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Territoires d’élection(s)

Territories of elections

L’espace du politique en recomposition

The space of policy in recomposition

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Publié le vendredi 10 juillet 2015 par Elsa Zotian

Résumé

Les consultations électorales qui se sont tenues ces dernières années aux échelles locales, nationales et communautaires en Europe offrent l’occasion de réinterroger la place des territoires et les usages de la notion dans l’analyse de processus de représentation politique. Elles invitent à prendre acte de la perpétuation, mais aussi du renouvellement des façons dont les territoires continuent d’importer dans la vie démocratique. Elles conduisent aussi à étudier comment ces « réalités territoriales » sont conçues, saisies et mises en discours, de façons éventuellement concurrentes par les divers acteurs impliqués dans les processus de représentation politique, pendant les moments des campagnes électorales, mais aussi hors de ces périodes privilégiées.

Annonce

Argumentaire

Les consultations électorales qui se sont tenues ces dernières années aux échelles locales, nationales et communautaires en Europe offrent l’occasion de réinterroger la place des territoires et les usages de la notion dans l’analyse de processus de représentation politique. Elles invitent à prendre acte de la perpétuation, mais aussi du renouvellement des façons dont les territoires continuent d’importer dans la vie démocratique. Elles conduisent aussi à étudier comment ces « réalités territoriales » sont conçues, saisies et mises en discours, de façons éventuellement concurrentes par les divers acteurs impliqués dans les processus de représentation politique, pendant les moments des campagnes électorales, mais aussi hors de ces périodes privilégiées.

Deux processus sont traditionnellement réputés affecter la production spatialisée de la représentation politique : les déterminations « territorialisées » des processus politiques (Le Galès, 2003) qui peuvent emprunter des voies variées, le processus historique de standardisation des « marchés politiques » (Favre, 1976 ; Gaxie & Lehingue 1984 ; Offerlé, 1987 ; Douillet et al., 2012). Pendant les deux dernières décennies, les territoires politiques ont été affectés par des transformations à divers niveaux. De nouvelles thématiques sont apparues, comme le « développement local durable », entraînant des effets encore mal connus sur les représentations de l’espace ; des ambitions de modernisation du lien démocratique se sont fait jour en vue d’aviver la « proximité » entre représentants et représentés (Le Bart & Lefebvre, 2005), en s’appuyant parfois sur les technologies dites « participatives » (Sintomer, Rey & Bacqué, 2005 ; Mazeaud, 2012). On note aussi une pluralité toujours plus grande d’acteurs diffusant des discours mettant en scène les « territoires ». Peut-on identifier dans quels contextes principaux le « schème territorial » est-il aujourd’hui mobilisé ? Dans quelles expressions (« fiefs électoraux », « provinces historiques », « bastion », etc.) ? Quels sont les types d’acteurs sociaux (politiques mais aussi économiques) qui inscrivent leur légitimation en référence à une « territorialité » ? De quelle façon ces constructions « territoriales » sont-elles utilisées pour faire prévaloir des offres politiques auprès des électeurs ? Comment se sont transformées, pendant les deux dernières décennies, les manières de présenter publiquement le lien des candidats avec le territoire qu’ils veulent représenter ?

L’ « identité » des territoires continue à constituer un enjeu de controverses dans les espaces politiques contemporains. On a ainsi vu ressurgir des débats sur l’authenticité ou l’artificialité des « territoires », à travers notamment la remise en question et le renouvellement des découpages administratifs et politiques des collectivités territoriales et des circonscriptions électorales. Ces débat s’inscrivent dans de longues histoires nationales, tant en France (Marty, 2012) que dans d’autres Etats européens, comme la Grande-Bretagne  ou l’Espagne, où le rapport à la territorialité s’est historiquement construit sur des bases différentes. De quelles logiques et compromis résultent les découpages des circonscriptions électorales ou le remodelage des collectivités ? Quel est le poids des justifications en termes d’authenticité ou d’artificialité de ces redéfinitions « territoriales » ? Les acteurs scientifiques concourent eux-aussi à la caractérisation, voire la production symbolique, des territoires. C’est le cas de la géographie politique quand elle est stratégiquement « enrôlée » dans le débat public (Guilluy, 2010) ou de certaines branches de la démographie qui, à leur manière, concourent à la politisation savante des territoires (Le Bras & Todd, 2013).

Tous ces questionnements amènent à considérer les redéfinitions concurrentes des rôles que le « territoire » continue à jouer dans les processus de légitimation du pouvoir et de figuration des communautés politiques. Leur réalité est disputée : ces « territoires » ne cessent de faire l’objet de luttes entre les diverses institutions et les acteurs qui sont amenés à les faire exister et à en retirer des profits politiques ou sociaux. Il s’agit d’étudier comment ces réalités territoriales sont saisies, mises en discours et perçues. Quels sont les apports de la science politique et de la sociologie, mais aussi des disciplines voisines (la géographie bien sûr, mais aussi l’anthropologie, etc.) dans la compréhension des phénomènes de « territorialisation » politique ? Les développements récents des travaux de sociologie de l’action publique locale concourent également de façon puissante à l’analyse des processus de territorialisation politique, conduisant ainsi à une détente bienvenue des frontières sous-disciplinaires (Bellanger & Mischi 2010).

Ces journées d’étude proposent d’analyser la « territorialité » politique contemporaine en Europe, à partir de deux perspectives privilégiées sans être exclusives:

I) Analyser les usages et les constructions de la notion de territoire (et du réseau sémantique qui lui est associé) dans les compétitions politiques contemporaines.

II) Etudier l’inscription localisée des représentations et des pratiques politiques,  c’est-à-dire envisager les conditions (sociales, politiques, culturelles, institutionnelles etc.) par lesquelles la territorialité devient une perspective analytique pertinente en science politique pour rendre compte des phénomènes observés.

Axe I – Usages et constructions du « territoire » dans les compétitions politiques

Ce premier axe propose d’interroger les processus de construction des territoires électoraux.        

Une première série de communications pourra traiter des enjeux de politisation des territoires cristallisés dans les moments et les dispositifs électoraux des démocraties représentatives modernes. Quel rôle joue le travail politique de production de fidélités électorales dans la constitution pratique ou symbolique de « territoires » ? Les communications pourront questionner les profils socio-politiques des candidats et le renouvellement des personnels politiques locaux (Koebel, 2012) ou européens (Lefebvre & Marrel 2012) en lien avec les transformations actuelles de ces espaces politiques et de l’espace parlementaire communautaire, qui montrent tous deux la professionnalisation progressive des élus et de leurs entourages (Beauvallet & Michon 2010 ; Vignon 2012). Dans quelle mesure les processus de constitution des listes reflètent-ils les prescriptions communautaires à la transparence et à la démocratisation (Aldrin, 2010), à l’ouverture aux sympathisants, à la parité et à la « diversité » qui travaillent également les organisations partisanes aujourd’hui ? (Achin & Paoletti, 2002 ; Cartier et al., 2010) ? Ces communications interrogeront ainsi les spécificités et autonomie des enjeux politiques locaux ou européens par rapport au jeu politique national (Dandoy & Shakel 2013).

Les analyses pourront également porter sur la façon dont les offres politiques, les pratiques des campagnes électorales ou les logiques à la fois politiques et pratiques du recrutement et de la formation des équipes de campagne lors de ces scrutins reflètent des préoccupations relatives à la construction du « territoire » (Latté 2003 ; Godmer 2009). En outre, dans une dimension comparative, il s’agira d’interroger la production symbolique du « territoire » (Le Bart 2003) en insistant sur la concurrence des représentations construites et véhiculées par les différents acteurs politiques. Celle-ci constituera un objet d’étude à part entière via l’analyse des programmes, discours, choix iconographiques relatifs à l’identité du territoire d’élection, voire entreprises partisanes se référant centralement à une entité ethnolinguistique locale ou régionale distincte (Keating 2004). Il s’agira également de prendre la mesure des jeux d’échelles locaux, régionaux et européens dans la construction de l’offre partisane (Roger, 2012) et, à cette fin, d’analyser les opérations (éventuellement concurrentes) de mise en récit de la réalité socio-politique et économique de ces territoires et de leurs histoires singulières, par les élus ou candidats à l’élection. Quels sont les effets de la spécialisation résidentielle des communes sur la production des discours de mobilisation électorale ? Et réciproquement, comment le travail politique de production de fiefs électoralement stables influe-t-il sur les discours politiques mettant en avant « le territoire ».

Enfin, une dernière perspective de recherche visera à explorer le croisement de différentes temporalités électorales dans l’agenda national et leurs effets, notamment les possibles processus de contagions, de mise en relation des thématiques ou de (dé)mobilisation entre différents scrutins rapprochés dans le temps (Franklin 2007 ; Mayer et Sauger 2015).

Axe II : L’inscription localisée des représentations et des pratiques politiques

Le deuxième axe vise à interroger les logiques socio-spatiales des perceptions et des pratiques de participation politique (avant tout électorales), dans leurs diverses dimensions (l’acte de vote, la réception et les usages sociaux  des campagnes électorales, les représentations et choix des candidats, etc.).

S’appuyant sur les apports de l’« analyse localisée du politique » (Briquet & Sawicki 1989, Garraud 1989, Lagroye 1994) qui a centré son analyse sur la construction territorialisée  des entreprises politiques locales (par exemple Sawicki, 1994), on suggère de s’attacher à mieux saisir les logiques territoriales de la mobilisation et de la participation électorale (et symétriquement de l’abstention). Cette dernière s’avère renforcée dans le cadre d’élections dites intermédiaires (Parodi, 1983). Alors même que les enquêtes qualitatives montrent un intérêt plus soutenu et une appréhension plus réaliste des socialisations nécessaires à l’intérêt pour les enjeux politiques locaux (Gaxie, 2002), pourquoi les scores d’abstention sont-ils généralement plus élevés lors des scrutins municipaux ou cantonaux que lors des élections présidentielles ? À l’inverse, l’ésotérisme réputé des enjeux du processus de construction de l’Union européenne par exemple et leur éloignement des préoccupations quotidiennes et localisées de la majorité des citoyens ordinaires (Gaxie et al., 2011 ; Duchesne et al. 2013), constituent-ils un frein systématique à la participation aux élections européennes et ce dans tous les territoires (Belot & Van Ingelgom, 2015) ? Les entreprises partisanes récentes qui se sont construites d’abord par des résultats obtenus aux consultations nationales (comme le FN en France (Dezé, 2012 ; Négrier, 2012), ou Forza Italia en Italie (Dechezelles 2009)) développent-elles des modalités spécifiques de mobilisation électorale dans d’autres arènes politiques ?

On pourra également aborder les expériences vécues et les représentations ordinaires du territoire (Di Meo, 1998 ; Jodelet, 2003) afin d’examiner comment celles–ci conditionnent (ou non) l’orientation du vote. La réception des stratégies des édiles locaux pour faire valoir « l’action au service des habitants » et l’imputation des transformations du territoire aux élus doivent être interrogées.

L’étude des résultats électoraux continue à mobiliser des chercheurs situés au croisement de la sociologie politique, de la démographie et de la géographie électorale (Rivière, 2008 ; Bussi & Badariotti, 2004 ; Bussi, 2009). Des travaux comparatifs qui analysent à partir des résultats électoraux les transformations des rapports entre clivages fonctionnels et clivages territoriaux (Caramani, 2012) sont bienvenus. Nous invitons également les propositions à s’intéresser aux « variables sociographiques lourdes » (Boy, Mayer, 1997) du vote telles que le sexe, l’âge, le niveau de revenu et de patrimoine ou la catégorie socio-professionnelle, en les croisant avec des facteurs spatiaux contextuels) (Braconnier, Dormagen, 2010 ; Agrikoliansky, Heurtaux, Le Grignou, 2011). Le développement d’un « localisme cosmopolite » favorable à l’Union européenne dans certaines régions d’Europe (Moreno, 2006 ; Favell, 2008) ainsi que les débats relatifs à l’ouverture des élections municipales aux résidents étrangers peut inciter les contributeurs à réfléchir aux moyens de dégager d’éventuelles dimensions « socio-ethniques » en vue de mieux saisir les comportements électoraux (Leighley, 2001 ; Rea et al. 2010 ; Birnir 2007 ; Hajnal 2010). Enfin, on pourra chercher à identifier quelles sont les conditions (sociales, militantes et politiques) qui, dans des contextes territoriaux différenciés, autorisent l’activation de dispositions spécifiques aux pratiques politiques.

Conditions de soumission

Les propositions de communication (environ 500 mots) sont à envoyerà l’adresse suivante : territoires2015(at)misha.fr

avant le 19 septembre 2015.

Elles seront examinées par les membres du comité d'organisation et du comité scientifique (voir les listes infra). 

Les communications retenues seront rendues publiques le 30 septembre. 

Les journées d’études se dérouleront à la Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme (Misha) de l’Université de Strasbourg, les 19 et 20 novembre 2015.

 

Comité scientifique

  • Lorenzo Barrault, CNRS, SAGE, Université de Strasbourg.
  • Philippe Breton, Dyname, CUEJ - Université de Strasbourg
  • Jean-Yves Dormagen, CEPEL, Université de Montpellier.
  • Marine de Lassalle, SAGE, Université de Strasbourg
  • Christian Le Bart, CRAPE, IEP de Rennes,
  • Rémi Lefebvre, CERAPS, Université Lille-2
  • Sebastien Michon, CNRS, SAGE, Université de Strasbourg
  • Emmanuel Négrier, CEPEL, Université de Montpellier
  • Frédéric Sawicki, CESSP, Université Paris-1.
  • Andrea Rea, MAM, Université Libre de Bruxelles
  • Aurélia Troupel, CEPEL, Université de Montpellier.
  • Virginie van Ingelgom, ISPOLE, Université Catholique de Louvain.
  • Sébastien Vignon, CURAPP, Université de Picardie Jules Verne.

Comité d’organisation

  • Virginie Anquetin, SAGE (Université de Strasbourg)
  • Grégory Hû, SAGE (Université de Strasbourg)
  • Laura Odasso, DYNAME et Université Libre de Bruxelles (GERME)
  • Gildas Renou, SAGE (Université de Strasbourg ; programme ANR Symbios)
  • Emmanuelle Reungoat, CEPEL (Université de Montpellier)
  • Pierre-Edouard Weill, UMR de Droit comparé (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Bibliographie

  • Achin, C. & Paoletti, M., 2002, “Le « salto » du stigmate. Genre et construction des listes aux municipales de 2001 », Politix, Vol. 15, n°60, p. 33-54.
  • Agrikoliansky É, Heurtaux J., Le Grignou B. (coord.), 2011, Paris en campagne. Les élections municipales de mars 2008 dans deux arrondissements de Paris, Bellecombe-en-Bauges, Éditions du Croquant.
  • Aldrin P., 2010, « L’invention de l’opinion publique européenne. Genèse intellectuelle et politique de l’Eurobaromètre (1950-1973) », Politix, n°89, p. 79-101.
  • Beauvallet W. & S. Michon, 2010, « L’institutionnalisation inachevée du Parlement européen. Hétérogénéité nationale, spécialisation du recrutement et autonomisation», Politix, vol. 23, n°89, 2010, p.147-172.
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  • Braconnier C., Dormagen J-Y., 2010, « Le vote des cités est-il structuré par un clivage ethnique ? », Revue française de Science Politique, vol. 60, n°4.
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Lieux

  • MISHA
    Strasbourg, France (67)

Dates

  • samedi 19 septembre 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • élections, partis politiques, comportements électoraux, territoires

Contacts

  • comité d'organisation
    courriel : colloque [dot] frontieresduprive [at] laposte [dot] net

URLS de référence

Source de l'information

  • Emmanuelle Reungoat
    courriel : territoires2015 [at] misha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Territoires d’élection(s) », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 10 juillet 2015, http://calenda.org/334523