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Les nouvelles technologies entre utopie et dystopie

New technologies between utopia and dystopia

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Publié le mercredi 28 octobre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

La science et les nouvelles technologies sont-elles toujours au service du progrès ? Ou peuvent-elles également, lorsqu’elles sont utilisées sans limites, contribuer
 à l’avènement d’une société plus totalitaire, moins respectueuse de la personne humaine ? Plusieurs romans de la littérature dystopique imaginent 
des sociétés qui utilisent
 des technologies sophistiquées pour asseoir leur pouvoir en contrôlant la vie des individus. Ces ouvrages d’anticipation sociale nous aident à réfléchir à l’utilisation parfois abusive de certaines
 technologies qui sont progressivement entrés dans notre vie quotidienne et, en se banalisant, sont en train de profondément modifier nos comportements.

Annonce

Organisation

Séminaire organisé par le Collège d'Etudes Mondiales de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) par la chaire "Inégalité, santé et humanitaire"(Pr. Jean-Daniel Rainhorn, Genève) et la chaire "Nouvelles technologies et éducation" (Pr. Imma Tubella, Barcelone) en collaboration avec le Centre de Recherche Interdisciplinaire de Paris (CRI) et le Laboratoire des Histoires.

Argumentaire

La science et les nouvelles technologies sont-elles toujours au service du progrès? Ou peuvent-elles également, lorsqu’elles sont utilisées sans limites, contribuer
 à l’avènement d’une société plus totalitaire, moins respectueuse de la personne humaine? Plusieurs romans de la littérature dystopique imaginent 
des sociétés qui utilisent
 des technologies sophistiquées pour asseoir leur pouvoir en contrôlant la vie des individus. Des livres comme : «Nous autres» de E. Zamiatine, «Le meilleur des mondes» d’A. Huxley, «1984» de G. Orwell, «Fahrenheit 451» de R. Bradbury, «La servante écarlate»
de M. Atwood ou plus récemment «Never let me go» de
K. Ishiguro nous montrent un monde où l’individu est placé dans un univers déshumanisé et totalitaire, dans lequel les rapports sociaux sont dominés par la technologie et la science. Ces ouvrages d’anticipation sociale nous aident à réfléchir à l’utilisation parfois abusive de certaines
 technologies qui sont progressivement entrés dans notre vie quotidienne et, en se banalisant, sont en train de profondément modifier nos comportements. La fascination pour la technologie tend à faire oublier son impact potentiel sur les libertés individuelles et le regard que l'on porte sur la personne humaine.

Que seront demain nos libertés fondamentales alors que notre courrier électronique et nos conversations téléphoniques peuvent déjà être écoutés par des agences spécialisées comme la National Security Agency (NSA) américaine? Qu’en sera-t-il de notre liberté de nous déplacer alors que nous sommes en permanence géo-localisables grâce 
à nos téléphones portables ou nos cartes de crédit?
 Que deviendront la reproduction humaine et la parentalité alors que prolifèrent dans le monde des banques de gamètes et des entreprises qui louent les services de femmes prêtes à faire des enfants pour d’autres? De quoi l’homme de demain sera-t-il fait puisque l’on peut aujourd’hui trouver des organes et des tissus à acheter sur le marché international pour remplacer ses propres organes défaillants ou traiter certains dysfonctionnements du cerveau grâce à des implants neuro-stimulateurs? Loin de s’opposer aux progrès de la science et des technologies, le séminaire se propose de contribuer au débat sur les conséquences sociales, humaines et éthiques 
de l’utilisation de certaines technologies dans des domaines comme le numérique et la biomédecine, en les faisant entrer en résonnance avec certains ouvrages de la littérature dystopique.

Programme

Quatre sessions sont organisées à la Maison Suger, 16 rue Suger 75006 Paris - Métro et RER Saint-Michel. Elles seront animées par les responsables du séminaire et des personnalités invitées.

Mardi 17 novembre 2015

14h-18h

  • Le numérique, les biotechnologies et la littérature dystopique

Mardi 15 décembre 2015

14h-18h

  • La liberté de l’individu

Mardi 19 janvier 2016

14h-18h

  • Le corps manipulé

Mardi 16 février 2016

14h-18h

  • L’acceptation et la résistance

Différentes méthodes pédagogiques seront utilisées y compris un travail en groupes et la projection à l'issue de la séance de films réalisés à partir de l'un des romans de la littérature dystopique.

mardi 26 avril 2016

En conclusion, un colloque d’une journée – le mardi 26 avril 2016 - réunira les participants, les animateurs et des personnalités invitées pour une réflexion collective autour des thématiques qui auront émergé lors des quatre séances du séminaire.

Inscription

Inscription obligatoire et gratuite : glieppe@msh-paris.fr

Lieux

  • Maison Suger, 16 rue Suger
    Paris, France (75006)

Dates

  • mardi 17 novembre 2015
  • mardi 15 décembre 2015
  • mardi 19 janvier 2016
  • mardi 16 février 2016

Mots-clés

  • nouvelle technologie, société de l'information, numérique, biomédecine, procréation médicalement assistée, transplantation d'organe, médecine connectée, régime totalitaire, utopie, dystopie

Contacts

  • Gwenaelle Lieppe
    courriel : glieppe [at] msh-paris [dot] fr
  • Alexandra Ivanovitch
    courriel : alexandra [dot] ivanovitch [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Jean-Daniel Rainhorn
    courriel : jean-daniel [dot] rainhorn [at] graduateinstitute [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Les nouvelles technologies entre utopie et dystopie », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 28 octobre 2015, http://calenda.org/343326