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Développement durable des territoires vulnérables

Sustainable Development of Vulnerable Territories

Desarrollo sostenible de los territorios vulnerables

XIVe conference internationale annuelle d'intelligence territoriale

14th Annual International Conference of Territorial Intelligence

XIVa conferencia anual internacional de inteligencia territorial

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Publié le mercredi 22 avril 2015 par Céline Guilleux

Résumé

La XIVe conférence internationale annuelle d’intelligence territoriale de Ouarzazate (Maroc) portera sur le « Developpement durable des territoires vulnérables ». Les communications se répartiront entre cinq thématiques : transition socio-écologique et résilience des territoires vulnérables ; observation des territoires vulnérables ; la valorisation des territoires vulnérables ; la qualité des territoires ; initiatives dans les territoires vulnérables.

Annonce

Argumentaire

La 14e Conférence Internationale Annuelle d’Intelligence Territoriale de Ouarzazate (Maroc) portera sur le «Developpement durable des territoires vulnérables».

Les communications se répartiront entre cinq thématiques :

  1. Transition socio-écologique et résilience des territoires vulnérables
  2. Observation des territoires vulnérables
  3. La valorisation des territoires vulnérables
  4. La qualité des territoires
  5. Initiatives dans les territoires vulnérables

L’humanité a pris conscience que le système basé sur l’accumulation des biens matériels aiguillonnée par la concurrence dans le contexte de la globalisation et de la financiarisation, conduit à des inégalités insoutenables entre les hommes et les communautés territoriales, produit l’épuisement des ressources à l'échelle planétaire avec un impact inégal selon les territoires, et accroit les risques environnementaux qui remettent en cause l’existence même de l’espèce humaine.

L’intelligence territoriale, "projet de recherche action dont l'objet est le développement durable des territoires et dont les sujets sont les communautés territoriales" (Girardot, 2008, 2013)  veut établir la perspective d'un autre modèle de développement orienté par l'amélioration du bien-être de chacun et de tous (Conseil de l'Europe, 2005), élaboré démocratiquement par chaque communauté territoriale. Elle propose un processus de co-construction d’une intelligence collective qui met en relation les acteurs d’un territoire, au sein de la communauté territoriale, pour élaborer de façon concertée un projet local durable et le réaliser de façon coopérative, transparente, rationnelle et équitable. La participation de la communauté territoriale, et de chaque personne, vise à améliorer la qualité de vie de chacun et de tous.

Transition socio-écologique et résilience des territoires vulnérables

Pour ce faire, l’intelligence territoriale adhère au concept de transition socio-écologique qui propose de profiter des défis démographiques, économiques, sociaux et environnementaux, pour inventer de nouveaux modèles de développement afin d’anticiper ces défis, et de renverser l’augmentation des inégalités sociales et territoriales (Baer, Commission Européenne, 2009). L'intelligence territoriale met l’accent sur les changements dans les comportements sociaux, mais aussi individuels, qui contribueront, s’ils sont stimulés par des réformes structurelles et des gouvernances adéquates, à diminuer la consommation des ressources fossiles et à résorber les inégalités sociales et territoriales.

Les communautés territoriales sont incitées à se réapproprier leurs territoires pour en améliorer la résilience en valorisant des initiatives qui ont été marginalisées par la financiarisation de l’économie.

L’intelligence territoriale contribue ainsi au moyen d’une approche multidisciplinaire au plan scientifique et multisectorielle au plan de l’action, à la combinaison équilibrée de l’efficience économique, de l’équité sociale et de la protection de l’environnement. Elle se distingue de l’intelligence économique qui poursuit uniquement un avantage compétitif, un gain monétaire, sur le marché concurrentiel globalisé. L'intelligence territoriale ne confond pas le territoire avec un marché, ou une entreprise, ni les citoyens avec des clients ou des salariés. Elle n’est pas uniquement préoccupée par la compétitivité économique.

La résilience territoriale est un des concepts clés de la transition socio-écologique, popularisé par Rob Hopkins dans le “Transition handbook” (2008). La résilience s’inspire de la conception de Hollings (1973) selon laquelle après une perturbation le système n'est pas marqué par un retour à l'équilibre, expression d'un comportement mécanique, mais réagit souvent au contraire de manière positive, créatrice, grâce à de multiples réajustements. Dans la mesure où « Le concept de transition évoque l’opportunité de co-construction d’une évolution rationnelle, pacifique et transparente, mais radicale, contre le risque d’un changement autoritaire » (Girardot, 2012) « La résilience d’un territoire décrit la capacité de sa communauté à assumer pacifiquement sa transition d’un développement fondés sur le critère du gain égoïste à court terme vers un développement durable, conciliant les objectifs économiques, sociaux, environnement et culturels face chocs externes qui accroissant sa vulnérabilité et qui peuvent remettre en cause son existence » (Girardot, 2013).

Nous proposons de poursuivre dans le cas spécifique des territoires vulnérables la réflexion engagée à l’occasion des rencontres internationales de Roscoff (mai 2014) : Comment développer un agenda de transition et une analyse intégrée de la résilience des territoires, soulignant les risques et les opportunités ? Quels sont les bornes de l'agenda de transition et les indicateurs de la résilience ? Comment s’articulent-ils avec les modes de gouvernance des territoires et en particulier avec une gouvernance latérale participative?

Observation des territoires vulnérables

Dans une logique d’intelligence territoriale, l’observation territoriale se fonde sur la collecte, le partage et le croisement de données sur les usagers, les services et les indicateurs territoriaux, afin d’élaborer et d’argumenter des projets partenariaux, de les suivre et de les évaluer de façon participative.

À l’échelle locale elle est confrontée à cinq difficultés majeures :

  • La plus importante est le manque d’information publique disponible au niveau infra communal.
  • Paradoxalement nous pouvons être confrontés à une masse d’informations aux plus petites échelles.
  • On trouve ensuite peu d’indicateurs sociaux et environnementaux cohérents avec le développement durable.
  • Les disparités entre les secteurs d’activité, les découpages spatiaux et l’actualisation dans le temps des données compliquent la représentation cartographique.
  • L’information locale manque encore de transparence.

Ces difficultés sont a priori plus importantes dans les territoires vulnérables. Quelles formes prennent-elles alors ? Comment y remédier ?

La valorisation du territoire

La valorisation du territoire a un objet plus ambitieux que la compétitivité économique. Elle se réfère au concept d’intelligence collective qui évalue les « résultats tirés de la collaboration et du partage de l’information, avec ceux de la compétition entre de nombreux individus … L’intelligence collective peut être considérée comme une forme de réseau, qui a été activé par l'évolution récente des technologies de l'information » (Prior, 2010).

Le développement territorial n'est pas limité à la croissance économique, ni à la compétition économique. La logique économique du partenariat, instrument de l’approche globale, se fonde d’abord sur la coopération (y compris au sein des « pôles de compétitivité »), et vise à rassembler les ressources locales disponibles avant de recourir à d’autres moyens. Les réseaux permettent aux acteurs privés, aux associations et aux personnes, comme aux acteurs publics, de prendre part aux décisions dans le cadre de la démocratie participative. La valorisation du territoire considère ce dernier à la fois comme un espace de compétition et de coopération.

La qualité du territoire

La qualité du territoire est un concept complémentaire à celui de valorisation.  À l’origine la qualité est la capacité d’un produit ou d’un service à satisfaire les besoins exprimés ou latents des consommateurs. Ce sont les attributs intrinsèques du produit ou du service. La satisfaction du client et l’amélioration continue du produit ou du service sont au centre du concept. S’agissant du territoire, la définition de la qualité prend une dimension plus large, où la communauté territoriale se substitue aux consommateurs et les dimensions du développement durable aux attributs. Dès lors, on peut définir la qualité du territoire comme la capacité de ce dernier à répondre aux attentes de sa communauté à travers l’amélioration continue de ses dimensions économiques, sociales, environnementales et culturelles. Elle est souvent assimilée à la qualité de vie, un concept né à la suite des évolutions des modes de vie de la société actuelle et de la perception des risques engendrés par le développement économique.

Initiatives dans les territoires vulnérables

Indépendamment des programmes internationaux et nationaux, le développement durable se caractérise par des  initiatives locales portées par des collectivités locales, des associations, des groupes informels ou des personnes privées.

Nous nous intéressons à celles qui s'inscrivent dans le processus de transition socio-écologique, contribuent à la résilience du territoire, valorisent le territoire et illustrent sa qualité.

Modalités de soumission

Les propositions de communications doivent comprendre

Sous la forme d’un résumé de 400 mots maximum en anglais ou en français, en indiquant au début :

  • Le titre,
  • L’auteur et ses coordonnées professionnelles,
  • La forme proposée : exposé, poster ou démonstration,
  • La thématique concerné : A, B, …

Elles doivent être adressées par mail à : m.oudada@uiz.ac.ma avec copie à jjg@mshe.univ-fcomte.fr

avant le 20 mai.

Les propositions de communications seront évaluées en double aveugle.

Comité scientifique

  • Jean-Jacques Girardot, assistant professor of economy,  MSHE USR 3124 CNRS/UFC/UTBM, ThéMA UMR 6049 CNRS/UFC/UB, Université de Franche-Comté, France.
Scientific coordinator of International Network of Territorial Intelligence.
  • Mohamed Oudada, professor of geography, Faculté Polyidisciplinaire de Ouarzazate, Université Ibn Zohr d’Agadir Morocco.  Coordinator of ESEAD
  • Cyril Masselot, assistant professor of information and communication science, MSHE USR 3124 CNRS/UFC/UTBM, CIMEOS EA 4177-UB, Université de Franche-Comté, France. .
  • Serge Ormaux, full professor of geography, ThéMA UMR 6049 CNRS/UFC/UB, Université de Franche-Comté, France.
  • Philippe Woloszyn, researcher, Laboratoire "Espaces et Sociétés" (ESO), UMR 6590 CNRS/URENNES2, Université de Rennes 2, France.
  • Giovanna Truda, professor of sociology, Université de Salerno, Italy.
  • Blanca Miedes Ugarte, assistant professor of economy, C3IT, OLE Observatorio local de Empleo, Universidad de Huelva, Spain.
  • Guénaël Devillet, assistant professor of geography, SEGEFA Service d’Étude en Géographie Économique Fondamentale et Appliquée ULG/FNRS, Université de Liège, Belgique.
  • Natale Ammaturo, full professeur of sociology, DISUFF Dipartimento di Scienze Umane, Filosofiche e della Formazione, Université de Salerno, Italy.
  • Horacio Bozzano, full professeur of geography, Equipo TAG Territorio Actores Gobernanza UNLP/CONICET, Universidad Nacional de La Plata, Argentina.
  • Raul Montenegro, full professeur of evolutive biology, Alternative Nobel Price  2004 (Stockholm), Universidad Nacional de Córdoba, Argentina .
  • Nanta Novello Paglianti, assistant professor of information and communication science, MSHE USR 3124 CNRS/UFC/UTBM, CIMEOS EA 4177-UB, Université de Franche-Comté, France .
  • Sylvie Damy, assistant professor of computer science, UMR Chrono-environnement  6249 CNRS/UFC,  Université de Franche-Comté,  France.
  • Bénédicte Herrmann, assistant professor of computer science, Laboratoire Femto-ST UMR 7174 CNRS/UFC/ENSMM, Université de Franche-Comté, France,
  • Marc Cote, emeritus professor of geography, Université de Provence, Aix-en-Provence, France.
  • Mohamed Ait Hamza, full professor of geography, Université Mohamed V, Rabat, Morocco.
  • Brahim Akdim, full professor of geography, Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Fès, Morocco.
  • Mohamed Daoud, full professor of geography,  Université Chouaib Doukkali, Eljadida, Morocco.
  • Mohamed Benattou, full professor of geography, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.
  • El Madani Mountasser, full professor of geography, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.
  • Abdelhadi Bounar, full professor of geography, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.
  • Lakbir Ouhajou, full professor of geography, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.
  • Hassan Benhalima full professor of geography, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.
  • Elhassane Elmahdad, full professor of geography, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.
  • Ahmed Belkadi, full professor of geography, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.
  • Otman Ait Ouarasse, professor of english language, Faculté Pluridisciplinaire de Ouarzazate, Université Ibn Zohr, Agadir, Morocco.

Proprogramme prévisionnel

Mercredi 21 octobre 2015

Matin:

  • 08h30-09h00: Accueil des participants
  • 09h00-10h00: Discours d’accueil
  • 10h15-12h15: Conférence invitées

12h30: Repas

Après-midi:

  • 14h00-15h45: Communications en ateliers thématiques
  • 16h00-17h45: Communications en ateliers thématiques

Jeudi 22 octobre 2015

Matin:

  • 08h30-10h15: Communications en ateliers thématiques
  • 10h30-12h15: Communications en ateliers thématiques

12h30 Repas – lunch

Après-midi

  • 14h00-15h45: Communications en ateliers thématiques
  • 16h00-17h30: Synthèse des ateliers thématiques
  • 17h30-18h00: Clôture de la conférence
  • 16h30: Fin de la conférence

Calendrier

  • April 30: Inscription
  • May 20: Deadline pour les propositions de communication
  • Juin 30: Deadline pour l’évaluation des propositions
  • Juillet 30: Retour des articles complets.
  • Sept. 20 : Publication des articles complt

Droits d'inscription et prix indicatifs

Inscription : 1650 dirahms, (150 euros)

Chambre single en demi-pension (pdj inclus) : 60 euros par nuit. (paiement sur place)

Vol Paris–Ourzazate, Royal Air Maroc. (350 euros environ selon dates)

Catégories

Lieux

  • Ouarzazate, Maroc

Dates

  • mercredi 20 mai 2015

Mots-clés

  • intelligence territoriale, développement durable, territoire, observation, gouvernance, participation

Contacts

  • Jean-Jacques Girardot
    courriel : jjg [at] mshe [dot] univ-fcomte [dot] fr
  • Mohamed Oudada
    courriel : m [dot] oudada [at] uiz [dot] ac [dot] ma

URLS de référence

Source de l'information

  • Jean-Jacques Girardot
    courriel : jjg [at] mshe [dot] univ-fcomte [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Développement durable des territoires vulnérables », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 22 avril 2015, http://calenda.org/326253