elle est organisée par l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard, le LSH (Laboratoire des Sciences Historiques, EA 2273) de l’Université de Franche-Comté

Argumentaire

S’intéresser aux utopies managériales et organisationnelles, c’est interroger l’imaginaire et l’idéal vers lequel tendent les managers et gestionnaires. L’utopie est un monde rêvé, sans défaut, et, a priori, hors de portée. Parce que les managers conçoivent et mettent en œuvre des modèles d’organisation et de gestion, et qu’ils sont en quête de fonctionnement et de règles parfaits, il nous semble qu’ils sont plus que d’autres à même de produire des utopies.

Il conviendra tout d’abord de vérifier cette hypothèse en réalisant l’inventaire de ces utopies. Le terme est apparu à la Renaissance et il serait intéressant de mieux connaître ses déclinaisons dans le registre des organisations, qu’il s’agisse du monde de la production, du commerce ou des finances.

Il serait aussi intéressant de mettre en relation l’utopie managériale avec d’autres utopies, à commencer par celles des ingénieurs qui dès les débuts de la Révolution industrielle se sont souciés de mettre en place des organisations du travail à même de supporter la mécanisation de la production. L’impact du changement technique pourrait être décisif. Les liens avec les utopies politiques ou celles des hommes de lettres ne sont pas non plus à négliger. Que dire de l’évolution des utopies (politiques, en particulier) ? Sont elles toutes déclinées dans le monde des organisations ? (Entreprise citoyenne, démocratie dans l’entreprise…)

Ainsi, au-delà du discours et des écrits, il serait important de pouvoir décrire la mise en œuvre de projets de managers inspirés par ces utopies. La réciproque est tout aussi intéressante : à savoir montrer comment des organisations existantes ont pu nourrir des utopies.

Qui produit les utopies managériales ? Les discours comme les pratiques ne sont pas forcément l’apanage des managers eux-mêmes. D’autres acteurs contribuent à la conception des utopies : les ingénieurs bien sûr, les ouvriers qualifiés ou non, les consommateurs (co-gestion, coopératives). L’utopie managériale n’est pas non plus réservée au monde de la production industrielle : ceux des bureaux, des laboratoires de recherche, de l’administration ne sont sans doute pas en reste. Plus récemment, l’irruption de nouveaux modes de communication et l’émergence d’une société de la connaissance ont vraisemblablement modifié les contenus et les modes d’énonciation de ces utopies.

Enfin il convient de s’interroger sur  la réception, la diffusion géographique et la postérité de ces utopies. En quoi ont-elles contribué à l’évolution des pratiques managériales ? Ont-elles d’autre part influé sur les discours, les pratiques ou les conceptions en dehors des seuls univers de la gestion et du management ?

Quelques thématiques à envisager

  • Utopies : à l’origine une contrée idéale et sans défaut. Comment cela se traduit-il dans le langage des gestionnaires ?
  • La dimension historique des organisations de production. De l’usine au taylorisme en passant par Japy. Comment organiser au mieux le travail ou la production ;
  • Ingénieurs et managers : liens entre les deux professions, portraits de quelques figures clés.
  • Comment les organisations sont-elles influencées par des idéologies politiques  (exemple de Lip, co-gestion) ?
  • Même type de question sur les modèles idéaux d’organisation de la propriété : par exemple les controverses sur les « communs », etc.

Tutorat de thèses / Atelier méthodologique

Les Journées d’Histoire débuteront par un atelier doctoral, organisé le 18 mars, comprenant un tutorat de thèses d’histoire du management et des organisations et un atelier méthodologique.

Conditions de soumission

Comme lors des éditions précédentes, des propositions de communications ne s’inscrivant pas dans cette thématique mais examinant des problématiques gestionnaires, dans le cadre d’une démarche historique, seront également les bienvenues. La nouveauté et l’originalité des apports seront ici privilégiées.

Date limite de soumission des textes des communications : 2 décembre 2015.

Les propositions devront être envoyées en français ou anglais, accompagnées d’un résumé en français et anglais à l’adresse suivante : jhmo2016@gmail.com

Décision du comité de lecture : 15 janvier  2016

Version définitive des textes :  19 février 2016


Journées : 16, 17 et 18 mars 2016 à l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard (Sevenans, Territoire de Belfort) 

Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, une traduction simultanée du français à l’anglais sera mise en place dans le cadre des sessions plénières.

Comité d’organisation

  • Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard)
  • Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté
  • Catherine Vuillermot, Université de Franche-Comté

Comité scientifique

  • Eugénie Briot, Université de Marne-la-Vallée,
  • Ludovic Cailluet, Université du Littoral Côte d’Opale
  • Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard)
  • Fréderic Gautier, IAE Paris
  • Pierre Labardin, Université de Paris-Dauphine
  • Eve Lamendour, Université de la Rochelle
  • Yannick Lemarchand, Université de Nantes
  • Marie-Laure Legay, Université Lille III
  • Eric Pezet, Université Paris X – Nanterre
  • Nicolas Praquin, Université Paris-Sud
  • Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté
  • Philippe Trouvé, Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications
  • Catherine Vuillermot, Université de Franche-Comté
  • Henri Zimnovitch, CNAM

Contacts

  • sophie.chauveau@utbm.fr
  • catherine.vuillermot@univ-fcomte.fr

Lieux

  • Sevenans, France (90)

Dates

  • mercredi 02 décembre 2015

Mots-clés

  • gestion, management, utopie

Contacts

  • Catherine Vuillermot
    courriel : catherine [dot] vuillermot [at] univ-fcomte [dot] fr
  • Sophie Chauveau
    courriel : sophie [dot] chauveau [at] utbm [dot] fr

Source de l'information

  • Lemarchand Yannick
    courriel : yannick [dot] lemarchand [at] univ-nantes [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les utopies managériales », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 27 avril 2015, http://calenda.org/326221