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La dynamique des connaissances

The dynamic of knowledge

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Publié le lundi 09 novembre 2015 par João Fernandes

Résumé

L’objectif de ces conférences est de réunir des chercheurs issus de différentes disciplines autour des enjeux et des défis liés à la gestion des connaissances dans les organisations et plus généralement dans notre société. Cette IXe conférence vise à croiser différentes approches académiques dans le but de repérer et de faire émerger les tendances qui se dessinent aujourd’hui. Cette conférence a un double objectif. Il s’agit d’une part de faire un bilan sur les avancées des analyses théoriques dans le domaine des organisations et d’autre part de tenter de comprendre les mutations rencontrées aux frontières et au sein des entreprises depuis plusieurs années et en corollaire de mettre en évidence les principaux enjeux de société liés à ces mutations.

Annonce

Argumentaire

En une quinzaine d’années, le management des connaissances (ou Knowledge Management) est devenu progressivement un domaine de recherche à part entière qui se traduit aujourd’hui par l’existence d’une vingtaine de revues référencées sur le plan international. La constitution d’un champ de recherche sur le couplage « organisation-connaissance » nécessite toutefois une véritable interdisciplinarité au sens de Piaget. Dans cet esprit « indisciplinaire », sous l’impulsion de Jean-Louis Ermine, professeur émérite à l’Ecole Telecom Management, une communauté francophone de recherche (AGeCSO) s’est créée, regroupant des chercheurs issus de disciplines différentes : de l’informatique jusqu’à la psychologie en passant par l’économie, la gestion, la sociologie, les sciences de l’éducation, l’anthropologie et les sciences de la communication... Le principe d’une conférence annuelle s’est progressivement imposé depuis 2008. Les dernières manifestations ont fait l’objet de numéros spéciaux dans des revues aussi bien anglophones que francophones : Knowledge Management Research and Practice Vol. 152015 (à paraitre)Journal of Knowledge Management Vol. 9 No 5 2015, VINE 2012 Vol. 42 N° 3/4, Management et Avenir 2014 Vol. 67 N°1 ; RIPCO 2014 Vol. 19 N° 49, Management International 2012 Vol. 16.

L’objectif de ces conférences est de réunir des chercheurs issus de différentes disciplines autour des enjeux et des défis liés à la gestion des connaissances dans les organisations et plus généralement dans notre société. Cette IXe conférence vise à croiser différentes approches académiques dans le but de repérer et de faire émerger les tendances qui se dessinent aujourd’hui dans les domaines suivant : la société de la connaissance, la gestion des connaissances, la cognitique et l’ingénierie des connaissances… Cette conférence a un double objectif. Il s’agit d’une part de faire un bilan sur les avancées des analyses théoriques dans le domaine des organisations et d’autre part de tenter de comprendre les mutations rencontrées aux frontières et au sein des entreprises depuis plusieurs années et en corollaire de mettre en évidence les principaux enjeux de société liés à ces mutations.

Axes thématiques

Les contributions s’inscrivent dans les cinq grandes thématiques suivantes : 

  1. La société de la connaissance

Les débats récents autour de la « société de la connaissance » ou « société du savoir », reflètent une nouvelle vision de nos sociétés civiles dans laquelle la connaissance devient LA matière première du processus de développement socio-économique. Cette dimension est aujourd’hui au cœur du processus de Lisbonne. L’avènement de cette « société de la connaissance » va s’accompagner d’importantes transformations dans le tissu socio-économique dont on doit appréhender plus finement la portée et les implications : quels seront les liens entre les connaissances légitimées par nos institutions et les connaissances développées par les communautés autonomes, comment vont évoluer les liens sociaux, la construction de nouveaux territoires « virtuels »… ? L’apparition de la société de la connaissance a favorisé la constitution de dynamiques sociétales qui méritent d’être analysées en profondeur. Quelques autres questions sont portées à l’étude : quel est l’impact attendu sur les affaires et les organisations ? Quelle est la nouvelle éthique de cette société de la connaissance ? Que devient la notion de durabilité dans le contexte d’une société de la connaissance ? Quel est l’impact de la société de la connaissance sur l’éducation ? Y a-t-il des alternatives à cette société de la connaissance ?

  1. La dynamique du savoir et l’évolution de son cadre organisationnel

Avec l’explosion du nombre de connaissances disponibles se posent en premier lieu les questions liées à sa création et à sa diffusion ? Quels sont les prérequis en matière d’appropriation des connaissances, quelle place et quelle forme pour le retour d’expérience dans une perspective d’apprentissage organisationnel ? Comment stimuler l’innovation au travers de l’apprentissage organisationnel et la gestion des connaissances ?

En second lieu, parmi les nombreuses initiatives, on notera l’intérêt actuel des organisations à créer des communautés (notamment de pratiques) en leur sein. Ces initiatives sont-elles le fruit d’un essoufflement des modèles organisationnels anciens ou relèvent-elles au contraire de nouvelles dynamiques relationnelles plus souples et plus réactives ?  Comment régule-t-on les interfaces entre les différentes communautés et les organisations ?

Enfin, on peut considérer la connaissance comme un objet que l'on peut concevoir, étudier, installer, contrôler… Cela est certes réducteur quant à la dimension humaine et intime de la connaissance ; mais cela ouvre la voie à la constitution de modèles et d'outils de traitement dont une des principales finalités est de tirer profit de la connaissance. Tout ceci n'est rendu possible que par une véritable action d'ingénierie menée sur les connaissances. Quels en sont la dynamique et les outils méthodologiques et pratiques ? 

  1. La gestion des connaissances
  • Les connaissances sont désormais considérées comme une nouvelle source de richesse et un « nouvel » actif au sein des firmes et des organisations. Leurs gestions posent cependant de nombreux problèmes en raison de ses caractéristiques : la connaissance est difficilement contrôlable (diffusion involontaire, ou au contraire impossibilité d’accès et de partage). C’est une ressource inépuisable (elle ne se détruit pas par l’usage). Elle s’accumule dans l’organisation... Aussi, quels sont aujourd’hui les enjeux liés à la gestion de cet actif, comment gérer et protéger au mieux la connaissance, comment mesurer cet actif immatériel, comment valoriser les connaissances dans les organisations ? À qui appartient-il ? Si la problématique liée aux œuvres intellectuelles au sein des firmes industrielles a fait l’objet de diverses attentions, nous sommes encore dans l’attente d’une vraie rencontre entre dynamique des connaissances et développement des communs. L’innovation basée sur les connaissances a été fortement investie par les batailles autour de la propriété industrielle, mais les expériences convaincantes autour des logiciels libres, des plateformes ouvertes et des licences creative commons favorisent un regain d’intérêt pour les communs. 
  • Dans une perspective plus managériale, la gestion des connaissances ou « Knowledge Management » (KM), est une discipline en pleine expansion dans le monde des entreprises dont les objectifs visent la création, la codification, la capitalisation, le transfert des connaissances au sein de l’organisation en lien avec la stratégie inscrite dans le cadre d’un régime d’innovation intensive et dans l’objectif d’améliorer la performance organisationnelle. Là encore, de nombreux défis restent à relever : quelle articulation entre stratégie de l’entreprise et management des connaissances, comment articuler management des connaissances et chaine de valeur de l’entreprise… 
  1. Créer, traduire, transférer et donner du sens aux connaissances
  • Dans la pratique le transfert des connaissances est intimement lié aux opérations de traduction, ce qui pose des problèmes de langage. Que ce soit au sein des grands groupes internationaux, dans les PME internationalisées, au sein d’équipes projets multidisciplinaires ou simplement au sein d’une activité professionnelle collaborative la question du transfert des connaissances pose des problèmes de traduction soit d’une langue source vers une langue destinataire soit entre cultures professionnelles différentes. Quels sont les artefacts, les médiations, les objets frontière pour « traverser » les frontières et pour faciliter la génération de connaissances nouvelles ? La traduction, au niveau international est-elle un acte de transfert des connaissances ? Quels sont les apports de la traductologie (Translation Science) au KM ? Au niveau d’une activité singulière quels sont les apports de la sociologie de la traduction et de l’ANT ? Quelles relations entre codification et traduction ?
  • Avec le développement des technologies de l’information et de la communication (ICT), les entreprises doivent faire face au problème de la « surcharge » d’information, c’est-à-dire de la quantité d’informations à traiter pour permettre aux acteurs de se forger une représentation de leur environnement interne et externe. C’est à ce niveau que se pose le problème du « sens ». En effet, la transformation de l’information en connaissance implique un processus d’interprétation. Ce processus cognitif permet d’exploiter la connaissance dans un contexte donné et donne un sens à l’action. En posant la connaissance comme objet central d’une étude pluridisciplinaire, la cognitique s’appuie largement sur l’informatique, mais elle étend son champ d’investigation bien au-delà de l’objet « information ». Dans ce contexte, les « facteurs humains » sont au cœur des sciences cognitives. L’étude des interactions « Homme-machine », l’aide et la suppléance cognitive, l’ergonomie cognitive… ne sont que des exemples des apports de la cognitique à la gestion des connaissances. Là encore de nombreux défis doivent être relevés : quelles méthodes utiliser pour le « recueil » des connaissances, quelles sont les implications d’une approche cognitive de l’entreprise, à quelles conditions des connaissances sont-elles appropriables par des acteurs ?
  1. Les connaissances pour le futur : quelles dynamiques mettre en œuvre ?

La prospective s’est définie, dès sa formulation originelle, comme un phénomène fondamentalement cognitif. L’attitude prospective, dans son acception originale, consiste en effet à modifier les représentations en construisant des grilles de lecture en rupture avec les cadres d’analyses préexistants afin de « voir loin », de « voir large » et d’ « analyser en profondeur » comme le disait Berger en 1959. En tant qu’activité collective, la prospective a opéré depuis plusieurs années un glissement du champ de l’anticipation pure vers celui de la décision et de l’action. Dans ce cadre, elle consiste essentiellement à parvenir à une meilleure intégration de la prospective et de la stratégie, en exerçant notamment une action sur les évènements et les jeux d'acteurs et en préparant les esprits aux changements. Les démarches prospectives ont ainsi opéré d’importantes mutations en termes de méthodes et de dispositifs et d’outils afin de prendre en compte les processus de création, de diffusion et de partage de connaissances que ça soit en prospective stratégique, territoriale, métier ou technologique. Si bien qu’aujourd’hui la connexité entre prospective et management des connaissances fait consensus et devient un objet de recherche à part entière. Dans ce cadre, il s’agit d’une part de s’intéresser aux dimensions cognitives de la prospective en éclairant les impacts des démarches de prospective sur le management des connaissances. Et d’autre part de porter un regard prospectif sur le management des connaissances à la fois en tant que pratiques et champ de recherches.  Plusieurs questions sont mises à l’étude : dans quelle mesure les démarches de prospectives sont-elles source de création de connaissances et d’innovation ? Comment concevoir des outils et des dispositifs prospectifs adaptés à la création de connaissances ? Quelles formes prendront, dans les organisations de demain, le partage, la codification et la diffusion de connaissances ? Quels sont les nouveaux outils de KM qui apparaissent aujourd’hui et seront développés demain ? Quelles sont les structures organisationnelles capables de piloter les connaissances demain ?  Quelle forme prendra l’entreprise intelligente dans le futur. 

Le colloque GeCSO 2016 à Paris s’inscrit dans la perspective ainsi tracée. Ces thématiques sont complétées par des sessions spéciales :

  • Session Prospective et Management (menée par Jean-Philippe Bootz)
  • Session Langages et Traductions (menée par Alain Antoine)
  • Session Ingénierie (menée par Benoît Leblanc)
  • Session Gestion des Connaissances et Communs (menée par Claude Paraponaris)
  • Session Innovation (menée par Claude Guittard et Eric Schenk)
  • Session transfert inter-générationnel des connaissances (menée par Mehran Ebrahimi)
  • Une table ronde sur les Communautés de Connaissance (conduite par Pascal Lièvre) et une session industrielle organisée en partenariat avec le Club KM (Paris) 

Publication

Les meilleures communications seront soumises aux revues Society & Business Review (Emerald, FNEGE 4) et Revista Estrategias (revue peer to peer) et un numéro spécial de The learning Organization (Emerald, rang 4 FNEGE). Un numéro spécial est par ailleurs à l’étude dans Technological Forecasting and Social Change (rang 2 FNEGE) pour la session sur la prospective.

Dates importantes

  • Envoi des contributions :

10 mars 2016

à bertrandpauget@ebs-paris.com

  • Retour sur les communications : 10 mai 2016
  • Révision des papiers 20 juin 2016 ; début du processus de révision pour les revues.
  • Conférence : 27, 28, 29 juin 2016 à Paris. 

1.5 format, Times, police 12 pts.

Comité scientifique

  • ABDESSEMED T. (ICN-Groupe)
  • AMABILE S. (Univ. Aix-Marseille)
  • ANTOINE A. (Univ. Lorraine)
  • BARBAROUX P. (Ecole de l’Air)
  • BAUDRIT C. (INRA Bordeaux)
  • BLUM G. (Univ. Laval, Canada)
  • BOCQUET R. (Univ. Savoie)
  • BOIRAL O. (Univ. Laval, Canada)
  • BONJOUR E. (Univ. Lorraine)
  • BOOTZ J-P. (Univ. Strasbourg)
  • BOULANGER D. (Univ. Lyon)
  • BOURDON I. (Univ. Montpellier)
  • BOYER A. (Univ. Lorraine)
  • BRION S. (Univ. Savoie)
  • BURGER-HELMCHEN T. (Univ. Strasbourg)
  • CABROL M. (Univ. Savoie)
  • CARAYOL N. (Univ. Bordeaux)
  • CASSIVI L. (UQAM, Canada)
  • CHANAL V. (Univ. Grenoble)
  • CHAUVEL D. (SKEMA Nice)
  • COULET J-C. (Univ. Rennes)
  • DAMMAK A. (EBS)
  • DUPOUET O. (KEDGE Bordeaux)
  • DURANCE Ph. (CNAM)
  • DUTU A. (Univ. Pitesti, Roumanie)
  • EBRAHIMI M. (UQAM, Canada)
  • ERMINE J-L. (Mines Telecom Evry)
  • FERRARY M. (HEC Genève, Suisse)
  • GADILLE M. (Univ. Aix-Marseille)
  • GAREL G. (CNAM)
  • GASTALDI L. (Univ. Aix-Marseille)
  • GENSOLLEN M. (Telecom Paris Tech)
  • GIRARD N. (INRA Toulouse)
  • GODÉ C. (Univ. Lyon)
  • GORGEON A. (ESC Clermont)
  • GRENIER C. (KEDGE Marseille)
  • GREGORI N. (Univ. Lorraine)
  • GRIMAND A. (Univ. Poitiers)
  • GUERRERO I. (Univ. Montpellier)
  • GUITTARD C. (Univ. Strasbourg)
  • HOLFORD W-D. (UQAM, Canada)
  • HUSSLER C. (Univ. Lyon)
  • INGHAM M. (ESC Dijon)
  • JUANALS B. (Univ. d’Aix-Marseille)
  • KIMBLE C. (KEDGE Bordeaux)
  • LAROCHE P. (ESCP Paris)
  • LE BLANC B. (Bordeaux-INP)
  • LE CARDINAL J. (Ecole Centrale Paris)
  • LE MASSON P. (Mines Paris Tech)
  • LEBRATY J-F. (Univ. Lyon)
  • LIEVRE P. (Univ. Auvergne)
  • MATTA N. (Univ. Tech. Troyes)
  • MINEL J-L. (Univ. Paris Ouest)
  • MINGUET G. (Mines Nantes)
  • MUNIER F. (Univ. Strasbourg)
  • NAPOLI A. (Univ. Lorraine)
  • NDIAYE A. (INRA Bordeaux)
  • OIRY E. (UQAM, Canada)
  • PARAPONARIS C. (Univ. Aix-Marseille)
  • PARIS T. (HEC Paris)
  • PARISOT X. (IKI-SEA Bangkok, Thaïlande)
  • PASCAL A. (Univ. Aix-Marseille)
  • PAUGET B. (EBS Paris)
  • PENIN J. (Univ. Strasbourg)
  • PESQUEUX Y. (CNAM)
  • PEYRARD-MOULARD M. (EBS)
  • RIBIERE V. (IKI-SEA Bangkok, Thaïlande)
  • RIX-LIÈVRE G. (Univ. Auvergne)
  • SAIVES A.-L. (UQAM, Canada)
  • SEBBAH L. (APHP)
  • SCHENK E. (Univ. Strasbourg)
  • VAN NORDEN S. (HEC Montréal, Canada)
  • SIMONI G. (Univ. Paris Ouest)
  • THOMAS C. (Univ. Nice)
  • WANNENMACHER D. (Univ. Lorraine)
  • WEAVER A. (Univ. Paris Ouest, EBS) 

Comité d’organisation

  • Pauget B.
  • Peyrard-Moulard M.
  • Dammak A.
  • Leroy J.
  • Weaver A.

Dates

  • jeudi 10 mars 2016

Mots-clés

  • gestion des connaissances

Contacts

  • Bertrand PAUGET
    courriel : bertrandpauget [at] ebs-paris [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Bertrand PAUGET
    courriel : bertrandpauget [at] ebs-paris [dot] com

Pour citer cette annonce

« La dynamique des connaissances », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 09 novembre 2015, http://calenda.org/344800