AccueilL’histoire, les histoires : mises en récit et mises en scène

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Publié le mardi 28 avril 2015 par João Fernandes

Résumé

Au moment où les sciences humaines et sociales s’interrogent sur leur rôle dans l’espace culturel et politique et sur les modes de communication de leurs savoirs, il est important de regarder aux manières anciennes et nouvelles de tisser le récit historique, de restituer la trame des événements ainsi que des problèmes des mondes passés et présents. Les sciences cognitives nous permettent aujourd’hui de mieux saisir les manières dont les types de récit et de supports sur lesquels ils sont livrés affectent les destinataires. De même, la réflexion des historiens et des littéraires sur les styles de l’histoire nous interroge sur nos pratiques et sur l’avenir de nos disciplines. De plus, l’usage désormais habituel des supports audio-visuels et du web pour faire de l’histoire et proposer des formes nouvelles de narration, ajoute des éléments de réflexion qui nous semblent fondamentaux sur les effets de ces mises en récit pour les destinataires, qui influencent aussi la manière de faire de l’histoire.

Annonce

Argumentaire

Au moment où les sciences humaines et sociales s’interrogent sur leur rôle dans l’espace culturel et politique et sur les modes de communication de leurs savoirs, il est important de regarder aux manières anciennes et nouvelles de tisser le récit historique, de restituer la trame des événements ainsi que des problèmes des mondes passés et présents. Les sciences cognitives nous permettent aujourd’hui de mieux saisir les manières dont les types de récit et de supports sur lesquels ils sont livrés affectent les destinataires. De même, la réflexion des historiens et des littéraires sur les styles de l’histoire nous interroge sur nos pratiques et sur l’avenir de nos disciplines. De plus, l’usage désormais habituel des supports audio-visuels et du web pour faire de l’histoire et proposer des formes nouvelles de narration, ajoute des éléments de réflexion qui nous semblent fondamentaux sur les effets de ces mises en récit pour les destinataires, qui influencent aussi la manière de faire de l’histoire.

Pour des raisons qui relèvent de l’actualité de nos disciplines ainsi que de leurs relations réciproques traditionnelles – faites de familiarité et de complicité, mais aussi de concurrence et d’un défi commun face aux nouvelles technologies – nous avons souhaité mettre au centre de notre réflexion la question de la « mise en récit » et de la « mise en scène » de l’histoire « vraie » ainsi que des produits d’invention ou de ceux qui mêlent le vrai et le fictif. 

Les journées d’août réuniront ainsi des chercheurs et des chercheuses, juniors et seniors, intéressé.e.s par ces thèmes aussi bien du point de vue théorique que de celui des pratiques de recherche et d’écriture. Leur organisation repose sur deux modalités d’échange différentes : il y aura d’une part des séances animées par des doctorants souhaitant présenter une communication sélectionnée par le comité d’organisation par un appel à communications, sur la base de son intérêt pour les thèmes particuliers des séances. D’autre part, seront organisés des ateliers, animés par deux ou trois doctorants, dans lesquels tous les participants débattront sur un thème et une documentation partagés, afin de comparer et discuter des pratiques de recherche, d’analyse et d’écriture que chaque doctorant affronte lors de la rédaction de la thèse. 

Axes thématiques

Les thèmes retenus pour articuler notre réflexion sont les suivants : 

Mémoire(s), histoire, littérature, images : 

Quels sont les supports du souvenir et de la mémoire ? Comment les images et la littérature fixent nos perceptions du passé ? Comment pouvons-nous repenser aujourd’hui l’écriture scientifique et ses effets en relation à des publics et des acteurs multiples ? A travers des exemples concrets et récents (comme la commémoration du Centenaire de la Première Guerre mondiale), nous souhaitons saisir les enjeux des mémoires tant dans l’espace public qu’universitaire. 

Documentaires, docu-fictions, fictions :

Capturer une histoire au cinéma peut donner lieu à différentes formes de restitution qui déclinent des types spécifiques de rapports au réel, documentaire à la fiction, en passant par le docu-fiction. Souvent hybrides, elles posent le problème de la restitution du vrai, de la latitude possible de la reconstitution à travers le regard du réalisateur. Ces formes suscitent des problèmes épistémologiques quant à l’histoire puisque naviguant entre réalité et invention. Elles permettent cependant d’aller beaucoup plus loin dans l’appropriation du sujet comme matière à manipuler où le réel peut être confondu avec le fictif. A travers des exemples, nous souhaitons réfléchir aux questionnements soulevés par la « confusion des genres » audiovisuels. 

Story-telling et littérarité des sciences humaines et sociales :

Dans un contexte dans lequel le récit a acquis une importance fondamentale dans tous les domaines de la vie publique, les chercheurs s’intéressent de plus en plus au caractère littéraire de leurs productions scientifiques. Il s’agit alors de s’interroger à nouveau sur le rôle du récit pour nos disciplines et sur le caractère scientifique de cette écriture. 

Faire de l’histoire, produire des histoires : séries télés, supports électroniques, bandes dessinées, théâtre … :

Nous assistons à une multiplication des fictions et des supports sollicitant l’histoire, comme les séries télés, les jeux vidéo, la bande dessinée ou encore le théâtre. Cet axe interroge donc l’acte de production de ces histoires, à travers les choix effectués par des acteurs spécifiques, les outils mobilisés, les publics visés. 

Modalités pratiques d'envoi des propositions 

Nous invitons les jeunes chercheur.e.s intéressé.e.s à envoyer leur proposition de participation (500 mots) mentionnant les rattachements institutionnels

avant le 20 mai 2015,

en utilisant le formulaire de dépôt de proposition de communication

(http://ferney2015.sciencesconf.org/user/submit)

Les doctorants intéressés peuvent candidater soit pour participer et/ou pour participer avec une communication.

Inscriptions 

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 31 mai 2015

(http://ferney2015.sciencesconf.org/registration/index)

L'université d'été Ferney Voltaire 2015 aura lieu du 26-29 août 2015 à Ferney Voltaire (France)
L’organisation prend en charge les déplacements des participants, leur logement ainsi que les petits déjeuners et repas du midi.

Comité d’organisation 

ED 3LA et ED 483,

  • Philippe Martin (Professeur Université Lyon 2 – LARHRA – ISERL),
  • Monica Martinat (Maitresse de conférence Université Lyon 2 – LARHRA),
  • Anouk Delaigue (Université Lyon 2 – LARHRA),
  • Nicolas Guyard (Université Lyon – Labex Comod – LARHRA),
  • Cyril Bonfils (Université Lyon 2 – LARHRA),
  • Hélène Begnis-Falavard (CNRS – LARHRA),
  • Caroline Muller (Université Lyon 2 – LARHRA),
  • Martine Tallet (Université Lyon 2 – LARHRA).

Lieux

  • Ferney-Voltaire, France (01)

Dates

  • mercredi 20 mai 2015
  • dimanche 31 mai 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • mémoire(s), image, story-telling, littérarité des sciences humaines et sociales, séries télé, support électronique, bande dessinée, théâtre

Contacts

  • Ferney 2015 Comité d'orgnisation
    courriel : ferney2015 [at] sciencesconf [dot] org

URLS de référence

Source de l'information

  • Ferney 2015 Comité d'organisation
    courriel : ferney2015 [at] sciencesconf [dot] org

Pour citer cette annonce

« L’histoire, les histoires : mises en récit et mises en scène », École d'été, Calenda, Publié le mardi 28 avril 2015, http://calenda.org/326314