AccueilL'éclat, le geste et la société

L'éclat, le geste et la société

Approches interdisciplinaires

*  *  *

Publié le mercredi 29 avril 2015 par João Fernandes

Résumé

Après les couleurs et l'or de l'antique, on veut ici repenser leur éclat même, aboli toujours dans sa fulgurance, lui redonner vie et sens, retrouver les mots et les gestes de sa genèse et de son entretien, explorer, enfin, ses valeurs au fil du temps. On a choisi pour cela l'échange ouvert et l'expression libre, à la croisée des disciplines, des époques et des sociétés.

Annonce

Programme

Séminaire organisé par Philippe Jockey, Université Pierre et Marie Curie

25 mars 2015, 14h-16h

  • Le poli, la couleur et l’éclat : une expérience sensorielle ? Approches archéotribologiques et gestuelle artistique.

 Par Hara prokopiou (Université Paris I Panthéon-Sorbonne) & Roberto Vargiolu (Ecole Centrale de Lyon) 

6 mai 2015, 14h-16h

Maison de la  Recherche, 28, rue Serpente, Paris

  • Scénographies antiques et contemporaines de l’éclat : des lieux sacrés grecs à l’expérience de l’immersion muséale de demain…

Par Sophie Montel (Université de Franche-Comté) & Franz Fischnaller (Institut Méditerranéen de Recherches Avancées).

La statue livide, à l’éclat terni, « dédéifiée » (Quatremère de Quincy), perdue de vue et de vie dans le musée « traditionnel » a-t-elle vécu ? Les nouveaux dispositifs associant imagerie 3D et immersion synesthésique du visiteur invitent à reproduire, dans un espace d’un genre nouveau, ces scénographies sacrées de l’éclat de la plastique grecque.

Sophie Montel les reconnaît comme une expression privilégiée de la piété antique. Franz Fischnaller, en architecte des sens, offre à la réflexion son expérience des muséographies contemporaines les plus audacieuses. Tous deux débattent ensemble de leur rapprochement. 

27 mai 2015, 14h-16h 

  • Tout ce qui brille n’est pas or...? Les mots de l’éclat en Grèce ancienne

Par Clarisse Prêtre (CNRS, UMR 7041, ArScaN, Nanterre) & Adeline Grand-Clément (Université Toulouse-JeanJaurès)

Brillance et lumière représentaient en Grèce ancienne une voie d’accès privilégiée au divin. Les textes des poètes inspirés des épopées homériques comme les inventaires d’offrandes gravés dans le marbre à Délos révèlent cette richesse inattendue des mots de l’éclat. Clarisse Prêtre en analyse les expressions « administratives », Adeline Grand-Clément les échos poétiques. L’or aurait-il été le seul à briller de mille feux ? L’éclat, produit d’une virtuosité technique également offerte aux dieux, était aussi l’affaire d’autres matières, non métalliques. Les Grecs en aimaient les propriétés luisantes, cristallines, iridescentes ou moirées. Celles des étoffes chatoyantes, par exemple, mais pas seulement…

3 juin 2015, 14h-16h 

  • L’éclat du modèle et sa transcription. Du trompe-l’œil antique au daguerréotype

Par Dominique de Font-Réaulx (Musée du Louvre), Maud Mulliez Université Pierre et Marie Curie / LAMS UMR 8220)

Comment fixer pour toujours l’éclat fugace animant un modèle réel ou artificiel en « miroir qui (en) garde toute les empreintes » (Jules Janin), éclat sans lequel l’œuvre s’éteint, faute de lumière ? Tel fut le défi commun relevé par la peinture pompéienne antique du premier siècle de notre ère) et le daguerréotype moderne (inventé en 1835). L’apprivoisement de la lumière en fut le défi principal, qu’elle fût transposée en rehauts blancs peints à même une paroi rendue lisse et brillante (Maud Mulliez) ou fixée une fois pour toutes et sans duplication possible sur une plaque de cuivre polie, argentée et radieuse (Dominique de Font-Réaulx). Toutes deux présentent dans une alliance inédite, à des siècles de distance, les traits originaux et partagés de ces essais éclatants et novateurs. Elles y reconnaissent aussi la manifestation d’un merveilleux qui en transcenda les expressions techniques, artistiques et sociales. Au prix de leur oubli ?

  • Dominique de Font-Réaulx, Conservateur général au musée du Louvre, Directrice du musée Delacroix., outre plusieurs études sur Daguerre, a publié récemment une étude magistrale, Peinture et photographie (2013).
  • Maud Mulliez, spécialiste de la gestuelle de la peinture romaine antique et de sa reproduction expérimentale, est chercheuse au LAMS (Le luxe de l’imitation, sous-presse)

http://www.umr-lams.fr/spip.php?article177

http://www.vale.paris-sorbonne.fr/FR/polyre.php

Polyre  L’aventure polychrome : matérialité, représentation et réception

2015 I Ch. Ribeyrol (Sorbonne Universités I Philippe Walter (Université Pierre et Marie Curie, Lams)

10 juin 2015, 14h-16h 

  • Eclats ostentatoires: des korai archaïques  aux tops models contemporains. Sémiologie de la parure, du vêtement et du maquillage

Par Katerina Karakasi (Goethe University Frankfurt am Main) & Anthony Mathé (CELSA-Sorbonne & ECS London)

Lieux

  • Maison de la Recherche, salle D 223 - 28, rue Serpente
    Paris, France (75006)

Dates

  • mercredi 06 mai 2015
  • mercredi 27 mai 2015
  • mercredi 03 juin 2015
  • mercredi 10 juin 2015
  • mercredi 25 mars 2015

Mots-clés

  • histoire, archéologie, iconographie, antiquité, Grèce ancienne, or, dorure, polychromie, peinture, couleurs, brillance, éclat, patrimoine, mode

Contacts

  • Philippe Jockey
    courriel : philippe [dot] jockey [at] univ-amu [dot] fr

Source de l'information

  • Philippe Jockey
    courriel : philippe [dot] jockey [at] univ-amu [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'éclat, le geste et la société », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 29 avril 2015, http://calenda.org/326749