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Le qualitatif à l’ère numérique

The Qualitative in the digital era

4e festival suisse des méthodes qualitatives et mixtes

4th Swiss festival of qualitative and hybrid methods

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Publié le mardi 30 juin 2015 par João Fernandes

Résumé

Le festival présente les innovations récentes dans le domaine des méthodes qualitatives et mixtes. Par le biais de cours thématiques et lors des séances plénières, la manifestation mettra un accent particulier sur l’usage de méthodes qualitatives dans la recherche consacrée aux nouvelles technologies.

Annonce

Argumentaire

La quatrième édition du «Festival suisse des méthodes» se déroulera les lundi 7 et mardi 8 septembre à l’Université de Lausanne (quartier Mouline, bâtiment Géopolis). Comme lors des précédentes éditions, le Festival se propose de présenter les innovations récentes dans le domaine des méthodes qualitatives et mixtes. Cette année offre cependant une nouveauté : par le biais de cours thématiques et lors des séances plénières, la manifestation mettra un accent particulier sur l’usage de méthodes qualitatives dans la recherche consacrée aux nouvelles technologies.

Le Festival offre une plateforme aux chercheuses et chercheurs des sciences sociales et humaines (et spécialement aux doctorant-e-s et post-doctorant-e-s) pour échanger et connaître de nouvelles méthodes. Il vise également à réunir la communauté de recherche qualitative active en Suisse romande et se déroulera principalement en langue française. Plus concrètement, des spécialistes renommé-e-s seront à disposition pour discuter de l’application de méthodes et théories dans le cadre des ateliers de recherche prévus. Les participants qui le désirent auront ainsi l’occasion d’aborder des questions au plus proche de leurs propres préoccupations.

Organisation

Le Festival est organisé conjointement par le Centre de compétences suisse en sciences sociales FORS, des représentants des Universités de Suisse romande et du Pôle de recherche national LIVES en collaboration avec l’Académie suisse des sciences humaines et sociales ASSH et le Réseau suisse pour la recherche sociale qualitative.

Le comité du Festival

  • Prof. Dr. Laura Bernardi,
  • Prof. Dr. Esther González-Martínez,
  • Dr. Brian Kleiner,
  • François Lorétan,
  • Monika Vettovaglia

Keynote speaker

Laurence Allard. Sociologue de l’innovation et ethnographe des usages des nouvelles technologies de l’information et de la communication, Laurence Allard est maîtresse de conférences en Sciences de la Communication, enseignante à l’Université Lille 3, et chercheuse à l’Université Paris-3, IRCAV (Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel).

Programme

Lundi

8h30: Inscription

9h00: Discours de Bienvenue

9h15-12h15: Ateliers 1-5  (avec une pause café à 10h30)

12h15-13h30: Lunch (restaurant Géopolis, Quartier la Mouline)

13h30-14h30: Keynote: Laurence Allard

15h-18h: Ateliers 6-10

19h30: Cocktail dînatoire au Restaurant de Dorigny (CHF 50.-en sus)

Mardi

9h00-12h00: Ateliers 11-15

12h00: Lunch (restaurant Géopolis, Quartier la Mouline)

Prix du Festival

CHF 160.

Ce prix contient la participation aux trois ateliers, les pauses café et 2 bons de repas. Le prix du souper dinatoire du lundi soir est à payer séparément.

Inscrivez vous dès maintenant pour garantir votre participation. Le nombre de participants par atelier est limité à 20.

Nous nous réjouissons de votre participation!

Programme détaillé

Lundi matin (9h15-12h15)

1 Cours méthode, salle 2207

Sociologie visuelle. Les usages de la photographie numérique durant l'enquête de terrain

Produire, analyser et/ou diffuser des images durant le processus de recherche sont aujourd’hui des pratiques assumées dans le champ des sciences sociales. Toutefois le chemin a été fait de nombreux détours avant que les sources (audio)visuelles n’acquièrent un statut légitime d’objet d’étude ou d’outil d’enquête sociologique. Ce cours de sociologie visuelle proposera un tour d’horizon de la place des « données visuelles » dans les interrogations et les méthodes de la sociologie. Il vise en particulier à montrer ce que l’on peut faire concrètement avec un appareil photo et des photographies durant les enquêtes de terrain. Pour cela, il traitera de questions méthodologiques et techniques afin de donner aux participant-e-s des conseils pratiques leur permettant d’envisager les images avec à-propos et rigueur. Il accordera une place particulière à l’utilisation de la photographie comme support d’entretien (photo-elicitation).

Je rappellerai tout d’abord les antécédents, plus nombreux qu’on ne le pense, d’utilisation de la photographie dans les enquêtes sociologiques. Puis j’exposerai comment le « tournant visuel » en sociologie s’est organisé autour d’un petit nombre de méthodes venues consolider le recours aux images en situation d’enquête. Dans tous les cas, faire des photographies ne se réduit jamais à une simple opération d’enregistrement du réel. Cela engage une certaine posture de recherche et fait donc surgir des questions épistémologiques sur les situations d’enquête produites par l’instrumentation des images, lors des observations in situ ou lors de la réalisation d’entretiens.

De la photo-documentation jusqu'à l’usage des images comme support d’entretien, la structure du cours s’appuiera sur celle du manuel de Michaël Meyer et Sylvain Maresca consacré à la photographie : Précis de photographie à l’usage des sociologues (Presses Universitaires de Rennes, 2013).

  •  Michaël Meyer (UniL)
2 Cours méthode, salle 2208

L'étude de cas: considérations méthodologiques et réflexions épistémologiques

L’étude de cas est une enquête approfondie portant sur une petite échelle d’analyse qui prend comme univers d’observation un territoire, une institution, un groupe social particulier, des individus aux caractéristiques identifiées, mais aussi le trajet d'une action, d'un problème public ou d'un mouvement social.

La méthode de cas – voire le qualitatif – est donc spécifique à la saisie du particulier, du singulier, de la mise au jour de l'individu social et de ses actions, appréhendées à son échelle.

Cette approche s’inspire de la démarche anthropologique mobilisée dans les sciences sociales et humaines, notamment de l’ethnographie et de la micro-histoire. Elle met en œuvre plusieurs outils méthodologiques : entretiens, récits de vie, observations, documents d’archive, statistiques, entre autres.

Lors de cet atelier, nous proposons une initiation à l’étude de cas, avec des exemples concrets d’enquête, afin de mettre en perspective les conditions de réalisation, les apports et les limites de cette façon de faire des sciences sociales et humaines. Pour cela, nous introduirons d’abord l’étude de cas en faisant référence à diverses publications théoriques. Ensuite, nous présenterons des études de cas. Enfin, nous prendrons plusieurs de vos objets de recherche et nous verrons de quelle façon ceux-ci peuvent être saisis afin de s’inscrire dans une étude de cas.

  • Marta Roca i Escoda  (UniL)
  • Magali Delaloye (UniL)
3 Cours méthode, salle 2224

Analyse de discours

Le discours est un élément constitutif de la réalité sociale. L’activité discursive est d’une part l’une des formes de l’action sociale; elle participe d’autre part à un contexte qu’elle contribue à constituer. Une analyse sociologique du discours décrit les opérations de sens que mettent en œuvre les acteurs sociaux lorsqu’ils dégagent la signification de ce leur qui arrive et les implications que cela revêt pour la société. La sociologie s’intéresse ici au discours en tant qu’il participe de ce «pouvoir symbolique» qui permet à une collectivité d’exister à ses propres yeux, c’est-à-dire de s’instituer.

Pour appréhender ces opérations de sens, cet atelier aura recours à des formes d’analyse portant sur la catégorisation et l’énonciation. Même si l’on se concentrera sur du matériau empirique provenant des médias suisses, les gestes analytiques sont applicables à tout matériau discursif (entretiens, observation directe, travail sur archives).

  •  Philippe Gonzalez (UniL)
4 Cours méthode, salle 2230

 L’observation : de la monographie à l’approche multisites et multisituée.

Après avoir brièvement situé la question de l’observation directe ou participante dans l’histoire  de l’anthropologie, l’atelier se concentra sur quelques problèmes liés à cette posture (les chercheur-e-s comme témoins, les chercheur-e-s comme coactrices et co-acteurs, l’imprégnation, le journal de terrain…).  A partir de deux recherches menées dans des cadres très différents, nous aborderons ensuite les questions posées par l’approche multisites et multisituée. Enfin,  nous situerons la place de l’observation dans  la construction et l’analyse des objets et sujets étudiés, questionnant notamment la thématique de la description,  celle de la triangulation et celle, plus générale, de la plausibilité et de la validité des données dans ce type d’approche qualitative.

  •  Laurence Ossipow (HES-SO //Genève)
5 Cours thématique, salle 2235

Analyse de communautés virtuelles

L’expression « communauté virtuelle » peut être utilisée pour désigner des groupes de personnes « communiquant et échangeant en réseau au moyen des technologies liées à Internet et dont le fonctionnement et l’identité se construisent au fil du temps par les membres eux-mêmes » (Charlier & Daele, 2006, p. 2). Ces communautés peuvent regrouper des personnes qui partagent un même hobby, une profession, une maladie, une expérience de vie, une origine géographique ou ethnique, etc. Elles constituent des terrains d’étude qui intéressent de nombreux chercheurs en sciences sociales, en anthropologie, en sciences de la communication ou en sciences de l’éducation. Les questions de recherche portant sur ces communautés et les méthodes scientifiques mises en œuvre pour les comprendre et les analyser se sont largement développées au cours des 20 dernières années.

Dans cet atelier, nous consacrerons un moment à la définition de différents types de communautés, leurs objectifs et leur organisation. Nous explorerons aussi la variété des questions de recherche posées à propos des communautés virtuelles selon le point de vue de différentes disciplines. Différents exemples d’études seront présentées en mettant en évidence les méthodes (principalement qualitatives) mises en œuvre (Pudelko, Daele, & Henri, 2006). Un exemple plus spécifique sera approfondi, l’analyse d’une communauté virtuelle d’enseignants où plusieurs méthodes ont été mises en œuvre : analyse catégorielle de contenu, analyse de discours, étude de cas et analyse inter-cas (Daele, 2013). Les participants, en petits groupes, auront l’occasion de s’exercer à certaines méthodes d’analyse avec du matériel mis à disposition.

  • Amaury Daele (UniL)

Lundi après-midi (13h30-14h30)

 salle 1612 ou 1620

  • Keynote: Laurence Allard 

Lundi après-midi (15h00-18h00)

6 Cours méthode, salle 2207

Ethnométhodologie et analyse de conversation

L’ethnométhodologie et l’analyse de conversation constituent moins des méthodes que des approches originales des sciences sociales, dont la caractéristique réside dans un souci de saisir et de restituer la logique propre des pratiques. Je proposerai dans un premier temps une présentation générale de ces deux approches, que j’illustrerai par de nombreux exemples. Dans un deuxième temps, je développerai des analyses détaillées de données issues de mes récents terrains de recherche

  •  Alain Bovet (ETHZ)
7 Cours méthode, salle 2208

Réseaux sociaux numériques : les enjeux de la publication de soi

Avant d’aborder la question des techniques, il sera proposé de construire une problématique de recherche à la croisée de l’analyse des stratégies des industries culturelles que sont les RSN et d’une théorie de la nature de l’espace public. On pourrait la résumer ainsi : analyser les modalités de publication de soi dans le cadre contraint du formatage de l’identité par les RSN, en interrogeant les attentes des internautes vis-à-vis de l’accès à l’espace public et leur capacité à maîtriser leur exposition.

Différentes techniques d’enquête seront ensuite présentées et comparées : enquête quantitative par questionnaire, entretiens qualitatifs semi-directifs, en petit groupe ou en individuel. L’accent sera mis sur la globalité du dispositif d’une enquête, la construction d’un terrain, les conditions de l’établissement d’une relation de confiance avec les personnes interrogées (en particulier des jeunes et de leur encadrement), l’anonymisation des données. 

Des exemples seront pris à partir d’enquêtes réalisées et en cours. Une bibliographie sera proposée.

Un temps (environ 45 minutes) sera réservé aux échanges.

  • Sophie Jehel (Université Paris 8 Vincennes)
8 Cours méthode, salle 2224

L’approche biographique : pourquoi et comment une démarche de recherche-formation existentielle ?

Cet atelier proposera :

  •   une rapide présentation avec mise en situation de l’approche biographique et de son implémentation méthodologique dans les sciences humaines et plus spécifiquement en sciences de l’éducation en concluant sur une explicitation de l’intitulé « recherche-formation existentielle »
  •   des contextes de recherche dans lesquels j’ai pu travailler permettant d’exemplifier le concept de recherche biographique.
  •  de questionner la posture de chercheur-e de cette approche pour laquelle le sujet est aussi objet de recherche
  •  de partager les expériences, les questions et les pratiques des participant-e-s afin de créer un espace interactif ouvrant sur un débat quant aux réserves ou aux limites de cette démarche de recherche. Catherine Schmutz-Brun (Unifr)
9 Cours méthode, salle 2230

Secondary analysis of qualitative data

This half-day workshop on Monday 7 September is designed for qualitative researchers aiming to reuse data in their own work. Through presentations and practical sessions, participants will learn about the key issues in secondary analysis, including:

  •  methodological issues of context,
  •  strategies for sampling from existing data, and
  •  ethical questions that may arise when reusing data.
  •  Instruction will be based on participants’ data and experiences, supplemented with other case-based materials. 

The workshop is suitable for all researchers who are contemplating, or already using, secondary analysis in their research. Reasonable experience and familiarity with qualitative research methods is a prerequisite. Participants will be asked to provide their own data for others to examine, but this is not required for participation. This course is NOT an introduction to qualitative data analysis.

  •  Libby Bishop (UKDA)
10 Cours thématique, salle 2235

Analyse des usages des TIC dans la sphère de la quotidienneté

Cet atelier sera organisé en deux temps. Dans une première partie, je proposerai une synthèse critique des travaux en sciences humaines et sociales qui, depuis les années 80, se sont intéressés à la question des usages sociaux des Technologies d’Information et de Communication (TIC) dans la sphère de la quotidienneté. En ce sens, il s’agira d’aborder l’évolution des problématiques de ce domaine de recherche, ainsi que les approches et les méthodes de recueil de données qui ont permis d’explorer ces différentes problématiques.  Cette première partie sera clôturée par un exposé réflexif des dernières enquêtes que j’ai pu mener dans ce même domaine. La deuxième partie de l’atelier sera organisée en espace de discussions et d’échanges, au sein duquel les participants seront invités à identifier dans quelle mesure les réflexions méthodologiques et analytiques dont j’aurais précédemment fait part peuvent les aider à arpenter les pistes de recherche qui sont les leur.

Lecture préparatoire utile : Lelong, B. et Martin, O. (2004), « L’internet en famille » (numéro thématique), Réseaux, vol. 22, n°123.

  • Julie Denouël (Université Montpellier 3)

 Mardi matin (9h00 à midi)

11 Cours méthode, salle 2207

Méthodes mixtes

Le but de cet atelier est de donner une introduction à différentes possibilités de combiner des données qualitatives et quantitatives. Seront traités les questions du "research design", de l'échantillonnage, de la collecte des données, des stratégies pour assurer la validité des résultats et de l'analyse des données (triangulation, méta-inférences). L'atelier est interactif et vise l'apprentissage à partir d'exemples concrets. 

  •  Jörg Stolz (UniL)
12 Cours méthode, salle 2208

Analyse de l'interaction filmée

L’atelier vise à sensibiliser les participants à l’analyse des interactions au moyen de données audio et vidéo. Sur la base d’illustrations empiriques issues du champ de la recherche en formation professionnelle, l’atelier fournit les bases conceptuelles et méthodologiques d’une démarche ethnographique qui implique le recueil des traces de l’interaction, leur transcription ainsi que leur analyse.  En particulier, il s’agira d’étudier des activités réelles dans lesquelles des acteurs sont amenés à interagir et à communiquer ensemble. Nous orienterons l’attention sur les ressources langagières et plus largement communicationnelles que ces mêmes acteurs mobilisent en contexte. Une telle perspective analytique soulève ainsi toute une série d’interrogations inhérentes à la démarche de type ethnographique qu’il s’agira de considérer  comme le statut des données filmiques, le rapport au terrain ainsi qu’une lecture réflexive de la démarche de recherche.

  • Stefano A. Losa (UniGE)
13 Cours méthode salle 2224

 Entretien, compréhension, généralisation

Cet atelier a pour but de questionner l’entretien sociologique en tant qu’outil de recherche et en tant que mode particulier de relation avec le monde social. Que peut-on faire des entretiens en sciences sociales ? Quelles analyses sont possibles ? Comment rattacher des éléments de vécu à l’analyse des régularités sociales ou des « grandes » questions sociologiques ? Peut-on généraliser les données produites par entretien ? Quel est le statut de la parole des personnes rencontrées et celui de l’interviewer ? Comment les processus de subjectivation du monde social se produisent-ils selon d’où on parle ? Ces quelques questions seront abordées en atelier à partir de recherches concrètes et de matériau de première main que les participants pourront, soit proposer lors de l’atelier (à partir de leurs propres recherches), soit s’approprier à partir des recherches en cours de l’animateur.

  •  Fabrice Plomb (Unifr)
14 Cours méthode, salle 2230

Grounded Theory Method

De nombreuses publications se réclament de l'analyse par théorisation ancrée (Grounded Theory Method). Ce succès suggère même que cette technique s'est constituée en formalisation générique de la recherche qualitative. Un examen approfondi révèle cependant que peu de travaux se réclamant de la GTM rencontrent effectivement les critères essentiels que sont l'étiquetage de l'expérience vécue, la tenue d'un journal de bord et l'élaboration d'une conceptualisation originale. Croisant ses expériences de sociologue de terrain, de formateur en recherche qualitative et de concepteur d'un logiciel libre d'analyse de textes, Christophe Lejeune met en garde contre les pièges que recèle la recherche qualitative et présente les solutions pratiques qu'y apporte l'analyse par théorisation ancrée.

  •  Christophe Lejeune (ULG Belgique)
15 Cours thématique, salle 2235

Analyse praxéologique de l’interaction dans les webchats

Les espaces conversationnels en ligne constituent un des principaux ressorts du développement des pratiques d’internet depuis les premiers newsgoups et IRC (Internet Relay Chat) jusqu’aux plateformes de réseaux sociaux ou les salles de discussions collectives sur le web dans leurs modalités asynchrones (les forums) ou synchrones (les webchats). Les webchats donnent à observer des formes originales de conversation et de sociabilité reposant entièrement sur une forme particulière d’écriture électronique qui a trois caractéristiques principales : elle est composée à plusieurs et à l’écran pour être lue par les autres à l’écran ; elle est destinée à s’insérer dans une conversation en cours en temps réel ; elle réalise à elle seule des formes de co-présence entre les participants. Dans la première partie de l’atelier je présenterai quelques travaux sur les chats et les spécificités de l’approche praxéologique, inspirée par l’ethnométhodologie et l’analyse conversationnelle, qui adopte un point de vue endogène aux activités des participants à la différence des démarches exogènes procédant par analyse de contenu, traitements statistiques ou entretiens. Je montrerai en quoi la description praxéologique de dynamiques d’écriture électronique permet de retracer la constitution d’internet comme média de communication interpersonnelle qui ne se réduit pas à l’échange de contenus, de la même façon que les collectifs électroniques ne se réduisent pas à des individus connectés en réseau. La deuxième partie de l’atelier sera consacrée à la discussion de données tirées de mes enquêtes sur l’interaction dans les webchats d’une part et d’autre part sur les liens entre les médias interpersonnels et les médias de masse autour de chats liés à une émission de téléréalité.

Cet atelier est complémentaire à celui portant sur « Ethnométhodologie et analyse de conversation ».

Suggestions de lecture :

      • Vallis, R. (2001). « Applying membership categorization analysis to chat-room talk » in McHoul, A. & Rapley, M. How to Analyze Talk in Institutional Settings. A casebook of Methods, London, New York, Continuum, pp. 86-99.
      • Velkovska J. (2002), « L’intimité anonyme dans les conversations électroniques sur les webchats », Sociologie du travail, 44, pp. 193-213.
  •  Julia Velkovska (Orange Labs/SENSE et EHESS/IMM-CEMS )

Lieux

  • Géopolis, Quartier la Mouline
    Lausanne, Confédération Suisse (1015)

Dates

  • lundi 07 septembre 2015
  • mardi 08 septembre 2015

Mots-clés

  • méthodes qualitatives, méthodes mixtes, numérique, communauté de recherches qualitatives

Source de l'information

  • Monika Vettovaglia
    courriel : monika [dot] vettovaglia [at] fors [dot] unil [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Le qualitatif à l’ère numérique », Colloque, Calenda, Publié le mardi 30 juin 2015, http://calenda.org/333652