AccueilUne place pour le foin

Une place pour le foin

A place for hay

Flexibilité et continuité dans la gestion du foin des prés

Flexibility and continuity in hay-meadow management

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Publié le lundi 27 juillet 2015 par Céline Guilleux

Résumé

La XXIe parution de Martor, la revue d'anthropologie du musée du Paysan Roumain, se concentrera sur l'histoire sociale du foin. Durant le dernier siècle, les paysages de l’Europe ont changé d’une manière dramatique à cause du développement socio-politique et économique qui a fait décroître les domaines gérés d’une façon traditionnelle, comme les prés semi-naturels, très riches en biodiversité. Les institutions de l’Europe regardent de plus en plus attentivement la dimension patrimoniale des pratiques et des politiques de gestion de la terre. Les politiques bâties autour du concept de paysage déterminent un souci croissant pour la perte de la diversité biologique et plus précisément pour la perte du savoir local et traditionnel concernant la gestion des terres. Nous essayons de recueillir des contributions afin d'avoir une approche pluridisciplinaire sur le sujet.

Annonce

Argumentaire

Le thème de notre 21ème parution est « Une place pour le foin. Flexibilité et continuité dans la gestion du foin des prés ». Durant le dernier siècle, les paysages de l’Europe ont changé d’une manière dramatique à cause du développement socio-politique et économique qui a fait décroître les domaines gérés d’une façon traditionnelle, comme les prés semi-naturels, très riches en biodiversité. Les institutions de l’Europe regardent de plus en plus attentivement la dimension patrimoniale des pratiques et des politiques de gestion de la terre. La Politique Agricole Commune (CAP) s’engage à la préservation de la biodiversité, des paysages traditionnels et de leurs propriétaires, soit-il paysans ou fermiers.  Les politiques bâties autour du concept de paysage déterminent un souci croissant pour la perte de la diversité biologique et plus précisément pour la perte du savoir local et traditionnel concernant la gestion des terres. Un rôle tout-à-fait nouveau, fournisseur des services de l’écosystème, est proposé aux acteurs des terres non industrialisées, à petite échelle, y compris à ceux qui font le foin. En même temps, la technologie s’implique progressivement dans la production du foin et devient visible dans la nature du travail et dans la gestion du paysage. Les meules de foin sont remplacées par les balles de foin rondes; les machettes sont remplacées par les tondeuses; les cultures fourragères remplacent les prés de foin semi-naturels.

Ceux-ci constituent un défi pour l’usage et pour la transmission du savoir local et traditionnel concernant la production du foin. Cependant, il y a une catégorie vulnérable parmi les parties prenantes – les fermiers de la semi-subsistance qui proviennent de l’Europe postsocialiste et les habitants de hautes régions continuent à performer leur travail du foin et la gestion des prés conformément au savoir traditionnel et écologique: les calendriers agricoles, la rotation des cultures, les temps et les techniques pour le fauchage et la fenaison, la gestion du pâturage, l’agriculture et l’élevage des animaux. Même s’il y a un consensus croissant des cercles académiques de l’écologie sur l’importance de ces techniques traditionnelles de la gestion de la biodiversité, aussi que sur leur dépendance de la survie des fermes à petite échelle (le plus fréquemment celles de subsistance ou de semi-subsistance), la plupart de ce savoir n’est pas intégré, ni légitimé par les politiques de l’environnement.  La pression de l’UE, qui cherche à rendre homogènes les politiques agricoles, jumelée avec la pression flexible des forces du marché néo-libéral font jour à une nouvelle ruralité, postmoderne,  là où les processus de de-«paysannisation» et de re-«paysannisation» fonctionnent comme stratégies de gagne-pain.

La parution qu’on est en train de préparer se concentrera sur l’histoire sociale du foin, en essayant de recueillir des contributions sur:

  • le patrimoine bio-culturel du foin
  • les rôles et les differentes manières de comprendre le savoir traditionnel concernant le foin
  • le rôle des politiques et des justifications publiques dans le processus de refaçonner la vision des fermiers sur la nature et sur les pratiques de la gestion des terres
  • les moralités dérrière la production du foin
  • la biodiversité et la production du foin
  • le foin comme paysage culturel
  • le foin dans l’art et dans la muséologie

Modalités de soumission

Le volume cherche une approche pluridisciplinaire sur le sujet. Par conséquent, nous encourageons toute contribution provenant de diverses zones de l’anthropologie, de la sociologie, de l’histoire, de la biologie, de l’écologie, de l’écologie historique etc. Nous encourageons aussi les soumissions de bonne heure dans la forme des résumés et des expressions de l’intérêt

jusqu’au 1er Novembre 2015.

Nous attendons des textes, soit en anglais, soit en français, de 7.000 jusqu’à 10.000 mots jusqu’au 1er Février 2016. Les images de haute qualité illustrant l’argument constituent un avantage dans le processus de sélection. Veuillez envoyer vos soumissions ou toute autre question (c.-à-d. des lignes directrices d’édition) au courriel revistamartor@gmail.com.

Comité éditorial

  • Anamaria Iuga et Bogdan Iancu (Musée National du Paysan Roumain, Bucarest);
  • Monica Stroe (Ecole Nationale des Sciences Politiques et Administratives, Bucarest);
  • Anna Westin et Tommy Lennartsson (Centre Suédois pour la Biodiversité, Uppsala).

Lieux

  • Martor Journal, Museum of the Romanian Peasant, Kiseleff Blvd. 3, Sector 1
    Bucarest, Roumanie (011341)

Dates

  • dimanche 01 novembre 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • politique européenne, foin, prés, savoir local, agriculture, patrimoine

Contacts

  • Anca-Maria Panoiu
    courriel : revistamartor [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Anca-Maria Panoiu
    courriel : revistamartor [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Une place pour le foin », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 27 juillet 2015, http://calenda.org/335833