AccueilTerre(s) promise(s) : représentations et imaginaires

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Publié le mardi 05 mai 2015 par João Fernandes

Résumé

Ce colloque interdisciplinaire consacré à la question de la ou des Terre(s) promise(s), organisé par le groupe de recherches ECMEA / CRILLASH (Écritures et cultures : études croisées des mondes européens et américains) de l’université des Antilles et le Département pluridisciplinaire de lettres, langues et sciences humaines (DPLSH), se propose, dans une approche croisant des champs d’étude relevant aussi bien de la littérature, de la civilisation que des sciences humaines, de tenter d’explorer la richesse et la fécondité de la notion de terre promise, sans en édulcorer la force ni la portée symbolique, d’en traduire, en termes d’imaginaire, d’expériences et de vécu les différentes représentations ou les possibles avatars sans exclusive de temps, d’espace ou de culture.

Annonce

Argumentaire

Le groupe de recherches ECMEA/CRILLASH (Ecritures et cultures : Etudes Croisées des Mondes Européens et Américains) de l’Université des Antilles et le Département Pluridisciplinaire de Lettres, Langues et Sciences humaines (DPLSH) organisent, sur le Campus du Camp Jacob de Saint-Claude (Guadeloupe), les 25, 26 et 27 novembre 2015, un colloque interdisciplinaire consacré à la question  de la ou des Terre(s) Promise(s).

 « J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte… et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers une terre fertile et vaste, une terre où ruissellent lait et miel… » (Ex 3,8.17).

Depuis ces mots, la terre promise aux Hébreux a constitué le paradigme universel du rêve d’ailleurs, d’une terre de plénitude et de perfection où s’effaceraient les douleurs et insatisfactions du présent et justifiant toutes les démarches d’affranchissement des contraintes du réel. Cet horizon fantasmé du désir des hommes en quête d’une vie meilleure a fait l’objet, depuis son expression biblique, d’un remarquable investissement littéraire et suscité l’intérêt des sciences sociales et historiques.

Ce colloque se propose, dans une approche croisant des champs d’étude relevant aussi bien de la littérature, de la civilisation que des sciences humaines, de tenter d’explorer la richesse et la fécondité de la notion de terre promise, sans en édulcorer la force ni la portée symbolique, d’en traduire, en termes d’imaginaire, d’expériences et de vécu les différentes représentations ou les possibles avatars sans exclusive de temps, d’espace ou de culture.

On pourrait étudier le traitement du thème dans les littératures française, francophone et étrangère, les différents motifs, figures, réécritures ou subversions auxquelles il a pu donner lieu, et tenter d’en mettre au jour la dimension symbolique pour en faire, le cas échéant, le support d’une réflexion spirituelle ou littéraire, dans une démarche aussi bien généraliste ou transversale que monographique.

Dans une perspective civilisationniste,  on pourrait interroger le lien entre le phénomène biblique et les représentations que les hommes ont pu se faire de la (ou des) terre(s) promise(s). Comment ces représentations se sont-elles construites dans des sociétés actuelles aux prises avec les nouvelles technologies d’information et de communication ? Quels impacts ces représentations ont-elles eus sur les constructions ou destructions des personnes ?  Qu’en est-il des rapports entre mythe et réalité ? Et que dire quand la Terre promise se fait terre de rejet ?

Par ailleurs, certaines configurations historiques, en Europe, comme dans les Amériques ou dans les Caraïbes, ont suscité, en fonction de l’expérience souvent douloureuse et conflictuelle vécue par leurs acteurs, des visions spécifiques de la Terre promise et idéale. L’imaginaire politique y a trouvé la source fécondante des pensées d’une terre de l’ailleurs où la représentation du bonheur trouve place et où l’alliance du divin et d’une humanité recouvrée, régénérée, puisse être scellée à jamais. Des approches historiques, ouvertes à la réflexion politique, anthropologique ou encore à l’étude des mouvements d’idées, pourront être utilement proposées, permettant de mettre en lumière l’extraordinaire vigueur de ce mythe dans l’Histoire des hommes.

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Le temps consacré à une communication sera de 20 minutes maximum et la langue de travail, le français.

Les propositions de communication, n’excédant pas 300 mots, ainsi qu’un bref CV de l’auteur sont à envoyer,

avant le 31 mai 2015,

à Monique BOISSERON (monique.boisseron@univ-ag.fr) et à Odile HAMOT (odilehamot@yahoo.fr). 

Comité scientifique

  • Jean-Pierre SAINTON, Professeur des Universités, (AIHP-GEODE  / Université des Antilles),
  • Colette MAXIMIN, Professeur des Universités, (CREDDI / Université des Antilles),
  • Gilbert ELBAZ, Professeur des Universités, (CRILLASH, Université des Antilles),
  • Victorin LAVOU, Professeur des Universités, (GRENAL  / Université de Perpignan),
  • Dominique MILLET-GERARD, Professeur des Universités, (CRL / Université Sorbonne PARIS IV),
  • Christian DOUMET, Professeur des Universités, (LIS  / Université  Sorbonne PARSI VIII),
  • Monique BOISSERON, Maître de Conférences, (ECMEA/CRILLASH, Université des Antilles,
  • Odile HAMOT, Maître de Conférences, (ECMEA/CRILLASH, Université des Antilles),
  • Bénédicte BOISSERON, Professeur des Universités (Université du Montana USA).

Lieux

  • DPLSH, Campus du Camp Jacob - Rue des Officiers
    Saint-Claude, Guadeloupe (97120)

Dates

  • dimanche 31 mai 2015

Mots-clés

  • terre promise, représentation, imaginaire

Contacts

  • Monique Boisseron
    courriel : m [dot] boisseron [at] wanadoo [dot] fr
  • Odile Hamot
    courriel : odilehamot [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Monique Boisseron
    courriel : m [dot] boisseron [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Terre(s) promise(s) : représentations et imaginaires », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 05 mai 2015, http://calenda.org/327360