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Quelles écocritiques européennes ?

Defining European Eco-criticism

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Publié le mardi 06 octobre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Ce colloque international entend donner une visibilité aux germes variés de ce dont le nom « d’écocritique européenne » ne peut être qu’une hypothèse de départ. A l’heure où l’écocritique, de naissance anglo-saxonne, semble peu à peu s’établir dans d’autres langues et contextes culturels du vieux continent et y désigner ici ou là des priorités voire des objets distincts, il semble opportun de faire un premier bilan de cette transposition théorique majeure des études littéraires et culturelles. Les organisateurs souhaitent lui donner une dimension plus particulièrement géographique en invitant les contributeurs à enquêter sur les particularités nationales, régionales et locales de l’éco-littérature ici ou là, que celle-ci soit envisagée sur le plan de la fiction, de la non-fiction ou de la critique des textes, les corpus dont nous appelons à l’émergence étant prioritairement non-anglophones.

Annonce

Argumentaire

Venue des sciences humaines, la notion d’anthropocène inspire de plus en plus de travaux sur l’écologie littéraire. Mais loin d’être le simple reflet des idées de son temps, la littérature contribue parfois de façon plus spontanée et autonome à l’affirmation de valeurs et de notions propres, de telle sorte que de moins en moins d’esprits s’étonnent de ce que peut être « l’écologie en littérature », à mesure que s’impose la co-construction des questions de l’écologie à l’intersection des sciences, des politiques et des imaginaires. La forte implication de l’éthique, en plus des savoirs, engage notamment à y considérer le poids des discours, des imaginaires et des rhétoriques en présence dès lors qu’émerge le souci de l’environnement.

Notre colloque entend donner une visibilité aux germes variés de ce dont le nom « d’écocritique européenne » ne peut être qu’une hypothèse de départ. A l’heure où l’écocritique, de naissance anglo-saxonne, semble peu à peu s’établir dans d’autres langues et contextes culturels du Vieux-Continent (entre autres à Sarrebruck en 2014 ou à Rome en 2015) et y désigner ici ou là des priorités voire des objets distincts, il semble opportun de faire un premier bilan de cette transposition théorique majeure des études littéraires et culturelles. Nous voudrions lui donner une dimension plus particulièrement géographique en invitant nos contributeurs à enquêter sur les particularités nationales, régionales et locales de l’éco-littérature ici ou là, que celle-ci soit envisagée sur le plan de la fiction, de la non-fiction ou de la critique des textes, les corpus dont nous appelons à l’émergence étant prioritairement non-anglophones. La question étant authentiquement ouverte, il va de soi que ces variantes peuvent aussi bien se déployer sur un plan générique, thématique ou stylistique qu’épistémologique, historique, éthique ou politique. Des arts et des sciences humaines aux sciences du vivant, avec quelles disciplines la littérature travaille-t-elle de préférence dans les différents pays d’Europe afin d’envisager la crise environnementale dans un angle interdisciplinaire ?

Cette perspective réflexive sur l’émergence de l’environnement dans la recherche littéraire ne prétend pas, bien au contraire, faire l’impasse sur les questionnements proprement littéraires et esthétiques adressés aux phénomènes à documenter : essor d’éditions, de collections et d’anthologies dédiées à l’environnement, développement des thématiques animales et végétales, renouveaux et relectures de la question de la nature. Quels sont les corpus non seulement contemporains, mais ceux qui sont republiés et commentés à nouveaux frais comme soucieux des rapports entre hommes et nature ? Quelles sont les particularités de ces écritures et de ces commentaires qui les distinguent des traditions américaines du Nature Writing et de l’ecocriticism, que caractérise l’attrait des espaces sauvages (wilderness) ? A quel point l’Europe s’en distingue-t-elle notamment par une mise en valeur des espaces ruraux habités et aménagés par l’homme, et lesquels (élevage, agriculture, pêche, foresterie) ?

Qu’elles travaillent en synchronie ou en diachronie et quelle qu’en soit l’étendue ou l’échelle géographique, les propositions de communication privilégieront une approche comparative. On appréciera qu’elles présentent une dimension théorique et/ou interdisciplinaire.

Quelques axes sont suggérés :

  • Variété des thèmes écologiques dans la fiction européenne en rapport avec les provenances géographiques.
  • Inventions théoriques liées à l’objet environnemental : écocritique, écopoétique, etc.
  • Rapports post-coloniaux dans l’écolittérature.
  • Pédagogie et enseignement : où des pistes écocritiques se dessinent-elles plus particulièrement dans l’approche scolaire ou universitaire des textes, et lesquelles ?
  • Perspective intermédiale : place et interventions dans l’écolittérature d’autres médias (BD, séries, cinéma…)

Modalités de soumission

Les propositions de communication doivent être envoyées à l’adresse colloque.ecolitt@gmail.com, accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique,

avant le 1er décembre 2015.

Date et lieux

Université d’Angers, 28-30 Juin 2016

Conseil scientifique

  • Anne-Rachel Hermetet (Université d'Angers)
  • Bertrand Guest (Université d'Angers)
  • Stéphanie Posthumus (McGill University)
  • Anne-Gaëlle Weber (Université d'Artois)
  • Daniel Finch-Race (University of Cambridge)

Lieux

  • Maison de la Recherche Germaine Tillion - 5 bis boulevard Lavoisier
    Angers, France (49045)

Dates

  • mardi 01 décembre 2015

Mots-clés

  • écocritique, écopoétique, ecocriticism, ecopoetic

Contacts

  • Colloque Ecolitt
    courriel : colloque [dot] ecolitt [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Bertrand Guest
    courriel : bertrand [dot] guest [at] univ-angers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Quelles écocritiques européennes ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 06 octobre 2015, http://calenda.org/335215