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Expériences dans l'art

Experimentation in art

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Publié le mercredi 21 octobre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Une idée court depuis les années 1960, celle d’une émancipation du spectateur vis-à-vis des codes traditionnels de l’expérience esthétique. L’art moderne a étendu la relation aux œuvres d’art à des objets de plus en plus hétérogènes et difficiles à caractériser et l’expérience de l’art semble ne plus pouvoir se réduire à une simple expérience de l’œuvre. Qu’est-ce qui permet alors à la relation esthétique d’avoir lieu ? Qui décide de ses modalités ? Qui les met en oeuvre ? Quelles sont ses limites ? À qui s’adresse-t-elle, et comment ?

Annonce

Argumentaire

Une idée court depuis les années 1960, celle d’une émancipation du spectateur vis-à-vis des codes traditionnels de l’expérience esthétique. L’art moderne a étendu la relation aux oeuvres d’art à des objets de plus en plus hétérogènes et difficiles à caractériser, au point où l’oeuvre a pu devenir simple trace ou prétexte pour une expérience plus ou moins indépendante — l’expérience de l’art semblant alors ne plus pouvoir se réduire à une simple expérience de l’oeuvre. Au même moment, l’attention du récepteur est sollicitée selon des modalités très diverses, sans que le cadre de la réception soit toujours clairement défini.

Les projets des artistes jouent souvent de ce genre d’« incertitude ». Si l’exposition traditionnelle reste la voie d’accès privilégiée aux oeuvres — celles-ci continuant à être présentées dans des musées, galeries, espaces d’expositions et à être reproduites dans des revues ou des catalogues... — de nombreux artistes conçoivent leurs projets sous la forme d’une documentation ou de protocoles et les produisent parfois explicitement pour des supports immatériels . La différence entre une oeuvre, son mode de présentation, de reproduction et de réception devient alors ambivalente, particulièrement lorsqu’elle est éphémère, processuelle, négociée, énoncée, et qu’elle relève d’un dispositif relationnel, interactif, dialogique, etc.

Une étendue infinie de modalités de l’expérience s’offre aux récepteurs, selon des termes qui peuvent considérablement varier. Quels sont-ils ? Qu’est-ce qui permet à la relation esthétique d’avoir lieu ? Qui décide de ses modalités ? Qui les met en oeuvre ? Quelles sont ses limites ? À qui s’adresse-t-elle (et comment) ?

Axes de réflexion possibles :

  • La question de l’expérience dans le monde contemporain. Qu’entend-on par expérience ? Les pratiques artistiques transforment-elles l’expérience de tout un chacun ?
  • Quelles limites à la relation entre artistes et spectateurs ? Les rôles peuvent-ils vraiment
  • s’échanger ? L’expérience s’expose-t-elle ? (Laurent Tixador, Jean-Christophe Norman, Paulo Nazareth, Céline Ahond…)
  • Quelle est la position de l’artiste vis-à-vis de la réception, circulation, diffusion de son oeuvre ? Transmet-il son expérience (le récit d’expérience participe-t-il de l’expérience) ? (Elli Ga)
  • L’art comme expérience remet-il en cause la distance entre oeuvre et récepteur ou participe-t-il d’une nouvelle forme spectaculaire ? (Rirkrit Tiravanija)
  • Quelles expériences pour les nouvelles pratiques artistiques et/ou curatoriales (expositions fictives, Internet, réseaux sociaux, art relationnel…) ?
  • Quelle est la place du discours dans ces « nouvelles » expériences de l'oeuvre ? Comment se formulent désormais les évaluations / jugements ?

Modalités de soumission 

Cet appel à contribution a pour finalité une journée d’étude et une publication au sein d’un numéro thématique de la revue Marges. Les propositions devront nous parvenir sous forme d’une problématique résumée (5000 signes maximum, espaces compris)

avant le 15 novembre 2015,

par courriel à jerome.glicenstein@univ-paris8.fr et sophielapalu@gmail.com.

Pour ceux qui auront été retenus, le texte des interventions sera à faire parvenir avant le 15 février 2016 (40 000 signes espaces compris).

Les textes sélectionnés (en double aveugle) seront susceptibles d’être publiés dans le numéro 24 de Marges. La revue Marges (Presses Universitaires de Vincennes) fait prioritairement appel aux jeunes chercheurs des disciplines susceptibles d'être concernées par les domaines suivants : esthétique, arts plastiques, études théâtrales ou cinématographiques, musicologie, sociologie, histoire de l'art…

La journée d’études aura lieu le 20 février 2016 à Paris, à l’INHA. Le numéro 24 de Marges paraîtra en mars 2017.

Comité de rédaction

Responsable

  • Jérôme Glicenstein

Membres :

  • Angelica Gonzalez (Université Paris 8)
  • Clémence Imbert (Université Paris 8)
  • Emeline Jaret (Université Paris 4)
  • Sophie Lapalu (Université Paris 8)
  • Anaël Marion (Université Paris 7)
  • Umut Ungan (EHESS)

Conseil scientifique

  • Elza Adamowicz (Queens College, Londres)
  • Anne Cauquelin (UPJV Amiens)
  • Jean-Pierre Chrétien-Goni (CNAM Paris)
  • Françoise Coblence (UPJV Amiens)
  • Edmond Couchot (Paris 8)
  • Claire Fagnart (Paris 8)
  • Jacinto Lageira (Paris 1)
  • Jacques Morizot (Aix-Marseille)
  • Franca Varallo (Université de Turin)

Lieux

  • Paris, France (75)

Dates

  • dimanche 15 novembre 2015

Mots-clés

  • expérience, spectateur, réception, exposition

Contacts

  • sophie Lapalu
    courriel : sophielapalu [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • sophie Lapalu
    courriel : sophielapalu [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Expériences dans l'art », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 21 octobre 2015, http://calenda.org/342238