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Enseigner les littératures « minorées »

Teaching minority literatures

Politiques, supports et pratiques

Policies, supports and practices

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Publié le lundi 21 septembre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

En Occident, le rapport à l’écrit fut et demeure un facteur majeur du développement des littératures nationales. Pourtant, à l’échelle de la planète, nombreuses sont les littératures – orales ou écrites –  pour lesquelles ce lien n’a rien d’une évidence. Si leur richesse ne pose pas question, il n’en demeure pas moins que cette situation a souvent structuré des disparités profondes en termes d’enseignement et de reconnaissance. Ainsi, de telles littératures ont pu apparaître comme « minorées » (non-reconnaissance étatique, langues d’usage interdit, absence de standardisation…) dans une économie globalisée où l’écrit reste dominant.

Annonce

Argumentaire

En Occident, le rapport à l’écrit fut et demeure un facteur majeur du développement des littératures nationales. Pourtant, à l’échelle de la planète, nombreuses sont les littératures – orales ou écrites –  pour lesquelles ce lien n’a rien d’une évidence. Si leur richesse ne pose pas question, il n’en demeure pas moins que cette situation a souvent structuré des disparités profondes en termes d’enseignement et de reconnaissance. Ainsi, de telles littératures ont pu apparaître comme « minorées » (non-reconnaissance étatique, langues d’usage interdit, absence de standardisation…) dans une économie globalisée où l’écrit reste dominant. Rassemblant enseignants, chercheurs, écrivains, éditeurs et traducteurs d’aires géographiques diverses, les journées d’études des 24 et 25 septembre se proposent de croiser expériences et approches afin de tenter de répondre à ces questions : Comment les textes circulent-ils et comment ces littératures « minorées » sont-elles enseignées ? Quelles sont les possibilités d’accès à l’écrit, mais aussi à des solutions alternatives de transmission ?  Que permet le développement des nouvelles technologies ? Quelles initiatives se développent ?

La rencontre donnera la parole à des écrivains et traducteurs ainsi qu’à des professionnelles du livre et des ressources documentaires. Seront présents : Aline-Léonie Chouapi (traductrice fe’efe’e/français) ; Boubacar Boris Diop (auteur, traducteur français/wolof, enseignant) ; Marine Defosse (chargée des collections Afrique à la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisation) et Viviana Quinones (Bnf, revue Takam Tikou).

Jeudi 24 Septembre

  • 14h00-17h30 : Ouverture
  • Introduction aux journées : Nathalie Carré (MCF Inalco/PLIDAM) et Boubacar Boris Diop (écrivain, enseignant et traducteur)
  • 14h30-14h55 : Mélanie Bourlet (MCF Inalco/LLACAN) et Xavier Garnier (PU- université de Paris 3 – Sorbonne nouvelle). Le ‘minor’ comme possibilité de repenser l’enseignement des littératures.

Enseigner les littératures minorées : inscription géo-politique et rapports de force

  • Modérateur : Frosa Bouchereau (PU Inalco/PLIDAM)
  • 14h55-15h20 : Vicram Ramharai (MCF - Institut Mauricien de Pédagogie). Enseigner la littérature mauricienne en langue créole : une question éminemment politique.
  • 15h20-15h45 : Pavel del Angel Montiel (Doctorant – Université de Haute Alsace). Littérature alsacienne (dialectale). D’un passé glorieux méconnu à la lutte pour la  survie.

Discussion

  • 16h00-16h15 : Pause-café
  • 16h15-16h40 : Frosa Pejoska-Bouchereau (PU – Inalco/Plidam). Enseignement du théâtre en langue minorée sous l’Empire Ottoman : un enjeu identitaire
  • 16h40-17h05 : Tatiana Sirotchouk (Chercheur, chargée de cours, éditrice – Inalco/Plidam). Entre interdit et transgression : comment enseigner la littérature ukrainienne du XIXème siècle ?

Discussion

Vendredi 25 septembre

9h-17h :

Enseigner les littératures minorées : constitution des corpus et circulation des textes

Modérateur : Nathalie Carré

  • 9h00-9h25 : Alain Ricard (Directeur de recherche émérite au CNRS), Thomas Mofolo: préjugés, adaptations et  malentendus,  une histoire trop banale…
  • 9h25-9h50 : Virginie Symaniec (EHESS, traductrice et éditrice), Enseigner et traduire la littérature biélorussienne : les pratiques alternatives aux marges des pratiques institutionnelles
  • 9h50-10h15 : Justyna Bajda et Justyna Matkowska (Professeur et Doctorante – Université de Wroclaw) « Papusza » ou l’œuvre d’une femme poète tsigane en Pologne
  • 10h15-10h40 : Khadim Ndiaye (chercheur indépendant, éditeur des Presses panafricaines, Montréal) Faire connaître un poète adjami méconnu dans un pays francophone d’Afrique : l’œuvre de S. Moor Kayre (1874-1951)
  • Discussion

10h55-11h10 : Pause-café

Littératures écrites et orales : quels outils pour quelles circulations ?

  • 11h10-11h35 : Huguette Rigot (directrice des Presses de l’inalco) Edition en ligne et circulation des textes scientifiques multilingues
  • 11h35-12h00 : Aline-Léonie Chouapi (traductrice indépendante) Traduire en langues africaines : quels outils ? Le cas de la traduction de Mont-Plaisant, de Patrice Nganang en bamileke-fe'efe'e.
  • 12h00-12h25 : Nathalie Carré (MCF – Inalco/Plidam) Littératures en contexte : les transformations du texte, de la voix au numérique.
  • 12h25-12h 40 Discussion

Déjeuner

Enseigner les littératures minorées : études de cas

Modérateur : Tatiana Sirotchouk

  • 14h00-14h25 : Mihály Bácskai (Responsable de la section de français de la Faculté de Pédagogie - Université de Szeged) Enseigner la littérature hongroise en langue ‘minorée’ en Voïvodine
  • 14h25-14h50 : Stéphanie Loriaux (Professeur – Université Libre de Bruxelles) Lire par-delà la frontière linguistique belge : un remède au mal de l’incompréhension communautaire
  • 14h50-15h15 : Vladimir Martinovski (MCF - Université Saints Cyrille et Méthode - Skopje) L’enseignement des littératures en langues minorées en République de Macédoine: le cas des littératures aroumaine et rromani.

Discussion

Pause : 15h30-15h45

  • 15h45-16h15 : Clarissa Vierke (Professeur – Université de Bayreuth) L’enseignement de la littérature en langues africaines en Allemagne – une perspective historique.
  • 16h15-16h40 : Louise Ouvrard (MCF – Inalco/Plidam) Un chant betsileo comme support en classe de langue : quelle médiation culturelle ?
  • 16h40-17h05 : Rémi-Armand Tchokhoté (Enseignant-chercheur – Université de Bayreuth) Le Swahili: Langue d’Écriture, Langue de Lecture?

Discussion

Synthèse des journées – Frosa Bouchereau       

  • 17h30 : départ pour le musée du Quai Branly
  • 18h30 table ronde « Ecrire l’Afrique en langues africaines »
  • Salon de lecture Jacques Kerchache

Lieux

  • Auditorium - INALCO, 65 rue des Grands Moulins
    Paris, France (75013)

Dates

  • jeudi 24 septembre 2015
  • vendredi 25 septembre 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • littérature rare, langue rare, enseignement

Contacts

  • Nathalie Carré
    courriel : nathalie [dot] carre [at] inalco [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • George Alao
    courriel : alaogeorge [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Enseigner les littératures « minorées » », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 21 septembre 2015, http://calenda.org/339508