AccueilÉmotions, représentations et discours d'étudiants lors de l'élaboration d'un mémoire de recherche

Émotions, représentations et discours d'étudiants lors de l'élaboration d'un mémoire de recherche

Emotions, representations and student discourse in the elaboration of a research thesis

Revue CIRHILLa nº42

CIRHILLa journal issue 42

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Publié le mardi 16 juin 2015 par João Fernandes

Résumé

D’après le TLFi, le terme mémoire fait référence, dans un premier temps, à « un écrit relatant des évènements associés à une personne » (sens attesté dès 1190). Ce terme, toujours présent aujourd’hui, a également pris un autre sens et une connotation juridique plus distanciée (1356) pour arriver finalement à celui que nous connaissons aujourd’hui (attesté depuis 1671), à savoir celui de « dissertation sur quelque objet de science, d'érudition, de littérature rédigée à l'intention d'une société savante ou en vue d'un concours, d'un examen ». Cette parution a vocation à rassembler des productions issues de domaines variés (sciences du langage, pédagogie, didactique, psychologie…) pour faire un état des lieux sur la question encore peu explorée du rapport particulier que l’étudiant entretient avec l’objet-mémoire.

Annonce

Argumentaire

D’après le TLFi, le terme mémoire fait référence, dans un premier temps, à « un écrit relatant des évènements associés à une personne » (sens attesté dès 1190). Ce terme, toujours présent aujourd’hui, a également pris un autre sens et une connotation juridique plus distanciée (1356) pour arriver finalement à celui que nous connaissons aujourd’hui (attesté depuis 1671), à savoir celui de « dissertation sur quelque objet de science, d'érudition, de littérature rédigée à l'intention d'une société savante ou en vue d'un concours, d'un examen ».

Dans la définition qu’elles donnent du mémoire, Myriam Germain et Martine Gremillet, d’une certaine façon, intègrent à cette dernière acception le sens originel du terme lorsqu’elles évoquent le mémoire comme « une construction […], une création originale de son auteur [qui] intervient souvent à ce titre comme une œuvre aux yeux de celui qui l’élabore, "son" œuvre »[1]. Un mémoire, même s’il se caractérise par sa visée académique, n’en demeure donc pas moins un objet qui relève de l’intime. 

De par nos expériences aux côtés des étudiants en tant que directrices de mémoires (tuteurs, accompagnateurs etc.) et autres dénominations que nous ne développerons pas dans cet appel à contribution même si nous n’en minimisons pas l’importance), nous ne pouvons nier le fait que la rédaction du mémoire constitue une étape essentielle et nouvelle dans le cursus de l’étudiant. D’ailleurs, avant même que l’accompagnement ne commence, les étudiants arrivent déjà avec des représentations et ressentent des émotions qui évoluent tout au long de l’élaboration de leur travail. Tout comme le passage du lycée à l’université, celui de la licence au master, si l’on se réfère au raisonnement de Laetitia Gérard et Marie-José Gremmo[2], engendre une autre « rupture » donnant lieu à une phase de déstabilisation qui s’explique par des changements pour l’étudiant dans ses rapports :

  • à l’enseignant : D’une relation groupale propre à la licence, l’étudiant se retrouve confronté à une relation duale lors du face-à-face avec son directeur de recherche.
  • au savoir : Inscrit jusqu’alors dans une logique de restitution, son statut d’étudiant évolue vers un rôle d’apprenti-chercheur ancré dans une logique de production.

Outre cette déstabilisation cognitive, cette phase de « vulnérabilité »[3] entraîne également, sur le plan des affects, des émotions désagréables mais aussi agréables, plus ou moins intenses et fluctuantes pour chaque étudiant et « une frustration en motivation de sécurisation »[4]. Cette situation est elle-même à mettre en lien avec les représentations que l’étudiant se fait :

  • de la tâche, perçue la plupart du temps comme difficile et complexe ;
  • de la relation à l’accompagnement, modalité incontournable exigée par ce type d’exercice.

L’enseignant, dans son travail d’accompagnateur, est donc confronté aux représentations et émotions de son étudiant, qu’il lui faut gérer en plus des siennes propres. 

A l’heure actuelle, la littérature sur ces questions fait davantage état de l’aspect méthodologique qu’à des composantes plus subtiles et subjectives. Aussi, notre objectif, au travers de cet appel à contribution, est de rassembler des articles qui s’intéressent aux discours d’étudiants et de directeurs de mémoires par rapport aux représentations et aux émotions lors de l’élaboration d’un mémoire de recherche. Ces discours pourront prendre des formes différentes (entretiens, témoignages, récits, carnets de bord…).

Propositions d'articles

Les propositions d’articles (700 mots sans les références bibliographiques, en Times 12 avec interligne simple et en format Word) comporteront un titre, un résumé, une bibliographie ainsi que des mots-clés. Elles seront accompagnées d’une page de renseignements comprenant : nom, affiliation, téléphone, adresse électronique.

Elles sont à envoyer à l'adresse suivante : hfavreau@uco.fr 

Planning previsionnel

  •  date-limite de proposition d’article : lundi 12 octobre 2015

  •  date-limite de réception des articles : vendredi 15 janvier 2016
  •  1er retour aux auteurs :  lundi 29 février 2016
  •  date-limite de réception des articles finalisés : lundi 28 mars 2016
  •  publication n°42 :  printemps 2016 

Comité scientifique

  • Abdelhadi Bellachhab, Maître de conférences HDR en Sciences du Langage, Université de Nantes.
  • Daniel Favre, Professeur en Sciences de l’Éducation, Université de Montpellier 2.
  • Hélène Favreau, Maître de conférences en Sciences du Langage, Université Catholique de l’Ouest, Angers.
  • Olga Galatanu, Professeur en Sciences du Langage, Université de Nantes.
  • Nathalie Garric, Professeur en Sciences du Langage, Université de Nantes.
  • Jean-Pierre Gaté, Professeur en Sciences de l’Éducation, Université Catholique de l’Ouest, Angers.
  • Christian Puren, Professeur émérite de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, Didacticien des langues-cultures.
  • Sophie Roch-Veiras, Maître de conférences en Didactique des langues-cultures, Université Catholique de l’Ouest, Angers.

[1] Germain, M. & M. Gremillet. La guidance de mémoires. Comment diriger et élaborer un mémoire universitaire ou professionnel, Paris : L’Harmattan, 2000, p.28.

[2] Gerard, L & Gremmo, M.-J., (2008), « La soutenance de mémoire en master recherche : la familiarisation de l'étudiant à ce nouveau système d'évaluation ». Actes du 20e colloque de l'ADMEE-Europe, Université de Genève. [https://plone.unige.ch/sites/admee08/communications-individuelles/j-a6/j-a6-2] (dernière consultation le 24/04/15).

[3] Favre, Daniel. Cessons de démotiver les élèves. 18 clés pour favoriser l’apprentissage, Paris : Dunod, 2010, p.46.

[4] Idem

Dates

  • lundi 12 octobre 2015

Mots-clés

  • émotion, représentation, discour, mémoire, études supérieures

Contacts

  • Sophie Roch-Veiras
    courriel : sophie [dot] veiras [at] gmail [dot] com
  • Hélène Favreau
    courriel : hfavreau [at] uco [dot] fr

Source de l'information

  • Hélène Favreau
    courriel : hfavreau [at] uco [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Émotions, représentations et discours d'étudiants lors de l'élaboration d'un mémoire de recherche », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 16 juin 2015, http://calenda.org/331670