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Les émotions dans les sciences humaines et sociales

Emotions in the humanities and social sciences

Strathèse, numéro 4, 2016

Strathèse journal, issue 4, 2016

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Publié le jeudi 30 juillet 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Étudiées, après avoir été rejetées, comme faisant partie du dispositif de l’observation, les émotions sont reconnues dorénavant comme dimension touchant même le chercheur. Faut-il éradiquer la sympathie, l’étonnement, la jalousie ? Au contraire, le chercheur peut-il reconnaître qu’il est touché par son « objet de recherche » ? L’intersubjectivité n’a été admise que récemment et pourtant, elle fait l’objet d’une réflexion dans les sciences humaines, lorsqu’elles abordent la narration, la construction d’une théorie, l’expression d’un mythe, la modulation sociétale des rites.

Annonce

Argumentaire

Les émotions ne concernent pas seulement la part animale de notre existence, même si nous partageons ces expériences viscérales avec les animaux, les émotions apportent le relâchement nécessaire de la rationalisation de la vie. Les émotions sont partie prenante des lointaines émergences culturelles, telles qu’elles nous reviennent quand nous nous remémorons les peurs de notre enfance à l’écoute des grands mythes ou les joies ressenties lorsque nous partageons des danses collectives, des spectacles vivifiants ou des rires contagieux…

Hélas, les émotions ne sont pas toujours les bienvenues. Elles peuvent déclencher la colère et l’agressivité et conduire à la mort. Ces mouvements communs non maîtrisés traduisent alors des réactions extrêmes, souvent attribuées à la folie mais en fait découlant directement de ce potentiel que l’humain civilisé préfère masquer : son énergie, considérée comme une pulsion, par manque de transformation par la pensée. 

Les émotions ne forment donc pas ce sous-continent dont l’appartenance serait déniée par l’homme civilisé, elles sont à l’origine d’un monde complexe, riche de saveurs primitives et primordiales qui fondent l’être humain et lui permettent de reconnaître communément son semblable, avant même le langage.Si la culture utilise les émotions pour permettre aux foules de s’extérioriser et parfois d’agir leur frustration, elle peut aussi l’employer pour améliorer ses conditions de transmission. Ainsi, après certaines guerres a-t-on vu, plutôt que l’envie de revanche,  la douleur ou la honte permettre de désirer le changement et de parvenir à un niveau supérieur de relation avec ses pairs, autrefois ennemis. Les émotions sont largement appréhendées par les sciences humaines et sociales. Étudiées, après avoir été rejetées, comme faisant partie du dispositif de l’observation, elles sont reconnues dorénavant comme dimension touchant même le chercheur. Faut-il éradiquer la sympathie, l’étonnement, la jalousie ? Au contraire, le chercheur peut-il reconnaître qu’il est touché par son « objet de recherche » ? L’intersubjectivité n’a été admise que récemment et pourtant, elle fait l’objet d’une réflexion dans les sciences humaines, lorsqu’elles abordent la narration, la construction d’une théorie, l’expression d’un mythe, la modulation sociétale des rites.

Procédure et calendrier

1) Un résumé sera tout d'abord envoyé par mail (strathese@misha.fr), afin de signifier son intention de publier dans ce numéro :

  • Date limite de soumission du titre, du résumé (max. 5.000 caractères) et des mots-clés : 30 août 2015

  • Date limite de retour du comité de sélection : 10 septembre 2015

2) Après acceptation du résumé par le comité, les auteurs devront envoyer leur article, en prenant soin de respecter les consignes éditoriales (voir plus bas : CONSIGNES AUX AUTEURS) :

  • Date limite de soumission des articles : 15 octobre 2015
  • Date limite de retour du comité de sélection (appréciation et consignes d'amélioration) : 30 novembre 2015

3) Date de publication : troisième trimestre 2016

Conditions

Qui peut publier ?

  1. La publication d'un article dans STRATHÈSE est exclusivement réservée aux doctorants en cours de thèse ou l’ayant récemment soutenue.
  2. Les articles soumis peuvent être rédigés et signés par plusieurs auteurs. Une collaboration entre plusieurs doctorants est acceptée et encouragée.
  3. Un directeur de thèse peut contribuer à la rédaction d'un article de son doctorant, mais l'article ne sera accepté par la revue que si le premier nom en signature de l'article est celui du doctorant. Un article signé en premier nom par une personne qui n'est pas doctorante ne pourra pas en aucun cas être publié dans STRATHÈSE.
  4. La priorité de publication est donnée aux doctorants de l'ED-519 « Sciences Humaines et Sociales - Perspectives Européennes ». Toutefois, les travaux de doctorants provenant d'autres Écoles Doctorales (françaises ou étrangères) peuvent éventuellement être acceptés, en fonction de la qualité de leur contenu.

Comment procéder ?

  1. Après avoir été rédigé, l'article du doctorant doit être vérifié et validé par le directeur de thèse. Ce n'est qu'une fois l'accord du directeur obtenu, que le doctorant pourra soumettre son article à STRATHÈSE. Cette condition doit garantir la qualité des articles proposés, et ce, en amont de leur soumission.
  2. Le doctorant envoie son article au secrétariat de rédaction de la revue, par courrier électronique, à l'adresse suivante : strathese@misha.fr. Le directeur de thèse devra impérativement être mis en copie de ce mail, afin de garantir qu'il a bien été informé de la démarche du doctorant.
  3. L'article sera envoyé en double format : DOC (ou ODT) et PDF. Afin d'être identifiables, les fichiers seront nommés comme suit : Strathèse.Nomdel'Auteur.doc (ou .odt) / Strathèse.Nomdel'Auteur.pdf.
  4. Une fois que le mail sera reçu par le secrétaire de rédaction (et sous réserve de remplir les consignes précédentes), l'auteur recevra un accusé de réception et sera dans le même temps informé de la suite de la procédure.

Comité éditorial

Directeur de publication

  • Pascal Hintermeyer, PU, UMR 7367, Université de Strasbourg.

Rédacteurs en chef

  • Marie-Frédérique Bacqué, PU, EA3071, Université de Strasbourg.
  • Maurice Blanc, PREM, UMR 7663, Université de Strasbourg.
  • Loïc Chalmel, PU, EA 2310, Université de Haute Alsace.

Comité de lecture

  • Marie-Frédérique Bacqué, PU, EA3071, Université de Strasbourg.
  • Maurice Blanc, PREM, UMR 7663, Université de Strasbourg.
  • Loïc Chalmel, PU, EA 2310, Université de Haute Alsace.
  • Pascal Hintermeyer, PU, UMR 7367, Université de Strasbourg.
  • William Gasparini, PU, EA 1342, Université de Strasbourg.

Comité scientifique

  • Nicolas Bourguinat, PU, EA 3400, Université de Strasbourg.
  • Frédéric Colin, PU, UMR 7044, Université de Strasbourg.
  • Catherine Delcroix, PU, UMR 7367, Université de Strasbourg.
  • Till Foester, PU, Université de Bâle.
  • William Gasparini, PU, EA 1342, Université de Strasbourg.
  • Xavier Hermand, PU, Université de Namur.
  • Richard Kleinschmager, PREM, Université de Strasbourg.
  • Françoise Labrique, PU, Université de Cologne.
  • Eva Louvet, PU, EA 4440, Université de Strasbourg.
  • Cristiana Mazzoni, PU, ENSA, UMR AMUP.
  • Hélène Michel, UMR SAGE, Université de Strasbourg.
  • Olivier Thévenin, PU, Université de Haute Alsace.
  • Virginie Vinel, PU, Université de  Franche-Comté.
  • Jean-Philippe Viriot-Durandal, PU, Université de Lorraine.

Consignes aux auteurs

  1. Chaque numéro s'inscrit dans le prolongement d'une journée doctorale et approfondit sa thématique. Les contributions présentées à ces journées seront privilégiées dans la sélection des articles. Ces thématiques seront signalées par le biais d'un appel à contribution publié sur le site de l'ED-519 et transmis par mail à tous les doctorants de l'ED-519 et aux directeurs de thèse.
  2. La publication d'une contribution ne correspondant pas à ces thématiques reste toutefois possible, dans une moindre mesure, dans la rubrique Varia.
  3. Chaque article sera précédé d'un titre en français et en anglais, de deux résumés de 2.000 caractères (espaces compris), en français et en anglais, ainsi que de 5 mots-clés en français et en anglais.

Mise en page

  1. Le contenu de l'article comprendra entre 20.000 et 30.000 caractères (espaces compris), bibliographie incluse.
  2. Les articles proposés devront être rédigés en français. Des articles en anglais peuvent éventuellement être acceptés, sous réserve de la bonne qualité de la langue (tout texte rédigé dans un français ou un anglais approximatif sera refusé).
  3. Outre le titre principal de l'article, des sous-titres doivent être utilisés au sein de l'article, mais seul un niveau simple de sous-titres sera accepté (pas de sous-niveau de sous-titres, de type 1.1, 1.2, ...).
  4. Les citations de plus de deux lignes doivent être séparées du corps du texte par un retour à la ligne et former un paragraphe avec guillemets.
  5. Les notes de texte se trouvent en bas de page, et non en fin d'article.
  6. Pas de formatage préalable, celui-ci étant effectué par le secrétariat de rédaction. Le texte doit donc être totalement manipulable, sans styles pré-définis. Toutefois, les différents corps de l'article doivent être identifiables (sous-titres, corps de texte, citations, notes de bas de page, ...).

Typographie

  1. Le texte sera en police Times New Roman 12, et les notes de bas de page en police 10.
  2. Pas de souligné. L'italique pourra éventuellement être utilisé pour souligner plus spécifiquement un mot ou un groupe de mots. Par ailleurs, l'italique devra automatiquement être utilisé dans les cas suivants : titre d'ouvrage ou de revue, mot en langue étrangère ou en latin.
  3. Les guillemets qui encadrent des citations, des expressions ou autres titres spécifiques sont les suivants : « ... ». Les guillemets qui encadrent un texte au sein d'une citation sont les suivants : “...”.
  4. Les abréviations devront être évitées au maximum, et réduites au strict nécessaire (exemples : 150 av. J.-C. ; Ibid. ; Op.cit. ; [sic.] ; p.12 ; Fig. 3 ; etc.).

Référénces et bibliographie

Références dans le texte :

  • Pas de note de bas de page spécifique, mais un référencement intégré au sein du texte, comme suit : (Nom, 2002) ou (Nom, 2002, p. 12). Les notes de bas de page seront réservées aux commentaires ou précisions de l'auteur.
  • Après une citation : « Citation » (Nom, 2002, p. 12).
  • Si plusieurs auteurs : (Nom1, Nom2, Nom3, 2002). Attention, au-delà de 4 auteurs : (Nom, et al., 2002).

Bibliographie :

  • Ouvrage : Nom, P. (2002) Titre de l'ouvrage. Ville : Éditeur.
  • Plusieurs auteurs : Nom, P., Nom, F., et Nom, Y. (2002) Titre de l'ouvrage. Ville : Éditeur.
  • Ouvrage collectif : Nom, P. et Nom, F. (dir.) (2002) Titre de l'ouvrage. Ville : Éditeur.
  • Chapitre d'un livre (même auteur) : Nom, P. (2002) Titre du chapitre. In : Titre de l'ouvrage. Ville : Éditeur. pp. 12-34.
  • Chapitre d'un livre (auteurs différents) : Nom, P. (2002) Titre du chapitre. In : Nom, F. et Nom, Y. (2002) Titre de l'ouvrage. Ville : Éditeur. pp. 12-34.
  • Article de revue : Nom, P. (2002) Titre de l'article, Titre de la revue, Volume (numéro), pp. 12-34.
  • Article de revue disponible en ligne : Nom, P. (2002) Titre de l'article, Titre de la revue, [en ligne] 12 (3), disponible sur : http://adresseinternetdel'article.pdf [consulté le 12 mars 2002].
  • Thèse ou mémoire de recherche : Nom, P. (2002) Titre de la thèse. Thèse de doctorat : Discipline de recherche. Ville : Université.
  • Communication : Nom, P. (2002) Titre de la communication. In : Nom ou Organisme Responsable de l'événement, Titre de l'événement. Lieu de l'événement, 12-13 avril 2002.

Illustrations

  1. Des illustrations pourront éventuellement accompagner l'article, dans la mesure où leur utilité est explicitement justifiée par le contenu de l'article (pas d'illustrations superflues).
  2. Les illustrations ne devront pas être insérées au texte, toutefois elles y seront indiquées entre crochets, comme suit : [voir Fig.1]. Elles seront proposées dans un fichier à part (format PNG, JPG ou TIFF acceptés), par ordre d'apparition (Fig. 1, Fig. 2, ...). La légende de chaque illustration figurera dans le fichier joint, sous l'illustration concernée.
  3. Seules seront publiées les images dont l'auteur de l'article aura obtenu l'autorisation de reproduction.

Dates

  • dimanche 30 août 2015

Mots-clés

  • émotion, intersubjectivité

Contacts

  • Christophe Marianne
    courriel : marianne [at] unistra [dot] fr

Source de l'information

  • Christophe Marianne
    courriel : marianne [at] unistra [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les émotions dans les sciences humaines et sociales », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 30 juillet 2015, http://calenda.org/336050