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Ruptures et continuités des recherches en sciences sociales sur le VIH / sida

Rupture and continuity in social science research into HIV and AIDS

Renouvellement thématique, approches innovantes et nouveaux enjeux

Thematic renewal, innovative approaches and new issues

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Publié le mercredi 08 juillet 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Ces journées scientifiques visent à donner la parole aux jeunes chercheur.e.s travaillant sur le VIH/sida. Plus de trois décennies après la découverte du VIH, à quoi s’intéressent les jeunes chercheur.e.s en sciences sociales aujourd’hui ? Quelles approches sont privilégiées et dans quels contextes ? Qu’est-ce qui caractérise la recherche en sciences sociales sur le VIH aujourd’hui des recherches d’il y a dix, vingt, trente ans ? Volontairement large, l’objectif des journées scientifiques est d’emmener les jeunes chercheur.e.s à parler de leurs travaux respectifs, des avancées ou des impasses dans lesquelles ils se trouvent au plan théorique, empirique ou pratique. Un « détour » par d’autres pathologies (tuberculose, ébola, hépatites, paludisme, etc.) pour nourrir la réflexion est encouragé. Quels liens peut-on établir entre la recherche en sciences sociales sur le VIH/sida et la recherche sur les autres pathologies ?

Annonce

Argumentaire

Les avancées biomédicales et les innovations pharmaceutiques en matière de traitement et de prévention du VIH nourrissent un réel optimisme sur la « fin de l’épidémie ». Bien que des inégalités d’accès aux soins demeurent, notamment pour les populations des pays à revenus limités et pour certains groupes spécifiques comme les Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), les travailleur.e.s du sexe ou les personnes incarcérées, la fin de l’épidémie de sida apparaît comme une perspective possible. Cette perspective est d’autant plus répandue, notamment avec le développement des outils prophylactiques puissants, qu’elle relativise l’intérêt pour l’analyse des déterminants sociaux, politiques, économiques, voire culturels qui influencent la dynamique de l’épidémie. Pourtant, la baisse des financements consacrés à la lutte a des conséquences négatives sur les mobilisations sociales, et la mise en œuvre des politiques de santé montre de nombreuses limites. Si les thématiques de recherche liées à l’organisation administrative et institutionnelle de la lutte contre le VIH/sida, aux politiques d’accès aux traitements, aux stratégies de prévention ou aux questions de genre, d’identité et d’inégalités demeurent importantes au regard de l’évolution de l’épidémie, elles doivent cependant se renouveler et prendre en compte non seulement les transformations des normes sociales et identitaires produites par les mobilisations autour de l’épidémie, mais aussi de nouveaux outils et de nouveaux objets de recherche.

Ces journées scientifiques visent à donner la parole aux jeunes chercheur.e.s travaillant sur le VIH/sida. Plus de trois décennies après la découverte du VIH, à quoi s’intéressent les jeunes chercheur.e.s en sciences sociales aujourd’hui ? Quelles approches sont privilégiées et dans quels contextes ? Qu’est-ce qui caractérise la recherche en sciences sociales sur le VIH aujourd’hui des recherches d’il y a dix, vingt, trente ans ? Volontairement large, l’objectif des journées scientifiques est d’emmener les jeunes chercheur.e.s à parler de leurs travaux respectifs, des avancées ou des impasses dans lesquelles ils se trouvent au plan théorique, empirique ou pratique. Un « détour » par d’autres pathologies (Tuberculose, Ebola, Hépatites, paludisme, etc.) pour nourrir la réflexion est encouragé. Quels liens peut-on établir entre la recherche en sciences sociales sur le VIH/sida et la recherche sur les autres pathologies ?

Nous souhaitons, au terme de ces journées, parvenir à circonscrire les champs d’intérêt des différents membres du réseau et créer des groupes thématique, de réflexion ou de relecture qui pourraient aboutir à la construction de projets collectifs (publications, activités scientifiques, demandes de financement, etc.)

Consignes

Toutes les personnes intéressées sont invitées à soumettre leur proposition de communication (résumé de 300 à 500 mots) accompagnée de leurs coordonnées détaillées (Nom et prénom, fonction et institution de rattachement)

au plus tard le 8 août 2015.

Les propositions doivent être envoyées par courrier électronique à jeune.chercheur.sida@gmail.com, veuillez indiquer comme objet du mail résumé+nom, et nommer votre fichier de la même manière.

Les journées scientifiques se dérouleront du 30 septembre au 1er octobre 2015 à Paris. La durée des communications sera de 20 minutes, suivies d’une discussion. Un remboursement des frais est prévu sous certaines conditions. 

Comité scientifique

  • De Seze Maëlle, Doctorante en sociologie, Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne
  • Girard Gabriel, Sociologue, post-doctorant, IRSPUM (Montréal) / Collège d'études mondiales (Paris)
  • Héjoaka Fabienne, Anthropologue, Chercheure post-doctorante, IRD UMI 233 - TransVIHMI/Inserm 1175
  • Kojoué Larissa, Docteure en science politique, Chercheure post doctorante MEOS/Université de Montréal
  • Marsicano Elise, Sociologue, Maîtresse de conférence - Université de Strasbourg

Lieux

  • ANRS, salle Dominique Dormont - 101 Rue de Tolbiac
    Paris, France (75)

Dates

  • samedi 08 août 2015

Mots-clés

  • VIH, sida, pathologies, rupture, continuité

Contacts

  • Larissa Kojoué
    courriel : larissa [dot] kojoue [at] gmail [dot] com
  • Maelle De Seze
    courriel : deseze [dot] maelle [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Larissa Kojoué
    courriel : larissa [dot] kojoue [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Ruptures et continuités des recherches en sciences sociales sur le VIH / sida », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 08 juillet 2015, http://calenda.org/334539