AccueilLe patrimoine, ça change quoi ?

Le patrimoine, ça change quoi ?

What does heritage change?

Congrès de l'Association for Critical Heritage Studies

Association of Critical Heritage Studies Third biannual Conference

*  *  *

Publié le jeudi 24 septembre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Du 6 au 11 juin 2016, la chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, en collaboration avec l’Université Concordia et le Centre d’histoire orale, accueillera le congrès bisannuel de l’Association of Critical Heritage Studies sous le thème « Le patrimoine, ça change quoi ? » / « What does heritage change ? ». Cette troisième édition regroupera plus de 75 séances, tables rondes et présentations de recherche-création, dont les propositions, en provenance d’une quarantaine de pays, ont fait l’objet d’une évaluation par les pairs et ont été acceptées par le comité scientifique.

Annonce

Argumentaire

Le patrimoine témoigne éloquemment de l’air du temps et des visions du monde; l’on convient généralement qu’il permet de mieux comprendre les sociétés et, même, qu’il peut cimenter des communautés. Mais comment cela se produit-il ? Le patrimoine peut-il transformer la réalité ? À quoi sert-il alors ? Et qu’est-ce que ça change ?

Du 6 au 11 juin 2016, la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, en collaboration avec l’Université Concordia et le Centre d’histoire orale, accueillera le congrès bisannuel de l’Association of Critical Heritage Studies sous le thème « Le patrimoine, ça change quoi ? » / « What does heritage change ? ». Cette troisième édition regroupera plus de 75 séances, tables rondes et présentations de recherche-création, dont les propositions, en provenance d’une quarantaine de pays, ont fait l’objet d’une évaluation par les pairs et ont été acceptées par le comité scientifique.

L’Association of Critical Heritage Studies est le plus important regroupement, sur la scène mondiale, de chercheurs, de professionnels et d’intervenants dans le domaine des études patrimoniales. L’association se dédie à l’examen des enjeux et des impacts sociaux, territoriaux, économiques ou culturels du patrimoine matériel ou immatériel, des églises jusqu’au terroir et des usines jusqu’à la danse. Elle vise à contribuer au renouveau des savoirs et à l’amélioration des pratiques patrimoniales dans les milieux politiques, universitaires, territoriaux et communautaires en croisant les perspectives et les questionnements et en décloisonnant les perspectives disciplinaires et nationales.

Ce troisième congrès bisannuel de l’Association of Critical Heritage Studies traite des manifestations, des discours, des épistémologies, des politiques et des enjeux du patrimoine, compris ici comme un phénomène, un symptôme, un effet ou un catalyseur. Le patrimoine en question peut aussi être un instrument d’autonomisation ou d’influence; un obstacle ou un tremplin, physique ou symbolique; et cela, dans diverses communautés ou sociétés, dans une gamme infinie d’environnements matériels ou imaginaires.

Les propositions au Congrès 2016 de l’ACHS apporteront une réflexion originale ou une démarche innovante à l’analyse critique de ce qu’est le patrimoine, de sa constitution, de ses mécanismes, de ses manipulations, de son étude scientifique, de sa définition et de sa gestion, ainsi que de ses éventuels effets dans une société, sur une économie ou au sein d’un territoire. Il s’agira, par exemple, d’explorer les constructions discursives ou la reconfiguration des relations sociales, des conditions du savoir ou des expressions culturelles ; l’on pourra aussi examiner les transformations de l’environnement ou la (dé)valorisation du sol provoquées ou entraînées par le patrimoine. L’ACHS accueille particulièrement favorablement les propositions qui s’écartent de la compréhension institutionnelle et des théories canoniques du patrimoine, voire qui remettent directement en question les fondements disciplinaires ou socioprofessionnels et les assomptions variées qui guident la pratique ou l’action publique. Dans cet esprit, le congrès soutient la poursuite des débats structurants sur le rôle du patrimoine et de la patrimonialisation dans la citoyenneté et dans l’espace politique, en tant que cadre de vie, comme berceau identitaire ou au titre d’interrelation des milieux humains et non-humains.

Afin d’apporter de nouvelles idées aux études patrimoniales, le Congrès 2016 de l’ACHS se loge à l’enseigne d’une question générale : « Le patrimoine, ça change quoi ? ».

Cette troisième annonce sollicite des propositions pour des communications ou des présentations par affiches.

Les descriptifs des séances ayant été acceptées par le comité scientifique peuvent être consultés en ligne sur achs2016.uqam.ca. Les personnes intéressées à soumettre une proposition de communication sont invitées à le faire en fonction de l’une de ces séances, ainsi que le propose le formulaire disponible à https://achs2016.uqam.ca/secure/submitAbstract.php, ou selon l’un des thèmes ou les corpus généraux suivants : 

  • Les usages du patrimoine et les conflits I : usages politiques (le patrimoine change l’ordre politique)
  • Les usages du patrimoine et les conflits II: les impacts commerciaux du patrimoine (le patrimoine change l'économie)
  • Les fabricants de patrimoine : le militant, l’expert, et leur interchangeabilité (le patrimoine change les gens)
  • Les fabricants de patrimoine II : la coproduction du patrimoine et les communautés patrimoniales (le patrimoine change le génie du lieu)
  • Les conceptions du patrimoine I: les processus géographiques et linguistiques de transformation ou de fixation (le patrimoine se change lui-même)
  • Les conceptions du patrimoine II : les nouveaux corpus et les nouvelles manifestations (le patrimoine change)
  • Entre le mondial et le local I : les politiques du patrimoine (le patrimoine change les politiques et les agents locaux)
  • Entre le mondial et le local II : le patrimoine en contexte postcolonial et ses mobilités (le patrimoine change les sociétés locales)
  • La justice et le droit au patrimoine (le patrimoine change le droit)
  • L’épistémologie, la pédagogie, les méthodes (comment étudier et enseigner le patrimoine comme un agent de changement)

Une annonce ultérieure fera l’appel de communications en fonction d’autres thèmes actuels de la recherche ou selon des corpus ciblés, tels que Future for religious heritage et Intangible heritage. Les propositions en ce sens sont néanmoins d’ores et déjà les bienvenues.

Afin d’enrichir les échanges scientifiques, de favoriser la découverte de la scène patrimoniale et urbaine de Montréal et de susciter de nouveaux partenariats de recherche et de formation, les quatre journées du congrès sont assorties de nombreuses activités d’exploration et de dialogue dans des domaines variés liés aux corpus des études patrimoniales tels que l’architecture, l’aménagement, la gastronomie, la musique, le cinéma, etc. S’ajoutent à ces occasions celle d’entendre des conférenciers réputés, dont James Count Early (Director, Cultural Heritage Policy, Smithsonian Center for Folklife and Cultural Heritage), Xavier Greffe (Professeur de Sciences économiques, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Michael Herzfeld (Ernest E. Monrad Professor of the Social Sciences, Harvard University).

Modalités de soumission

La date de clôture de l’appel à communications et à présentations par affiche est le 1er novembre 2015.

Les personnes intéressées à soumettre une proposition de communication sont invitées à le faire en fonction de l’une de ces séances, ainsi que le propose le formulaire disponible à https://achs2016.uqam.ca/secure/submitAbstract.php

Les communications régulières de 20 minutes, lesquelles prennent appui sur des recherches empiriques ou théoriques récentes et recourent à des approches ou à des méthodes scientifiques en vue de considérer un thème sous un angle spécifique.

Les présentations par affiche dans lesquelles on présente les résultats d’une recherche, d’une recherche-action ou d’une recherche-création avec l’aide d’une affiche d’une dimension maximale de 1,20 mètre par 2,40 mètres. Celles-ci seront regroupées dans des sessions définies en fonction d’une thématique (allouant une présentation formelle de 5 minutes par affiche) ou d’une problématique commune. Elles seront exposées sur une période de deux jours pendant le congrès. 

Les propositions doivent être soumises en ligne à achs.2016.uqam.ca

Les propositions de communications ou de présentations par affiche doivent être transmises avec une notice biographique d’un maximum de 300 mots du présentateur et un résumé d’un maximum de 600 mots qui présente le sujet et les grandes lignes de l’argumentation, leur relation avec l’un des thèmes du congrès et, le cas échéant, dans le contexte d’une séance précédemment proposée, ainsi que leur intérêt dans le domaine des études patrimoniales et en rapport avec les objectifs de l’Association of Critical Heritage Studies.

Les propositions doivent faire la démonstration de leur qualité scientifique par l’entremise de références à un cadre théorique, par leur exposé de méthode ou en précisant leur contribution aux savoirs ou aux savoir-faire. L’on s’attend à ce que les propositions de présentations par affiche fassent également valoir leur contribution et indiquent de quelle manière ce format de présentation, de préférence à la communication de vingt minutes, favorisera la compréhension du sujet traité.

Les propositions peuvent être soumises en français ou en anglais.

Les propositions de communications et de présentations par affiche soumises indépendamment seront transmises aux organisatrices et aux organisateurs de séances à la suite de leur évaluation par le comité scientifique. Toutes les propositions feront l’objet d’une évaluation par les pairs.

Publication

Nous annoncerons ultérieurement les possibilités de publication dans les revues scientifiques et les actes de colloques, ainsi que la marche à suivre pour ce faire ainsi et les exigences des éditeurs à cet égard. Tous les conférenciers pourront en outre publier leurs articles en ligne sur le site web de la conférence.

Comité organisateur

  • Lucie K. Morisset, Titulaire, Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain et groupe de recherche PARVI, et Professeure, Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal
  • Luc Noppen, Directeur des partenariats, Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, et Professeur, Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal
  • Steven High, Titulaire, Chaire de recherche du Canada en histoire publique, et Directeur, Centre d’histoire orale et de récits numérisés
  • Marie-Blanche Fourcade, Professeure associée, Département d’histoire de l’art, Université du Québec à Montréal
  • Martin Drouin, Professeur, Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal
  • Julia Csergo, Professeure, Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal
  • Tim Winter, Professor en patrimoine culturel, Alfred Deakin Research Institute, Cultural Heritage Centre for Asia and the Pacific, Deakin University
  • Jessica Roda, Professeur adjoint, Concordia University
  • Clarence Epstein, Directeur principal, Urban and Cultural Affairs, Concordia University
  • Marie-Josée Allard, Directrice, Hospitalité Concordia, Concordia University
  • Sophie Laberge, Conseillère, Services des communications, Université du Québec à Montréal
  • Mathieu Dormaels, Chercheur postdoctoral, Université du Québec à Rimouski
  • Jessica Mace, Chercheur postdoctoral, Université du Québec à Montréal
  • Jean-Sébastien Sauvé, Chercheur postdoctoral, Université du Québec à Montréal
  • Myriam Joannette, Doctorante, Université du Québec à Montréal
  • Jean-François Cloutier-Deraiche, Candidat à la maîtrise, Université du Québec à Montréal

Comité scientifique

  • Jean-Yves Andrieux (Université Paris 4)
  • Pierre Anctil (Université d’Ottawa)
  • Allison Bain (Université Laval)
  • Étienne Berthold (Université Laval)
  • Christina Cameron (Université de Montréal)
  • Julia Csergo (Université du Québec in Montréal)
  • Philippe Dubé (Université Laval)
  • Martin Drouin (Université du Québec à Montréal)
  • Marie-Blanche Fourcade (Université du Québec à Montréal)
  • Annick Germain (INRS-Urbanisation, culture, société)
  • John Giblin (University of Western Sydney)
  • Julien Goyette (Université du Québec à Rimouski)
  • Maria Gravari-Barbas (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • Xavier Greffe (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • Marc Grignon (Université Laval)
  • Cynthia Hammond (Université Concordia)
  • Karine Hébert (Université du Québec à Rimouski)
  • Kate Hennessy (Simon Fraser University)
  • Rodney Harrison (University College London)
  • Steven High (Université Concordia)
  • Marc Jacobs (Faro)
  • Cyril Isnart (Centre national de la recherche scientifique)
  • Olivier Lazzarotti (Université Picardie-Jules Verne)
  • Erica Lehrer (Université Concordia)
  • Jean-Michel Leniaud (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • John Leroux (University of New Brunswick)
  • Jean-Claude Marsan (Université de Montréal)
  • Steven Mannell (Dalhousie University)
  • Guy Mercier (Université Laval)
  • Lucie K. Morisset (Université du Québec à Montréal)
  • Dominique Poulot (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
  • Michel Rautenberg (Université de Saint-Étienne)
  • Ronald Rudin (Université Concordia)
  • Shiwei Shen (Ningbo University)
  • Laurajane Smith (Australian National University)
  • Michelle Stefano (University of Maryland)
  • Will Straw (Université McGill)
  • Astrid Swenson (Brunel University)
  • Jean-Louis Tornatore (Université de Bourgogne)
  • Tom Urbaniak (Cape Breton University)
  • France Vanlaethem (Université du Québec à Montréal et Docomomo Québec)
  • Vincent Veschambre (ENSA Lyon)
  • Emma Waterton (University of Western Sydney)
  • Ola Wetterberg (University of Gothenburg)
  • Michael Windover (Carleton University)
  • Rhodri Windsor Liscombe (University of British Columbia)
  • Tim Winter (Deakin University)
  • Zongije Wu (Zhehiang University)

Lieux

  • Montréal, Canada

Dates

  • dimanche 01 novembre 2015

Mots-clés

  • patrimoine, mondialisation, mémoire, tourisme, expertise, développement durable

Source de l'information

  • Jean-Sébastien Sauvé
    courriel : achs2016 [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Le patrimoine, ça change quoi ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 24 septembre 2015, http://calenda.org/339272