AccueilMémoire(s) et identité(s) en question en Afrique subsaharienne et en Amérique latine

Mémoire(s) et identité(s) en question en Afrique subsaharienne et en Amérique latine

Memories and identities in question in Sub-Saharan Africa and Latin America

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Publié le mercredi 24 juin 2015 par João Fernandes

Résumé

L'Afrique subsaharienne et l'Amérique latine sont liées de façon historique par le commerce triangulaire qui a fait déporter vers l'Amérique des millions d'individus arrachés à leurs terres ancestrales. Cette transplantation sur un continent nouveau, mal vécu par les esclaves, a permis de donner naissance à une culture spécifique, résurgence de la culture africaine. L'ambition du colloque est de pouvoir contribuer au rapprochement des peuples et des cultures hispaniques, hispano-américaines et africaines. Il entend donner à connaître, à penser et à questionner les notions de « mémoire » et d'« identité » en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.

Annonce

Argumentaire

L’ambition du colloque, conformément à l’esprit général du Centre de recherches afro-hispaniques, en abrégé CRAHI, dans lequel il s’inscrit, est de pouvoir contribuer au rapprochement des peuples et des cultures hispaniques, hispano-américaines et africaines, c’est-à-dire donner à connaître et à penser les notions de « mémoire » et d’« identité ».

Dans son ouvrage intitulé Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse (2008), Jacques LACAN écrit que chaque groupe humain est porteur d’une mémoire collective par rapport à laquelle la mémoire individuelle s’identifie. La mémoire fait appel aux cadres sociaux (le langage, l’espace et le temps) qui constituent des moyens dont le groupe se sert pour reconstruire « le passé en fonction de ses intérêts du présent ». La mémoire peut se définir comme souvenir (s), trace (s), conscients et/ou inconscients contenant des renseignements de nature psychologique comme des habitudes, des connaissances. De même, elle se réfère à la conservation du passé à travers des supports tels que la conscience, les archives, la célébration, l’écriture et la photo, qui sont autant d’éléments objectivés.

L’identité, quant à elle, peut être entendue comme un ensemble de caractéristiques qui permettent de définir précisément un objet ou un individu. Affirmer une identité, c’est se projeter dans le monde comme une individualité et aussi reconnaitre l’Autre, tout en mettant en évidence ses différences constitutives. L’identité est également conçue comme un ensemble de mythes et de rites. Elle n’est donc pas un donné ; elle n’est pas non plus une essence. L’identité est une création continuée, un être en devenir, dans le sens où l’on devient ce que l’on est. Elle s’exprime non pas à la manière d’un en-soi, mais sur le mode d’une situation d’être en relation avec un lieu, un temps, fondements de l’être collectif (Louis-Jacques DORAIS, 2004).

L’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine sont liées de façon historique par le commerce triangulaire qui a fait déporter vers l’Amérique des millions d’individus arrachés à leurs terres ancestrales. Cette transplantation sur un continent nouveau, mal vécu par les esclaves, a permis de donner naissance à une culture spécifique, résurgence de la culture africaine et d’autres formes de cultures avec lesquelles les esclaves ont été mis en contact. Mythes, contes, rites initiatiques, rites funéraires, s’ils ont pu être conservés ou perpétués dans leur forme première, ont néanmoins été modifiés, voire réécrits en fonction des besoins spécifiques du nouveau continent. Les questions identitaires et celles liées à la mémoire s’expriment dans des pratiques qui ritualisent et entretiennent de nouvelles formes de vie.

Le colloque entend questionner ces notions en Afrique subsaharienne et en Amérique latine. Il s’agit de croiser des disciplines et des méthodes usitées dans les sciences littéraires, les sciences sociales et humaines.

Axes thématiques

Aussi, l’ensemble des points de réflexion s’oriente-t-il vers trois problématiques fondamentales :

  • Mémoire(s)

Il s’agira de convoquer les mythes, les légendes et l’histoire. On s’intéressera au concept de « présence-absence », aux socialisations sans cesse renouvelées. Le rôle, les enjeux et les perspectives de la littérature de migration seront également revisités.

  • Identité(s)

En lien avec l’identité, la relation à l’Autre reste le fondement de ladite notion. On se penchera sur les expressions de « l’entre-deux », « d’ici et d’ailleurs », du « proche et du lointain », du « sujet de culture ». On interrogera la tradition africaine comme modèle de culture (Honorat Aguessy).

L’identité peut avoir aussi un rapport avec le territoire. L’exterritorialité, la transgression, qui repose sur une insatisfaction face à des schémas imposés par la tradition, les habitudes, paraît être le mode naturel de fonctionnement des cultures et peut donc fournir une grille de lecture adéquate pour les littératures afro-hispaniques et hispano-américaines.

L’identité peut être enfin linguistique. Les langues espagnole et française se sont étendues sur les territoires africains et américains, où elles sont entrées en contact avec d’autres idiomes, donnant ainsi naissance à des parlers distincts, communément appelés l’espagnol d’Amérique ou de Guinée Equatoriale, le français d’Afrique. Comme tout système de signes de quelque nature que ce soit, ils sont devenus des matériaux qu’il est possible de présenter, de décrire, mais aussi d’interpréter.

  • Transculturalité

Etant donné qu’elle est en relation avec le rapprochement et/ou la rencontre des peuples et des cultures, on peut repenser les notions d’interculturalité, de transculturalité, de culture(s) mixte(s), de métissage(s), de néo-culture et d’hybridité.

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Les résumés des communications de 400 mots et 5 mots clés, avec titre et mention de l’institution de rattachement, sont à envoyer aux adresses suivantes :

crahi2003@yahoo.fr , oyaneelisabeth@yahoo.fr , ella.steeve@gmail.com 

avant le 30 septembre 2015, délai de rigueur.

Réception des communications le 30 novembre 2015, délai de rigueur, pour la publication des actes du colloque.

Le colloque aura lieu à Libreville, les 28 et 29 janvier 2016 à l'Université Omar Bongo de Libreville - GABON

Langues de communication : français, espagnol.

Responsable scientifique du colloque

NGOU MVE Nicolas

Secrétariat scientifique

  • AVOME MBA Gisèle
  • OYANE MEGNIER Elisabeth
  • IBINGA Marcelle épouse ITSITSA
  • ELLA Steeve
  • MBA ZUE Nicolas
  • AKOMOZOGHE Cyriaque

Comité scientifique

  • ROPIVIA, Marc-Louis, Pr., Université Omar Bongo, Libreville.
  • NZINZI, Pierre, Pr., Université Omar Bongo, Libreville.
  • NGOU MVE, Nicolas, M.C., Université Omar Bongo, Libreville.
  • ONDO MEBIAME, Pierre, Pr., Université Omar Bongo, Libreville.
  • LAGARDE, Christian, Pr., Université de Perpignan Via Domitia.
  • ONOMO ABENA, Sosthène, Pr., Université de Yaoundé I.
  • NOUMBISSI, Nzachée, Pr., Université Cheikh Anta Diop, Dakar.
  • SAMBA DIOP, Papa, Pr., Université Paris XII.
  • NOGUEROL JIMÉNEZ, Francisca, Pr., Universidad de Salamanca.
  • BOLEKIA BOLEKA, Justo, Pr., Universidad de Salamanca.
  • SALCEDO CARAZAS, María Milagros, Pr., Universidad Nacional Mayor de San Marcos. RUIZ BARRIONUEVO, Carmen, Pr., Universidad de Salamanca.
  • MBARE NGOM, Faye, Pr., University of Baltimore.
  • OBIANG EMANE, Ludovic, Directeur de recherche, Cenarest.
  • SIMA EYI, Heméry-Hervais, M.C., Université Omar Bongo.
  • METEGUE N’NAH, Nicolas, Pr., Université Omar Bongo.

Comité d’organisation

Président : AVOME MBA Gisèle

1er Vice-Président : OYANE MEGNIER Elisabeth

2eme Vice-Président : MBA ZUE Nicolas

Rapporteur 2 : AKOMOZOGHE Cyriaque

Rapporteur 1 : ELLA Steeve

Normes de présentation des articles

  • Feuillet dactylographié avec interligne 1,5 (prévoir la version électronique après acceptation de l’article).
  • Les textes ne doivent pas dépasser 12 pages.
  • Utiliser le caractère Times New Roman.
  • Titre centré, en petites majuscules, noir, corps de 14 points, suivi du nom de l’auteur, de son grade et de son institution d’origine, corps de 12 points.
  • Le texte, précédé d’un résumé en français et en espagnol, et d’une liste de 10 mots clés, doit avoir un corps de 12 points et être rédigé en espagnol ou en français.
  • Dans le texte et les notes, les noms des revues et des journaux, les titres des textes en prose seront mis en italique. Les titres des volumes, des articles de revues, des nouvelles, des poèmes tirés des recueils, des chapitres d’un volume seront en caractères normaux et entre guillemets (« … »).
  • Les noms des mouvements comporteront une majuscule à l’initiale (ex. : Négritude).
  • Pour les citations brèves, on observera toujours les critères suivants : ouvrir les guillemets « citation, fermer les guillemets », numéro de la note, en ordre croissant, en exposant, sans parenthèses.
  • Les citations longues (vers ou prose) seront en italique et devront être indiquées avec 0,3 cm de retrait par rapport au texte, sans guillemets, séparées du texte, avant et après, par une ligne, avec un corps de 11 points.
  • Les coupures dans les citations seront indiquées par trois points entre crochets […]. En revanche, les trois points seuls indiquent que la suspension figure dans le texte original. N’indiquer en aucun cas une coupure initiale ou finale à l’aide de trois points de suspension entre parenthèses.
  • Dans le texte, les prénoms et les noms des auteurs seront indiqués en entier : Malraux ou André Malraux (en aucun cas A.M.).
  • Dans les notes, indiquer le lieu d’édition, suivi du nom de l’éditeur, de l’année de parution et de la ou des pages citées. Pour indiquer la même œuvre dans la note immédiatement successive, utiliser uniquement Ibid. (s’il s’agit de la même page ou si les pages sont différentes).
  • Les notes seront infrapaginales.

La bibliographie doit être en corps de 11 points. Utiliser les petites majuscules pour les noms des auteurs, avant d’indiquer, entre parenthèses, les prénoms. Suivront ensuite les titre et sous-titre de l’ouvrage, le lieu d’édition, le nom de l’éditeur et l’année de parution (il est inutile de mentionner le nombre de pages). Le nom de la collection doit être indiqué après la maison d’édition, entre guillemets.

Lieux

  • Université Omar Bongo
    Libreville, Gabon

Dates

  • mercredi 30 septembre 2015

Mots-clés

  • mémoire, identité, Afrique subsaharienne, Amérique latine, transculturaté, métissage, hybridité

Contacts

  • Elisabeth Oyane Megnier
    courriel : oyaneelisabeth [at] yahoo [dot] fr
  • Gisèle Aavome Mba
    courriel : crahi2003 [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Elisabeth Oyane Megnier
    courriel : oyaneelisabeth [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mémoire(s) et identité(s) en question en Afrique subsaharienne et en Amérique latine », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 24 juin 2015, http://calenda.org/333190