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Environnementalismes et citoyenneté

Environmentalisms and citizenship - Revue des Sciences sociales, Q1 2016

Revue des Sciences sociales, premier trimestre 2016

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Publié le lundi 15 juin 2015 par João Fernandes

Résumé

Ce numéro de la Revue des Sciences Sociales souhaite explorer la relation entre une écologie au/du quotidien et la participation politique, la recomposition de l’écologie « par le bas » et les formes innovantes ou décalée de mobilisation (ex. le Zadisme). Il s’agit de mettre en lumière comment le « faire » et la volonté de réappropriation des modes de vie peuvent exprimer un décentrement du politique en tant que lieu d’élaboration des visions du monde social, source de critique et expression de la volonté de se donner à soi-même ses propres finalités.

Annonce

Argumentaire

Ce numéro de la Revue des Sciences Sociales souhaite explorer la relation entre une écologie au/du quotidien et la participation politique, la recomposition de l’écologie « par le bas » et les formes innovantes ou décalée de mobilisation (ex. le Zadisme).

L’« écologisation de nos sociétés est en marche » (Manceron et Roué, 2013). Cette dynamique n’est cependant pas automatique, elle repose sur des mobilisations et peut susciter simultanément des résistances. Ce numéro propose d’explorer à la fois comment se crée et se diffuse un agir écologique au niveau des pratiques quotidiennes, en quoi les modes de vie évoluent, mais aussi les résistances et les oppositions à ce qui peut être perçu comme des injonctions ou des pratiques hétéronomes. Il nous semble que les termes d’écologisation (qui relèverait d’un processus auquel les individus contribueraient sans avoir de véritable prise) et celui d’environnementalisme (relevant d’un agir politique) peuvent être mis en tension.

Par quels biais en vient-on à traduire en pratique, dans les sphères privée et publique, un intérêt pour les causes environnementales ? Quelles sont les pratiques, même modestes, dans le domaine de l’alimentation, des déplacements, des modes de consommation (entre autre) qui se diffusent et selon quelles modalités ? Les propositions attendues pourraient ainsi s’intéresser au rôle des réseaux, au partage des savoirs, leur élaboration et leur circulation en tant que catalyseur et instrument d’articulation de ces réseaux, en phase avec les formes contemporaines d’action collective.

De quelle façon ces (auto)mobilisations environnementales affectent-elles les consciences, les imaginaires et les rapports des groupes aux lieux, aux milieux et au vivant ? En quoi bousculent-elles les bornes de ce qui est « politique » et de ce qui ne l’est pas (Cefaï, 2009) ? Les propositions peuvent analyser de quelle façon ces mobilisations renouvellent les formes de la participation politique, de l’action collective et ses répertoires. Mais aussi, à l’inverse, se pencher sur l’apparition de nouvelles formes de stigmatisation et d’exclusion.

Les contributions que nous souhaitons recevoir ne se limitent pas aux pays du Nord : la problématique prend un tour particulier dans les pays du Sud, notamment à travers des mobilisations autour de la notion de « buen vivir », qui combine des enjeux de citoyenneté et de respect de l’environnement. Les formes d’environnementalisme, telles qu’elles sont apparues dans les pays du Sud (et en Amérique latine en particulier) sont tout à fait exemplaires de mobilisations qui allient la défense de modes de vie et de valeurs fondées sur l’expérience sensible et quotidienne d’un milieu, le souci de la vie, la réciprocité dans les échanges…

Dans les pays du Nord comme du Sud, il nous semble judicieux que les contributions portent une attention particulière aux caractéristiques sociales, culturelles et économiques des acteurs et en particulier à la place et au rôle des femmes.

Il s’agit de mettre en lumière comment le « faire » et la volonté de réappropriation des modes de vie peuvent exprimer un décentrement du politique en tant que lieu d’élaboration des visions du monde social, source de critique et expression de la volonté de se donner à soi-même ses propres finalités.

Références

  • BIGOT R., HOIBIAN S., « Les Français avancent à grands pas sur la longue route écologique », Cahiers de recherche no. 272, Crédoc, Décembre 2010.
  • BLANC Nathalie, EMELIANOFF C., 2008, L’investissement habitant des lieux et milieux de vie : une condition du renouvellement urbain ? Etude européenne et prospective (France, Pays-Bas, Allemagne, Russie), Rapport de recherche pour le PUCA, Université du Maine.
  • CEFAÏ Daniel, 2009. « Comment se mobilise-t-on ? L’apport d’une approche pragmatiste à la sociologie de l’action collective », Sociologie, vol 41 no2, , 245-269.
  • HABERMAS Jürgen, L’Espace public, Paris, Payot, 1978 (1e éd. 1962).
  • ION Jacques, FRANGUIADAKIS S., VIOT P., 2005, Militer aujourd’hui, Autrement, Paris.
  • MANCERON Vanessa et ROUE Marie, L’imaginaire écologique, Terrain, no. 60, mars 2013.
  • SIRIANNI Carmen et FRIEDLAND L., 2001, Civic innovation in America. Community empowerment, Public Policy and the Movement for Civic Renewal, Berkeley, Los Angeles, University of California Press. 

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Date limite de réception : résumés -3500 signes minimum- :

31 août 2015 ;

manuscrits 23 novembre 2015 )

Les articles sont à adresser à tenoudji@aol.com  avant le 23/11/2015

L'article doit être anonymisé. L'auteur veillera à fournir dans un fichier distinct :
– ses coordonnées complètes : adresse postale, adresse électronique, téléphone
– ses titres ou profession et son appartenance institutionnelle (université, centre de recherche)
– un résumé d'une dizaine de lignes maximum en français et en anglais.

Le texte comporte au maximum 40 000 signes et blancs, notes et bibliographie comprises. Il est rythmé par des intertitres courts, avec deux niveaux d'intertitres au maximum. Les notes, en numérotation continue, et les références bibliographiques, sont reportées en fin de texte. Le renvoi aux ouvrages de référence dans le texte courant et les notes se font par la seule mention entre parenthèses du nom de l'auteur, de l'année de publication et, le cas échéant, des numéros de pages citées.

Exemples :
– … ainsi que l'indique J. Dupont (2003a), …
– … cette question a fait l'objet de plusieurs travaux (Dupont 2003a, Durand 2004, 2007)…

La bibliographie suit les consignes de présentations suivantes :

– pour un ouvrage : Dupont J. (2003a), Titre de l'ouvrage en italique, Lieu d'édition, Éditeur.
– pour un chapitre d'ouvrage : Durand M. (2004), Titre du chapitre sans guillemets, in Dupont J. (dir.), Titre de l'ouvrage en italique, Lieu d'édition, Éditeur, p. 52-92.
– pour un article : Durand M. (2007), Titre de l'article sans guillemets, Titre de la revue en italique, Lieu d'édition et éditeur si la revue n'est pas nationale, volume, numéro, p. 52-92.

Si des illustrations sont nécessaires à l'appui du texte, l'auteur en adresse les originaux ou les fichiers image haute résolution (300dpi) à la rédaction, accompagnés des autorisations de publication. Hors ce cas de figure, la recherche et les choix iconographiques relèvent de la seule décision de la rédaction de la revue.

Coordinnation

  • Laurence Granchamp
  • Sandrine Glatron 

Directeur scientifique

Freddy Raphaël 

Rédacteur en chef

Patrick Ténoudji

Comité scientifique

  • Georges Balandier (EHESS Paris)
  •  Chantal Bordes-Benayoun (CNRS Toulouse)
  •  Raymond Boudon (GEMAS Paris)
  •  Jean Cuisenier (MNATP Paris)
  •  Giovanni Gasparini (Univ. Sacro Cuore,  Milano)
  •  Jose Carlos Gomes da Silva (Portugal)
  •  François Héran (INED Paris)
  •  Claude Javeau (Univ. Libre de Bruxelles)
  •  Nicole Lapierre (Paris)
  •  Marianne Mesnil (Univ. Libre de Bruxelles)
  •  Sonia Montecino (Univ. de Chile)
  •  Jean Rémy (Univ. Cath. de Louvain)
  •  Dominique Schnapper (EHESS Paris)
  •  Alain Tarrius (Univ. Toulouse-Le Mirail)
  •  Alain Touraine (CEMS Paris) 

Comité de rédaction

  • Isabelle Bianquis-Gasser (Univ. Tours)
  •  Maurice Blanc (Univ. Strasbourg)
  •  Nicoletta Diasio (Univ. Strasbourg)
  •  Wolfgang Essbach (Univ. Freiburg)
  •  Brigitte Fichet (Univ. Strasbourg)
  •  Antida Gazzola (Univ. Genova)
  •  Philippe Hamman (Univ. Strasbourg)
  •  Pascal Hintermeyer (Univ. Strasbourg)
  •  Leila Jeolas (Univ. Londrina)
  •  Reinhard Johler (Univ. Tübingen)
  •  Salvatore La Mendola (Univ. Padova)
  •  David Le Breton (Univ. Strasbourg/IUF)
  •  Juan Matas (Univ. Strasbourg)
  •  Gabriele Profita (Univ. Palerme)
  •  Ilario Rossi (Univ. Lausanne)
  •  Patrick Schmoll (CNRS, Strasbourg)
  •  Roger Somé (Univ. Strasbourg)
  •  Simona Tersigni (Univ. Paris 10 Nanterre)
  •  Philippe Vienne (Univ. Mons)

Dates

  • lundi 31 août 2015

Mots-clés

  • environnementalisme, citoyenneté, buen-vivir

Contacts

  • Patrick Tenoudji
    courriel : tenoudji [at] aol [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Patrick Tenoudji
    courriel : tenoudji [at] aol [dot] com

Pour citer cette annonce

« Environnementalismes et citoyenneté », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 15 juin 2015, http://calenda.org/331431